Captieux : Clovis et Emiliano Osornio se distinguent face aux Gallon
Captieux en terre girondine a revendiqué que c’est aussi une terre taurine. Après l’annulation de la corrida de La Brède, les aficionados ont répondu présents pour la traditionnelle journée de Rugby y Toros. Un grand soleil a accompagné cette novillada. Plus de 9/10 d’arène. Présidence : Nathalie Garcia. Malgré un cartel attractif avec la présence du triomphateur de Madrid, les aficionados sont repartis plutôt déçu par le manque de force des novillos de Gallon. En matinée, Manuel Leon a triomphé après avoir gracié un exemplaire de La Espera à la demande du ganadero pour son développement.
-Emiliano Osornio (gris perle et or) : Silence après avis et oreille après avis
-Alvaro Serrano (bleu marine et or) : Ovation et silence après avis
-Clovis (prune et or) : Ovation et oreille après avis
Six novillos de Gallon, de présentation hétérogène, petits de châssis les premiers, mieux les trois derniers. La faiblesse du lot n’a pas permis à la tarde de décoller. Peu ou pas piqués avec six picotazos pour la forme, ils furent souvent éteints et fades dès la fin de réception à la cape. Le premier fut bravito sous le peto, sans pouvoir pousser. Vite en panne d’essence avec une noblesse fade.
Emiliano Osornio s’est cependant distingué par sa classe et sa personnalité dans sa tauromachie. Il débuta timidement en étant distant avec un final plus abouti avant d’échouer avec les armes. Il reçut le quatrième de belles manières cape en main avant de réaliser la meilleure prestation de l’après midi avec classe et profondeur malgré le manque de transmission de l’animal.
Alvaro Serrano tira le maximum de ses adversaires avec technicité et autorité. Face au cinquième plus compliqué, il livra une faena méritante mais irrégulière avant de pincher avec les armes.
Clovis reçut avec précision son premier opposant qui baissa vite de régime dès la série de cape terminée. Son second tiers fut approximatif avec un opposant qui resta près des planches. Il fut appliqué muleta en main mais le manque d’adversité enleva toute émotion. Il accueillit l’ultime à porta gayola puis reçut une voltereta lors de sa série de chicuelinas. Il banderilla cette fois ci avec précision et détermination. Il tira le maximum d’un adversaire arrêté. Entière en conclusion. Il fut récompensé d’un trophée pour ses efforts.
Vuelta a los toros pour toreria
Ales 2 : Oreille pour Sanchez Vara et Carlos Olsina
De plus d’impact celle du biterrois. Bien moins servit par le sorteo, El Rafi est reparti sans trophée, ses deux compañeros du jour, ayant touché au moins un toro qui permettait d’en obtenir au moins un.
Applaudit de salida, le 1er fut banderillé de concert entre Sanchez Vara et El Rafi qui furent ovationnés. Le torero de Guadalajara débuta sa faena, assis sur l’estribo puis à genoux avant de lier de belles séquences surtout corne droite. Noble mais manquant d’un peu d’alegria, le Valverde fut occit d’une lame caida sans s’engager. Il banderilla son second en sortant une chaise, après avoir mis en valeur son Margé face à la cavalerie. Epreuve dont il se ressentit par la suite, affichant en début mobilité et transmission avec un bon fond de noblesse mais s’éteignant progressivement dans le leurre. Epée habile au second essai.
El Rafi rendit la politesse à Sanchez Vara en l’invitant à partager son 1er tercio de banderilles. Face à un Valverde à l’ancienne, grattant le sol, agressif et puissant et prompt a se retourner, le nîmois eut du mal a en prendre la mesure et a faire décoller la faena. Il hérita ensuite d’un Margé exigeant et compliqué, armé haut et pas naïf pour un sou dont il tira une bonne série droitière en début de faena mais pouvoir récidiver par la suite.
Carlos Olsina entama sa première partition en embarquant son Margé, noble et mobile de la meilleure des façons. Le passage par la gauche fut moins enjôleur d’autant que le toro n’humiliait guère, faisant baisser l’intérêt de leur rencontre. En portant une belle épée en s’engageant, avec un coup dans l’aine au passage, le biterrois ira gagner son oreille. Il se fit une frayeur à la cape en recevant son Valverde, manso, qui par la suite ne s’employa guère dans la muleta notamment à gauche ou il en sortait en lorgnant sa querencia. A droite Olsina parvint a en tirer un meilleur parti en enchaînant avec décisions les passes. Et il aurait put doubler la mise s’il ne s’était embrouillé avec les armes, surtout le descabello…
Corrida desafio ganadero avec trois toros du Curé de Valverde (1er, 2eme et 6eme) et trois de Robert Margé (3eme, 4eme et 5eme). Pour Valverde, le 1er avait du potentiel mais pas beaucoup de chispa, le second tres dans le type du Curé, physiquement et moralement, moins interressant de dernier. Pour Margé le 1er s’avera noble et mobile, le second, plus leger, brave en quatre piques, efforts qu’il paya par la suite, le dernier, armé fort, plus compliqué.
Au cheval, les deux premiers Valverde prirent leur trois piques avec entrain, mieux le 1er et le tercio le plus entretenu fut celui du second Margé en allongeant les distances.
–Francisco Javier Sanchez Vara (rose sparadrap et or) : Vuelta après avis et oreille
-Raphaël Raucoule "El Rafi" (bleu céruleum et or) : Silence et silence
-Charles Pasquier "Carlos Olsina" (Grenat et or) : Oreille et silence après deux avis
Pste : Y. Castor, plein apparent sous un ciel variable, du gris au plein soleil avec températures toutes autant changeantes. 1mn d’applaudissement post paseillos pour les taurins et aficionados disparus dans l’année
Ales 1 : Oreille pour Matias et grave blessure pour Remy Asencio
Le novillero de la tierra à coupé le seul trophée de cette matinale et aurait pu doubler la mise en maniant mieux les armes. Remy Asensio lui sera gravement blessé par son second.
Matias attendra son 1er à porta gayola avant de bien comprendre sa corne droite. L’épée limitera à un tour de piste sa récompense. Son oreille il ira la chercher devant le plus consistant eral de la course dont il tirera une faena intéressante conclue d’une demie efficace. Il se montrera aussi à son avantage avec le dernier qu’il hérita suite à la blessure de son compañero. Faena bien construite et de bonne composition avec de s’égarer avec les armes.
Après un début incertain la première faena de Rémy Asensio décollera après une excellente série à gauche. Le maniement du descabello limitera le prix à un salut. Il recevra son second d’une larga de rodilla, affichant son envie, le brindant au public. En début de faena lors d’une passe cambiada à genoux, il se fera accrocher puis marcher dessus par le becerro avant d’être évacué vers l’infirmerie.
Novillada sans picadors avec deux erales de Michel Barcelo (1er et 4eme) et deux, 2eme et 3eme de La Suerte (Joe Gabourdes), sérieux et intéressants, la noblesse des Barcelo, dont le 1er passa dans le callejon, étant dévaluée par un certain manque de forces.
-Matias Sauvaire (rose et or) Ecole Taurine El Yiyo de Madrid : Vuelta après avis, oreille après avis et silence après avis à celui de Remy Asensio
-Remy Asensio (bleu ciel et or) Ecole Taurine de San Fernando (Cadiz) : Salut après avis et blessure
Pst : T. Valgalier. Entrée familiale sous un ciel alternant crachin et soleil et un air frisquet
Le 7eme Trophée des Révélations Porte du Temperas, décerné par le Club Taurin Alésien La Banderilla, a été remis à Matias ainsi que le prix pour la meilleure estocade.
Cette novillada non piquée aura été marquée par la sérieuse blessure de Rémi Asensio. Pris spectaculairement en début de faena, il a été évacué vers l’infirmerie avant d’être transporté vers l’hôpital pour des examens plus approfondis.
Manuel Real "Realito" remporte le Bolsin de Bougue 2026
Le Cercle Taurin Soledad organisait ce dimanche le 30ème bolsin de Bougue. En matinée, dix jeunes novilleros ont tienté des vaches de Jean Louis Darré : Moreno Leal (Adour Afición, 21 ans) ; Pedro Gómez (Galapagar, 22 ans) ; Bautista Angosto (Béziers, 18 ans) ; Julio Aparicio (Fundation El Legado, 23 ans) ; Sacha Mosti (Arles, 17 ans) ; Realito (Camas,17 ans) ; Fernando Lovera (Camas, 18 ans) ; Armando Rojo (Séville, 17 ans) ; Fernando Donoso (Badajoz,17 ans) et Samuel Berdejo (Salamanque, 16 ans). A l’issue de la tienta qualificative, le jury a sélectionné Julio Aparicio, Realito et le jeune Samuel Berdejo (qui faisait ses débuts)
Le temps annonçait des orages, mais ce ne fut que de la pluie fine qui s’arrêta en milieu de course. Tendidos peu garnis, tous aux abris. Temps humide rendant la piste glissante au fil de la tarde.
-Julio Aparicio (bleu ciel et or) Oreille et ovation après 2 avis
-Manuel Real « Realito » (nazareño y azabache) Oreille et vuelta après avis
-Samuel Berdejo (purissima y oro) Silence après avis
Présidence : Florian Durou. Durant la finale, aucun des trois novilleros ne s’est réellement détaché. Les trois pouvaient rejoindre la finale et les deux finalistes pouvaient l’emporter. Le jury a cependant tranché et c’est le jeune torero de Camas de 17ans, Manuel Real « Realito » qui fut désigné vainqueur du 30ème bolsin.
Cinq erales de Camino de Santiago, de présentation commode, ont montré de la noblesse mais aussi un manque de force accentué par une piste détrempée. Meilleur le dernier mobile.
Julio Aparicio accueillit son exemplaire par véroniques qui tarda à se fixer et qui trouva rapidement refuge près des planches. Avec une planta torera très marquée, il distilla quelques muletazos personnels et obtint le premier trophée. Qualifié en finale, il servit une longue faena sans réelle domination face à un second opposant qui prit lui aussi refuge au toril. Malgré ses gestes allurés, il ne s’imposa pas et la faena manqua de transmission. Echec à l’épée.
Manuel Real « Realito » affronta un noble mais faible adversaire. Souriant et communicatif avec le public, il lia beaucoup de passes sur les deux bords avec plus de vitesse que de douceur. Oreille généreuse après une conclusion en deux temps. Qualifié en finale, il reçut d’une larga de rodillas son second exemplaire. Il montra de l’envie de bien faire mais resta un peu brouillon et manquant de construction malgré une bonne entame. Il se fit accrocher sans gravité et conclue d’une lame peu précise et longue d’effet.
Samuel Berdejo débuta à genoux cape en main puis à nouveau avec la muleta par des cambiadas au centre. Faena appliquée sur les deux bords et sans fioriture. Il fit un peu trop durer sa faena et perdit un possible trophée avec les armes. Il ne fut donc pas qualifié pour la finale mais ses deux compañeros l’invitèrent pour deux quites.
Vuelta a los toros pour Toreria
Aire/Adour : Juan Molas repart avec le seul trophée de l’après midi
La météo n’était guère optimiste dans la semaine pour la traditionnelle novillada des Arsouillos à Aire sur l’Adour. Cependant le soleil a fait son apparition pour une belle après midi dans les arènes Maurice Lauche, dont les stigmates de la tempête sont toujours apparents. Les aficionados ont apprécié d’avoir été informés du sorteo devant les guichets qui annonçait un changement avec un novillo qui s’était cassé la corne au débarquement, obligeant l’organisation à aller chercher un autre novillo.
-Juan Molas (sangre y oro) Silence après avis et oreille
-Cristian Gonzalez (nazareño y oro) Silence après avis et silence après avis
-Pedro Andrés (violette et or) Silence et silence
Présidence : Michel Florenza. Le prix au meilleur piquero fut attribué à Ney Zambrano qui a piqué le cinquième. Les organisateurs doivent être satisfaits avec une belle entrée. 4/10 d’arène.
Quatre novillos de Raso de Portillo et deux du fer d’El Quiñon, 2ème fer de la maison (1er et 4ème) de bonne présentation dans l’ensemble et de comportements variés par la suite. Ils mirent souvent les jeunes novilleros dans la difficulté. Le meilleur fut le cinquième brave à la pique et qui déborda ensuite le jeune Cristian Gonzalez. Le quatrième noblon et manquant de transmission. Exigeant le premier et troisième. Fade et sans moteur l’ultime.
Juan Molas se montra peu serein pour la lidia du premier novillo du fer d’El Quiñon qui ne fut pas du pain bénit. Après une lidia approximative, Jean Loup Aillet se trouva en difficulté avec sa monture Kirikou, partant seul faire le tour de la piste au galop. Gabin du entrer en piste avec un autre cheval pour pouvoir piquer enfin l’animal. Le dacquois fut en difficulté avec la muleta et sécha avec les armes. Face au quatrième, noblon mais fade, il parvint a distillé quelques muletazos avec de la personnalité mais sans transmission. Il logea une belle épée, la seule de la tarde, qui fit tomber le seul trophée, certes généreux.
Cristian Gonzalez, le natif de Salamanca sembla confondre vitesse et précipitation. Malgré son envie de bien faire, son toreo très électrique, ne lui permit pas de bien construire ses faenas. Il tira cependant quelques passes méritantes face au second exigeant. Le cinquième fut brave lors des trois rencontres avec Ney Zambrano. Un bon novillo que ne sut profiter Gonzalez, brusque et restant en dessous des capacités du Raso de Portillo ovationné à l’arrastre.
Pedro Andrés fut appliqué cape en main, amena son premier adversaire au centre. Après trois rencontres discrètes et légères avec le mayoral Titi Agudo, il se trouva vite en difficulté malgré une envie de bien faire. Le novillo se décomposa au fil de la faena. Vilaine épée par accident qui coucha le novillo. Il accueillit l’ultime dans la poussière et au son de la Jota. Il arracha des muletazos méritoires face à un adversaire vite éteint et à court d’essence. Nouvel échec à l’épée qui fut le fil rouge de l’après-midi.
Vuelta a los toros pour Toreria
Garlin : Julio Norte et Jesus Morero sortent en triomphe face aux Pincha
Julio Norte conclut en maître cette journée
Le soleil était de retour sur les arènes de Garlin pour accueillir la terna complète : le rescapé du matin Jesús Romero, aux côtés d’Emiliano Osornio et Julio Norte. La ganadería de Pincha a livré un lot hétérogène, avec des novillos aux comportements très variés, allant du coopératif au franchement compliqué, en passant par plusieurs animaux faibles qui ont limité les possibilités des novilleros.
-Jésus Romero (bleu ciel et or) : oreille et oreille
-Emiliano Osornio (blanc et or gris) : silence et blessure
-Julio Norte (bleu alu et or) : oreille et deux oreilles
Jesús Romero a confirmé dans l’après-midi les qualités entrevues le matin. Son premier novillo, plus léger que ses congénères, prit une pique sans se dévoiler. Romero entama sa faena par une belle série à genoux, lança la musique et enchaîna les séries avec un novillo coopératif. La faena, entamée et conclue à genoux, avait de la cohérence et de l’allure. Un seul coup d’épée suffit, et le président accorda une oreille méritée. Son second novillo était vraisemblablement le plus faible du lot - deux mini-piques, peu de mobilité, peu d’émotion. Romero fit néanmoins preuve de métier pour en extraire quelques moments intéressants. Une épée vilaine mais rapide lui permit d’obtenir une seconde oreille et de boucler une après-midi réussie.
Emiliano Osornio a vécu une après-midi difficile, plombée par un lot ingrat et un incident sérieux. Son premier novillo, faible et peu mobile, s’arrêtait dans sa charge passes après passes, obligeant le novillero à aller chercher son adversaire à chaque muletazo. La faena, laborieuse, nécessita deux épées et un descabello. Son second adversaire fut bien plus dangereux : querencioso, collé aux planches, il résista à toute tentative de domination. En un éclair, le novillo renversa Osornio et le chargea à terre. Le novillero ne put se relever et dut être conduit à l’infirmerie.
Julio Norte a su tirer le meilleur d’une situation délicate, faisant preuve tout au long de l’après-midi d’une expérience et d’un sens du public qui ont clairement fait la différence. Son premier Pincha de l’après-midi sortit avec de l’envie, lui offrant d’emblée la possibilité d’attaquer à la cape avec une belle série. À la pique, le novillo ne s’employa guère et reçut deux piques légères. D’abord statique, il se bonifiait petit à petit au fil de la faena. Julio Norte sut accompagner cette évolution avec intelligence, lança la musique et construisit une faena plaisante, conclue d’une demi-épée efficace. Une oreille récompensa l’ensemble. Pour son dernier novillo, encore un animal faible et collé aux planches, Julio Norte n’hésita pas à aller toréer dans ce terrain ingrat. Le métier fit le reste : la musique accompagna une faena conduite quasiment en exclusivité contre les planches, et une entière bien portée lui valut deux oreilles pour clore cette journée taurine.
Vuelta a los toros et Si a los toros pour Toreria
Jesús Romero se qualifie lors de la fiesta campera du matin
Quelques gouttes de pluie n’auront pas découragé le public garlinois, venu en bonne entrée assister à la traditionnelle fiesta campera matinale. L’enjeu était clair : Jesús Romero et Simón Andreu s’y disputaient le droit de revenir dans l’arène l’après-midi, le choix final appartenant au vote du public.
La ganadería de Pincha a présenté deux novillos bien habillés, au trapío sérieux, dont le second en particulier en imposait à son entrée en piste. Dans l’ensemble, le bétail a montré de la mobilité et suffisamment de noblesse pour permettre le jeu, sans pour autant faciliter la tâche des novilleros.
Jesús Romero a reçu le premier novillo à genoux, affichant d’emblée son courage. L’animal, noble et mobile, offrait de belles options mais sa vivacité rendait la transmission difficile. Romero a enchaîné des séries des deux côtés avec volonté, sans toutefois parvenir à pleinement imposer sa tauromachie à un novillo qui lui a fait perdre la muleta à plusieurs reprises. Deux coups d’épée ont suffi à conclure. Le public a applaudi le novillo à l’arrastre.
Simón Andreu a hérité d’un second novillo de belle facture, qui en imposait physiquement dès sa sortie du toril et accepta trois piques administrées par Gabin Réhabi. Un animal avec ce qu’il fallait de noblesse pour laisser passer quelques séries, mais aussi ce qu’il fallait de piquant pour maintenir une pression constante sur le novillero. Se retournant vite des deux côtés, il a compliqué la faena de bout en bout, bousculant Andreu à trois reprises sans gravité. Le novillero a néanmoins su enchaîner de bonnes séries, montrant de la régularité et du sang-froid face à un adversaire exigeant. Le public a une nouvelle fois salué le novillo à sa sortie de l’arène.
C’est finalement Jesús Romero que le vote du public a désigné pour rejoindre la terna de l’après-midi.
Saint Martin de Crau
La 31ème Feria de La Crau du Club Taurin La Unica proposait ce samedi 18 avril, une novillada sans picadors matinale et une corrida de toros l’après-midi…
La corrida : L’unique oreille pour Pepe Moral
Satisfaction pour la présentation des six toros avec un plus pour les Cuadri, un bilan plus mitigé concernant leur présence en piste mais avec un peu plus d’épices pour les descendants de Celestino Cuadri, maintenant un certain intérêt, qui aurait put être mieux perçu avec des toreros plus engagés face à eux. Les Saltillo offrant un visage un peu plus affable.
Applaudit de salida, le 1er Saltillo, noble mais manquant d’un peu de chispa et de forces, offrit à Alberto Lamelas une bonne corne gauche plus ou moins bien exploitée le plus souvent à mi-hauteur avant un final tirant vers le bas et une lame arrière nécessitant l’usage du descabello. Son Cuadri prit bien ses trois légères piques avant deux superbes paires de banderilles de Del Pozo. Allongeant les charges assez réduites, surtout à droite de son adversaire, Lamelas parvint a lier de bons passages à gauche avant un final un peu plus enlevé auquel une mise à mort plus que laborieuse mit un gros bemol…
Quatre véroniques et une demie à l’andalouse et Pepe Moral avait enregistré le potentiel noblesse de son excellent Saltillo, dans ce registre. Séries allurées et templées sur les deux bords, de plus de fond à droite avant une entière suffisante pour couper le seul trophée du jour. Son Cuadri prendra trois piques sans histoire avant de mettre en déroute la cuadrilla, incapable de poser une paire de banderilles a un toro avisé et qui possède du sentido. Pepe Moral ne trouvera ni la distance ni la solution devant un adversaire de plus en plus compliqué. Il n’insistera pas avant de se montrer catastrophique avec les armes sous les sifflets d’une partie du public.
Le 1er toro d’Adriano se montra de bonne composition sur sa corne droite, permettant au nîmois de lier trois superbes séries bien enchaînées. Le passage à gauche ne fut pas du même niveau et le final plus décousu. Mais c’est surtout son manque de clairvoyance avec l’épée qui lui perdre tout espoir de récompense. Son Cuadri juste des antérieurs après deux rencontres et un joli quite par chicuelinas répondra aux sollicitations d’un Adrien Salenc appliqué, données une par une, gardant la tête a mi-hauteur, d’un meilleur concept à gauche et en se livrant de moins en moins. Un ensemble qui eut du mal à connecter avec les tendidos dont une partie pétitionna !!! une oreille après une lame tombée mais qui ne l’appela point à saluer.
Corrida desafio ganadero avec dans l’ordre de sortie, trois toros de Saltillo et trois de Cuadri (Hijos de Celestino Cuadri). Si ces derniers furent en bonne partie fidèle à leur réputation avec un 4eme au dessus du reste de son équipe, les Saltillo, nobles et plus ou moins suaves, se sont laissés faire, le second, le meilleur de sa classe, laissant l’unique oreille de la course à Pepe Moral. Alberto Lamelas, pas vraiment sous son meilleur visage et Adrien Salenc "Adriano" qui revenait en habit de lumières toréer en France après près de 600 jours de jeune n’ont pas sut saisir une possibilité de trophée qui s’offrait à eux… Concernant les tercios de piques, on est resté un peu sur notre faim malgré quelques belles arrancadas, rarement suivies d’effets. Meilleurs dans cet exercice, le second et le quatrieme…
-Alberto Lamelas (vert et or) Salut après avis et salut après deux avis.
-Pepe Moral (noir et or gris) Oreille et silence
-Adrien Salenc "Adriano" (violette et or) Silence après avis et silence
Pst : Mr Soler. 5/6 d’arènes sous le soleil et un vent léger. Salut du banderillero Victor del Pozo au 4eme. Le prix au meilleur picador est attribué à Luciano Briceño de la cuadrilla d’Alberto Lamelas qui a piqué le 4eme toro. Le prix au meilleur toro revient au toro “Comercio” N°1 de Cuadri, 4eme de la course. Remise du prix en piste à l’issue de la course.
La novillada sans picadors : Un verdict controversé.
