Arles : Feria du Riz 2021

Les trois toreros par la Grande Porte…

 

 Antonio Ferrera, Miguel Angel Perera et Emilio de Justo sont sortis à hombros et le mayoral a été fort justement appelé a saluer à l’issue d’une corrida entretenue, en particulier grâce au lot de toros de Jandilla dont le dernier, “Salalimpio” N°42 a été honoré d’une vuelta posthume. Les trois a hombros mais c’est E. De Justo qui réalisa les meilleurs moments de l’après-midi, toréant ses deux adversaires, l’épée le privant d’un triomphe plus important au dernier…. A. Ferrera a planté avec force son toreo personnalisé face à l’excellent 4eme qu’il banderilla tandis que M.A. Perera impacta sur un public disposé pour son toreo de cercania de fin de faena, lui obtenant même deux oreilles après une série de luquesinas !!!! 

Corrida de toros Goyesque  Toros de Jandilla - Vegahermosa très bien présentés, sortant avec du petard, ne se faisant pas prier face à la cavalerie, et donnant un jeu intéressant à la muleta, meilleur les 2eme, 4eme et surtout 6eme

 -Antonio Ferrera (habit goyesque blanc et noir) Silence et deux oreilles

 -Miguel Angel Perera (habit goyesque rouge et noir) Deux oreilles et salut après avis

 -Emilio de Justo (habit goyesque bronze et noir) Oreille et oreille après avis

 Pst :F. Gueyraud, un tiers d’arènes, soleil et vent léger. Salut de Morenito d’Arles au 3eme, les deux piqueros de Ferrera ont été ovationné, accompagnement musical chanté par Claire Lairy…. Sauf au 4eme !!! Brindis footballistiques l’un au gardien de but du PSG, l’autre à Alonzo le joueur de l’OM….

 

 Ferrera fit piquer ses deux toros dans le sens long de la piste pour des tercios relevés, meilleur celui du 4eme. Il restera assez distant avec son 1er qui ne sembla pas l’inspirer outre mesure sur une faena ambidextre conclue de naturelles de face avant deux pinchazos al recibir et ¾ de lame… Changement de décor avec son second qu’il en suerte de loin et quite par faroles avant un tercio de banderilles enlevés qui mit le public en pieds…. “un paso doble por favor” et le lyrique, à la demande du torero, se tue pour l’Opera Flamenca et une faena toute personnelle de l’extremeño mais toujours en jouant sur les terrains et les qualités du toro, avant de lier quelques muletazos relâchés de haute tenue et estocade en deux temps enchainés avec un cite lointain pour une encuentro… Deux oreilles, la seconde quelque peu protestée.

 

Même récompense pour M.A. Perera à son premier mais après un trastos manquant de rythme et d’engagement, parsemé de séries esthétiques surtout de la droite, allant chercher ses trophées avec un final rapproché avant une série de luquesinas et une entière caida…. Son second moins évident ne lui permis pas d’augmenter son capital, sa faena initiée par cambiadas ne parviendra pas à décoller vraiment le final de cercania impactant un peu plus mais la demie lagartija et un descabello mettront un bémol à l’enthousiasme d’une partie du public.

 

Le 3eme déséquilibrera la cavalerie mais sortira seul au second assaut et bien que doté d’une bonne dose de noblesse, il commença à lorgner par derrière la muleta d’Emilio de Justo qui le toréa avec efficacité et allure, de meilleur son à gauche avant de conclure de ¾ de lame. Il toucha en dernier le toro de la course qui prit fort bien ses deux piques avant de charger avec alegria dans la muleta de torero de Caceres qui en tira de superbes séquences sur les deux rives avant de distiller un toreo profond par naturelles, y faisant croitre l’intérêt d’un public conquit… L’épée caida, trop longue d’effet avec la mort en brave du Jandilla, le privera au moins d’une double récompense….

Tous à hombros

 

 Diego Ventura, énorme au 5eme avec les deux oreilles et la queue, les deux autres portugais Ruy Fernandes et Duarte Fernandez qui couperent chacun deux fois une oreille, le second après y avoir prit l’alternative. Et le mayoral de Los Espartales qui presenta un tres bon lot de toros, dont deux furent honorés d’un tour de piste posthume, plutôt généreux celui du 4emeColombiano” N°38, plus justifié pour le 5eme  Perdido” N°18

 

Corrida de Rejon Goyesque  Toros bien typé murube de Los Espartales donnant un excellent jeu dans l’ensemble, certain avec une pointe de faiblesse, deux étant primés d’une vuelta posthume.

 -Rui Fernandes : Oreille et oreille

 -Diego Ventura : Silence et deux oreilles et rabo

 -Duarte Fernandes (qui prenait l'alternative) Oreille et oreille

 Pste : Eve Parra. Un tiers d’arenes sous le soleil. Deux coplas flamencas dediées à D. Ventura par Ana de Caro

 

 Duarte Fernandes coupera sa première oreille à son toro d’alternative « Hierbabuena » N°26 après une excellente partition aux banderilles sur Artista.  Courtes et rejon en place avec Libano qu’il utilisera aussi pour les ultimes suertes de sa seconde actuaccion face à un toro encasté devant lequel il se montra à nouveau à son avantage sur Chenel. Mais il était difficile de passer après le bombazo de Ventura…

 

Son oncle, Ruy Fernandes, toujours aussi expressif de son bonheur de toreer, coupera lui aussi une oreille à chacun de ses adversaire à l’issue des ses deux faenas avec Jaguar. Sa première culmina avec H. Quiebro et ses pirouettes, sa seconde avec El Dourado avec notamment une superbe paire de banderilles à 2 mains. Oreille et vuelta !! au toro.

