Bayonne : La Feria de l’Atlantique 2021

Bayonne, Juli, Leal, lleno de gala

 

 -Julian Lopez El Juli (bout de zan et or) : silence et 2 oreilles

 -Paco Ureña (cacao de Madagascar et or) : double salut

 -Juan Leal (violette des bois et or) : oreille et deux oreilles

 

Ce fut un lot mixé de toros de Garcigrande et Domingo Hernandez (3eme et 5eme) qui sortit dans le ruedo de Lachepaillet pour cette corrida de clôture de la Féria de l’Atlantique. Fers fétiches du maestro El Juli. Bien présentés et homogènes dans l’ensemble, tous nés fin 2015, il y eut de tout dans les comportements, du noble, du soso, du piquant …

 

Pour son seul contrat dans le Sud Ouest cette temporada, sur son premier toro, El Juli resta en roue libre … Après un bon accueil à la cape sans forcer, et des piques pour les formalités, « Burgues » s’avèra fade et soso.La faena, plombée par la musique, se déroula sans transmission ni émotion, Julian se contentant de faire passer et repasser son toro. Déréglage du julipié : 2 pinchazos, entière caida, descabello. « Recetero » fut le tonton de la soirée, né en septembre 2015, il était haut et long à n’en plus finir, le tout couronné de ce qu’il fallait. Ce monstre des temps modernes a dû inspirer le Juli qui sur sa première moitié de faena brindée au public rappela quel grand torero il peut être quand il veut. Tout fut juste et parfait : des placements irréprochables, des muletazos ambidextres étirés à l’infini, quand la douceur habille la puissance. Le toro eut du mal à tenir le rythme imposé, et se décomposa en deuxième mi-temps. Final par redondos et luquesinas. Julipié de gala efficace qui lui assura le triomphe, mais rédhibitoire pour une deuxième oreille.

 

Il y a des jours avec et des jours sans, pour Paco Ureña ce fut un jour sans réussite mais non sans effort. Après une réception par des véroniques de haute facture, deux picotazos et un quite de Juan Leal, Ureña brinda sa faena au public. Elle commença bien, mais « Juglar » manso qu’il était, zieutait les planches. Paco s’arrima, et tout en douceur arracha de bonnes séries : le concerto d’Aranjuez en mode pompe funèbre démarra, et tout parti à volo : toro, torero et l’ambiance dans les gradins. Ureña s’entêta muleta en main, et son Garcigrande se scotcha aux planches. Mission impossible de l’en déloger, le torero de Lorca dut courageusement l’y tuer, et trébucha après l’entrée a matar, restant quelques longues secondes à la merci des cornes. Con cariño le public obligea Paco Ureña à sortir du callejon pour saluer en piste. Sifflets à l’arrastre. « Corbeta » faisait son poids et accrocha d’entrée de jeu le capote d’Ureña. Il poussa sous le fer, au moins la première fois avant un quite de Juan Leal. Ensuite ? bof. Face à ce toro sans race ni transmission, Paco s’évertua à lui arracher quelques passes, mais en se faisant systématiquement accrocher la muleta. Entière caida.

 

« Delineador » resta très discret durant les deux premiers tercios, Juan Leal entama sa faena brindée au public par des derechazos con temple genoux au sol, malheureusement le Garcigrande se retrouva rapidement lui aussi en génuflexions. L’arlésien le cita de loin mais raccourcit vite les distances pour dérouler en longueur son toreo encimiste. Entiere caida et delantera.  Bien réceptionné à la cape par Juan Leal, « Recetario » se vit administrer deux bonnes piques par Tito Sandoval, sans toutefois laisser exprimer une bravoure débordante. Juan entama sa faena brindée au public par des cambiadas dans le dos millimétrées qui firent hurler d’effroi dans les tendidos. Il profita ensuite de la noblesse et de la bonne charge de ce Garcigrande de clôture, notamment sur sa corne droite. Pour peu qu’on lui laissa la distance, il chargeait le mufle collé à la muleta à ras du ruedo. Abandonnant la sobriété et le classicisme qui planaient sur cette faena, Juan Leal finira genoux au sol dans le sable par des redondos et autres cambiadas qui portèrent sur le public. Entière caida.