En décernant le prix du meilleur becerro à "Borracho" de la ganaderia de Alain et Frédérique Tardieu, la Commission Taurine Extra-Municipale n’a pas fait l’unanimité. Si le Tardieu s’est laissé, allant à mas, dans le cadre d’une arène a vocation torista, les aficionados lui aurait préféré "Seccotino" de Turquay, un eral puissant et encasté qui en fit voir de toutes les couleurs au trop inexpérimenté Matias à ce niveau là. Si ce dernier fut crédité d’une petite oreille, qu’il eut le pundonor de dissimuler sous sa chaquetilla, Jaime Padilla est passé par la Crau sans convaincre personne.
Padilla hérita en 1er d’un eral du fer de Vieux Sulauze juste de forces et ne s’employant guère dans la muleta mais qui l’accrocha deux fois sans conséquences. L’andalou abrégea en s’égarant avec les armes. Avec le Jalabert, noble mais avec une attirance pour le pourtour, il lia quelques jolies séries de bienvenue avant de montrer un ensemble décousu et irrégulier, conclu d’une lame trasera…
Applaudit à son entrée en piste, le Turquay fut reçu par Matias d’une larga afarolada de rodilla. Première paire de banderilles et une première voltereta violente qui ne découragea pas le courageux jeune marseillais. Hélas trop important pour son encore inconsistant bagage technique, "Seccotino" l’accrochera plusieurs fois, apprenant vite ce qu’il n’aurait jamais du savoir jusqu’aux épées portées en se faisant bousculer… Matias ira attendre à porta gayola le Tardieu, un eral noble mais juste de forces qui s’améliorera en cours de faena pour permettre de bons enchaînements gaucher, corne sur laquelle Matias insistera un peu trop jusqu’à l’accrochage avant une entière au second essai. Oreille bien généreuse que le becerrista n’exposera pas lors de sa vuelta.
-Jaime Padilla (lilas et or) Ecole Taurine de Málaga : Silence et salut !!!
-Matias Sauvaire (saumon et or) Ecole Taurine José Cubero "Yiyo" de Madrid : Salut après deux avis et oreille après avis.
Pste : Fna Leroi, un quart d’arène sous un soleil printanier et un petit vent. Remise du prix en piste à l’issue de la course.
Quatre erales de Vieux Sulauze (Domecq), Turquay (Santa Coloma – Buendia), Jalabert Frères (Domecq) et Alain et Frédérique Tardieu (Carlos Nuñez).
Gamarde : les toros de Virgen Maria plombent les illusions de la jeunesse
Il y a des jours où pas grand-chose ne fonctionne comme on l’aurait souhaité. Pourtant les organisateurs avaient bien pensé leur affiche en programmant le triomphateur de l’an passé, le triomphateur de Madrid et la révélation de la Copa Chenel. Des jeunes toreros, comme un vent de fraîcheur, réclamés par le public. Mais à ce jour, seul les arènes de Gamarde les avaient programmés. La preuve en est, les arènes affichaient le plein (9/10ème) pour les voir. Malgré des arènes couvertes, des courants d’air climatisèrent l’ambiance avec un temps automnale à l’extérieur, à peine neuf degrés au thermomètre au plus chaud de la journée et des pluies variables.
Le premier toro sortit en piste ne fut pas le bon, personne ne daigna changer l’ordre de passage, il fut donc remis dans le camion pour laisser place au bon numéro. Le titulaire traîna la patte après les banderilles, Galvan aidé par sa cuadrilla exigea le changement que n’aurait pas dû accepter la présidence. Pour finalement avoir un sobrero sans grande qualité. Une heure après, Galvan salua à l’issue du premier toro. Près de trois heures d’ennui.
-David Galvan (fonte et azabache) Ovation et ovation
-Daniel Crespo (chocolat det or) Silence et 1 oreille après avis
-Victor Hernandez (blanc et or) Oreille et silence
Présidence : Franck Lanati
Les toros de Virgen Maria de présentation hétérogène, corpulents de châssis mais aux armures trop douteuses comme pour le cinquième. Par la suite, ils furent décastés après un premier tiers anecdotique. Ils passèrent plus de temps à reculer et chercher les planches, ne laissant pas d’option aux trois toreros du jour, plombant leurs illusions.
David Galvan fut prudent face au sobrero, toréant avec distance un animal faible et sans grande qualité. Après un accrochage à son second, il fut plus centré et volontaire malgré une faena irrégulière.
Daniel Crespo n’eut pas le choix que d’abréger à son premier toro qui se colla aux planches et sans charge. Face au cinquième avec de vilaines armures, Crespo laissa entrevoir ses capacités. Il aguanta, se croisa et parvint à dominer son adversaire avec patience, tirant le maximum de ce qu’il pouvait avec douceur pour un trophée mérité.
Victor Hernandez reçut son premier adversaire d’une larga de rodilla puis débuta sa faena par des statuaires. Après une belle série de naturelles, le toro partit aux planches et conclut d’une lame tombée pour un trophée que n’aurait pas du lâcher la présidence. Face à l’ultime qui refaisait donc sa deuxième apparition sur le sable, il essaya tant bien que mal de soutirer quelques passes à un toro sans caste.
Vuelta a los toros pour Toreria
Saint Perdon : Julio Mendez, seul rayon de soleil dans une tarde pluvieuse
Pour les 100 jours avant les fêtes de la Madeleine, le soleil n’a pas fait son apparition au-dessus des arènes du Plumaçon lors la novillada de la peña La Muleta de Saint Perdon. La pluie n’étant pas désirée, elle s’est invitée durant toute la course avec des températures qui baissèrent au fil de la tarde. La sortie du cinquième novillo a réchauffé l’ambiance en s’envolant au-dessus des barrières. Une tarde plutôt décevante où seul Julio Mendez a su tirer son épingle du jeu avec de la détermination.
-Cid de Maria (bleu roi et or) Silence et silence après avis
-Tomas Bastos (rose et or) Silence et silence après avis
-Julio Mendez (bleu ciel et or) Oreille et 2 oreilles
Moins d’un millier de personnes. Présidence : Cédric Brethes
Les novillos portugais de Condessa de Sobral correctement présentés, brocho d’armures sont restés sur la défensive, protestants et violents et posant des difficultés avec un manque de race. Seul le quatrième poussa au cheval mais fuira à la seconde rencontre.
Cid de Maria, triomphateur l’an passé, il fut plutôt décevant avec un léger manque de motivation. Face à un premier novillo, long à fixer et fuyant, il resta discret, peu aidé par un adversaire qui protesta et se défendit. Il tua mal. Il reçut le quatrième d’une larga de rodillas qui s’employa sur la première pique avant de fuir à la seconde. Le novillo confirma ensuite en se défendant dans une muleta hésitante et accrochée.
Tomas Bastos, affronta un jabonero juste de force mais avec un fond de noblesse lui servant une faena sans transmission. Face au cinquième qui s’échappa avec aisance dans le callejon, et qui réchauffa l’atmosphère, il fut en difficulté avec un novillo brusque, donnant sans arrêt des coups de têtes et qui se décomposa, finissant aux planches.
Julio Mendez fut le seul à se distinguer. Il accueillit son premier adversaire en allant le chercher. Après un premier tiers anecdotique, il sut mettre du rythme à sa faena face à un novillo qui en manquait. Il logea une belle épée qui fit tomber le premier trophée. Face au sérieux dernier, qui se défendit au cheval et exigeant par la suite, il sut s’accrocher. Mis d’abord en difficulté, il donna une faena a mas et méritante conclue d’une lame d’effet rapide.
Vuelta à los toros pour Toreria
Mugron : Ruiz de Velasco coupe le seul trophée du desafio de l’après midi
La Peña Mugronnaise avait concocté un défi entre deux ganaderias de la lignée des Santa Coloma avec les novillos de Pablo Mayoral d’encaste Buendia et les coquillas de Sanchez Arjona d’encaste Paco Coquilla. Un défi qui a tourné à l’avantage du dernier qui demandait les papiers aux jeunes novilleros.
-Raquel Martin (bleu et or) Ovation et silence après 2 avis
-Mario Vilau (purissima et or) Silence et silence
-Ruiz de Velasco (vert émeraude et or) Silence après avis et oreille après avis
C’est sous un temps estival, avoisinant les trente degrés que la journée taurine s’est déroulée. Mais on pouvait s’attendre à voir les gradins plus remplis que ce ne fut. 1/2 arène. Présidence de la journée : Mathieu Lacoume.
Les trois premiers à sortir directement du camion furent ceux du fer de Pablo Mayoral, bien présentés dans le type de la maison mais faibles et vite arrêtés. Ils n’offraient que peu d’options aux piétons du jour. Les trois suivants du fer de Coquilla de Sanchez Arjona furent plus fort physiquement et massif, s’employant sous le fer et compliqué par la suite, âpres et exigeants.
Raquel Martin, la jeune novillera de Salamanca n’a pas déméritée face à ses deux opposants. Face au Pablo Mayoral peu piqué car manquant de force, elle tira des séquences de bonnes factures qui manquèrent de finition avec un animal court de charge. Le solide Sanchez Arjona s’employa avec bravoure lors des trois rencontres avec la cavalerie et Curro Sanchez. Elle fut engagée et valeureuse malgré la complexité de son opposant. Un novillo qui lui posa des problèmes, ne lui permettant pas de s’imposer. Ses efforts furent mal récompensés car elle sécha avec les armes.
Mario Vilau arrivait dans les Landes après sa belle prestation dans les arènes d’Arles et était attendu par les aficionados. Appliqué dans la lidia, il tenta de tirer le maximum de son Pablo Mayoral qui manqua de caste lors d’une faena discrète. Il reçut de rodillas le coquilla, violent sous le peto et mettant en difficulté la cuadrilla aux tercios de banderilles. Il débuta par le bas avec autorité, fut vaillant par la suite mais sans parvenir à prendre le dessus et se fit accrocher sans mal.
Ruiz de Velasco reçut un Pablo Mayoral plutôt vicieux et coupant ses charges avertissant le novillero à plusieurs reprises et lui infligeant un coup au mollet qui sera vu à l’infirmerie. Face au bravito coquilla sous le fer, il livra une faena intéressante avec de bonnes naturelles malgré la complexité du novillo mais « moins piquant » que les deux précédents. L’épée fut engagée et entière pour décrocher la seule oreille de la tarde.
Vuelta à los toros pour Toreria
Aignan : la terna repart avec un trophée chacun face aux toros d’Arauz de Robles
Après tant d’années, de galère et de pluie, les organisateurs ont modifié la date de leur journée taurine en l’avançant au samedi plutôt qu’au dimanche. Cette année c’est enfin sous un beau soleil et ciel bleu qu’elle a pu se dérouler. Espérons que le garnissage au 3/4 des arènes permettra enfin de couvrir les frais. La journée taurine donnait le coup d’envoi de la saison taurine dans le sud-ouest avec la première corrida de l’année.
Les toros d’Arauz de Robles de bonne présentation dans l’ensemble mais hétérogènes, n’ont pas eu la même présence que leurs frères lidiés à Bayonne l’an passé. Avec de la mansedumbre et fuyant plutôt sous le fer, ils ont eu des comportements variés par la suite, pas facile à manier, manquant souvent de race.
-Alberto Lamelas (Lilas et or) Oreille après avis et ovation après avis
-Rafael Serna (Bleu piscine et or) Oreille et ovation après avis
-Dorian Canton (Blanc et or) Vuelta et oreille
Présidence : Pascal Darquié.
Les toros d’Arauz de Robles de bonne présentation dans l’ensemble mais hétérogènes, n’ont pas eu la même présence que leurs frères lidiés à Bayonne l’an passé. Avec de la mansedumbre et fuyant plutôt sous le fer, ils ont eu des comportements variés par la suite, pas facile à manier, manquant souvent de race.
Alberto Lamelas se montra appliqué dans la lidia du premier toro malgré deux piques brèves. Il fut prudent face à un adversaire court de charge à droite mais de meilleur relief à gauche laissant quelques naturelles à Lamelas qui ne parvint pas à les lier avec rythme pour une faena très longue. Encouragé par sa peña, il coupa le premier petit trophée de la tarde. Il reçut de rodillas le quatrième qui fuit au toril dès l’appel du picador. Paradoxalement, le madrilène débuta par une cambiada au centre qui amena directement le toro au toril. Il fut vaillant et servit une faena irrégulière avec de bons muletazos liés mais avec un final plus brouillon et très et trop long. L’échec aux aciers ne permit pas de récompense.
Rafael Serna affronta un premier toro avec un meilleur fond sur les deux bords et de meilleures conditions. Il fut appliqué, lia des séries dominatrices sur les deux bords avant un final pied joint. Il obtint un trophée après une lame contraire au deuxième envoi. Le cinquième toro fut plutôt fade et sans grandes qualités. Serna fut sobre mais ne trouva pas d’écho dans les tendidos, demandant l’aide de la musique.
Dorian Canton hérita d’un premier exemplaire très marqué sur les flancs, fut discret sous le fer, et sortit seul de la seconde rencontre. Il confirma rapidement les dispositions montrées au cheval et partant aux planches. Le béarnais servit près des tablas une faena honorable et intelligente mais l’épée résultant trop sur le côté ne lui permit pas de récolter un trophée malgré l’appui de ses amis. Il se « tapa » le toro le plus sérieux de la tarde en sixième position, puissant mais sortant seul sous l’effet de la pique. Face à un toro compliqué, il fut valeureux et s’accrocha mais le tout manqua un peu de chispa. Il logea une belle épée qui lui valut un trophée mérité en conclusion.
Vuelta a los toros pour Toreria
Bellegarde : Estevan Navarro enlève le 10eme Trophée Sebastien Castella
Le jeune biterrois d’Arcachon, pour sa 1ere novillada sans picadors est sorti en triomphe, porté par son compañero Clovis, après avoir coupé une oreille à chacun de ses novillos. Blas Marquez ne fut guère convaincant, surtout face à son second tandis que Daniel Garcia obtint l’oreille de son 1er, avant d’être mis à l’épreuve avec son Rolland Durand.
Juste de forces et querencioso, le 1er ne permit pas à Blas Marquez de construire une faena liée, d’autant qu’Eole n’arrangea rien à l’affaire. Avec son second, de bonnes dispositions, il lia de bonnes séries ambidextres et variées mais manquant de fond mais pas de volonté.
Daniel Garcia hérita d’abord d’un novillo speed qu’il parvint à contenir, de bien meilleure façon sur sa corne gauche plus posée, lui permettant de lier d’excellentes naturelles avant de conclure d’une entière suffisante. Avec un novillo compliqué et des conditions météo peu propice, le madrilène s’accrocha mais sans pouvoir résoudre tous les problèmes, concluant efficacement.
Estevan Navarro reçut son 1er novillo à porta gayola et par larga de rodilla, se montrant "firme" malgré les conditions et la caste de l’eral de La Paluna, composant d’excellentes séries gauchères. Entière en guise de conclusion, longue d’effet, le novillo luttant jusqu’au bout avant d’être honoré d’un tour de piste posthume. Nouvelle réception à porta gayola d’un puissant jabonero et de beaucoup de présence avec lequel il débuta sa faena par cambiadas osées. Il s’arrima avec courage, s’entendant mieux à gauche malgré deux accrochages sévères. Une lame portée avec décision au second envoi, lui ouvrit sa première grande porte…
-Blas Marquez (Blanc et or) école taurine de Linares : Silence et silence
-Daniel Garcia (Lilas et or) école taurine Yiyo – Madrid ; Oreille et silence
-Esteban Navarro (grenat et or) école taurine de Béziers : Oreille après avis et oreille après avis.
Trois erales de La Paluna, sortis en premières positions, de petite maille, meilleurs les 2° et surtout le 3° "Ares" N° 16 honoré d’une vuelta posthume et trois de Roland et Rafi Durand , sérieux et exigeants, meilleur son 1er, compliqué son 2°.
Esteban Navarro (école taurine de Béziers) effectuait ses débuts en novillada sans picadors.
Echange de quite à tous les becerros. Pst : M. Etienne, belle demie entrée, massée à l’abri d’un vent très violent qui compliqua fortement la tache des trois becerristas. Concert de pompes a vélo et d’une chèvre hurlante et ses dix apôtres qui n’aiment apparemment pas la corrida…
Gimeaux : Deux oreilles pour Javier Anton…
Et une pour Jorge Oliva, le torero navarrais sortant à hombros et sous la pluie qui s’est mise à tomber au dernier novillo.
Déjà trois fois reportée, cette fiesta campera de printemps à finalement pu avoir lieu en hommage à Jean-Yves Planell, décédé brutalement aux portes de la présidence du club taurin Lou Fourmigo. Le temps, les élections avaient retenu pas mal de monde chez eux…
Le 1er Sol restera par deux fois dans le peto mais sans vraiment s’y employer. Jairo Miguel posera deux paires de banderilles en s’engageant devant un novillo qui avait déjà choisit sa querencia. Il se laissera quelque peu faire à droite et bien moins à gauche, le cacereño lui arrachant de valeureux muletazos en tablas avant de sécher avec l’épée. Le second, juste de forces, ne s’investira pas beaucoup sous la lance de Sofiane sur l’unique rencontre, et encore moins dans la muleta de Javier Anton qui peu à peu réduira les terrains pour lier quelques séries de jolie facture avant une lame efficace… Le dernier s’emploiera mieux que ses congénères sur une monopique. De bonne composition sur les trois séries initiales mais le manque d’expérience de Jorge Oliva, encore en sans picadors, lui ouvrit des brèches que le segoviano ne put rattraper d’autant que la gauche n’était pas du même tonneau. Il conclut par deux épées, très très basses la seconde
Trois novillos de la ganaderia Sol, propriété d’Olivier Riboulet, de jeux variés et dont on attendait mieux, surtout face à la cavalerie, de plus de fond le dernier, correctement présentés pour La Monumental de Gimeaux.
-Jairo Miguel : Silence
-Javier Antón : Deux oreilles
- Jorge Oliva : Oreille
Pst : D. Caparros, entrée familiale sous un temps gris avec pluie au dernier. Hommage à Jean-Yves Planell avant le paseillo, en piste en présence de ses filles et petites filles, J. Oliva leur brindant son novillo. Tercio de piques à charge de Sofiane (1° et 2°) et J.L. Aillet. Aux palos, Jairo Miguel banderilla son Sol, le 2° ne le fut pas et Lisares posera une excellente paire au dernier.
Fourques : Bombita coupe l’unique oreille du jour
On retiendra de cette novillada les belles dispositions de Javier Torres "Bombita" qui coupera une oreille à un excellent becerro de Pages-Mailhan, le courage avec un manque de décision de Mathias Sauvaire "Matias" qui lui fit commettre trop d’erreurs d’appréciation.
-Bombita ouvrit la séance face à un joli jabonero sucio de La Suerte, juste de forces, se défendant à droite mais de meilleure composition sur l’autre rive sur laquelle il lia de bonnes séries avant de pêcher avec les armes. Doté d’une excellente corne droite, le noble et encasté Pages-Mailhan, permit au sévillan d’exprimer son toreo alluré sur plusieurs enchaînements, l’autre bord s’avérant moins évident sauf sur deux naturelles épurées à l’entame de série. Entière tombée au 2° essai.
Matias ira attendre son Colombeau a porta gayola, un eral qui choisit d’entrée le pourtour affichant, après un quite par tafalleras de l’andalou avec réponse par saltilleras de marseillais, de la caste et de la noblesse sur son excellente corne gauche après avoir bousculé le novillero à la faute aux banderilles. Passé le bon début de faena à bâbord, le jeune français ne trouvera pas l’entente à droite et se fera bousculer de nouveau sans mal, devant abréger d’un pinchazo bas. Il reçu le Barcelo d’une larga de rodilla mais, de bon fond, le novillo fit une vuelta de campana qui l’handicapa de la main droite. Faena d’infirmier à mi-hauteur pour toute solution avant de se faire accrocher sans mal et de conclure d’une belle estocade certes longue d’effet…
Novillada sans picadors organisée par les Peña Cayetano Rivera Ordoñez, le Cercle Taurin Campuzano et la Peña Javier Cortés dans le cadre de la 3eme édition de leur journée taurine.
Quatre erales, dans l’ordre de sortie des ganaderias françaises de La Suerte (Joe Gabourdes), de Cyril Colombeau, Pagès Mailhan et Michel Barcelo tous bien présentés, meilleurs le Colombeau et surtout le Pages-Mailhan ovationné à l’arrastre, celui de La Suerte manqua de forces et le Barcelo, de bonne composition s’handicapa lors d’une vuelta de campana.
-Javier Torres "Bombita" de la Escuela Taurina de Ubrique (bleu EDF et or) : Silence et oreille
-Mathias Sauvaire "Matias" de l’Ecole Taurine José Cubero "Yiyo" de Madrid (bleu France et or) : Salut et vuelta après avis.
Pst : l’abbé J. Tessier, plein apparent, soleil voilé, hommage rendu en piste pour les 25 ans de la ganaderia Pages-Mailhan. Remise des prix dans la foulée : Meilleur novillero "Bombita", meilleur novillo "Iluminado" de Pages-Mailhan, meilleure estocade "Matias". L’Union des Clubs Taurins de France remis une muleta au novillero andalou en tant que triomphateur.
Julio Martín triomphe à Arzacq
Julio Martin, l’apodo de Jules Dujols a été le triomphateur de l’ouverture de la temporada française toreant avec quietude ses deux faenas à la fois techniques et élégantes. Dommage qu’il ait failli avec l’épée au sixième. Armando Rojo fut en retrait par rapport à ses compagnons de cartel avec le lot le moins propice. Il fit durer ses prestations qu’il gacha avec les aciers. Daniel Garcia a laissé entrevoir des qualités avec son toreo classique qui eut du mal a connecter avec les tendidos.
Inégaux de présentation, les erales de Sepuvelda de Yeltès l’ont également été par leur comportement, les deux premiers faibles, les troisième et sixième les meilleurs de l’envoi.