 

No hay billetes. Eté indien

 

Reseñas : Vicente, photos www.photoslouise2z.com

Le Sud Ouest à l’honneur

 

 -Jean Baptiste Lucq (pineau des Charentes et azabache) : salut au tiers
-Juanito (ciel de Provence et or) : oreille et 2 oreilles
-Marcos Linares (bleu de France et or) : silence
-Tristan Barroso (lilas Castella et azabache) : oreille e t2 oreilles

 Pour sa traditionnelle novillada sans picador de la Féria de l’Atlantique, ont été judicieusement réunis quatre ganaderos du Sud Ouest, pour six novillos bien présentés et de qualité.

 

Jean Baptiste Lucq alla accueillir son eral du Lartet à puerta gayola, le ton de la matinée était donné! Après une bonne entame capote en main, quite al limon avec son compagnon de cartel Juanito. Faena brindée aux trois autres toreros du jour. L’eral du Lartet, petit modèle, très noble et encasté mit fréquemment Jean Baptiste en difficulté, chargeant et répétant vite et fort. Le mugronais parvint à enchainer quelques bonnes séries de muletazos malgré des choix pas toujours judicieux. Défaillance aux aciers. Applaudissements à l’arrastre.

 

Juanito hérita du 1er novillo de La Espera qui chargea fort et lui accrocha le capote. L’eral était bon, chargeait avec noblesse et permit à Juanito de dérouler une faena soignée sur les deux cornes avant un final plus encimiste qui reçut l’adhésion du public. Entière caida. Qualification pour la finale.

 

Bien présenté, le Camino de Santiago impressionna dès sa sortie du toril, malheureusement  il y a des ratés dans le moteur. Superbe quite de Tristan Barroso et re-quite de Marcos Linares. Le novillo était court de charges et même violent dans la muleta. Marcos s’efforça de faire au mieux dans une faena sans relief. Entière. Descabellos.

 

Réception très allurée de l’Alma Serena qui chargeait avec alegria dans la cape de Tristan Barroso. Quite par chicuelinas de Jean BaptisteLucq, auquel Tristan répondit aussitôt en mettant la barre un peu plus haut. Après une chute, le novillo gardera sa noblesse mais chargera désormais avec moins d’entrain. Tristan saura s’adapter, et s’imposera en enchainant des séries profondes et élégantes. Final par adornos. Entière. Qualification pour la finale.

 

Juanito retrouva un eral de La Espera assez froid à sa sortie en piste, mais lui aussi pétri de noblesse. Juanito le cita de loin, s’arrima et profita au mieux tout au long d’une faena qui ira a mas de sa bonne charge. Entière efficace. Vuelta posthume. Jean François Majesté accompagna Juanito dans sa vuelta.

 

L’ultime novillo du jour de La Espera sortit tambour battant dans le capote appliqué de Tristan Barroso. A nouveau échange de quite entre les deux finalistes qui tourna cette fois-ci à l’avantage de Juanito. Brindis au public d’une faena que Tristan démarra à l’estribo. Le novillo noble mais exigeant permit à Tristan de réaliser de bonnes séries de muletazos avec profondeur et classicisme. Entière caida. Le ganadero accompagna à nouveau dans sa vuelta Tristan Barroso.

 

Salut du banderillero Manolo de Los Reyes au quatrième novillo. Juanito et Tristan Barroso furent déclarés vainqueurs ex aequo à l’issue de la finale et se partagèrent les prix des 5 peñas bayonnaises. 1/6 d’arène. Chaleur estivale de midi.

 

Reseñas : Vicente, photos www.photoslouise2z.com

2 ganaderias, 4 oreilles, 6 toreros

 

 -Morenito d’Aranda (Floc de Gascogne et or) : applaudissements
-Thomas Dufau (Amiral de la Marine Nationale et or) : oreille
-Tomas Campos (vice-Amiral de la Marine Nationale et or) : salut au tiers
-Alejandro Marcos (parme et or) : oreille
-Jesus Enrique Colombo (ciel duVenezuela et or) : oreille
-Diego Carretero (neiges éternelles et or) : oreille

 

La nouveauté de cette désormais traditionnelle corrida d’opportunité pour six toreros, fut de rajouter au cartel un desafio de deux ganaderias : Fraile de Valdefresno (Atanasio Fernandez) et Conde de Mayalde (Domecq). Si dans les deux cas, leurs exemplaires sortirent bien présentés, malheureusement ils furent unis par leurs manques de forces et de races.