-Armando Rojo (coquille d’oeuf et vieil or), Ecole Taurine de Sevilla : silence après avis et salut après deux avis
-Daniel García (lilas et or), Ecole Taurine José Cubero Yiyo de Madrid : silence après avis et salut après avis
-Julio Martín (blanc et or gris), Ecole taurine Adour Aficion : deux oreilles et salut après avis
Triomphateur de la tarde, Julio Martin a reçu le Jambon de Bayonne de Cristal et le prix des organisateurs du Sud-ouest. Pst : Henri Tilhet. 3/4 d’arènes couvertes
Temporada 2026
Saint Sever : le festival en honneur à l’école taurine Adour Aficion a fait recette
Il y a 20 ans, en 2005, deux jeunes landais souhaitent être toreros. N’ayant personne pour les accompagner dans leurs chemins, Mathieu Guillon et Thomas Dufau frappent à la porte du maestro Richard Milian à Cauna qui hébergeait chez lui un petit portugais Antonio Joao Ferreira. N’ayant aucune assurance, Richard Milian décide de créer une école taurine formelle dans le Sud-Ouest. L’école Adour Aficion est née et l’aventure est lancée. En 2008 le jeune portugais fut le premier à prendre l’alternative à Mont de Marsan, puis s’ensuit, Thomas Dufau en 2011, Mathieu Guillon en 2012. Dorian Canton initialement prévu à Bayonne prit le sien à Villeneuve de Marsan en 2019 et Yon Lamothe en 2023 au Plumaçon. Les cinq matadors ont répondu présents pour l’anniversaire de l’école taurine. A noter la présence de Tristan Barroso qui a lui aussi débuté à Cauna avant de partir en Espagne. Les aficionados ont également répondu présents malgré le report de ce festival initialement prévu en octobre. Les novillos de Camino de Santiago très hétérogènes en présentation, n’ont pas permis de grande faena avec un manque de caractère et de bravoure. Seul le troisième noble et intéressant permit à Mathieu Guillon de se distinguer. L’ultime eral de Bonijol fut encasté et mit à l’épreuve le jeune espagnol de San Sebastian.
Antonio Joao Ferreira (vuelta), Thomas Dufau (oreille), Mathieu Guillon (oreille), Dorian Canton (oreille), Yon Lamothe (ovation) et Moreno Leal (oreille)
Environ 900 personnes. Soleil puis le froid arriva vite avec la nuit. Trois heures de course. Présidence : Olivier Baratchart. A l’issue du paseo, une minute d’applaudissements à la mémoire de Rafael de Paula fut respectée puis les critiques taurins de Sud-Ouest ont remis le prix coup de cœur à Richard Milian, et un joli bouquet de fleurs à sa femme.
Antonio Joao Ferreira reçut avec élégance un opposant qui fuit rapidement vers les planches. Malgré l’application du portugais, la faena resta irrégulière face à un toro court de charge et sans grande qualité. Thomas Dufau accueillit son petit exemplaire avec douceur. Il partagea les banderilles avec Mathieu Guillon et son protégé Clovis Germain. Tristan Barroso déclina l’invitation avec le sourire. Faena en douceur et servit à mi-hauteur à cause du manque de force de l’animal. Il céda sa place pour porter l’estocade au jeune Moreno Leal. Mathieu Guillon se montra très volontaire et alla réceptionner son opposant à porta gayola puis lia une série de chicuelinas au centre de l’arène. Mise en suerte par d’autres chicuelinas marchées, puis une série de véroniques. Il se fait plaisir cape en main. Il partagea le second tiers avec Clovis. Face au meilleur novillo, il débuta à genoux puis lia avec de la distance une belle série droitière avec profondeur et transmission. Il se précipita ensuite pour des séries plus approximatives. Dorian Canton affronta un animal plus costaud et imposant mais sans race. Le béarnais s’appliqua mais la faena resta sans transmission. Yon Lamothe montra de la variété cape en main. Par la suite, il n’eut guère d’option de se distinguer avec un novillo qui se dégonfla et resta arrêté. Il pêcha avec les armes. Moreno Leal le jeune apprenti de l’école taurine accueillit l’animal de Bonijol à porta gayola. Malgré son envie, il fut mis en difficulté par l’exigence et la caste de l’animal, qui l’accrocha plusieurs fois. Il se releva avec courage et logea une belle épée en conclusion.
Vuelta a los toros pour Toreria
Fourques : Esau Fernandez triomphe d’un excellent festival taurin
Le torero de Camas coupant les trophées maximums à un 1er novillo de vuelta, deux oreilles pour Jonathan Veyrunes très à gusto pour son retour éphémère et pour Joaquin Cadenas à un second novillo de vuelta, invitant Alain Tardieu le ganadero et son mayoral à partager son tour de piste. Oreille pour Carlos Olsina, El Rafi et surtout Javier Herrero touchant des novillos plus compliqués. Un succès du en grande partie au lot d’Alain et Frédérique Tardieu, dont deux, les 3eme et 6eme, furent honorés d’une vuelta posthume, le 1er ovationné à l’arrastre.
Malgré les aléas dus à l’épidémie de la dermatose nodulaire, le désormais traditionnel festival taurin de Fourques a pu se dérouler dans des conditions normales malgré son report dans des arènes décorées façon goyesque par les artistes Swan Soto, Jonathan Veyrunes et Revilla et devant des gradins entièrement plein sous un magnifique soleil automnal…
Jonathan Veyrunes se rappellera aux bons souvenirs de tous, s’entendant parfaitement avec un excellent novillo, d’abord à main droite avant de signer des naturelles aux essences andalouses et une conclusion à la hauteur de son actuaccion. Le second Tardieu dut rappeler ses adversaires habituels de la Vallé del Tietar à Javier Herrero qui y toréait le plus souvent. Court à droite et plus encore à gauche, il permit néanmoins au torero de Cuenca de se justifier un peu sur la fin. Rencontre parfaite entre “Vinero” et Esau Fernandez. Le torero de Camas sut le toréer parfaitement après un tercio de piques poussé dont il sortit un peu amoindri lui servant une faena calibrée à ses qualités, faena ample, variée, main droite, main gauche, debout, à genoux et que l’andalou mena à mas avant une conclusion efficace. Après deux simulacres de piques, l’encasté et exigeant 4eme, s’avéra court dans ses charges, ne permettant pas à El Rafi de composer son toreo sémillant, le nîmois s’égarant par la suite avec l’épée. L’adversaire de Carlos Olsina poussera par deux fois avant de se livrer de bonne manière dans la muleta du biterrois qui composera d’excellents enchaînements mais le passage à gauche déréglera quelque peu leur entente. Le protégé de Swan Soto se fera bousculer sans conséquences en fin de parcours où il avait reprit la donne avant de conclure efficacement. Le sixième ira trois au cheval par de belles arrancadas en partant de loin avant un tercio de banderilles complet. Débutant irrégulièrement, Joaquin Cadenas prit peu à peu de l’assurance face à l’excellent “Dudos” trouvant le bon sitio pour esquisser d’amples naturelles des deux mains, faisant croître l’intérêt de sa faena qu’il rematera de luquesinas avant une épée portée en s’engageant…
Six novillos de la ganaderia Alain et Frédérique Tardieu, très bien présentés pour un festival taurin, meilleurs les 1er, 3eme “Vinero” N° 67 et 6eme “Dudos” N° 53 tous deux honorés d’un tour de piste posthume
-Jonathan Veyrunes : deux oreilles -Javier Herrero : salut -Esau Fernandez : deux oreilles et queue -Raphael Raucoule "El Rafi" : silence -Charles Pasquier "Carlos Olsina" : oreille -Joaquin Cadenas : deux oreilles
Pst Laurent Burgoa. Animation musicale par Vanessa Gipsy et PatchaÏ Reyes. Avant le paseillo, les six toreros ont fait un tour de piste en portant un paso de Saint Jean-Baptiste, les quatre actuants français ont fait le paseillo avec des capote de brega superbement décorées. A l’issue de celui-ci, Jonathan Veyrunes fut appelé a saluer. Soleil à l’entame et un temps plus frisquet sur la fin et en semi-nocturne.
Bouillargues : Matias sort par la grande porte…
Le novillero arlésien est sorti à hombros après avoir coupé deux fois une oreille et a reçu le trophée du meilleur novillero remis par la Pena Taurina La Embestida à l’issue de leur 13eme novillada sans picadors tandis que Rafi Durand se voyer octroyer celui du meilleur novillo, un prix que méritait autant si non plus celui de Blohorn.
Le novillero de Los Barrios reçu superbement son 1er, un F. André noble mais jamais naif, de meilleur son à gauche au début, se donnant ensuite mieux sur l’autre rive avant de finir plus compliqué, Francisco Fernandez s’en défaisant d’une lame basse au 2eme essai. Il herita après d’un Tardieu mobile et puissant dont il eut du mal a canaliser son fond de violence, se faisant accrocher en cours de cycle. Le final fut mieux composé mais pas les épées.
Un peu dommage que "Cocodi" de Blohorn se soit blessé la patte arrière droite en entrant en piste car même sur trois pattes, il s’est avéré excellent, offrant une noblesse de très bonne composition sur son coté gauche, l’autre bord, gêné au début par ses appuis incertains, avant que sa caste ne les lui fasse oublier. Isaac Galvin profitant des belles embestidas par bâbord dessina les meilleures séquences de l’après-midi avant de perdre un peu la donne avec le final droitier et une épée desprendida. Le torero de Chiclana de La Frontera montrera un certain recours, après un quite par tapatias de Matias, devant un Colombeau exigeant mais qui répondit bien à droite sur de bons enchaînements quand les choses étaient bien menées, l’autre rive s’avérant plus compliquée. Le final ira à menos et les épées bien malhabiles tout comme son puntillero.
Matias ira attendre le Durand à porta gayola, enchaînant par de bons capotazo et un quite par saltilleras. Après un coup de barrière sur Merenciano aux banderilles, "Poveda" s’engouffrera dans la muleta du protégé de Denis Loré avec du moteur et de la noblesse, ce dont profitera le tres volontaire novillero pour lier quelques excellentes séries sur les deux cornes, le novillo lui cherchera les tablas en fin de cycle. La demie lame portée avec engagement, taleguilla déchirée, s’avéra suffisante. Petition majoritaire et oreille. Bousculé lors d’une larga de rodilla à réception, Matias ne lâcha pas l’affaire devant un Tardieu enracé et exigeant dont il tira, un après l’autre, des muletazos méritoires avant que le novillo ne raccourcisse ses charges. De nouveau une demie lame suffisante, tout comme la pétition pour qu’il sorte à hombros.
-Francisco Fernandez (nazareño y azabache) de la Escuela Taurina Municipal de Algeciras : Silence et silence.
-Isaac Galvin (sorbet à la menthe et flocons d’or gris) de l’Ecole Taurine San Fernando) : Salut après avis et silence
-Mathias Sauvaire "Matias" (bleu France et or gris) d’El Toreo de Nîmes : Oreille et oreille
Ont été combattus dans l’ordre un eral des Héritiers de François André, un de Blohorn ovationné à l’arrastre, un de Roland et Rafi Durand applaudit lui à l’arrastre, un d’Alain et Frédérique Tardieu un de Cyril Colombeau et un second d’A. Tardieu, hors concours remplaçant celui de Malaga victime d’accident lors de l’embarquement. Tous tres bien présentés et donnant dans l’ensemble des jeux divers.
Pste : Ch. Banyuls, plein apparent sous un soleil estival. A l’issue du paseo, une minute de silence a été observée à la mémoire des professionnels et des aficionados qui nous ont quittés cette année puis Patrick Alarcon, longtemps mayoral de Blohorn a reçu en piste un hommage avec un souvenir de la part des organisateurs, sous une ovation de gala.
Seissan : Grande porte pour Julio Norte
Julio Norte a ouvert la Porte Grande des arènes de Seissan après avoir coupé les deux oreilles à l’interressant troisième novillo de l’après-midi. Oreille également pour Juan Molas, coupé une au meilleur novillo de la course, l’encasté quatrième qu’il occit à recibir. Le sorteo de Javier Zulueta et les autres Camino de Santiago des lots de Julio Norte et de Juan Molas n’ont pas offert beaucoup d’options. Des novillos autant variés de présentations que de comportement, meilleurs les 3eme et 4eme
Six novillos du fer de Camino de Santiago de Jean-Louis Darré dont un sobrero (5ème bis).
-Juan Molas (rouge et or) : Salut et oreille
-Javier Zulueta (lilas et or) : silence après deux avis et silence
-Julio Norte (vert algue et or) : Deux oreilles et vuelta
Photo : Charline Fabères.
Boujan : En bleu, blanc, rouge (ou presque)
Auréolé de son triomphe biterrois, Christian Parejo, le plus français des Chiclaneros, se présentait à Boujan sur Libron en ce samedi ensoleillé et légèrement venteux pour une encerrona contre quatre. Cuadrilla exclusivement française, ruedo décoré d’une cocarde tricolore, et élevages français constituaient l’hommage du torero à sa patrie d’adoption. Malheureusement un incident au campo privait l’assistance du 2ème exemplaire de Marge qui était remplacé par un Garcigrande (Sobrero de la course de Béziers) qui, après un mois dans les corrales des arènes du Plateau de Valras, s’épargne un retour au pays fastidieux …
Un rare « No hay billetes » pour ces arènes, démontrait l’intérêt de l’aficion pour le jeune torero. Tout ne fut pas parfait, loin s’en faut, mais les satisfactions sont nombreuses.
L’implication et le sérieux du jeune torero appliqué devant des adversaires ne lui ayant pas facilité la tâche, son courage et son engagement à l’épée et son entrega constante, sont porteurs d’espoir pour le futur. Certes, l’émotion ne fut pas souvent présente durant son actuacion, certainement dû à des distances approximatives, mais il est certain que les qualités démontrées depuis plusieurs mois et l’expérience venant, lui permettront, nous l’espérons, de trouver sa voie. Suerte
A noter la qualité et l’engagement de la cuadrilla durant toute la course.
Le 1er toro, de Virgen Maria, bas mais de belle présentation, applaudi à sa sortie, se révèlera après un 1er tiers incertain. Sa charge noble permettait à Parejo quelques derechazos engagés conclus par une passe de pecho temple du meilleur goût. Mais c’est main gauche que le maestro s’exprimera le mieux par les plus belles naturelles de l’après-midi. Après un final par statuaires élégantes, il conclue d’une demi, une entière et descabello. Le palco lui accorde une 1ere oreille peu demandée mais validant une faena sérieuse.
Plus lourd avec une armure large et imposante mais sujette à discussion , le Jalabert, fut bien accueilli au capote par véroniques et chicuelinas, le toro après une pique sans intérêt et un quite plaisant s’en ira aux planches. Le maestro, combatif, en tirera quelques muletazos méritoires par le haut, grapillant quelques derechazos volontaires.
Une épée sincère qui roule le bicho lui permettra d’obtenir une oreille.
Le petit cinqueno de Margé, pas très beau mais aux armures en pointes impressionnantes ne permettra pas grand-chose. Cambiada au centre et statuaires irréprochables, une série à droite et terminé. Le toro s’arrête. Quelques passes arrachées et une épée contraire efficace lui permettent d’obtenir une troisieme oreille généreuse.
Le Garcigrande, a semblé étourdi de se retrouver devant tant d’espace après un mois au corrales. Sa noblesse fade et son manque de force n’ont pas empêché Parejo de s’employer pour en extraire statuaires et derechazos d’une belle lenteur avant de se faire prendre sans gravité sur une erreur de placement. Quelques séries engagées sur les deux bords et là encore une épée d’effet immédiat portant sur le public qui obtient du palco deux oreilles
Toros de Virgen Maria, Jalabert, Margé et Garcigrande pour :
-Christian Parejo (costume goyesque gris et blanc) Oreille, oreille, oreille et deux oreilles
et sortie en triomphe des arènes boujanaises après une après-midi sérieuse et pleines de promesses.
El Burgalés
Maubourguet : Une oreille pour chacun
Une première sortie pour la ganaderia de La Rosa avec trois erales intéressants, dont le dernier honoré d’une vuelta posthume. Emilio Garcia-Torrès, remplaçant de Fernando Vanegas blessé, a été le plus en vue, Arias Samper a touché le sorteo du jour et s’en est bien sorti malgré qu’il soit encore vert.
Le sobresaliente Joaquin Mansur a posé une paire de banderilles en plus d’un quite.
Novillada des fêtes de Maubourguet, avec quatre erales de La Rosa
-Emilio Garcia-Torres (rouge et or) : Oreille et vuelta après avis
-Arias Samper (bleu ciel et or) : Vuelta après avis et oreille
Sobresaliente: Joaquin Mansur
Le mayoral a été invité à saluer à l’issue de la course
Rion des Landes : Une oreille pour chacun
Après la novillada du matin, celle de l’après-midi fut plutôt en demi teinte:
Les erales de Valdefresno furent mansos, nobles la plupart, manso total le dernier.
Le sobrero de Alma Serena, sorti en tant que 4eme bis, fut exigeant avant de s’éteindre après une vuelta de campana.
Alejandro Rubio maîtrise bien cape et muleta, se montrant néanmoins sans solution face au peu évident sobrero après avoir seduit avec ses naturelles face au 1er.
Hugo Tarbelli possède un style dynamique et enjoué flanelle en main. Il a montré sa volonté et son envie de triomphe, surtout lors de sa premiere actuaccion.
Clovis Germain afficha une très belle maîtrise au dernier tiers se montrant efficace avec l’épée face à son 1er. Sa seconde prestation se fera dans la querencia du toril et l’épée defaillante.
-Alejandro Rubio (lavande et or) : Ecole Taurine El Yiyo de Madrid : Oreille et silence
-Hugo Tarbelli (vert et or) : Ecole Taurine de Navas del Rey : Oreille et salut
-Clovis Germain (blanc et azabache) : Ecole Taurine de Béziers : Oreille et silence
Un hommage à Pierrot Hauquin, arenero de Rion, décédé cette année a été rendu.
Rion des Landes : Le plus pour Ekaitz Moreno Leal
En matinée, le lot d’Alma Serena, exigeants, a affiché une fortement tendance pour la querencia aux planches.
Le navarrais Ekaitz Moreno Leal est contraint de toréer près des planches réalisant une faena parsemée de détails avant une demie efficace pour finir.
Lisares de l’Ecole Taurine du Pays d’Arles, attendra son adversaire à porta gayola repondant au quite de Jules Dujol par des lopecinas spectaculaires et deux demies avant que son eral ne cherche les tablas. La fin de faena et la mise à mort seront plus problématiques
Le local de l’étape, Jules Dujols fut contraint de toréer son adversaire en querencia, concluant d’une entiere.
-Moreno Leal (violette et or) : Oreille
-Lisares (vert emeraude et or) : Silence
-Jules Dujols (blanc et or gris) : Oreille
2eme de Feria : Solal et Samuel Navalon ouvrent la grande porte des arènes de St Gilles
Le nîmois et le valencian coupant deux oreilles sur leur premier toro après que le sorteo se soit montré très équitable, chacun atyant un toro pour triompher et un sans options, Carlos Olsina défaillant avec les épées aurait put rejoindre ses compañeros s’il n’avait faillit à la mort au 4eme.
Après deux jolies séries, le toro d’ouverture baissera tres fortement d’intensité jusqu’à s’éteindre complètement malgré les efforts de Carlos Olsina qui séchera une première fois avec les armes. Son second, aux charges vibrantes offrira au biterrois de superbes séries droite ou gauche, le protégé de Swan Soto faisant croître l’intérêt de sa faena bien qu’il fut un peu tendu. Hélas à nouveau, au moment de conclure il sera fatal aux épées…
La meilleure faena du jour est à mettre au crédit de Solal face à l’excellent "Tordecillo" avec en prime un superbe tercio de banderilles après un quite afarollada. Le toro de Luis Algarra et le temple du torero nîmois se lieront pour une faena toute en douceur et lenteur, l’ensemble allant à mas avant une superbe épée qui libéreront la double récompense. Son second affichera d’entrée un certain manque de forces et de race qui nuira au second tiers avant de plomber le dernier malgré la douce insistance de Solal qui abrégera d’une entière au second essai
Samuel Navalon recevra son 1er d’une double larga de rodillas avant un quite par chicuelinas. La faena de muleta prendra corps peu à peu, l’excellent toro se livrant de plus en plus, parfaitement conduit par le valencian jusqu’à un final plus enlevé et des bernardinas serrées qui précédèrent une entière sin puntilla. Face au dernier sans grand fond, mais qui mit la cuadrilla en difficulté aux banderilles, Navalon construira un long trasteo appliqué et ajusté qui n’eu aucun echo sur les tendidos, le toro rechignant dans le leurre sauf sur les derniers muletazos avant une belle épée nécessitant l’usage du descabello
Pour cette corrida de la 29eme Feria de la pêche et de l'abricot, ont été combattus six toros joliment présentés de la ganaderia Luis Algarra Polera, de retour aux arènes Emile Bilhau après l'excellente corrida lidiee ici même en 2018...un lot de toros donnant pour sa moitié, un excellent jeu, meilleurs les 2eme, 3eme 4eme applaudis a l'arrastre, le 1er se figeant aux premiers muletazos, le 5eme trop juste de forces et de fond, le dernier manquant de race. Face à la cavalerie, les 1er, 4° et 6° furent plus consistants
- Charles Pasquier "Carlos Olsina" (grenat et or) : Silence après avis et silence après deux avis
- Solal Calmet "Solal" (blanc et or) : Deux oreilles et salut.
- Samuel Navalon (bleu France et or) : Deux oreilles et salut après avis
Pst : L. Burgoa. Temps estival pour cette corrida de clôture qui avait attiré sur les tendidos un trois quarts d'entrée.
St Gilles : 1ere de Feria : Julio Norte remporte la Chaquetilla d’Or…
Mais la meilleure partition est a mettre au crédit d’Aaron Palacio qui composa une superbe faena face à "Comunerito" N° 109 de la ganaderia de Raphael Chaubet, un grand novillo honoré d’une vuelta posthume et fort justement récompensé du prix du meilleur novillo, une superbe faena, la meilleure de l’après-midi, hélas mal rematée avec les armes. Julio Norte avec sa tauromachie spectaculaire son esprit novilleril, coupera deux fois une oreille, de plus d’intérêt celle du François André quant à Victor, il connaîtra un jour sans, ne parvenant pas a trouver son toreo face a deux novillos de caractères différents.
Une novillada qui s’avérera intéressante de part les novillos combattus, plus sérieux et de meilleures compositions les trois derniers, sans oublier la caste santacolomeña du François André que le lauréat du jour parviendra a mettre en valeur.
Aaron Palacio héritera en ouverture d’un novillo de La Suerte qui poussa à la seconde pique mais qui fut irrégulier et court de charge dans la muleta. Il parviendra a en tirer quelques séries plus que méritoires avant de conclure d’une entière en place. Le sorteo lui réservera ensuite un novillo de vuelta qu’il reçu d’une larga de rodilla avant deux piques ou le Chaubet s’investira, la seconde en y retournant de sa propre initiative. Superbe entame de faena à genoux avant d’enchaîner magnifiquement des séries sur le deux rives, le novillo embestissant avec mobilité, classe et noblesse. Un ensemble allant à mas jusqu’à l’épée ou s’envollerent les deux oreilles promises.
Julio Norte aura à canaliser les charges vives et encastées du François André tres dans le type de la maison. Le novillo le mettra à l’épreuve en début de faena, l’obligeant à se croiser et progressivement se recentrer pour au final faire ressortir l’excellent fond du petit gris en liant les passes, le tout allant à mas. Manoletinas et entière au second essai pour conclure. Avec sa tauromachie spectaculaire son esprit novilleril le salmantino sait connecter avec le public mais ça ne fait pas tout. Il reçu le Malaga de trois largas arrodilladas, ne faisant piquer son novillo qu’une fois lors d’une rencontre avec implication mais s’il réussit a composer quelques bonnes séquences à un excellent novillo, il restera plutôt superficiel et bien en dessous du potentiel de celui-ci. Epée caidita efficace au second intento et oreille pour la sortie a hombros.