 

Morenito de Aranda du haut de ses 36 ans, assuma pleinement son rôle de « papa » du cartel et montra à la nouvelle génération montante qu’il avait encore l’envie en partant accueillir « Lisonjero » (FdV) à puerta gayola. Si cela démarra bien avec de belles véroniques au capote, les choses commencèrent à se compliquer dès la première pique passée, le toro prenant la direction du toril. Quite avorté de Thomas Dufau avant un tercios de banderilles chaotiques. Morenito passa le plus clair de sa faena à essayer de déloger son fuyard des planches, parvenant toutefois à lui tirer trois bonnes séries de derechazos au centre du ruedo, entre deux allers-retours aux tablas. Remarquable dernière série de muletazos en querencia : quand l’expérience et la technique s’imposent ! 2 Pinchazos. Entière traversante. Avis. Sifflets à l’arrastre.

 

Thomas Dufau accueillit son impressionnant exemplaire du Conde de Mayalde par une larga de rodillas et des véroniques. Sa faiblesse émergeant, « Haraposo » fut ménagé à la pique avant une vuelta de campana. Quite de Campos. Bon tercio de banderilles pour une cuadrilla del arte : Mathieu Guillon, Sergio Aguilar et Manolo de Los Reyes. Démarrage de la faena les genoux dans le sable au centre de la piste sur la corne droite du bicho, avant que le landais ne le cite de loin, musique. Le Mayalde était noble mais faible, la faena et le toro allèrent a menos. Final par luquesinas et une entière efficace qui gagnèrent l’adhésion du public.

 

Tomas Campos hérita d’un Conde de Mayalde dont la motricité dès sa sortie en piste fut constatée. Economisé sous le fer, et malgré tous les efforts et la toreria de Tomas Campos la faena brindée au public bayonnais dura dans le temps mais ne décolla jamais. A retenir toutefois deux superbes séries de naturelles à mettre au crédit du maestro de Llerena. Media delantera. Avis.

 

Alejandro Marcos et son Fraile eurent du mal à se connecter au terme d’un premier tercio à la lidia déplorable. Le torero de la Fuente de San Esteban, volontaire, parvint en suite à nous gratifier en début de faena de bons muletazos avec temple, avant que le soufflet ne retomba et ne devienne indigeste. 2/3 de lame caida. Pétition surprenante du public.

 

Jesus Enrique Colombo est ce que l’on appelle « un élève turbulent ». Tout feu tout flamme, il accueillit son Valdfresno par des véroniques à genoux qui réveillèrent les tendidos, avant de leur montrer qu’il sait aussi être un écolier appliqué capote en main. Le jeune vénézuélien sortit ensuite de son cartable les banderilles, domaine dans lequel il excella, mettant le feu aux arènes, la cour de récréation en ébullition. Après une maitrise des deux premiers tercios, face à un toro fuyard les carences techniques du cancre apparurent. Final par manoletinas pour maintenir la température dans les gradins, avant une entière efficace. Pétition de deuxième oreille, que n’accorda pas le professeur, euh … le président, en l’absence de réelle faena.

 

Diego Carretero eut la charge de terminer cette tarde. Son Mayalde s’employa lors de la deuxième pique avant un quite de Morenito de Aranda. 21h28 : citant de loin Diego réalisa la première et plus belle série de derechazos de la soirée. Malheureusement s’il essaya d’exploiter au mieux le fond de noblesse de « Hechicero », son manque cruel de force contraignit le torero à finir sa faena entre les cornes. Estoconazo.

 

Salut du banderillero Manolo de Los Reyes au deuxième toro. 2/3 de la jauge. Final en nocturne.