Le Tardieu donna deux avertissements de sa corne droite à Victor qui trouva un meilleur répondant sur l’autre piton mais lors du retour à tribord le novillo le prit sévèrement, lui infligeant un puntazo dans la cuisse. Le saintois reprit la muleta pour un final exposé mais sans arriver à totalement s’imposer face un novillo exigeant, cafouillant avec les aciers. Le Blohorn bien roulé mais aux cornes peu nettes, ira au cheval pour deux piques poussées. La faena brindé à Samuel Navalon demarra sur de bonnes bases mais bien vite la race exigeante du novillo s’imposa, Victor cherchant sans les trouver, le rythme et la distance, le Blohorn finissant par renoncer avant une conclusion par une belle lame et un usage incertain du descabello.
Novillada de la Chaquetilla d’Or avec six novillos de six ganaderias françaises, dans l’ordre de sortie : La Suerte, Héritiers de François André, Tardieu frères, Raphaël Chaubet, Malaga et Blohorn.
-Aaron Palacio (purissima et or) : Oreille et salut après avis avec vuelta au novillo
-Julio Norte (vert rainette et or) : Oreille avec applaudissements au novillo et oreille avec ovation au novillo
-Victor Clauzel "Victor" (bleu France et or) : Silence après avis et silence après avis.
Pst : M. Vultaggio. 2/3 d’arenes sous un soleil estival. Salut des banderilleros Tomas Ubeda et Hugo Steivenard au 3°. Victor passera par l’infirmerie pour un puntazo reçu pendant sa 1ere faena. A l’issue de la course, furent remis en piste les prix. Julio Norte reçu la Chaquetilla d’Or et Raphael Chaubet le prix au meilleur novillo.
Clovis vainqueur de bolsin Nîmes Métropole
En coupant trois oreilles, le jeune nîmois s’est offert sans surprise une sortie à hombros et le trophée mis en jeu. Cristian Restrepo a laissé avec l’épée de potentielles récompenses tandis qu’Hugo Tarbelli coupera l’oreille du dernier. Ils eurent à combattre des adversaires plutôt epicés, trois erales des Héritiers de François André (1er, 2° et 3°) et trois de Bernard Taurelle, se faisant souvent bousculer par leur engagement, H. Tarbelli et Clovis partageant les palos au 4eme et au dernier, le meilleur eral de la course.
-Clovis Germain (purissima y azabache), Ecole Taurine de Béziers : Oreille et deux oreilles.
-Cristian Restrepo (bleu marine et or), Ecole Taurine de Navas del Rey : salut et salut
-Hugo Tarbelli (bleu outremer et or), Ecole Taurine de Navas del Rey : Salut et oreille
Le vote du public étant bien en phase avec le ressenti de cette finale.
Roquefort : Alvaro Serrano triomphe des Escolar Gil
Tous très bien présentés dans le type de l’encaste, les petits cardeños de José Escolar Gil avec leur comportement exigeant ont mis à l’épreuve la terna…Roquefort fut fidèle comme d’habitude à sa réputation d’intégrité.
Le 5° dû être changé pour déficience motrice pour un sobrero de Los Maños “Cocinero“ N°82 sera honoré de la vuelta al ruedo, pour ses piques et sa charge piquante.
Trois ans de piquée, pour « Jésus de la Calzada », deux ans pour « Cid de Maria, » des novilleros aguerris à ces difficultés et ayant de l’expérience ! S’ils ont fait preuve de bonne volonté, ont essayé mais n’ont pu ou su pallier aux problèmes de leurs opposants, pas toujours bien centrés, ils n’ont guère pu peser sur les novillos certes compliqués auxquels ils étaient confrontés. C’est au final un novillero inconnu ici, qui faisait pour l’occasion sa présentation en France, Alvaro Serrano, le récent vainqueur du Circuit des novilladas de la Communauté de Madrid. Impliqué dans la lidia, notamment lors du tercio de piques, mettant correctement ses novillos en suerte, notamment avec le n°82 . Sérieux dans la faena ensuite, sur les deux cornes, bien centré il canalisera sur de bonnes séries sur les deux cornes la charge vibrante de Cocinero ! Ce qui lui permettra de couper 2 oreilles et de sortir a hombros de la Monumental des pins. Son second opposant plus compliqué ne lui permit pas de récidiver malgré sa bonne volonté, son entrega à la muleta et à nouveau son souci de montrer le novillo au cheval à plusieurs reprises.
Demie arène sous une chaleur accablante. Président : Pascal Darquierl. Cinq novillos d’Escolar Gil plus un sobrero (5e bis) de Los Maños
-Jesus de la Calzada (rose et or) : Salut et silence
-Cid de Maria (rouge et or) : Silence et silence
-Alvaro Serrano (lie de vin et or) : Oreilles et silence
Présence d’El Fundi représentant de l’élevage, accompagné de son fils qui fit une vuelta avec Alvaro Serrano suite à la vuelta du 3eme, N°82. Cid de Maria a brindé le 5ième (sobrero de Los Maños), à Fundi (!) Paséo retardé à 18h30 en raison de la canicule que règne sur le massif Landais.
En matinée les erales de l’Astarac (2° et 3°) ont demandé les papiers aux deux novilleros.
Ceux de Alma Serena, avaient du caractère et du piquant, mais aussi une noblesse plus présente et mieux exploitée. Du côté des novilleros, Israël Guirao a bien dominé ses opposants lors de ses faenas tres bien ajustées. Fernando Vanegas a subi un gros accrochage contre les planches qui le fit passer par l’infirmerie. Malgré cela il ne renonce pas et fut present aux 3 tiers et un style dynamique et vibrant.
-Israël Guirao (lait ecremé et or) oreille et oreille
-Fernando Vanegas (bleu et azabache) oreille et oreille après avis
Le prix de l’ACOSO est partagé entre les deux Novillero
Millas : Important triomphe pour Clément Hargous
Qui coupe trois oreilles et sort à hombros aux cotés de Pedro Luis.
Novillada concours, novillos de Hubert Yonnet, Luc et Marc Jalabert, Cuillé, San Sebastián, Raphaël Chaubet et La Golosina.
-Emilio Osornio (blanc et or) : Silence et silence
-Pedro Luis (Rouge et or) : Oreille et oreille,
-Clément Hargous (bleu et or) : Oreille et deux oreilles.
Le prix au meilleur novillo est allé à celui de la ganaderia Chaubet “Nocturno“ N°9 et celui au meilleur piquero à Adrián Majada qui a piqué le San Sebastian. Les prix ont été remis en piste par Bernard Lopez, Président du Comité d’Animations Culturelles de Millas à l’issue de cette novillada concours d’élevages français qui marquait les 40 ans de la Féria catalane.
Présidence : Michel Florenzac
En premier est sorti le Yonnet, sous les applaudissements. Très bien présenté, burraco, astifino, Osornio le capte bien par une longue série au capote. Après cette bonne entame, « Gabian » va aller 3 fois au cheval, première pique applaudie, puis retourne seul au cheval, le piquero le laisse pousser puis mis en suerte au centre pour une arrancada franche.
Le mexicain va mener une faena des deux mains en musique, avec de bonnes séries templées. Après quelques passes de déplacement, la lidia reprend et se termine par un quite afarolado. Après un pinchazo, une vilaine épée tombée, certes d’effet rapide, a coûté l’oreille probable. Silence. Applaudissements à l’arrastre.
Le second d’Osornio est le San Sebastian, le plus petit du lot, légèrement cornabierto, il tape les burladeros, casse un planche de l’enceinte avant d’être brièvement capté par le mexicain, il prend deux piques sans histoire. Le chef de lidia fait une bonne entame, pieds cloués au sol. Comme à son premier il propose une faena templée, des deux mains et sur les deux cornes. Conclusion par une entière. Le toro tombe rapidement, hélas le puntillero le relèvera. Dès lors Emiliano va traîner et attendre la chute du novillo, hésitant plusieurs fois à descabeller, voyant s’envoler l’oreille qui lui semblait acquise. Silence. Applaudissements à l’arrastre.
Le second de la tarde, par ancienneté d’élevage, est le novillo des Frères Jalabert, applaudi à son entrée en piste. Quelques bons capotazos avant deux piques prises en brave, la deuxième de loin. Tomas Ubeda se fait applaudir aux palos. La faena de Pedro Luis sera un peu compliquée, le novillo déjà toro embiste puissamment mais se retourne vite. Les séries du péruvien sont courtes et quelque peu heurtées, sans domination, avec des desplantes inopportuns et abusifs. Cela plaît au public qui demandera une oreille après une entière efficace. Oreille. Applaudissements à l’arrastre.
Au cinquième, le peruvien regarde le Chaubet entrer en piste comme une bombe. Il est puissant, véloce, bien fait. Dès l’entrée en piste de la monture, le novillo est alerté, il surprend le piquero par la rapidité de sa charge, sans mise en suerte. La deuxième pique sera plus académique, poussée en brave, avant une troisième plus légère. Brindis au public. Le début de faena est plaisant, Pedro endigue les embestidas du novillo et déclenche la musique. Après une série sans l’ayuda, l’intensité baisse un peu, le toro se calme et récupère. La fin de lidia reprendra du rythme dans un combat rapproché et de bon aloi. Une entière tombée, après une demie tombée et un avis. Le public pétitionne pour la vuelta du novillo, le palco donne une oreille complaisante au péruvien !
En troisième sort le Cuillé, magnifique melocoton, qui visite le ruedo et remate aux burladeros. Clément Hargous le reçoit de rodilla affichant sa determination. Le lourd novillo est mis en suerte au centre pour une bonne première rencontre poussée, la seconde de plus près moins violente. L’ancien élève du Centre Français de Tauromachie banderille pour faire ce petit plus que beaucoup de novilleros négligent. Le novillo manque de vivacité et d’agressivité. Vuelta de campana avortée par manque d’élan. Deux petites séries déclenchent la musique qui sera vite arrêtée, faute de charge. Le bordelais s’accroche, raccourcit le terrain et arrache quelques séries applaudies. Plusieurs statuaires finales avec changement de main avant une épée entière un peu droite mais efficace rapidement. Une oreille et vuelta emplie de bonheur.
L’ultime de la tarde de La Golosina estbien charpenté et bien armé, il entre en piste puissamment. Comme à son premier Clément Hargous le reçoit de rodilla. Première pique du centre poussée en brave, deuxième et troisième de plus loin avec applaudissements au piquero. Comme au premier, il place trois paires de banderilles avant que la faena ne débute de façon un peu heurtée devant un novillo plus compliqué avant qu’elle décolle sur les deux cornes face à un novillo aurait pu prétendre au prix. Bonne estocade et deux oreilles fêtées, synonymes d’espoir pour le bordelais. Sortie à hombros sous les projecteurs et bain de foule sous la canicule.
Autre remise de récompense en marge de la novillada, le prix Féria de littérature 2025 a été attribué aux éditions Atelier Baie, pour le livre « 6 cargos noirs Nimeño II ». Œuvre collective hommage à Nimeño II, souvenirs de la corrida de Guardiola du 14 mai 1989 à Nîmes, compilés entre autres par Jacques Durand et l’éditeur Bruno Doan.
JCB pour Toreria.
Parentis : le trio à hombros pour une tarde plus triomphaliste que triomphale
La couverture des arènes Roland Portalier fut appréciable, non pas pour se protéger des intempéries mais pour rendre les températures caniculaires supportables malgré le manque de lumière. Le cartel de la deuxième novillada de la Sen Bertomiu réunissait trois novilleros aguerris et aux portes de l’alternative. A Nîmes en septembre pour Aaron Palacio et à Séville à la San Miguel pour Javier Zulueta. Ils ont montré qu’ils étaient prêts pour l’étape suivante en se montrant supérieur à leurs adversaires. Une tarde où les oreilles sont rapidement tombées malgré des pétitions minoritaires et des épées, certes concluantes, mais approximatives. Après avoir souligné le sérieux de la présidence à Soustons, ce fut le jour et la nuit. Avec un lot d’un trapio sérieux, il fut décevant de ne pas avoir eu deux rencontres obligatoires, afin d’éduquer le public novice.
-Aaron Palacio (bleu ciel et or) : Oreille et oreille
-El Mene (ciel délavé et or) : Oreille et deux oreilles
-Javier Zulueta (cacao et or) : Oreille et oreille
Présidence : Lionel Lohiague. 8/10 d’arène.
Les novillos de José Cruz d’un trapio certes sérieux, rentrèrent en piste avec les armures parfois trop arrangées, le fléau de cette temporada. Ils se sont distingués avec un fond de bravoure sous la monopique, (autre fléau) poussant souvent avant de s’éteindre rapidement par la suite malgré leur noblesse mollassonne que surent profiter les piétons mais le tout manqua de saveur et de transmission. Salut du mayoral, invité par les organisateurs pour le jeu donné.
Aaron Palacio montra une certaine facilité et puissance pour s’imposer face à ses adversaires. Il reçut le premier d’une larga de rodillas et d’une belle série de véroniques allurée. Après un début par le bas avec un poignet autoritaire, il tira, en se croisant, des muletazos de bonnes notes à un adversaire noble mais fade et sans fond. Il conclut au descabello et se vit offrir un petit trophée après pétition très minoritaire. Le quatrième s’employa au cheval, mais s’éteignit rapidement. La faena alla rapidement a menos, obligeant Palacio à réduire les terrains pour masquer le manque de fond de l’animal. Conclusion en deux temps.
El Mene peu convaincant en France cette année, c’est peut-être rassuré avec une prestation meilleure que ses précédentes sorties. Sa première faena fut prudente et excentrée, les muletazos manquèrent d’émotions avec un novillo certes noble mais fade. Face au cinquième, il servit une prestation honorable avec une certaine envie et des muletazos donnés avec une confiance retrouvée. Malheureusement son adversaire baissa de régime et fut court de parcours. Une demie lame sin puntilla libéra la double récompense pour le bonheur du jeune public.
Javier Zulueta a eu le mérite de laisser entrevoir son sens du templé malgré deux adversaires peu propices à sortir en triomphe. Suite à une vuelta de campana, son premier adversaire fut rapidement inapte mais maintenu en piste malgré sa faiblesse. Le sévillan servit une faena adaptée avec précision et douceur. Il distilla quelques naturelles de bons goûts. Face à l’ultime, le plus fort physiquement, il tira le maximum de son adversaire avec peu de charge grâce à sa technique précise.
Vuelta à los toros pour Toreria
Nino Julian sort à hombros à Parentis
Même si le nîmois toucha le meilleur lot avec deux excellents novillos de Los Maños, sa tauromachie volontaire, sincère et enthousiaste lui a permis de couper une oreille à chacun de ses novillos et de sortir en triomphes des arènes Roland-Portalier. Cid de Maria, insista mais ne pu tirer grand chose de l’invalide second. Par contre, il passa un peu à coté du bon cinquième. Pedro Luis a touché deux toros deslucidos, décastés et querencioso dont il ne pu tirer grand-chose.
Parentis, première novillada des Fêtes de Sent Bertomiù 2025.
Novillos de Los Maños inégaux de présentation et de comportement, meilleurs les 1er, 4° et 5°
-Nino Julian (alu et or gris) : Oreille et oreille
-Cid de Maria (blanc et or) : Silence et silence.
-Pedro Luis (violette et or) : Silence après avis et silence après avis
Le mayoral a salué à l’invitation de Nino Julian.
Soustons : Victor Clauzel sort en triomphe face à un novillo de Fernay
La novillada des fêtes des Soustons a démarré avec quelques minutes de retard mais il a manqué du monde dans les tendidos malgré le beau temps et des températures agréables. Les organisateurs ont tenté le pari d’un cartel 100% français et d’un desafio entre deux ganaderias du Sud-Est. En concurrence avec Parentis, cela n’a pas permis de faire déplacer les aficionados. La présentation des novillos fut décevante avec un manque de sérieux en armures. En revanche, il fut appréciable d’avoir une présidence sérieuse malgré le contexte de l’arène et la particularité d’avoir la fête foraine autour des gradins. Elle imposa deux rencontres obligatoires au cheval, fut rigoureuse avec les avis et les récompenses. A noter également l’originalité des clarines avec un trompettiste et un tromboniste.
-Juan Molas (rouge et or) Ovation et vuelta
-Clément Hargous (violette et or) Ovation après 2 avis et ovation après 2 avis
-Victor Clauzel (rouge et azabache) : Deux oreilles et silence
Présidence : François Sourbié. 4/10 d’arène.
Les novillos de Fernay y sus hijas, ont dominé ceux de la famille Fano au niveau comportement. Ils sont sortis en 2ème, 3ème et 4ème position, ont montré de la noblesse malgré un gabarit très (et trop) léger. Les novillos de Fano (1er, 5ème et 6ème) du fer du Vieux Sulauze, plus lourds et peu mobiles, ont déçu. Peu de présence pour l’ensemble au premier tiers malgré les deux rencontres obligatoires.
Juan Molas accueillit par véronique son exemplaire de Fano. Juste de force, le novillo fléchit sous le fer. Molas débuta par le bas puis s’appliqua à tirer le maximum d’un opposant sans grande qualité et qui se défend. Malgré quelques gestes allurés, il resta brouillon. Face à un très léger exemplaire de Fernay, le plus compliqué des trois à manier avec des tendances à fuir, il distilla quelques muletazos avec de la personnalité et autorité mais sans s’imposer réellement. Entière al recibir en conclusion. Petite pétition et vuelta fêtée.
Clément Hargous montra de l’envie en réceptionnant le premier Fernay par trois largas de rodillas. Il fit l’effort de soigner la mise en suerte avant de banderiller de façon approximative. Il ne profita que partiellement des qualités de son adversaire, noble et mobile, perdant du terrain sur les séries pour une faena en dessous des qualités du Fernay. Il partit attendre le novillo de Fano à porta gayola puis banderilla avec un peu plus de réussite qu’à son premier passage. Il fut volontaire mais trouva difficilement les solutions malgré son implication. Il sécha à deux reprises avec les aciers et le descabello.
Victor Clauzel après deux premiers tercios discrets, partit au centre pour débuter sa faena par des cambiadas avec la main gauche. Il profita de la belle noblesse du Fernay pour lier des séries rythmées sur les deux bords mais peu croisées. La faena ira cependant a mas et logea une belle épée engagée. Face à l’ultime de Fano, mal piqué, il resta discret passant de bâbord à tribord sans trouvant le bon rythme. L’épée ressort et conclut au descabello avant sa sortie en triomphe.
Vuelta a los toros pour Toreria
Maurrin : Clovis maîtrise son sujet et sort logiquement en triomphe
Les fêtes de Maurrin ont débuté ce vendredi soir avec la novillada non piquée dans les arènes en collaboration avec la peña Toro Cardeño. Comme l’an passé, la chaleur n’a pas épargné les spectateurs venus en nombre pour l’ouverture des fêtes.
-Léo Pallatier (purissima et or) : Ovation après avis
-Pablo Hernandez (blanc et azabache) : Oreille
-Sacha “El Mosti“ (praline et or) : Silence après avis
-Clovis Germain (blanc et or gris) : Deux oreilles
8/10 d’arènes environ. Présidence Frédéric Marcel.
Les erales d’Alma Serena de présentation et comportement varié, ont entretenu la tarde avec des becerros qui ne se laissaient pas faire, posant quelques difficultés aux piétons dans la lidia. Meilleur les deuxième et troisième exemplaire. L’ultime fut crédité d’une vuelta posthume peu méritée.
Léo Pallatier reçut un bel exemplaire de la famille Bats par une larga de rodillas. Il partagea le tercio de banderilles avec Mathieu Guillon et Clovis. Par la suite, il fut mis en difficulté par un animal brusque qui se défend. Malgré un bon début par le bas, il se fit souvent toucher la muleta sans lui permettre de donner de la liaison. Il fut en échec également avec les aciers.
Pablo Hernandez accueillit son opposant par des véroniques allurées. Il débuta bien par le bas et servit des muletazos avec autorité à droite. A bâbord, il fut plus en difficulté, prit deux volteretas par une faena irrégulière qui alla a menos, sans parvenir à dominer un eral encasté. Epée tombée en conclusion.
Sacha “El Mosti“i eut du mal à canaliser un adversaire qui fit plusieurs fois le tour de la piste. Il banderilla avec application et posa trois paires correctement exécutées. Il profita de la noblesse piquante de becerro en liant de bonnes séries mais perdit petit à petit le fil pour une deuxième partie plus décousue. Il fut en échec aux aciers et s’éternisa au descabello.
Clovis Germain fut le plus en vue de la tarde. Il domina avec maîtrise un adversaire compliqué à canaliser et distrait et attirer par les planches. Mais dès les premiers muletazos, il le guida en lui montrant la marche à suivre. Il lia de belles séries sur les deux bords, dominant son adversaire avec templé et relâchement. Entière derrière mais efficace fera tomber les deux oreilles méritées.
Vuelta a los toros pour Toreria
Châteaurenard : Sortie en triomphe pour Joselito Adame et Solal
Le mexicain graciant son second toro de Pages-Mailhan. Clemente Jaume qui prenait l’alternative, le fit sans convaincre, hormis sa peña taurine. Une corrida plus triomphaliste que triomphale, n’enlevant rien aux mérites des deux toreros qui sortirent sur les épaules des capitalistas.
Pour son alternative, Clemente Jaume hérita d’un toro de bonne composition avec lequel il eut du mal à trouver le sitio et le tempo, subissant le fond de caste de son adversaire sans parvenir à le canaliser. Final brouillon avant une entière tendida. Face au sérieux dernier, il eut à composer avec un vent qui forcit et un adversaire plus compliqué qui se retournait felinement à droite et aux assauts violents à gauche.
Joselito Adame toucha les deux meilleurs de l’envoi, même si son 1er eut tendance a finir en tablas. Malin et expérimenté le torero d’Aguascalientes lia d’excellentes séries, de meilleure composition à droite avec le noble et mobile jabonero qui cherchera par la suite le pourtour, la ou finit la faena avant une épée à recibir caidita. Il reçu par delanteras le sérieux 4eme avant un quite par zapopinas. Le toro se cassant la corne gauche en frappant au burladero. Le mexicain vit de suite le potentiel du toro aux charges vibrantes qu’il embarqua avec plus d’élégance que de profondeur pour de longs enchaînements droitier, Adame laissant de coté l’autre corne, dans une faena allant à mas avant que quelques demandes d’indulto ne fusent, ce dont il profita malicieusement en prolongeant jusqu’à l’apparition du mouchoir orange !!!
Son 1er toro se fixant pas, Solal l’embarquera dans de superbes séries initiales, main droite après s’être fait applaudir pour ses banderilles. Le nîmois parviendra à garder le "fuyard" en toréant par tribord, l’autre corne s’avérant moins évidente avant que le Pages Mailhan ne trouve querencia. Bernardinas finales avant 4/5 de lame tombée. Le nîmois reçu son second d’une larga de rodilla avant un quite por navarras et un superbe tercio de banderilles engagé lui valant une forte ovation. Le San Sebastian, exigeant et se livrant peu obligera Solal a un bel effort pour en tirer de méritoires muletazos, terminant d’une entière en place. Les chevaux locaux de l’arrastre s’emballèrent spectaculairement au moment de sortir la dépouille.
Cette corrida des fêtes de La Madeleine, la 103eme donnée à Châteaurenard, sera la 1ere ou fut donnée une alternative.
Quatre toros formant un lot desigual de la ganaderia Pages-Mailhan et deux, de moins de forces de San Sebastian, un toro de ce dernier fer s’étant blessé au débarquement, ce seront finalement quatre Pages-Mailhan, au lieu de trois et trois, qui seront lidié aux quatre premiers postes. Joliment mais diversement présentés, ils s’avérèrent noble et mobile à divers degrés, le dernier, avec un problème aux antérieurs fut plus compliqué. Au cheval aucun ne se fit prier, les 2° et 4° s’y employant plus.
-Joselito Adame (vert et or) : Deux oreilles et deux oreilles y rabo symboliques.
-Solal (bleu France et or) : Deux oreilles et oreille
-Clémente Jaume (blanc et or) : Oreille et vuelta !!
Clémente Jaume a pris l’alternative avec le toro "Molasombre", N°141 de 490kgs de la ganaderia Pages Mailhan il est le 76eme torero français à y accéder. Indulto plutôt généreux pour le 4eme toro, "Adulador", N°12 de la ganaderia Pages Mailhan
Pst : M. Vion d’une extrême générosité, même pour une arène de 3eme catégorie, son infinie largesse prenant fin à l’avant dernier toro, ou Solal aurait pu bénéficier dans ce contexte d’une double récompense, ne cédant pas !!! à l’ultime pétition pour le nouveau matador de toros… un petit tiers d’arènes sous le soleil et un vent qui forcit lors des deux dernier combat. 20 mns de retard du paseillo pour un gros quart d’heure de sevillanas en piste et un speaker qui expliqua ce qu’était une corrida et ce que le public allait voir !!! Remise de prix en piste après 3h20 de course, celui du meilleur toro allant fort justement au 4eme de Pages Mailhan
Villeneuve de Marsan : Antonio Ferrera assure le spectacle et triomphe
Le Cercle Taurin de Villeneuve a clôturé les fêtes patronales avec la corrida et la ganaderia de Camino de Santiago. Il faut féliciter les organisateurs qui ont retenu les erreurs du passé et ont présenté un joli lot de Jean Louis Darré, avec des toros en pointe et non retouchés. Comme quoi, il est beaucoup plus agréable de voir des toros comme cela devrait l’être toujours. Les trois toreros du jour ont pu, chacun dans leur registre très différent, exprimer leur toreo sans toujours exploiter totalement les qualités de leurs adversaires malgré un léger manque de force de l’ensemble.
-Antonio Ferrera (rouge et or) Oreille et oreilles après avis
-Juan Leal (lavande et or) Silence et oreille après avis
-José Garrido (cacao et or) Silence et ovation après avis
3/4 d’arène. Présidence : Lionel Lohiague. Le prix Thomas Dufau au meilleur torero de la soirée fut attribué à Antonio Ferrera.
Les toros de Camino de Santiago, bien présentés pour la catégorie de l’arène et aux cornes intactes et en pointes, ont montré un fond de bravoure sous la monopique, s’employant au cheval de manière générale. Par la suite, ils furent de comportement varié, le premier fut noble mais faible. Intéressant le quatrième et meilleur le cinquième avec une certaine classe dans ses embestidas. Les autres ont manqué de force pour exprimer toutes leurs intentions malgré les monopiques.
Antonio Ferrera n’est pas venu en touriste mais bien pour animer les tendidos. Présent et assurant son rôle de chef de lidia. Il reçut le premier toro avec décision. Il fut appliqué mais trop distant face à un adversaire noble mais faible avec une meilleure corne droite. L’épée dans la soute ne priva pas la présidence de lui octroyer un trophée. Il accueillit le quatrième d’une larga de rodillas puis assurant le show à la cape avec créativité et aux banderilles qui réveilla les tendidos. Durant sa faena, il fit changer le morceau de musique afin que cela porte plus sur le public. Il toréa de façon électrique son noble adversaire et tenta une estocade al recibir peu concluante.
Juan Leal eut du mal à lidier le deuxième toro qui ne se fixa pas de suite et qui partit seul au cheval. Le toro fléchit rapidement des antérieurs. Après un début par cambiada au centre, le toro montra vite sa faiblesse, donnant peu d’option au torero arlésien qui allongea sa faena sur des terrains réduits. Il débuta à genoux face au cinquième qui montra de la classe dans ses charges. Il servit quelques muletazos de bonnes factures mais perdit par moment le fil en tournant autour du toro. Il obtint cependant un trophée généreux après une conclusion au descabello.
José Garrido est reparti sans trophée mais paradoxalement ce n’est pas pour autant qu’il ne s’est pas distingué. Il réalisa les meilleurs gestes de la tarde. Il reçut avec classe et personnalité ses opposants par des véroniques de luxe. A noter l’excellente demie véronique face à l’ultime toro. Il hérita malheureusement du lot le moins propice au succès. Le troisième toro poussa la cavalerie sur la monopique mais s’éteint rapidement offrant peu d’option au torero de Badajoz malgré ses efforts et son positionnement sincère. Au dernier, il fut appliqué mais sa faena fut sans liaison ni transmission.
Vuelta a los toros pour Toreria
Les Saintes Maries de La Mer : Oreille pour Curro Diaz et Tibo Garcia
Le nîmois aurait du doubler la mise s’il n’avait faillit avec l’épée à son 1er. Lalo de Maria, manquant de sérénité, perdit lors des suertes suprêmes un possible trophée quant au torero de Linares, il a offert quelques compositions personnelles du meilleur goût.
Juste de forces, le toro d’ouverture, se montra également tardo dans la muleta de Curro Diaz dont il sortait la tête en l’air, se donnant un peu mieux dans les ultimes séries raffinées de la gauche avant une atravesada de gala en guise de conclusion. Le 4eme se distingua dans la réception allurée de l’andalou avant un tercio de pique de bonne composition. Il mettra en difficulté la cuadrilla aux banderilles avant d’embestir avec classe et noblesse, surtout à droite ou C. Diaz put exprimer son toreo relâché si personnel. Une entière sin puntilla au second essai conclura une faena qui manqua d’un peu de finition.
Tibo Garcia héritera d’un 1er aux charges vives et enracées qui lui demanderont un temps d’adaptation avant de composer un ensemble de meilleure tenue à droite, canalisant un toro qui cherchera peu à peu les bordures. Une faena méritoire qui laissa tout son bénéfice par des égarements à l’épée. Une récompense qu’il ira chercher devant son second, après le salut de ses banderilleros, devant un noble mais aux forces limitées Blohorn. Le nîmois s’arrima avec décision dans un trasteo droitier d’intérêt croissant, le tout conclu d’une demi lame suffisante après un final par luquesinas ajustées
Le 3eme, mit d’entrée par deux extrañitos, le doute chez Lalo de Maria qui parvint à composer quelques séquences allurées et bien consenties devant un excellent toro, lors un ensemble trop irrégulier, la corne gauche, un poil plus courte, n’arrangeant rien à l’affaire. Le saintois terminant d’une entière atravesada et de plusieurs coup de descabello. Le superbe sixième permettra à Lalo de composer une faena de bien meilleure tenue, surtout coté droit ou il dessinera progressivement quelques enchaînements de belle tenue avant deux trois naturelles bien venues, le bajonazo final lui ôtant tout espoir de récompense.
Six toros de la ganaderia Blohorn très bien présentés dans l’ensemble, surtout en seconde partie, offrant, excepté le 1er en mode défensif, des opportunités pas complètement exploitées par les toreros, d’autant que les épées ne furent pas toujours au rendez-vous. Le 4eme, "Cocody", N°12, le meilleur, et plus complet du lot étant primé d’une vuelta posthume. Au cheval aucun ne se fit prier mais seul les 2°, 4° et 6° s’y employèrent. Au dernier tiers, les 2° 3° et 6°, offrirent noblesse et mobilité, plus encasté le 1er de Tibo Gracia
-Curro Diaz (sangre y oro) : Silence et oreille
-Tibo Garcia (fushia et or) : Salut après avis et oreille
-Lalo de Maria (blanc et or) : Silence après deux avis et silence après avis
Pst : J P. Maragnon. ¾ d’arenes sous un beau soleil et un vent moins gênant au niveau de la piste en fin de cycle. Salut des banderilleros Thomas Ubeda et Hugo Stievenart au 5eme. A l’issue du paseillo, Mme Cristelle Aillet, maire des Saintes Maries de La Mer rendit un hommage à Patrick Alarcon, mayoral de la ganaderia Blohorn qui prend une retraite bien méritée.
Hagetmau : Julio Mendez le plus en vue de la tarde sort en triomphe
Pour la novillada piquée des fêtes d’Hagetmau, les organisateurs ont choisi de faire découvrir une ganaderia inédite en France avec les novillos de San Isidro ayant comme origine Marques de Domecq. Une novillada globalement décevante où seul Julio Mendez s’est distingué par sa personnalité.
-Cid de Maria (blanc et or) : Vuelta et silence après 2 avis
-El Mene (purissima et or) : Silence et vuelta après avis
-Julio Mendez (bleu ciel et or) : Deux oreilles et silence après avis
Beau temps, 1/2 arène. Présidence : Pascal Darquié.Le banderillero Jose Manuel Zamorano, prit violemment contre les planches au second novillo fut transporté à l’hôpital de Mont de Marsan afin de passer un scanner à la tête. Après avoir refusé de partir à l’infirmerie, il fut transporté à l’issue de la faena après avoir fait un malaise.
Les novillos de San Isidro furent très inégaux en présentation, hétérogènes en poids et en armures. Ils ont en revanche tous montré un manque de force. Souvent discret au cheval, seul le cinquième s’employa avec les reins. Par la suite, ils furent nobles mais fades manquant de transmission dans leurs charges et de piquant.
Cid de Maria fut appliqué face à un premier animal faible et sans race qui proteste dans la muleta. Il débuta sur la corne gauche mais la faena resta décousue malgré son envie. Il reçut un léger accrochage avec un adversaire court de charge. Face au quatrième attiré par les planches, il lia de bonnes séries sur les deux bords mais le tout manqua de transmission et ne pèse pas assez sur le novillo. Il perdit un possible trophées avec les aciers longs à faire effet.
El Mene affronta un compliqué premier adversaire qui mit à mal la cuadrilla pour une lidia désastreuse, donnant des défauts au novillo. Il partit seul trois fois au cheval et infligea une voltereta au banderillero. Sous de mauvais conseils, il prit l’épée de mort d’entrée et après la gronde du public, il s’engagea dans le combat et servit des muletazos méritoires. Pourquoi ne pas avoir montrer cette envie dès le début ? Face au cinquième, brave sous la monopique, dommage de ne pas l’avoir mis en suerte une autre fois…il donna beaucoup de passes mais sans trouver d’écho dans les gradins face à un novillo noble.
Julio Mendez s’est de suite distingué avec une réception par des véroniques allurées et bien administrées. Il débuta à genoux puis instrumenta des séries avec douceur et élégance, donnant de sa personnalité dans ses passes. Il tira le maximum de son adversaire et conclut d’une bonne épée dans le mille. Face à l’ultime fade et sans option il fut volontaire, montra de l’envie mais ne put pas grand-chose. N’ayant pas d’autre solution que d’abréger.
Vuelta a los toros pour Toreria
Riscle : Alvaro Lorenzo : deux oreilles, les Barcelo et Malaga au dessus du lot
Un dasafio entre ganaderias françaises ou malgré le trapío et le sérieux des toros, le resultat fut en demi teinte, surtout à cause du manque de fond et de forces de la plupart des toros. Seuls les toros de Barcelo (2°), nobles et mobiles et de Malaga (4°), encasté ont véritablement offert la possibilité aux hommes en piste de s’exprimer. Le Jalabert (1er) s’avera trop juste de forces et de mobilité, le Cuillé (3°), manqua de race, le Blohorn (5°), passa en mode défensif, celui de La Suerte (6°), s’avera decasté et sans moteur.
Morenito de Aranda s’est professionnel face à ses deux adversaires. Il réalisa une faena de meilleur ton à droite mais sans transmission devant un Jalabert aux forces trop limitées. Il réalisa quelques muletazos de bonne facture dans un ensemble plus enlevé devant un superbe toro de Malaga encasté et exigeant, l’épée lui ôtant tout espoir de trophée.
Álvaro Lorenzo, en coupant deux fois par son aisance technique une oreille à chacun de ses adversaires est sorti en triomphe. La premiere de meilleure contenance face au Barcelo, celle coupée au Blohorn etant protestée par une partie du public
Dorian Canton, lui, a été le moins bien servi au sorteo, avec le Cuillé et le La Suerte, qui ont tous deux manqué de race et de moteur obligeant le béarnais à des faenas écourtées d’où pas grand chose n’a pu transmettre
-Morenito de Aranda (plomb et or blanc) : Salut et silence après avis
-Álvaro Lorenzo (bleu ciel et or) : Oreille après avis et oreille après avis
-Dorian Canton (framboise et or) : Salut et silence
Pst : N. Garcia Entrée : 4/5 d’arènes. La ganaderia Malaga faisait ses debuts en corrida de toros. Morenito de Aranda remplaçait Jésus Enrique Colombo suite à sa blessure de Tyrosse.
Hagetmau : Clovis Germain et Mathias Sauvaire sortent en triomphe
La féria du novillo d’Hagetmau a débuté avec une novillada sans picador et des erales d’Alma Serena intéressants qui ont permis de laisser une agréable après midi dans la cité hagetmaucienne.
-Léo Pallatier (bleu ciel et or) palmas après 2 avis
-Mathias Sauvaire (lavande et or) oreille et oreille
-Clovis (bleu et or gris) deux oreilles et silence après avis
Hugo Tarbelli, malade, a été remplacé au dernier moment par Mathias Sauvaire de l’école taurine du Pays d’Arles. Bonne entrée, températures agréables. Présidence Mathys Courrègelongue. Après un premier tour, c’est logiquement Clovis Germain et Mathias Sauvaire qui furent sélectionnés pour affronter un deuxième eral.
Les erales d’Alma Serena de présentation et comportement variés ont laissé une bonne impression surtout avec ce quatrième eral imposant et bien armé et encasté par la suite qui fut crédité d’une vuelta posthume. Le second fut également primé d’une vuelta posthume, plus généreusement, à la demande du public. Le troisième eral intéressant, noble et fade le premier et compliqué et piquant le cinquième.
Léo Pallatier reçut son exemplaire à porta gayola. Par la suite, il donna beaucoup de passes sur les deux bords mais sans transmission face à un animal noble mais sans saveur. Faena très et trop longue, prenant un avis avant l’estocade. La présidence lui octroya la clémence de ne pas faire sonner le troisième avis malgré un temps imparti depuis un moment.
Mathias Sauvaire venu en remplacement d’Hugo Tarbelli partit lui aussi accueillir ses adversaires à porta gayola. A son premier, il enchaîna par deux largas de rodillas et se montra appliqué malgré des muletazos trop distants. L’eral se montra exigeant et il laissa une faena plutôt décousue conclue par d’un tiers de lame par accident. Face au sérieux quatrième, encasté et piquant, il servit une faena méritoire après un début timide. Mais après une voltereta sans gravité, il se montra vaillant et donna des muletazos autoritaires et plus aboutis. Il logea une bonne épée et obtint un trophée mérité.
Clovis banderilla ses opposants avec application et souvent proche du berceau. Son début de faena à genoux trouva de l’écho dans les tendidos. Il lia des séries rythmées avant de se faire légèrement débordé par son adversaire qui le bouscula. Final plus brouillon avant une épée engagée mais en arrière. Il obtint deux oreilles sous la pression du public et pour le plaisir des jeunes filles. Face à l’ultime querencioso et compliqué à fixer, il montra de l’envie et s’accrocha pour servir une faena puissante mais parfois brusque avant de sécher avec les armes, perdant tout espoir de trophée.
Vuelta a los toros pour Toreria
Orthez et les Aguirre , une histoire qui dure
-Luis Gerpe (névé et or) : silence et salut
-Juan de Castilla (bout de zan et argent) : oreille et vuelta
-Francisco Montero (tomate de Marmande et or) : silence et oreille
Voilà plus d’une quinzaine d’années que l’idylle se perpétue entre les fiers toros de Dolorès Aguirre et les arènes du Pesqué : si les maestros changent, l’émotion en piste reste la même.
Pour ce cru 2025, les arènes orthéziennes présentaient dans le cadre d’un desafio de luxe les 2 ganaderias importantes de ces 3 dernières années : Dolores Aguirre et Veiga Texeira. Ce sont six toros bravos remarquablement présentés qui sortirent en piste, tous applaudis à la sortie des chiqueros. Niveau comportement et aptitude les Aguirre furent largement au-dessus des portugais, avec un final en apothéose.
C’est ‘’Clavelino’’ à la devise bleu et jaune qui ouvrit le bal : belle entame capote en main de Luis Gerpe par de classiques véroniques. Lors des trois mauvaises rencontres, le toro ne s’est pas employé et s’échappa seul du caparaçon. Le tercio de banderilles, sous la pluie, fut laborieux, que de capotazos pris par ce toro. Celui-ci, manso, s’arrêta vite malgré les efforts de Luis Gerpe qui s’efforça de toréer dans les règles de l’art, se croisant et mettant la jambe comme il se doit. Un torero peut être un peu trop froid. Entière caida opportuniste.
Avec ‘’Paturo’’ Luis Gerpe nous gratifia d’une remarquable mise en suerte par chicuelinas marchées. Le toro manquait de force et poussota sur une corne lors des 2 rencontres. Brindis au conclave, malheureusement le Veiga Texeira court de charge ne permit pas à Luis Gerpe de s’exprimer, la faena ne décollant sur aucune des rives. En fin de faena le toro infligea une forte voltereta au matador qui resta en piste en boitant bas. Pinchazo, entière, avis.
Juan de Castilla s’efforça de capter ‘’Gallito II’’ dans son capote à sa sortie en piste. Deux rencontres sans éclat : perte de la pique lors de la première et mauvais positionnement lors de la seconde. Le maestro démarra sa faena genoux à terre au centre des arènes, réalisant une cambiada dans le dos qui fit trembler d’effroi les tendidos. Le jeune colombien profita à mi-hauteur de la noblesse de son Veiga Texeira sur sa bonne corne gauche. Malheureusement le toro ne tint pas le rythme imposé. Suite à de courts derechazos encimistes, et d’impressionnantes manoletinas le public sembla conquis et malgré une entière delantera réclama l’oreille.
Le superbe ‘’Langosto’’ peu intéressé par le capote colombien, poussa fort lors de sa première rencontre avec la cavalerie mais mal piqué lors de la seconde il ne s’attarda pas sous le fer. Après un brindis au public orthézien, Juan de Castilla s’appliqua intelligemment à doubler son toro par le bas. A droite c’était un chat qui se retournait vite. Le ton était donné : chacun voulait sauver sa peau. Le colombien parvint au fil du combat à tirer de valeureux muletazos. Deux pinchazos, entière. Juan de Castilla s’autoaccorda une vuelta.
Francisco Montero, qui est un peu chez lui à Orthez, alla accueillir ‘’Velero’’ à la porte du toril. Le premier tercio du Veiga Texeira fut remarquablement exécuté par les protagonistes : tant Montero dans ses mises en suerte, avec une 3ème lointaine, que son picador Titi Agudo dans sa précision et son dosage. Bon début de faena de Francisco par doblones dominatrices, et enchainement de séries ambidextres avec domination et sérieux. Il est à mettre au crédit de Montero les 3 meilleures naturelles du jour, malheureusement le toro s’éteignit et la fin baissa en intensité et en qualité. Bajonazo, avis.
Comme le dit l’adage, le meilleur pour la fin : ‘’Yegüizo’’ porta très haut les couleurs de Doña Dolores Aguirre Ybarra. Dès son entrée dans le ruedo, le pensionnaire de la Dehesa Fria donna le la, ne facilita pas la tâche à Francisco Montero capote en main. La première rencontre fut d’anthologie, renversant Gabin Réhabi et sa monture au centre de l’arène. Le picador ne peut s’échapper, la jambe coincé sous le cheval, l’Aguirre a ses côtés s’en prenant au cheval. D’un geste salvateur Juan de Castilla aveugla le toro de son capote, pour permettre à Gabin de s’extraire. Le toro fit rouler à deux reprises le cheval, le collant alors aux planches ou heureusement le caparaçon remplit pleinement son rôle. Le cheval sortit de piste, boitillant sous l’ovation du public. Changement de monture pour Gabin Réhabi qui réalisa une très belle prestation à la 2ème pique. Montero amena ‘’Yegüizo’’ le cul à la porte du toril dont il s’élança dans un torrent de bravoure sur le picador. Arènes en délire ! Le Président souhaita le changement de tercio mais Francisco Montero demanda une 4ème rencontre : merci Maestro ! Depuis les deux tiers de l’arène, et face à une remarquable sollicitation de Gabin et de son cheval l’Aguirre revint s’employer une 4ème fois : Olé ! Francisco Montero brinda sa faena à Gabin Réhabi, non sans une certaine émotion. Face à ce toro, Montero fit ce qu’il put, toréant souvent sur le passage et se mettant parfois en danger suite à de mauvais placements. Mais compte tenu de son faible nombre de contrats peut on lui en vouloir ? Pinchazo, entière, avis. Vuelta pour la dépouille du grand ‘’Yegüizo’’
Gabin Rehabi fut gratifié par la Peña Sol du prix du meilleur geste taurin de l’après-midi, il reçut également celui du meilleur tercios de varas, Francisco Montero recevant lui celui de la meilleure estocade. Casi plein apparent, soleil-nuages-grosses averses.