Reseñas : Vicente, photos www.photoslouise2z.com

Une pluie de trophées

 

 -Tomas Rufo (fougères et or) : salut au tiers après avis et deux oreilles

 -Adam Samira (nuit de Camargue et or) : silence après avis et salut au tiers après deux avis

 -Yon Lamothe (pin des Landes) : deux oreilles et oreille

 

Une nouvelle fois les petits gris de « Los Maños » revenaient fouler le sable verdâtre, suite à la goyesque bleue de la veille, de Lachepaillet. Toujours bien présenté, le lot fut noble, un peu trop gentillet, manquant un peu du piquant qui fit leur renommée, mention particulière pour le quinto.  Si finalement la météo resta au beau fixe, c’est du côté du palco qu’il y eut averse de trophées et turbulence dans la gestion des tercios et des avis tout au long de la matinée.

 

Après son grand succès de 2019 Tomas Rufo revenait à Bayonne une dernière fois en tant que novillero avant de prendre l’alternative le week-end prochain à Valladolid. Très bien réceptionné au capote, son premier novillo regarde beaucoup, fera reculer la cavalerie lors des deux piques, sans réellement s’employer et pousser. Le novillo baissa de rythme dès le début de la faena, peu commode à droite, les premières naturelles temple déclenchèrent la musique. La faena étirée va a menos et Rufo ne força guère avant une dernière série sans épée ni intérêt. Pinchazo. Bajonazo.  Dès l’entrée en piste de son dernier novillo, Tomas Rufo étala sa maitrise montrant qu’il est aussi un capotero hors pair. Adam Samira ne se dégonfla pas, et alla faire un quite par chicuelinas. Brindis au public. Il monta, enfin, son niveau et s’appliqua à dominer et imposer sa toreria à son Los Maños, du grand Art. Entière avec engagement. Vuelta incompréhensible et hors sujet, le ganadero en est le premier surpris …

 

Adam Samira reçut avec alegria son novillo à la cape. Fort mal mis en suerte, les deux piques administrées furent catastrophiques, ce qui fit réagir avec véhémence le ganadero. Quite de Yon Lamothe. Muleta en main, Samira en cette période de rentrée des classes, s’appliqua, essaya de rendre une copie propre, mais le novillo était exigeant, et dans son cartable Adam n’avait pas le recours technique, il ne parvint jamais à s’imposer. Deux pinchazos. Deux descabellos. Novillo applaudi l’arrastre. Désespoir du ganadero.  Après un premier tercio sans étincelle, nouveau quite de Yon. Dès les premiers muletazos, on sentit que la tâche allait être compliquée pour l’arlésien face à un novillo exigeant, mais heureusement souvent indulgent. Rapidement débordé, A. Samira ne se découragea pas et remonta à chaque fois sur le ring, soutenu par le public reconnaissant le courage du jeune novillero. Pinchazo. Entière. Deux avis.

 

Yon Lamothe après avoir brillé il y a peu avec les santacolomas de La Quinta à Roquefort, montra qu’il continue de progresser dans son toreo. Même s’il se fit désarmer à la cape, le Maños humilia bien et les capotes de qualité s’enchainèrent. Quite de Tomas Rufo après deux piques bien réalisées, c’est rare il faut le souligner, mais sous lesquelles le novillo sortit seul sans réellement pousser. Après un brindis au public, le landais entama par des doblones et une très bonne série de derechazos main basse, qui déclencha promptement la musique. Yon sut profiter de la noblesse de son novillo, surtout sur la corne droite. Final par manoletinas. Entière plate. Une seule oreille eut été suffisante. Mouchoir bleu incompréhensible et hors sujet.  Après un jeu de cape rapide, mais efficace, un bon tercio de piques fut réalisé : mise en suerte, puyazos dosés, et un novillo venant de loin à la seconde. Brindis au public. Le landais cita de loin son adversaire qui s’engouffra dans deux bonnes séries de derechazos, musique. Mais rapidement la faena ira a menos, le novillo devenant distrait et soso. Final par luquesinas qui portèrent sur le public. Epée efficace.

Saluts des banderilleros Marco Leal au deuxième et Mathieu Guillon et Manolo de Los Reyes au sixième novillo. Sortie à hombros de T. Rufo, Y. Lamothe et du mayoral 1/3 d’arènes. Rares passages nuageux appréciables.