Reseñas : Vicente, photos www.photoslouise2z.com
Les bonbons qui piquent
-Jésus de la Calzada (barba papa et or) : double silence
-Nino Julian (tagada et argent) : oreille et silence
Il est des bonbons qui une fois en bouche se mettent de plus en plus à piquer sur la langue. Il en fut ainsi des 4 novillos d’Aguadulce superbement présentés et dont le comportement donna du fil à retordre aux deux jeunes diestros du jour. Le premier bicho du jour de ces Fêtes d’Orthez resta sur la défensive tout au long des 3 tiers : difficile à fixer à la cape, discret sous le fer et ne passant pas à la muleta. Malgré son expérience et sa bonne volonté, Jesus de la Calzada, qui alla attendre son novillo a porta gayola, fut méritant égrainant de ci de là quelques muletazos là où beaucoup auraient déjà plié les gaules. 2 pinchazos, 1/3 d’épée, descabellos. Bis repetita avec son 2ème Aguadulce tout aussi sur la défensive que son 1er, mais celui-là poussa lors de la première des deux rencontres. Mauvais quart d’heure pour les banderilleros. Bonne entame de faena par doblones, mais la charge du toro était courte et ne permit pas à Jésus de construire réellement une faena qui s’étiola rapidement. Pinchazo, entière caida.
Nino Julian tira du paquet le meilleur bonbon de la matinée : l’Aguadulce chargeait allégrement le capote du protégé de Patrick Varin. Par deux reprises il s’employa sous le fer de Gabin Réhabi officiant avec justesse. Nino pris à sa charge les banderilles et enthousiasma le public présent. La faena débuta fort par d’efficaces doblones suivies séries de muletazos sur la bonne corne droite du novillo. Puis l’intensité baissa d’un cran, l’Aguadulce se désintéressant du combat et se défendant à nouveau. Le nimois bascula alors dans un registre trémendiste auprès des cornes qui lui permit de couper une oreille malgré une entière caida. Le dernier Aguadulce impressionna dès sa sortie en piste, et Nino Julian partit au combat capote en main. S’il poussa lors de la 1ère rencontre, il batailla sans bravoure lors de la 2ème. Se réservant pour la suite, le jeune novillero laissa le 2ème tiers à sa cuadrilla. Montera vissée sur la tête, Nino remonta sur le ring face à un adversaire plus violent qu’encasté, dont il s’efforça au maximum de parer les coups fusant de la droite comme de la gauche. Ce novillo ne méritait il pas une 3ème pique comme le reprocha à la présidence un aficionado toriste orthézien ? Par prudence mais sans avoir démérité Nino Julian abrégea. Entière, descabello.
A l’issue de la novillada le prix du meilleur picador fut déclaré desierto et le trophée Jacques Cathala du meilleur novillero fut attribué à Nino Julian. Demi arène
Beaucaire 2eme de Feria : Jusqu’au bout de l’ennui…
Si l’on excepte les applaudissements lors de l’arrastre du superbe 1er novillo de Partido de Resina, la plus forte ovation fut pour le solo du trompettiste de la peña musicale entre le 5° et le 6° novillo. C’est dire !!!
Tous, superbement présentés dans leur type, avec quelques variations, les Partido de Resina et les Prieto de la Cal n’ont pas repondu aux attentes des aficionados, d’autant qu’en face l’opposition fut plus que légère, Joao d’Alva se montrant un peu en dessus, confirmant surtout qu’il assurera en très bon chef de lidia…
Joao d’Alva ira attendre à porta gayola son 1er, du fer de Partido de Resina, un novillo tres dans le type, avec beaucoup de présence lors des deux premiers tiers, faisant voler le piquero de turno lors d’une arrancada très appuyée. Le portugais devant s’employer pour poser les banderilles… Exigeant, se livrant bien sur une belle série droitière, il passa ensuite en mode plus réfléchit avec un novillero qui le douta en passant à gauche, la suite allant à menos avant une entière très longue d’effet. Palmas au picador pour son application face au noir Prieto de La Cal avant tercio de banderilles plus entretenu à charge de Joao d’Alva. La suite sera moins entretenue, le novillero ne trouvant jamais la solution devant un adversaire exigeant, court et violent des deux cotés. Conclusion par une lame entière, suivie de deux descabellos.
Sortie impétueuse du second que Victor Barroso réceptionna d’une larga de rodilla, le Partido de Resina qui se jeta dans le capote avant deux charges avec alegria face au groupe équestre. Il y en aura bien moins au dernier tiers avec un novillo soso qui sort la tête en l’air de la muleta et un torero sans recours, prenant le périphérique pour loger l’épée à la 4eme tentative. Le jabonero arrivera au dernier tiers sans forces ni moteur après ses trois rencontres avec la cavalerie, le novillero du Puerto de Santa María insistant laborieusement avant un desplante malvenu, tout comme le fait de saluer après un nouvel fracaso avec les armes.
Protesté pour sa faiblesse récurrente, le 3eme, s’affala sous le peto avec maintes génuflexions mais fut maintenu en piste, ou dans la muleta prudente mais allurée de Gonçalo Alves, il afficha un joli fond d’une fade noblesse, l’ensemble ne transmettant rien et conclut de ¾ de lame habile. Après trois rencontres anodines, le portugais écouta quelques applaudissements pour son tercio de banderilles. Après un brindis au ganadero Tomás Prieto de la Cal, il ne sembla pas du tout inspiré par un novillo noblote mais soso, qu’il expédiera de ¾ de lame à l’écarté après deux, trois enchaînements prudents. Ce qui ne l’empêchera pas de venir saluer de sa propre initiative !!!!
Trois novillos de Partido de Resina (ex Pablo Romero) et trois de Prieto de la Cal, arrivant pratiquement tous éteint au dernier tiers après des tercios de piques qui laissèrent sur leur faim le public, les Pablo y allant deux fois avec alegria mais sans plus, les Veragua trois fois mais au petit trop et sans s’y employer vraiment… les deux derniers y laissant tout de même pas mal de forces.
-Joao Ricardo Paixao Da Silva "Joao D’Alva" (blanc et vieil or) Silence après avis et salut
-Victor Barroso (aubergine et or) Silence et salut !!!
-Gonçalo Alves (vert pin et or) Salut et salut !!!
-Pst : B. Pince. Ciel grisouillé et environ une demi arène. Manuel Jesus Nogales, reçu un puntazo de 5cms dans la cuisse gauche après avoir été spectaculairement désarçonné par le 1er novillo qui le repris au sol. Avant le paseillo, il a été annoncé que le banderillero David Adalid, qui avait la veille remporté le prix, avait décidé dans un joli geste, d’en reverser la somme pour l’ajouter au prix de cette seconde novillada. A l’issue de la course les trophées ont été remis en piste. Pepe Luis Cirugeda a été déclaré vainqueur de cette édition, remportant l’Oreille d’Or, Joao d’Alva a été invité à venir être ovationné pour son investissement durant ces deux tardes, le prix à la meilleure ganadería restant desierto comme la veille, et enfin, celui à la meilleure cuadrilla est allé à celle de Victor Barroso (David Adalid, Marco Galan, Jorge Pardo)
Beaucaire 1ere de Feria : Oreille pour P. L. Cirugeda
Le lot de novillos, très bien présenté d’Hubert Yonnet et de Tardieu Frères ont offert des possibilités que les trois novilleros n’ont pas su pleinement saisir. Le gaditano coupera l’unique trophée du jour au 5°, Joao d’Alva aurait du en faire de même avec son second tandis que Valentin qui eu le grand mérite d’accepter ce défi pour ses débuts en novillada piquée, s’est montré bien trop vert… Cette première course de la feria comptait pour le concours de Cuadrillas de l’Aficion Taurine Beaucairoise, un concours qui désigna David Adalid comme vainqueur, pour avoir brillé aux banderilles saluant après ses tercios aux 2eme et 5eme novillos.
Joao d’Alva ira, tout comme Pepe Luis Cirugeda, attendre ses deux adversaire à porta gayola et banderillera fort bien lors de deux tercios applaudis, de meilleure tenue le second, le portugais se montrant en très bon chef de lidia… Face à un Yonnet doté d’un fade fond de noblesse et tardo, il composa quelques séries droitières manquant de transmission, l’autre rive s’avérant moins évidente. Une lame caida longue d’effet en guise de conclusion. Brindée à L. Giner, sa seconde faena démarra bien avec des enchaînements gauchers de belle facture, l’excellent Tardieu s’y livrant avec mobilité et noblesse. Le passage à droite déréglera les mécanismes de Joao d’Alva qui mènera l’ensemble à menos même en reprenant la main gauche avant de conclure d’un estaconazo opportun.
Pepe Luis Cirugeda héritera d’un Yonnet de bon son, mal interprété durant les deux premiers tiers de la faena avant de trouver la bonne carburation à droite pour un final de bonnes notes, les manoletinas ajustées précédant une lame contraire longue d’effet. Salut après une ébauche de vuelta vite désapprouvée. Face au meilleur novillo du jour, bien que manquant d’un peu de forces, le novillero d’Algeciras prit confiance d’entrée et enchaîna des séries allurées des deux cotés, une faena de plus de fond à droite avant des bernardinas serrées et une superbe estocade.
Devant un très joli Yonnet, de bon fond, un peu déréglé par une vuelta de campana au début, Valentin s’y employa avec une bonne volonté évidente mais pas suffisante pour positiver sa 1ere actuaccion dont émergèrent quelques séquences de la droite avant une demie lame et une bousculade en descabellant. Le superbe et astifino Tardieu qui fermé le ban, fut pour le moins guère ménagé à la brega lors du 1er tercio. Peu en confiance et manquant de recours devant un adversaire qui restera pratiquement inédit, le nîmois parviendra à tirer quelques valeureux muletazos avant une superbe conclusion à l’épée.
Trois novillos des Héritiers d’Hubert Yonnet et trois de Tardieu Frères formant un lot sérieux bien que diversement présenté, meilleurs les 2°, 3°, 4° et 5°, le dernier restant inédit. S’ils offrirent des options lors du 3eme tiers, celui des piques laissa sur leur faim le public, seul les second et sixième s’y montrèrent plus à leur avantage…Applaudis à l’arrastre les 2°, 5° et 6°.
-Joao Ricardo Paixao Da Silva "Joao D’Alva" (grenat et or) : Silence après avis et vuelta après deux avis
-Pepe Luis Cirugeda (bleu ciel et vieil or) : Salut après avis et oreille après avis
-Valentin Vindevogel "Valentin" (vert pin et or) : Silence après avis et silence.
-Pst : B. Pince, temps agréable avec un vent léger mais hélas trop peu d’aficionados sur les gradins, un quart d’arènes !!!! Valentin débutait avec picadors. Remise des prix en piste, seul David Adalid fut récompensé, le prix à la meilleure ganaderia étant déclaré desierto.
Tyrosse : Molina sort en triomphe. Blessure de Jésus Enrique Colombo
Il y a eu du monde sur les gradins pour la journée taurine des fêtes de Tyrosse. Les aficionados ont garni aux 3/4 environ les arènes Marcel Dangou. Le paseo fut retardé de quelques minutes après la vuelta en sens inverse des rugbymans tyrossais qui ont présenté les deux boucliers de champion de France de fédéral 1 et des espoirs fédéraux. Temps agréable. Le vénézuélien Jésus Enrique Colombo s’est fracturé le bras gauche lors de l’estocade sans muleta et fut transporté à l’hôpital de Dax.
Les toros de Pagès Mailhan faisaient leur retour sur le sable. De gabarits hétérogènes et aux cornes trop abîmées pour certains d’entre eux, ils déçurent par une présentation insuffisante. Par la suite, ils furent de comportement varié. Les premiers décevants, les trois derniers relevèrent le niveau. Noble le quatrième, bravito et noble le cinquième qui fut crédité d’une vuelta posthume très généreuse. Le meilleur fut l’ultime brave et encasté.
-Jésus Enrique Colombo (rouille et or) : Ovation après avis et blessure
-José Fernando Molina (canne et or) : Vuelta après avis et deux oreilles après avis
-Tristan Barroso (lavande et or) : Silence après avis et oreille après avis
Jésus Enrique Colombo reçut à genoux un premier petit opposant, juste de présentation. Après le picotazo pour la forme, il banderilla sans brio avec trois poses très excentrées. Après un nouveau début à genoux, il enchaîna beaucoup de passes de façon électrique pour un rendu brouillon et conclut d’une lame très basse. Face à son second, il fut crédité d’une bonne quatrième paire de banderilles et d’une belle série droitière. Par la suite, la faena resta brouillonne mais enthousiaste. Il tenta une estocade sans muleta au second essai et s’accrocha la main à la corne, qui avec la force lui brisa l’avant-bras. Molina descabella le toro tandis que Colombo partit à l’infirmerie.
José Fernando Molina affronta un premier toro peu présentable de tête. Après un quite de Tristan Barroso joliment exécuté, il répliqua avec brio. Il débuta au centre et à genoux alors que le toro partit au toril puis tenta de sauter dans le callejon durant la faena. Malgré cette mansedumbre, le toro montra une certaine classe dans la muleta. Faena sans pouvoir s’imposer totalement, conclue d’une lame contraire. Le cinquième se montra bravito sous le fer. Le finaliste de la copa Chenel, débuta bien par le bas avec précision, et servit de belles séries droitières. A gauche, le Pagès Mailhan se montra moins bon et la faena perdit en intensité. Final par manoletinas et entière au second essai. Deux oreilles généreuses comme la vuelta au toro.
Tristan Barroso n’eut pas d’option avec son premier adversaire décasté et distrait, s’arrêtant la tête haute. Il abrégea mais connut des difficultés avec les armes pour conclure. Il reçut l’ultime à genoux puis avec décision et autorité. Après une belle pique où le toro s’employa, il réalisa un bon quite par des chicuelinas personnelles. Face à un bon Pagès Mailhan encasté et exigeant, il perdit du terrain et subit les charges de l’animal. Malgré son envie, il ne parvint pas à prendre le dessus. Un final de meilleure facture et petite oreille d’encouragement en conclusion.
Vuelta a los toros pour Toreria
En matinée, Clovis et La Espera pour les meilleures notes.
Comme chaque année, le Cercle Taurin Tyrossais organise en matinale une novillada non piquée ouverte à tous avec entrée est gratuite
Deux erales de La Espera au comportement opposé. La noblesse du premier était idéale, le caractère et l’exigence du second auraient pu mettre en difficulté bien des apprentis. Le second fut récompensé d’une vuelta posthume.
Pablo Hernandez se montra un peu électrique dans sa faena ambidextre, manquant de profondeur avant une mauvaise conclusion avec les aciers.
Clovis héritera d’un eral qui a du caractère et très exigeant. Le nîmois compose une faena dont l’intensité ne décroît jamais. Une lame entière suivie d’un descabello libère un pavillon et le mouchoir bleu pour son adversaire.
Garlin
Dommage qu’il n’y ait pas eu plus de monde sur les gradins des arènes garlinoises pour le retour de la novillada des Fêtes. Pour leur début en piquée en France, les novillos de la Famille Polo Saiz ont été remarqués pour leur présentation. Au moral, le second a été le meilleur, les autres plus des mansos con caste.
Bruno Aloi a montré face au difficile quatrième qu’il avait du courage et un certain bagage technique. Le jeune mexicain tuant ses deux adversaires par deux estocades en se mouillant les doigts
Cid de Maria, qui a touché le meilleur lot, est sorti à hombros après deux faenas qui ont connecté avec le public et qu’il a bien conclues à l’épée.
El Mene, avec le lot qui transmettait le moins, a eu quelques gestes avec du goût et un concept élégant du toreo qu’il exprima en particulier face au troisième.
Six novillos de Familia Polo Saiz.
-Bruno Aloi (vert printanier et or) : Salut et palmas
-Cid de Maria (gris et or) : Oreille après avis et oreille
-El Mene (vert olive et or) : Ovation et silence
Vuelta au second novillo, "Oregano" N°24 castaño liston.
Président : Florian Durou
Lunel : Olga Casado, la bonne surprise du jour.
Nouveau « No hay billetes » pour la seconde édition de la « Corrida Extraordinaria », une corrida qui n’a pas tenu toutes ses promesses malgré la triple Puerta Grande factuelle mais un brin exagérée qui clôtura cette (trop) longue tarde de près de trois heures trente. Les gradins avaient donc fait un plein qu’on mettra au crédit d’une empresa, Maestria Productions, soucieuse de proposer une affiche qui, sans être inédite à l’exception d’Olga Casado, eut le mérite d’attirer l’attention d’un nombre conséquent d’aficionados. Pour modérer le propos, ce public, venu pour voir couper des oreilles, ne sut pas toujours faire la part des choses, se montrant un peu injuste envers un Alejandro Talavante mal servi au sorteo, et trop généreux côté trophées envers Léa Vicens et Sébastien Castella. Le palco, oubliant quelque peu son rôle d’autorité éducative, suivit l’humeur des étagères dont il ne sut modérer l’excès d’enthousiasme. Côté bétail, pour les piétons cinq toros (dont un sobrero) et deux novillos de Victoriano del Rio, pas trop mal présentés, souvent commodes de tête, et pour la cavalière deux toros de Fermin Bohorquez, coiffés (trop) court, tous offrant un jeu inégal.
Léa Vicens, dans son jardin pescalune, a fait le nécessaire avec professionnalisme. Elle sut mettre ainsi à profit les dispositions inégales de ses deux charpentés opposants. Le premier adversaire de la nîmoise, distrait à sa sortie, fut bien capté par la suite lors de la pose de trois rejones de castigo. Au second tiers le toro collabora, malgré une pointe de faiblesse, permettant la pose de banderilles longues et courtes, la faena s’achevant par un rejon de muerte très en arrière. Oreille généreuse. Face au cinquième, Léa fit preuve de tout autant de maîtrise, souvent spectaculaire lors de quiebros cités de face ou de poursuites en appuyers parfaitement conduites. Deux rejones de castigo, six banderilles dont deux courtes, et un toro au bout de sa vie, se couchant seul avant l’estocade. Relevé par la cuadrilla, il fut occis d’un rejon déterminant, laissant une oreillette dans les mains de la cavalière.
Sébastien Castella conduisit son premier Victoriano vers le centre par d’élégantes véroniques templées avant de laisser son picador faire son office en deux rations de fer, symbolique la seconde. Quite du maestro par trois chicuelinas et demie. Muleta en mains, c’est par passes hautes que le biterrois initia une faena sans grand son qui résulta majoritairement droitière, la corne gauche permettant peu. Demi lame tendida après long cadrage, trois descabellos. Silence après avis. Le sixième toro boita peu après son entrée en piste mais il ne fut renvoyé qu’après une pique qui mit en évidence son manque de forces. Le sixième bis resta inédit dans le capote du biterrois, qui le fit ménager par son picador en une unique rencontre. Brindée à Léa Vicens et Olga Casado, la faena qui suivit fut correcte mais à nouveau sans grande profondeur, le toro réduisant ses charges et s’appuyant sur le piéton. Après avoir volé des muletazos sur les deux bords, le biterrois logea une grande lame qui fit monter la tension dans les gradins, lesquels réclamèrent et obtinrent (à tort) les deux oreilles du cornu.
Alejandro Talavante fut le grand perdant de la tarde. Face au bronco troisième, il laissa une paire de véroniques en tablier, puis après une longue rencontre face au piquero de service, il composa une faena peu aboutie s’achevant par une demi-ration de fer portée au second assaut complétée par deux descabellos. Silence. A noter un accompagnement flamenco ponctuel bien peu justifié par le manque de consistance du trasteo. On aperçut, face au septième, quelques véroniques et demie élégantes puis après une pique pompée poussée par intermittence, quelques doblones de mise en condition. Peu inspiré par le manque de possibilités offertes par le Victoriano, l’extremeño s’en débarrassa très vite d’une entière tendida portée au quatrième assaut et nécessitant un brelan de descabellos. Sifflets d’un public laissé sur sa soif de trophées et qui ne sut percevoir qu’il n’y avait pas grand-chose à faire. Reste, pour le torero, la manière…
Olga Casado restera la bonne surprise de cette tarde. Ovationnée à son entrée en piste, la jeune fille accueillit son premier novillo par véroniques allurées, le bravito cornu poussant ensuite sur l’unique puyazo. Joli quite d’Olga par trois cordobinas et revolera. Brindée à Sébastien Castella, la première faena de la torera madrilène débuta par passes hautes, genou ployé, se poursuivant par des muletazos ambidextres où la novillera montra son aguante, se croisant et courant la main avec beaucoup de détermination et de grâce malgré quelques courts passages un peu brouillons. Faena bien construite s’achevant par luquecinas et une mise à mort un peu tardive par entière contraire traserita et un poil tendida. Deux oreilles justifiées. L’abanto dernier fut cueilli par jolies véroniques et demie avant une vilaine pique sur l’épaule qui décomposa l’utrero par la suite. Quite d’Olga par deux saltilleras et larga. Brindée au public, la seconde faena de la madrilene, initiée par statuaires, fut volontaire mais prolongée à l’excès vu le manque d’allant du cornu. Après avoir arraché nombre de muletazos sur les deux bords, Olga mit fin à sa seconde prestation d’une entière concluante portée au troisième assaut. Palmas après avis.
Sortie a hombros pour Léa Vicens, Sébastien Castella et Olga Casado. Présidence : Samuel Gauthier.
Reseña et photos : Patrick Colléoni « Paco » pour Toreria
Plaisance: une non piquée entretenue…
…Due en autre aux qualités d’un bétail excellent et à l’envie des toreros…
Arènes de Plaisance, novillada non piquée des Fêtes 2025. Erales du Camino de Santiago (1er, 5°, 6°) et d‘Alma Serena.
-David Gutierrez (vert et or) : salut et oreille après avis
-Clovis Germain (bleu et or gris) : vuelta et silence après avis
-Fernando Vanegas (vert et or) : oreille et salut
Les novilleros ont partagé le prix des organisateurs du Sud-ouest.
Les erales, très bien présentés, ont offert des options que chaque novillero a essayé d’exploiter en fonction de son expérience et de sa forme du jour. David Gutierrez a été le plus technique des trois. Clovis n’était pas dans un bon jour et n’a pas eu l’entrega et le poder qu’on lui connait habituellement. Quant à Fernando Vanegas, il est encore vert et a manqué de recours en particulier face à son dernier novillo.
Guillermo Hermoso de Mendoza remporte le Rejón d’Or
Dans le cadre emblématique du Domaine Paul Ricard, la 53eme édition du Rejón d’Or a tenu toutes ses promesses. Et les arènes de Méjanes ont vibré au rythme des sabots et des aciers, pour cette corrida de rejon de haut niveau, avec des toros de la ganadería des Frères Gallon.
Les six toros présentés par les éleveurs arlesiens, bien armés, puissants et nobles, ont offert un jeu varié mais toujours intéressant. Leur comportement a permis aux rejoneadores de s’exprimer pleinement, plusieurs toros étant même salués à l’arrastre, et Mosquito 1er opposé au jeune Mendoza fut honoré d’une vuelta posthume.
Leonardo Hernández en chef de lidia, a ouvert la tarde avec élégance et rigueur. Son premier toro, un peu réservé, l’a contraint à une faena mesurée. Mais face à son second adversaire, il a su imposer son style classique, posant les banderillas avec précision, notamment grandement applaudi lors d’une pose à deux mains des plus réussies. Malheureusement il ne fut pas convaincant aux aciers perdant tout espoir de trophées.