Reseñas : Vicente, photos www.photoslouise2z.com

Luque, encore et toujours …

 

-Antonio Ferrera (Stade Toulousain) : double sifflets

 -Daniel Luque (vanille des iles et sa gousse) : salut et deux oreilles

 -Emilio de Justo (truite fumée de Baigorry) : oreille et silence

 

Cette année encore les arènes de Lachepaillet avaient revêtu leur plus beau ruedo bleu pour l’ouverture de cette Féria de l’Atlantique. Ce sable bleu fut foulé par un lot d’El Montecillo, devise noir du deuil du ganadero Paco Medina, bien présentés dans l’ensemble, très armés les 4 et 5, et dont cinq sur six étaient nés durant le 4ème trimestre 2015. Le moins que l’on puisse dire c’est que leur comportement et leur manque de charge ne mirent par les toreros du jour en confiance avec une fâcheuse tendance à s’arrêter au milieu de la passe et à jeter un mauvais œil derrière la muleta.

 

Antonio Ferrera a pu rendre son costume de goyesque dès la corrida terminée à son loueur : pas une tâche, pas un accro. Une partie du public présent avait encore dans les mirettes les exploits de l’extremeño au Plumaçon il y a quelques semaines, et l’attendait avec impatience. Mais il y a des jours avec et des jours sans … « Dirigente » et ses 615 kilos ouvrit les hostilités. Après avoir été fort mal piqué, comme à peu près tous les toros de la tarde, son manque de franchise dans les passes échauda rapidement A. Ferrera qui par prudence abrégea. 1/3 de lame. Descabello. Sifflets à l’arrastre. « Gitanito » semblait permettre mais le torero n’y était pas. Il se fit conspuer par les tendidos en milieu de sa courte faena, mais rien n’y fait. Media. Petite bronca.

 

Le moins que l’on puisse dire c’est que chaque apparition de Daniel Luque dans une arène du Sud Ouest, et encore plus à Bayonne est attendu comme un évènement majeur. Après son exploit dacquois et son exquise faena, son public était en ébullition. Dès la réception dans son capote de « Perezoso » il nous gratifia de véroniques de la casa. Le Montecillo s’employa sous la lourde première pique et subit plus discrètement la seconde. Superbes doblones d’entame pour une faena au cours de laquelle la muleta autoritaire de Luque lui permit d’arracher une poignée de muletazos intéressants. Le toro s’éteint et se met en mode défensif. Pinchazo brutal. Entière caida. 3 descabellos. Sifflets à l’arrastre.

 

L’armure d’« Hojaldre » impressionna dès sa sortie du toril. Après deux bonnes piques, et un tercio de banderilles remarquable, Luque prit les choses en main alliant son élégance et son autorité caractéristiques dès les premières séries. Le torero de Gerena lui laissa de la distance, le citant de loin et profita de la bonne corne droite. Mais le manque de moteur du Montecillo avorta l’œuvre du maestro andalou. Entière recta avec un engagement total, après avoir été gentiment rappelé à l’ordre par une personne dans le public « De frente, Daniel ». Deux oreilles : la seconde pour équilibrer la balance suite à celle accordée à De Justo.

 

« Garrafo » se laissa embarquer dans le capote d’Emilio De Justo pour des véroniques allurées, mais son manque de charge limita Emilio dans le déroulement de sa faena, dont on ne retiendra que quelques muletazos de clôture. Entière caida.

 « Chaparro » fut applaudi à sa sortie sur le sable bleu pour sa présence en piste. On ne retiendra de lui que ses efforts sous le fer de la cavalerie. Après avoir fait passer un sale quart d’heure à  la cuadrilla d’Emilio, ce dernier ne s’éternisa pas muleta en main. Entière. Sifflets à l’arrastre.

 

Saluts des banderilleros Juan Manuel Perez Mota (le frère de) et Raul Caricol au deuxième et de José Chacon au cinquième toro. Lleno de l’aforo – temps beau de rentrée

Reseñas : Vicente, photos www.photoslouise2z.com