Léa Vicens, visiblement très attendue, clamée par le public, a livré une prestation de grande qualité avec la grâce qu’on lui connait, maîtrisant ses sujets en toute complicité avec sa cavalerie. Malgré deux demi lame à son premier, elle obtient une oreille. Son deuxième adversaire accusant 530kg, créa un moment d’inquiétude dans le calleron, après avoir fait valser à plusieurs reprises les planches. Sérieux il montra de belles qualités durant la faena et permis à Léa de faire valoir toute sa technique, une faena récompensée de 2 oreilles après un pinchazo.
Guillermo Hermoso de Mendoza, quant à lui, a été le grand triomphateur de la journée. Avec un toreo spectaculaire, audacieux et parfaitement libéré, il a conquis le public dès ses premières passes, enchaînant rejons, banderilles longues et courtes. Malgré un bon rejon de muerte, il dut accompagner son premier au descabello, obtenant deux oreilles avec une vuelta posthume pour Mosquito, avant un tour de piste acclamé, accompagné des frères Gallon.
Sa seconde faena, tout aussi vibrante de bout en bout, s’est achevée également par un succès, deux paires à deux mains… Deux pinchazos et 1 entière ont conclu cet ultime de la tarde qui lui a valu à nouveau deux oreilles.
Avant de sortir à hombros en compagnie de Léa Vicens, Guillermo Hermoso de Mendoza a reçu son trophée en piste des mains de Lola Jalabert et Eugène Guillot en présence d’Amélie Laugier la reine d’Arles. La tarde avait débuté par une minute de silence et un hommage de Freddy Porte suite à la disparition de Rafael Peralta et dont le nom est intimement lié à l'histoire de Mejanes.
O. Salvador
Eauze : Emilio de Justo sort en triomphe avec Yon Lamothe
Suite aux déficits financiers des dernières années, la corrida des fêtes d’Eauze ne devait pas avoir lieu cette année. Grâce au duo Alain Lartigue et Juan Bautista qui ont décidé de mettre les mains dans leurs poches, celle-ci a eut lieu afin de maintenir l’aficion au pays Elusate. Mais la blessure de Marco Perez qui devait toréer sa seule corrida dans le Sud-Ouest a, quelque peu, contrecarré le plan initial et peut être un peu la taquilla. C’est Jimenez Fortes qui le remplaça. Il est, certes, reparti, à pied mais ce fut peut-être celui qui a le mieux toréé avec pureté et sans artifice. Emilio de Justo, volontaire toute la tarde fut le triomphateur du jour et fut accompagné in extremis par Yon Lamothe qui faisait son premier paseo de la saison.
-Emilio de Justo : Silence après deux avis et deux oreilles après avis.
-Fortes : Oreille après avis et salut après avis
-Yon Lamothe : Oreille après avis et deux oreilles après deux avis
Le ganadero Michel Gallon a salué à l’issue de la course. Président : Christophe Robin. Deux tiers arene. Vuelta au 6eme toro, "Extremoso", N°44.
Des faenas et des épées plutôt longues avec pas moins de huit avis sonnés par les clarines de Dax. Les toros de Gallon, hétérogènes en présentation, supérieur le premier et cinquième ont montré une belle noblesse au dernier tiers mais aussi un léger manque de force et de transmission. Tous toréables dans le jargon moderne ce qui satisfait peut être le ganadero mais moins les aficionados car malheureusement pour arriver au dernier tiers, ils ne furent pas piqués, six petites piques pour le règlement. Le sixième fut crédité d’une vuelta posthume qui ne fut pas justifiée. Salut de Michel Gallon au sixième.
Emilio de Justo reçut avec douceur d’une seule main le toro d’ouverture qui montra vite un manque de force. Il réalisa une bonne faena, avec calme et douceur, liant de bons muletazos malgré la fadeur du toro. Final de la main gauche et de face de bon goût mais concluant mal avec les armes, perdant un trophée. A son second, il fut dans un registre différent, cherchant à connecter avec les tendidos avec enthousiasme et désirant obtenir le triomphe. Sa faena fut rythmée mais parfois brusque avant un final plus abouti et dominateur. L’épée sur le côté ne priva pas la présidence de lui concéder les deux trophées.
Jimenez Fortes se montra sérieux et sincère, il toréa sans artifice. Réception à la cape à genoux façon « Morante » puis donna des naturelles de belles tenues en avançant la jambe mais sans grand écho dans les tendidos avec la fadeur de son opposant. Face au cinquième, un sérieux jabonero, il l’accueillit d’une seule main avec allure. Fortes tira le maximum, soignant le sitio. Il fit durer un peu trop la faena et conclut d’une lame sur le côté perdant la récompense.
Yon Lamothe hérita du meilleur lot de l’après midi. Face au troisième Gallon avec plus d’allant, il débuta par une cambiada au centre et laissa de la distance. Il lia des muletazos qui manquèrent de douceur malgré son application dans ses gestes. Il conclut au descabello et fut récompensé d’un trophée. Face à l’ultime où les clarines sonnèrent à peine le toro logé dans le peto, il prit le temps entre chaque série de laisser respirer l’animal. Il profita de la noblesse du Gallon pour lier des séries sur les deux bords avec rythme mais parfois désordonnées. Il sécha avec le descabello mais obtint une oreille sympathique et vuelta non justifié au toro pour conclure.
Vuelta a los toros pour Toreria
Tarascon 2eme de Feria : Sortie en triomphe pour Nino Julian et Victor
Le trophée Nimeño II a été décerné à Victor, un prix qu’aurait tout aussi bien pu être attribuer à Nino Julian, les deux novilleros réalisants des prestations particulièrement intéressantes dans des registres bien différents. Juan Molas put montrer son registre personnel avec des détails de bon goût.
Après la remise des prix, les deux novilleros sont sortis a hombros, un appel a saluer au mayoral n’aurait pas été superflu !!! au vu de la qualité d’ensemble des Blohorn, très bien présentés, avec une noblesse jamais naïve, des tercios de piques pris souvent avec bravoure…
Juan Molas ne put que proposer que quelques détails allurés entre deux génuflexions devant le noble 1er, mais bien trop justes de forces. Son second s’avéra de bonne composition bien que manquant d’un peu de chispa. Le landais profita du bon coté du novillo pour en tirer des séquences esthétiques plus que profondes, de meilleur concept les dernières.
Pratiquement pas piqué, le second resta en mode turbo même après trois piques, s’y employant de plus en plus. Présent avec du moteur, il s’engouffra dans la muleta sur des séries vibrantes, surtout à droite, Nino Julian parvenant à contenir et à lier de très bons passages avec beaucoup d’alegria. Il hérita ensuite du meilleur de l’encierro qui ira trois fois au cheval en venant de loin avant de permettre au nîmois un excellent tercio de banderilles ovationné. Noble avec de la classe il offrit au protégé de P. Varin une faena superbement commencée sur le deux bords avant que "Toumodi" n’accuse un peu les efforts du 1er tiers. A nouveau une épée tombée qui limitera la récompense.
Victor eut du mal a s’entendre avec le brave 3eme qui pesa sans cesse dans la muleta, le mettant constamment à l’épreuve et qui aurait demandé plus de métier. Le final plus recentré et une superbe épée aidèrent l’oreille à tomber. L’excellent dernier lui permit d’exprimer son toreo de verticalité, improvisé, lié avec des changements de main spontanés s’enroulant le Blohorn avec douceur, faisant croître l’intérêt avant que celui-ci ne commence à lorgner vers les pourtours…
Six novillos très bien présentes de la ganaderia Blohorn, brave dans l'ensemble à divers degrés, donnant un jeu varié souvent intéressant, meilleurs les seconds, sixième et cinquième, ce dernier honoré d'un tour de piste posthume., plus exigeant le 3eme trop faible le 1er.
- Jean Baptiste Molas "Juan Molas" (crème de lait et réglisse) : Salut et vuelta.
- Nino Julian (sangre et or gris) : Oreille avec ovation au novillo et oreille avec vuelta du novillo N° 56 "Toumodi".
- Victor Clauzel "Victor" (rouge et azabache) : Oreille et oreille
Pst : C. Rey. Temps chaud et estival bercé par le chant des cigales. Trois gros quarts d'entrée majoritairement confinée à l'ombre.
Le 8eme Trophée Nimeno II a été remis en piste à Victor à la fin de la novillada par le maire de Tarascon, Lucien Limousin tandis qu’un prix spécial à été décerné à Guillaume Chabre, propriétaire de la ganaderia Blohorn pour l’excellence de la novillada présentée ce jour.
Tarascon 1ere de Feria : Triomphe de Lisares pour ses débuts en novillada sans picadors.
Après les défections pour diverses raisons de Mathis Meseguer, de Manuel Fuentes et de Léo Pallatier, trois becerristas se sont retrouvés au paseillo, B. Angosto, El Mosti et Lisares, le meilleur d'entre eux, étant qualifié pour combattre le dernier Yonnet. C'est l'arlésien, qui faisant ses débuts en non piquée, aura les faveurs du jury et qui sortira en triomphe des arènes de Tarascon.
Baptiste Angosto hérita d’un novillo d’excellent comportement à gauche, allant a mas, l’autre rive s’avisant progressivement, ce qui lui valut quelques accrochages sans conséquences, y comprit en portant l’estocade, efficace au deuxième envoi.
Le second ira faire trois petits tours dans la contre piste avant d’offrir à Sacha "El Mosti" une excellente corne droite dont il fit le meilleur usage, la gauche s’avérant plus courte et compliqué. Tercio de banderilles partagé avec l’arlésien qui lui renverra deux fois l’ascenseur. Le nîmois débuta à genoux une partition remarquée, d’intérêt croissant, avant de conclure à la seconde tentative.
"Lisares" réceptionna avec décision son 1er becerro, répondant au quite d’Angosto par des zapopinas allurées. Face au meilleur novillo de la matinée, il composa, avec déjà une certaine maturité, une faena entretenue jusqu’au bout, essentiellement droitière, avant de conclure en trois versets, n’empêchant pas une double récompense pour le protégé d’Yves Lebas. Plus sérieux physiquement et de comportement, le 4eme en bonus obligea le jeune débutant à un effort plus important dont il s’en tira avec les honneurs. Quite por colleras de Baptiste Angosto et Sacha El Mosti avec réponse por chicuelinas de Lisares. Exigeant et tardo, le Yonnet demandait plus d’expérience et se coucha après une entière efficace longue d’effet…
Entrée toujours un peu juste malgré une belle température estivale pour cette novillada sans picadors matinale, présidée par Cédric Rey. Quatre erales de Yonnet, trois du fer des Héritiers de Christophe Yonnet et le quatrième de celui d'Hubert Yonnet, de jolies présentations avec un bon fond de caste, mobiles, de jeu variés, meilleur le 3eme ovationné à l'arrastre, plus serieux le dernier.
- Baptiste Angosto (nazareno y azabache) École taurine Béziers Méditerranée : Vuelta
- Sacha "El Mosti" (sangre et or gris) P. Varin -Nîmes : Oreille.
- Lysio Strepparava "Lisares" (vert amande et or) École taurine du Pays d'Arles : Deux oreilles avec ovation au novillo et salut.
Après délibération du jury, c'est Lisares qui a été retenu pour combattre le 4eme becerro.
Cette novillada sans picador était organisée par l'école taurine du Pays d'Arles avec le soutien de la Ville de Tarascon, de l'ACCM et de l'AEFTC (Association des Eleveurs Français de Taureaux de Combat).
Boujan : Acte IX
Samedi 28 juin - 18h30
Six novillos de Rehuelga plutôt légers de tamaño et d'armures.
S'ils ont globalement manqué de fond, notamment les deux premiers, la noblesse des suivants a permis à Tomas Bastos et surtout à Julio Romero de s'exprimer, Tomàs Gonzalez passant à côté d'un bon 5ème. A noter que les Buendia ne se sont jamais employés au tercio de piques, la présidence imposant à tous une deuxième rencontre qui ne s'imposait pas. Globalement le lot de Buendia a manqué de chispa.
Tomàs Bastos : Le premier novillo très juste de force ne permettra que quelques détails sur sa corne gauche. A droite, il s'arrête et se défend devant un Bastos manquant de recours. Silence après avoir pinché à trois reprises, une épée tendida et descabello. Le quatrième est un beau toro équilibré qui, bien que sèchement pris par une pique trasera trop appuyée, fit preuve d'une belle noblesse. On notera un quite appliqué du novillero portuguais répondant à celui, oubliable, de Gonzalez. Si les premiers derechazos promettaient un peu d'émotion, la suite de son actuation par son manque d'engagement et une tauromachie latérale et sans profondeur sera plus décevante. Aprés pinchazo, il tue le toro d'une entière et obtient du palco, à la surprise quasi générale, Deux oreilles de peu de poids (il n'y a pas eu de pétition du public).
Tomàs Gonzalez : De son 1er toro, on ne retiendra que quelques détails à droite en début de faena. Ne se croisant jamais, il enchaîne les muletazos de façon très prudente, sans construction ni émotion. Cinq voyages lui seront nécessaires pour tuer le bicho qui, même s'il manquait de piquant, méritait mieux. Il en sera de même sur son second, un très bel exemplaire, qui aurait dû être lidié avec plus de poder et d'engagement. Il multiplie les passes sans peser, très extérieures. Le public s'ennuie, le toro aussi. Futiles luquesinas en fin de faena. IL tue après pinchazo et un "Julipie". Salut, son envie de vuelta sera vite réprimée par le public. On aurait aimé voir ce Rehuelga dans d'autres mains.
Julio Romero : La grande satisfaction de l'après-midi. Pour ses débuts en piquée laissent entrevoir de belles choses pour la suite de sa carrière. Suerte. Il accueille le noble troisième à porta gayola et continuera, parfois un peu brouillon, avec envie et courage. A noter la belle première pique de Gabin Rehabi. Se croisant comme il se doit, il met en valeur son toro dès qu'il baisse la main et même si tout n'est pas réussi, son élégance, son engagement et la sincérité de sa faena, concluent par une épée portée dans les règles de l'art qui roule le toro, lui permettent d'obtenir une oreille justifiée. Le N°09 sera applaudi à l'arrastre. Sa deuxième actuation devant le noble 6ème confirmera les premières impressions. Plus précis et en rythme qu'avec son premier. Temple et sincérité sur les deux rives, notamment à gauche, procurant les rares belles émotions de l'après-midi. Il conclue avec autorité et engagement par une épée un peu tombée mais efficace. Deux oreilles pleines d'espoir pour un Julio Romero à suivre
-Tomas Bastos (blanc et azabache) : silence après avis et deux oreilles
-Tomas Gonzalez (paille et or) : silence après avis et salut
-Julio Romero (rouge framboise et azabache) : oreille et deux oreilles
Dimanche 29 juin – 11h00
En ce dimanche caniculaire, les 50 ans du fer de Turquay étaient célébrés. En matinée 3 erales étaient combattus en non piquée.
Isaac Galvin, remarqué l’année dernière en ces mêmes arènes, n’a pu reproduire faute à un buendia faible, perdant les mains à plusieurs reprises, n’offrant que peu d’opportunité au natif de Chiclana, qui restera prudent mais bien trop long devant un tel exemplaire. Silence
Baptiste Angosto ne sera guère mieux loti avec un beau novillo haut et pointu, légèrement bisco mais qui ne cessera de chercher l’homme en s’arrêtant à mi-passe. Aucune opportunité pour le français de démontrer ses qualités, excepté la larga de rodilla d’accueil. Son engagement à la mort et une épée efficace lui vaudront une vuelta
Simon Sabadel héritera lui du meilleur des erales présentés. Noble, haut et armé, il permettait bien d’avantage que ce que l’inexpérimenté novillero en a tiré. Certes son courage et son envie furent évidents mais quel dommage de laisser passer un tel novillo de grande classe. Il tuera à la 2éme épée avec un engagement exagéré plongeant littéralement sur le frontal et se faisant prendre sans conséquence.
-Isaac Galvin (canne et azabache) : silence
-Baptiste Angosto (nazareño y azabache) : vuelta
-Simon Sabadel (noir et or gris) : saluts
Dimanche 29 juin – 18H00
Course très attendue de Turquay qui présentait pour la première fois une novillada complète en piquée. Après le succès l’année dernière ici même lors du desafio face au Curé de Valverde, l’aficion espérait, mais cet espoir fut, malheureusement pour le ganadero, de courte durée. Un premier faiblissime, un sixième invalide qu’on laissera inexplicablement en piste. Quant aux autres, leur noblesse masquant leur peu de force, ne furent pas lidiés par les apprentis comme le doit cette encaste. On notera quand même une présentation remarquable digne d’arènes de 1ère catégorie. Il est également dommage que dans une novillada dite toriste, le tercio de pique soit à ce point galvaudé, mise en suerte approximative, mal posées, seconde pas nécessaire voire néfaste. Info de derniere minute : Il semblerait que l’intégralité de lot présenté ai été atteint d’Acidose ce qui peut être une des raisons expliquant cette faiblesse en piste
Juan Molas : Devant son haut 1er, le dacquois s’est entêté longuement, très longuement, à toréer artistiquement un novillo trop faible pour répondre à sa tauromachie. Quelques détails de qualité et une épée efficace après pinchazo lui permettront de saluer en piste. Anecdotiquement le novillo portait sa devise sur le frontal…. Bien meilleure prestation devant le brave 4éme notamment à gauche où, dès qu’il baissera la main, les naturelles proposées furent de belles qualités. Moins à l’aise à droite, n’allant pas sur les terrains nécessaires, profusion de muletazos ne servant à rien, il perd les trophées possibles à cause d’une épée défaillante. Le N°11 etant applaudi à l’arrastre.
Pedro Luis : Devant son superbe toro un peu juste en force, le péruvien s’est montré à son avantage au capote. Muleta en main, il a mis un certain temps à comprendre son toro mais dès qu’il a baissé la main, la noblesse de l’animal lui a permis de tirer des deux côtés des passes de qualités avec une élégance et une application certaine. Il rallonge inutilement sa faena devant un animal qui se refuse avant une mise à mort laborieuse. Silence. Pour son second, là encore un magnifique exemplaire, le novillero s’emploiera à l’identique du premier parfois avec trop de longueur. Quelques derechazos de qualité mais ne pouvant lier il ne contacte pas avec le public. Son engagement dans son placement lui permet de grapiller de bons moments sur les deux pitons. Il saluera après deux pinchazos et une épée tombée. Le toro est applaudi à l’arrastre.
Juanillo : Il hérite à son premier du meilleur novillo de l’après-midi, mais quel gâchis. Hors sujet dès le début de sa calamiteuse actuation, la marche arrière enclenchée sur tous les pauvres muletazos donnés. Une attitude très surprenante pour ce torero ayant eu des succès en Espagne mais peut être impressionné par son brave et noble adversaire, il a totalement perdu ses moyens. La mise à mort est à l’image du reste. Silence. Novillo applaudi à l’arrastre qui aurait pu, à coup sûr, permettre un triomphe à un torero plus en confiance et ainsi récompensé la famille Turquay pour le travail effectué. Que verguenza. Son second ne permettra rien. Toro invalide qui tombe à plusieurs reprises mais que la présidence refuse de changer. Impossible d’en tirer le moindre muletazos. Silence
-Juan Molas (rouge et or) : Salut et silence
-Pedro Luis (framboise et or) : Salut après deux avis et salut après avis
-Juanillo (cacao et or) : Silence et silence
Saint Sever : Sébastien Castella sauve la tarde du naufrage
L’histoire d’amour entre Sébastien Castella et les arènes de Saint Sever continue. Pièce maitresse du montage de la corrida des fêtes depuis les débuts, le biterrois est sorti par la grande porte après une faena pleine de maîtrise. A l’issue du paseo, il fut honoré par le maire Arnaud Tauzin et le président de la commission taurine Cédric Brethes pour son 25ème anniversaire d’alternative. La musique a beaucoup joué pour masquer les faiblesses des toros de Zacarias Moreno et le manque d’émotion.
-Sébastien Castella (bleu piscine et or) : Silence et 2 oreilles
-Clemente (sangre y azabache) : Silence et silence
-Tomas Rufo (bleu de Prusse) : Oreille et silence
Présidence : Miguel Telleria. Chaleur et arène quasi pleine.
Les toros de Zacarias Moreno ne se sont pas invités à la fête. D’une présentation moyenne, très petit le second, faible d’armures et de châssis. Ils furent pourtant économisés sous le fer car dès leur entrée en piste, les pattes frêles se firent sentir avec le manque de caste. Seul le quatrième fut noble avec une certaine classe que sut exploiter Castella.
-Sébastien Castella reçut avec douceur le premier exemplaire sans grande force dès son entrée en piste. Malgré un simple picotazo pour satisfaire le règlement, le biterrois servit une faena en douceur, maintenant debout son adversaire aux cornes escobillées pendant que le public écouta l’harmonie. A l’estoc, il resta sur ses échecs de la veille à Granada avant de retrouver la mire sur son second exemplaire. Un toro qu’il reçut pieds joints et qui fut lidié avec application. Il débuta au centre par cambiadas puis réalisa une bonne faena sur les deux bords en douceur et maîtrise. L’épée retrouvée, libéra deux petites oreilles pour fêter sa fidélité aux arènes Henri Capdeville.
-Clemente n’eut pas d’opposant à la hauteur pour exprimer le bon moment qu’il traverse actuellement. Son premier opposant, plus novillo que toro, fut très faible et montra des difficultés à se maintenir debout. Il s’agenouilla durant la faena obligeant Clemente à abréger. Son second fade et sans fond fut très court de charge. Après un brindis à l’emblématique entraîneur Christophe Urios, il tenta de lier quelques muletazos à tribord sans transmission.
-Tomas Rufo est certainement plus à l’aise avec une adversité plus puissante. Son premier exemplaire répéta dans son capote. Après un brindis à Castella, il débuta à genoux et donna des muletazos avec temple. Malgré une voltereta sans gravité, il donna les meilleures séries à bâbord. Entière qui fera vite effet pour obtenir un petit trophée peu demandé. Face à l’ultime et après une lidia approximative, l’ennui s’empara des gradins où même la musique ne se déclencha pas.
Vuelta a los toros pour Toreria
Mimizan : Oreille pour Morenito de Aranda et Juan de Castilla
Morenito de Aranda et Juan de Castilla ont coupé chacun une oreille, leur sorteo leur offrit les deux meilleurs toros de cette corrida. Samuel Navalon moins bien servi a opté pour un toreo encimista, perdant avec l’épée un possible trophée.
Très bien présentés le lot de Pagès-Mailhan donna un jeu divers, meilleur le second. Le 4ème se cassera un piton contre un burladero et fut changé. Le 4bis se révéla dans la muleta de Morenito de Aranda
Le colombien Juan de Castilla profite du meilleur toro de la course "Fanfaron", sorti en seconde position pour offrir une faena spectaculaire démarrée et terminée à genoux, récompensée par une oreille.
Morenito de Aranda obtient lui aussi un trophée devant le sobrero, le 4eme bis, avec une faena technique et de bons passages sur la corne gauche.
Samuel Navalon pour sa présentation en France en qualité de matador de toros a offert une faena dans les cornes qui porta sur le public devant le sixième mais l'épée lui fait perdre un possible trophée.
-Morenito de Aranda (carbone et or blanc) : Silence après avis et oreille
-Juan de Castilla (vert et or) : Oreille après avis et silence
-Samuel Navalon (vert olive et or) : silence après avis saluts après deux avis
Président : Denis Labarthe 1/2 arènes sous un ciel bleu et chaud
Mauguio : Julio Norte enlève le 3eme trophée Daniel Gimenez
Le salmantino s’est avéré le plus puesto de cette novillada de la 36ème Romería del Encuentro, coupant la seule oreille du jour, en perdant au moins une autre avec les épées avec son 2° novillo. Victor passant lui aussi à coté d’un pavillon également à cause des armes à son 1er tandis qu’El Mene continue d’enchaîner des festejos sans peine ni gloire.
-Le San Sebastian d’ouverture s’emploiera sur ses deux rencontres, avec forces à la première. J. Norte volera en allant au quite avant que les efforts déployés face au cheval ne se fassent payer au dernier tiers. El Mene essaiera en vain de construire une faena à un adversaire qui passera peu à peu en mode défensif. L’aragonais débutera bien devant un excellent Tardieu, les premières passes à genoux, avant de tomber dans l’à peu prés, passant à coté d’un novillo qui méritait bien mieux.
-Julio Norte se montrera au dessus d’un Margé mobile mais exigeant à la muleta, donnant des hachazos en sortant du leurre. Le salmantino insistera pour en tirer le meilleur parti possible, se jetant dans les cornes pour une loger une lame entière. Il recevra son Pages-Mailhan d’une larga afarolada qui vit l’excellent castaño décoller littéralement au dessus de lui. Après une pique légère très bien prise, il se montrera noble et mobile, donnant un très bon jeu à la muleta dont profitera très bien Julio Norte, sa faena allant à mas, avant d’échouer avec les épées.
-Superbe réception à la cape du novillo de Gallon avant qu’il ne cesse une corne. Le sobrero de San Sebastian ira fort au cheval avant que Victor ne débute sa faena par quatre cambiadas ajustées, alternant par la suite, avec quiétude et temple, de bonnes séries, alternant droite et gauche. Le final fut un peu moins bien composé et la mise à mort défaillante. Face au petit gris de François André, trop châtié à la pique, l’affaire s’avéra plus compliqué pour le saintois qui aura du mal à trouver le sitio devant un adversaire de peu de forces et donc de peu d’embestida. Conclusion par une belle épée.
-Iker Fernandez "El Mene" (fushia et or) : Silence et silence
-Julio Norte (nazareño y azabache) : Oreille et salut après avis
-Victor Clauzel "Victor" (rouge et noir) : Salut après avis et salut.
Six novillos, joliment presentés dans l’ensemble, provenant de six ganaderias françaises, lidiés dans l’ordre : San Sebastian (Vangelisti), Robert Margé, San Sebastian, Pages Mailhan, Tardieu Frères et des Héritiers de François André. Le 3eme novillo titulaire de Gallon Frères a été remplacé par un sobrero de San Sebastián après s’être brisé la corne gauche à la base, conséquence de deux mauvais chocs… De meilleures compositions le Pages-Mailhan, le Tardieu et le sobrero de San Sebastian.
Pst : C. Buttet. Temps estival chaud, 2/3 d’arenes. Le 3eme trophée souvenir Daniel Gimenez à été remis en piste à l’issue de la novillada à Julio Norte. El Mene a brindé son second novillo au matador de toros Saúl Jiménez Fortes, présent à Mauguio.
Aire sur l’Adour : une tarde de déception sans armes et sans oreilles
Il y avait bien longtemps qu’il n’y avait pas eu autant de monde sur les tendidos pour la corrida des fêtes d’Aire sur l’Adour. Avec un temps agréable, un cartel avec deux anciens triomphateurs aturins et une ganaderia dont le nom résonne dans le Sud-Ouest fut peut-être la clé du succès populaire. Cependant le bilan artistique, décevant, ne fut pas au rendez-vous. Malgré la faiblesse des toros de Pedraza, certains offraient leurs oreilles. Mais avec des épées qui ont déraillées et des faenas inabouties, tout fut réduit au silence avec une course longue, trois heures de temps sans rythme.
-Manuel Escribano (violette et or) Silence et silence
-Morenito de Aranda (carbone et or) Silence et silence après avis
-Carlos Olsina (grenat et or) Ovation après 2 avis et silence après avis
2/3 d’arène environ, présidence : Marc Amestoy
Les toros de Pedraza de Yeltes de bonne présentation, lourds et hauts, ont globalement manqué de force pour dévoiler tout leur potentiel. Leur noblesse ne fut pas forcément exploitée. Mais c’est leur manque de transmission et leur faiblesse qui domina. Au cheval, seul le quatrième se distingua vraiment avec plus de force. Intéressant le troisième et quatrième.
Manuel Escribano n’a pas convaincu et ne fut pas dominateur. Le faible premier, pourtant monopiqué, fléchit des antérieurs à plusieurs reprises. Le sévillan servit une faena adaptée, avec des muletazos lents afin de maintenir debout son adversaire noblon. Le quatrième fut le plus intéressant au cheval, en venant avec alegria et bravoure sous le fer. Après un tercio de banderilles de bonne facture avec notamment un quiebro à la troisième paire, il resta en dessous des qualités du toro. Faena timide où il subit plus qu’il ne commande avant de s’éterniser avec les armes.
Morenito de Aranda se distingua surtout cape en main. Il lia des séries de véroniques en avançant vers le centre à la réception de ses deux adversaires. Appliqué dans la lidia, il dut faire économiser son premier opposant au premier tiers après une belle poussée sur la première rencontre. Averti à droite sur la première passe, il continua à bâbord avec autorité mais le toro, faible, s’éteint rapidement. Face au cinquième, il montra l’envie de bien faire. Il resta prudent et tira quelques muletazos méritants cependant. Il sécha avec les armes et obtint seulement un avis avec une présidence très complaisante.
Carlos Olsina affronta un bon exemplaire de Pedraza qui se montra bravito sous le fer malgré un manque de puissance. Il profita au début de la noblesse du toro pour lier des séries intenses mais son manque de douceur et de constance amena un travail décousu sans parvenir à exploiter toutes les qualités du toro. Il connut des difficultés avec le descabello et la présidence ne lui donnera pas le troisième avis. L’ultime qui enleva la porte dans le tunnel, fut protesté et les premiers tercios sont réduits au minimum. Il servit une faena brouillonne à un adversaire fade et court de charge avec une fin de faena plus joviale que dominatrice. Il connut une nouvelle fois des difficultés pour conclure avec le descabello qui fit raisonner les sifflets au lieu d’un possible trophée.
Vuelta a los toros pour Toreria
Istres 4 : Mano a mano triomphal
Et débuté magistralement par un Jean-Baptiste Jalabert revenu pour un jour "Juan Bautista" après six ans sans toréer, comme si sa dernière corrida fut hier, enflammant d’entrée le Palio avec un toreo au ralenti et relâché. Son jeune protégé ne lâcha rien et sorti en triomphe aux cotés de son mentor. Seul petit bémol à cette course d’émotion partagée, l’ordre de sortie des toros, les Juan Pedro Domecq n’étant pas au rendez-vous pour un final qui aurait du aller à mas… Standing ovation pour les deux toreros avant la sortie du 1er toro.
Ouverture avec un moment de bonheur partagé entre Juan Bautista et le public, venu pour ces retrouvailles. Le Jandilla, à la noblesse idéale et de classe, se livrant sans retenue dans la muleta au ralenti de l’arlésien qui en tira le meilleur parti possible avant une estocade al recibir qui fit se lever les gradins. Le second, du fer de La Quinta, s’avera plus exigeant. Il fut entreprit avec domination et allure sur les deux bords pour lui imposer une faena qui finira par le voir embestir avec plus de fond dans les ultimes tendas avant un second recibir réussi. Juan Bautista reçu son Juanpedro d’une véronique à genoux avant de gagner le centre. Après un quite por colleras avec Marco Perez, le toro s’avéra juste de forces, brusque et de guère de fond, un peu meilleur à gauche, infligeant même un plat de corne dans la poitrine du torero en toute fin d’une faena plus technique qu’enjouée, conclue d’une lame habile.
Marco Perez dut conserver dans son leurre un Jandilla noble mais limité en forces qu’il conduira exclusivement à tribord avec des séquences de belles compositions avant de conclure d’un recibir au second envoi. Son La Quinta sorti avec du pétard mais y laissa pas mal de forces au premier tercio, d’autant il amorça un violent début de vuelta de campana. Marco Perez fut contraint de le toréer a mi-hauteur, sans l’obliger mais avec beaucoup de maîtrise, donnant de l’importance sur des séries d’un niveau supérieur, telles ses naturelles de la main droite avant un final enlevé et une estocade impeccable. Le joli jabonero de Domecq passa par un quite por saltilleras avant un tercio de banderilles supérieur de Mehdi Savalli, ovationné et souligné par la banda de musica. Après une première serie prometteuse, le toro s’est éteint progressivement jusqu’à finir arrêté, le protégé de Jean-Baptiste insistant pour lui arracher les passes, trop même, l’ensemble finissant dans l’anonymat…
Deux toros de Jandilla, d'une pique bien prise, nobles, idéal le 1er, plus distrait le second qu'il fallait retenir. Deux de La Quinta, un peu plus exigeant celui de Juan Bautista, de bonne composition l'autre mais juste de forces et de race et deux de Juan Pedro Domecq , compliqué le 1er, vite éteint le jabonero… Des toros légers, de comportements variés, permettant les faenas espérées à l’exception des Juan Pedro, plus forts et décevants, tous prenant leur pique sans rechigner
-Jean Baptiste Jalabert "Juan Bautista" (tabac et or) : deux oreilles et rabo, oreille et vuelta fêtée
-Marco Perez (rouge et or) : Oreille, deux oreilles et silence
Pst : J. Cervantès. Sobresalientes : Miguel Angel Sanchez "No hay billets" sous un très chaud soleil. Remise de souvenirs en hommage à cette corrida particulière par Mr. François Bernardini, maire d’Istres en présence de P. De Carolis, maire d’Arles, de la reine d’Arles et d’élus istreens… Salut de Mehdi Savalli au 6eme.
Istres 3 : Important triomphe de Perera qui sort à hombros avec D. San Roman
Sortie à hombros des arènes du Palio des deux toreros à l'issue d'une intéressante corrida, le torero de Badajoz, triomphant de manière plus affirmée que son compañero mexicain au courage affirmé tandis que Ch. Parejo connaîtra une matinée un peu moins évidente.
L'extremeno mit d'entrée la barre très haute face à un excellent toro de La Ventana auquel il servit une faena toute empreinte de profondeur et de toreria sur les deux bords. La mise à mort se compliqua avec un toro difficile à cadrer, l'estocade résultant d'effet long avec un descabello, limitant l'impact. Après un superbe quite, souligné par la musique, M.A. Perera débutera sa seconde actuaccion à genoux, tirant une faena toute autant dominatrice qu'ajustée à la baisse de régime de son noble adversaire qui finira en lorgnant les tablas, ce qui contraindra Perera a la rendre plus compacte sans lui lever une once d’intérêt, bien au contraire, avant une lame suffisante.
Le jeune mexicain parviendra à corriger quelques peu les derrotes du toro, côté droit mais sans y parvenir à gauche recherchant a impacter par un final encimista osé qui portera ses fruits après une épée plus efficace qu'orthodoxe. Diego San Roman se fera violemment accrocher en toréant de cape son second, devant de fait a continuer sur une seule jambe, la droite. Il réussira à lier de superbes derechazos en courant et baissant la main jusqu'à une épée tombée suffisante mais longue d'effet
Le chiclano-biterrois aura du mal a trouver la bonne entente avec un toro quelque peu exigeant a droite, la gauche lui laissant un peu plus d'opportunités. En phase terminale il tentera d'obtenir un trophée en insistant au risque de se faire bousculer. L'épée mettra un terme à ses illusions. Christian Parejo concluera cette matinale avec un manso qui poussera sous la pique avant de poursuivre sa quête du pourtour, obligeant le "biterrois" a le toréer dans ses querencias d'où il tirera des muletazos d'excellentes compositions, surtout à droite avant de s'égarer avec les armes.
-Miguel Angel Perera (blanc de lait et or) : Oreille après avis et deux oreilles
-Diego San Roman (violette et or) : Oreille après avis et oreille après avis
-Christian Parejo (blanc et or) : Silence après avis et silence après avis.
Un toro de la ganaderia du Puerto de San Lorenzo, le 5eme et cinq du fer de La Ventana del Puerto (même maison). Le 1er aux deux cornes escobillées fut changé par un sombrero de La Ventana. Un lot correct, noble mais dont la plupart baissa de ton en cours de faena, seul le 6eme manso, s'emploiera sous le fer, de plus de fond les deux de Perera et le cinquième.
Pst : C. Butet. Temps lourd avec soleil et parfois un vent parfois dérangeant...3/4 d'entrée.
Istres 2 : Quatre oreilles pour Clemente
Moins d’une semaine après sa très sérieuse blessure de Nîmes, Clémente est revenu, et de quelles manières ! Avec profondeur, élégance et toreria, il a marqué cette première corrida semi flamenca istreenne. Certain diront qu’il hérita du meilleur sorteo, mais si ses deux adversaires apparurent ainsi, il en est le grand révélateur. Dans ces conditions limites, coté toro, David Galvan et Juan Ortega ne purent que montrer que quelques facettes de leur personnalité, coupant chacun une oreille de leur premier Zalduendo
David Galvan coupera l’oreille d’un noble mais fade toro juste en forces qui déclinera progressivement non sans permettre une faena esthétique avec quelques gestes personnalisés avant un final par bernardinas et une entière caida. Son second offrit les mêmes caractéristiques physiques et morales avec la classe en moins et du être lui aussi toréer sans trop l’obliger avant de conclure en trois essais.
Quatre véroniques de gala avant une faena marquée par la gestuelle raffinée de Juan Ortega tout en toréant à mi-hauteur un noble mais faible Zalduendo qui lui permit de réaliser quelques clichés pour les beaux arts, mais sans l’émotion. Après quelques sifflets au picador de turno, le cinquième, bas de forces, de race et sans moteur, ne rentrera pas dans l’objectif du trianero qui abrégera d’une entière tombée.
Ovation avant la sortie du 3° pour Clemente qui sut embarquer avec maestria un adversaire noble, limité en forces, de meilleures compositions à droite pour une faena qui fut d’un intérêt croissant grâce à la toreria autant efficace qu’allurée du torero bordelais. Final plus resserré bien venu avant une estocade de catégorie. Clemente en remettra une autre de même engagement pour finir la prestation la plus aboutie du jour devant un toro de bien meilleures conditions, le plus intéressant du lot. Il commencera par deux séries sorties de derrière les fagots qui firent rugir les tendidos avant d’exprimer son toreo engagé, expressif et plein de toreria jusqu’au final. Un final débuté un peu à l’arraché sur un toro qui avait bien baissé d’intensité mais fini de façon bien plus enlevée en y entraînant superbement le Zalduendo… Deux autres oreilles et 4eme grande porte consécutive du Palio.
Première corrida flamenca dans les arènes du Palio avec au cante, Paco Peña et Remedios Reyes pour souligner les faenas inspirées comme celles de Clémente ou de Galvan, accompagnement musical partagé avec Chicuelo II sauf pour Ortega qui ne souhaita pas le son des guitares
Six toros de Zalduendo, correct de présentation, nobles mais manquant de forces et surtout de race, s'éteignant en cours de faena malgré des tercios de pique anecdotiques.Meilleur le dernier, pire le 5°.
-David Galvan (vert bouteille et azabache) : Oreille après avis et salut après avis.
-Juan Ortega (bleu ciel et or) : Oreille et silence
-Clément Dubecq "Clémente" (rouge et azabache) : Deux oreilles et deux oreilles après avis
Pst: R. Abib. Plein apparent sur les tendidos sous un soleil lourd. Décoration flamenca des burladeros.
Istres : Triomphe a trois oreilles pour J.E. Colombo et Solal
Malgré l'absence des toros de Valverde, suite à des problèmes successifs sur le campo, cette corrida internationale de toreros banderilleros s'est révélée intéressante, plus enlevée en seconde partie avec finalement un desafio ganadero entre, dans l'ordre, des toros de Hubert et Christophe Yonnet et de Montealto. Le 4eme, "Cisquero" N57, étant honoré d'une vuelta posthume. Cartels de banderilleros qui feront ménage à trois en première mi-temps, Escribano et surtout Colombo s'y montreront plus spectaculaires, Solal plus classique. Ce que confirmeront les partitions en solo. Colombo et Solal sortiront par la grande porte du Palio avec le mayoral de Montealto.
Le sévillan Manuel Escribano héritera d'un volumineux Yonnet peu enclin à se livrer après une seule pique, dont il ne tirera que trois séries à gauche avant d'abréger d'une demi lame et de connaître un échec au descabello, le toro gardant toujours la tête bien haute. Il touchera ensuite un excellent toro qui galopera dans la muleta avec noblesse et classe après avoir pris trois piques avec alegria. Escribano réalisera une faena construite avec plus d'allures que de fond sur les deux bords d’un adversaire qui finit en lorgnant le pourtour, avant une entière caidita et un descabello.
Le vénézuélien Jésus Enrique Colombo construira une faena volontaire devant un Yonnet qui ira au cheval par deux belles arrancadas, certes exigeant, humiliant peu mais qui se laissa conduire sur les deux rives jusqu'à une conclusion par une entière en place. Autre toro, le 5eme, avec classe et noblesse qui permettra à Colombo d'exprimer son toreo populaire, restant en deçà des qualités du Montealto. Il se jettera sur son adversaire pour une estocade efficace en se faisant bousculer. Solal, le jeune matador de toros nîmois touchera un Yonnet qui s'emploiera sur la seule pique avant de se laisser faire a droite, l'autre bord s'avérant bien plus compliqué. Solal conduira très bien sa faena, la menant à mas avant une entière efficace. Son second sera plus exigeant surtout à droite, la gauche ayant un meilleur rendu, améliorée par la muleta du nîmois qui conclura d'une lame efficace.
-Manuel Escribano (rouge et vieil or) : silence avec pitos après avis et oreille après 2 avis à un toro de vuelta.
-Jésus Enrique Colombo (vert olive et or) : Oreille et deux oreilles.
-Solal Calmet "Solal" (lèche y azabache) : Oreille et deux oreilles
Toros de Hubert Yonnet (1er de 585kgs), Christophe Yonnet (2eme et 3eme) et trois de Montealto. Tous cinquenos sauf les deux du fer de Ch. Yonnet de 4 ans. Un desafio qui a tourné a l'avantage de la ganaderia espagnole. Pst : M. Magnan. Plein apparent sous un soleil chaud. Minute de silence pour Jean Thomas et pour les aficionados et taurinos disparus...
Captieux : Aaron Palacio domine la tarde et sort en triomphe
Aaron Palacio fut le grand vainqueur de la novillada de Rugby y Toros de ce dimanche 1er juin. Il domina les débats et sortit en triomphe des arènes Jean Sango avec trois oreilles. Le cartel réunissait trois novilleros expérimentés et très en vue l’an passé.
-Aaron Palacio (ciel delavé et or) oreille et 2 oreilles
-El Mene (vert olive et or) ovation et vuelta après avis
-Javier Zulueta (tabac et or) ovation et silence après avis
Les aficionados ont répondu présents sous un ciel nuageux, garnissant les arènes aux 9/10. Présidence : Franck Lanati.
Les novillos des freres Gallon correctement présentés et de façon homogène ont brillé par leur noblesse dans la muleta, répétant leurs charges. Ils ont manqué parfois de force pour dévoiler toutes leurs intentions. Malheureusement, ils ne furent pas présents au premier tiers. Le cinquième (seul novillo à avoir eu deux contacts avec la cavalerie) noble et encasté fut crédité d’une vuelta posthume. Le ganadero fut porté en triomphe à l’issue de la course.
Aaron Palacio affronta un premier exemplaire noble mais faible. Il servit une faena agréable, imposant le bon rythme au novillo sans le brusquer, liant des séries douces sur les deux bords. Il conclut d’une lame entière d’effet rapide. Il réceptionna son second adversaire par une belle série de véroniques où l’animal répéta avec un peu plus de tempérament. Après un bon tercio de banderilles de la cuadrilla invitée à saluer, Palacio ne tarda pas à imposer son toreo avec sérénité. Il lia de belles séries avec temple à bâbord comme à tribord face à un novillo intéressant mais peu piqué.
El Mene a une nouvelle fois eu du mal à convaincre après sa timide prestation dans les arènes de Mugron. Blessé la veille également à Sanlucar, il ne parvint pas à dominer son noble mais fade premier opposant. Vite désarmé, il se reprit néanmoins par la suite mais conclut avec difficulté épée en main. Face au cinquième, le meilleur novillo du lot, il perdit le triomphe à l’épée une nouvelle fois. Il débuta par le bas avec autorité puis lia des séries plutôt élégantes où le novillo chargea avec classe museau au sol mais sans trouver le bon tempo et resta en dessous des possibilités que sembler lui offrir le Gallon.
Javier Zulueta eut moins de chance au sorteo et hérita du lot sans saveur et court de charge. Le troisième novillo, plus fort physiquement reçut une pique appuyée et longue qui va l’éteindre pour le dernier tiers. Le sévillan le couchera cependant d’une bonne épée. Face à l’ultime sans qualité et qui se dégonfla rapidement, il fut long et distant pour une faena sans transmission.
Aaron Palacio est logiquement désigné triomphateur de l’après-midi.
Vuelta a los toros pour Toreria
Captieux : triomphe pour Clovis et La Espera pour la non-piquée.
Clovis est sorti en triomphe de la novillada non piquée matinale valorisée par un excellent lot de La Espera, propriété du ganadero JF Majesté, le second étant honoré d’une vuelta posthume. Léo Pallatier n’a pas démérité mais son manque de métier ne lui a pas permis de prendre la pleine mesure de l’excellent premier. Clovis continue son année triomphale, il a profité de son premier pour montrer son potentiel. Avec le dernier, plus compliqué, le nîmois, a montré une volonté sans faille pour s’imposer. Un effort récompensé d’une seconde oreille.
Trois erales de La Espera, vuelta posthume pour le second, le N°63 "Pulido"
-Léo Pallatier (encre noire et azabache) Salut après avis
-Clovis (encre noire et or) Oreille et oreille
Clovis recevra les prix de l’acoso et de la ville de Captieux.
TEMPORADA 2025