 

Un mauvais rejon tres bas porté a porta gayola influera sur le comportement du 1er toro de D. Ventura qui avec Velasquez et surtout Lio et ses quiebros a toro arrêté, parviendra a en tirer le meilleur parti possible, mais un rejon nécessitant l’usage du descabello refroidit le conclave. Ce n’était que partie remise, le portugais de La Puebla del Rio, mettant le feu aux arènes face à un important toro de Los Espartales. Tourbillon initial avec Joselito, exceptionnel avec ses chevaux torero Nazari et Fabuloso, faisant monter d’un cran encore le niveau de sa faena avec Bronce au temple millimétré et ses banderilles à deux mains sans brides. Le tout conclut de courtes al violin et d’un rejon efficace…. Dos orejas y rabo…

L’apothéose avec A. Talavante et A. Roca Rey par la Grande Porte

 

 Une après-midi de grand bonheur avec trois faenas supérieures, la 1ere, sous primée, de Talavante, qui plaça d’entrée la barre très haute, sa 3eme, énorme tout comme, dans un autre registre, la dernière de Roca Rey, “condamné” a triompher…. Et quel triomphe !!!!

  La Goyesque d'Arles  Toros de Nuñez del Cuvillo (6eme) - Adolfo Martin (3eme et 4eme)- Garcigrande (1er, 2eme et 5eme), bien presentés dans l’ensemble, brave noble et encasté le Nuñez, d’excellent jeu avec de la caste pour les Garcigrande, le second manquant de forces, plus encore les Adolfo Martin qui manquaient en plus de race. Tous allèrent sans rechigner aux piques, souvent de leur propre chef. 

-Alejandro Talavante (habit goyesque bleu et or) Oreille avec petition, salut et deux oreilles après avis

 -Andrés Roca Rey (habit goyesque blanc et noir) Oreille, silence après avis et deux oreilles après avis.

 Sobresaliente : Miguel Angel Sanchez  Pst : S. Hebrard. Temps d’été, plein apparent, décorum de Diego Ramos  Vuelta al ruedo posthume !! au 5eme toro “Bandolero” n°121 Garcigrande et  au 6eme toro “Rosito” n°161 de Nunez del Cuvillo, honneur plus justifié.  Saluts des banderilleros Jésus Diez “Fini” au 3eme et Miguelin Murillo au 5eme.   Partition musicale parfaitement adaptée avec l’orchestre Chicuelo, la voix de Muriel Tomao et les chœurs d’Escandilhado, presence de Javier Conde, Manuel Diaz El Cordobes en plus de Joselito et de Roberto Dominguez, entre autres.

 

Pour un retour, ce fut un retour marquant et ce des les premiers capotazos de haute tenue, avant un superbe échange de quite avec son compañero péruvien. Alternant les séries droite et gauche, A. Talavante composa un récital de classe face à un Garcigrande de belle tenue, enchainant les series avec son toreo personnalisé. L’estocade portée après un mete y saca, limita les récompenses…  Son Adolfo Martin, souleva la cavalerie avant d’y retourner avec entrain mais en montra beaucoup moins par la suite, son manque de forces plombant la faena, sauf qu’avec Talavante, les naturelles furent plus que naturelles, surnaturelles même sur une série. Bien qu’avec un léger handicap du train arrière, l’excellent 5eme se laissa porter par la muleta de l’estremeño qui fit croitre l’intérêt de son œuvre jusqu’aux bernardinas finales, mettant le public debout par deux fois avant de conclure par un estaconazo…. Deux oreilles oui, la vuelta au Garcigrande plus généreuse.

 

Devant un Garcigrande, noble mais juste de forces et de transmission, A. Roca Rey ira chercher l’adhesion du public en reduisant peu à peu les distance pour finir par un toreo encimista mais jamais forcé avant de porter une épée en place. Son A. Martin fut protesté pour sa faiblesse, defaut qui se confirma par la suite, la faena ne decolla jamais si le peruvien parvint à en tirer quelques sequences gaucheres. L’estocade dans les bas cotés plomba l’ambiance. “Condamné” a triompher après le faenon de Talavante, Roca Rey receptionna le Nuñez del Cuvillo par chicuelinas vibrantes avant qu’il n’aille avec entrain au cheval. Sa caste débordante mit un peu le sud-americain à l’épreuve en début de faena avant qu’il ne résolve l’équation et prenne les choses en main pour un faenon varié, efficace et de verdad mettant lui aussi le public en pieds avec un impactant final rapproché avant des luquesinas cisellées et un estaconazo libérateur.

Sortie en triomphe pour Adam Samira ..

 

 …..Mais le prix du meilleur novillero a été attribue au mexicain Miguel Aguilar, un choix qui aura, en plus du torero, surtout déçu les aficionados arlésiens qui auraient préférer voir leur torero récompensé mais le lauréat aura montrer d'excellents principes, perdant un trophée avec l'épée devant le meilleur novillo de la course, «  Algar  » N° 66 de R Durand avant de s'arrimer avec force devant un dur novillo de Jalabert, L'arlésien se montrera séduisant et efficace devant un excellent Jalabert, doublant la mise face à un R.Durand moins évident grâce à un superbe coup d'épée, Quant à Manuel Perera, certes le moins bien servi au sorteo, il sera souvent désordonné avec une grande envie de bien faire, voire d’en faire trop.

 C'est son pirate d'apoderado, Juan José Padilla, qui recevra la plus belle ovation en entrant dans le callejon, le public l'appelant même à saluer en piste avant le paseillo.

 

Réception avec lenteur dans la cape pour le 1er. Face à cet excellent novillo, bien que juste de forces, A. Samira dessinera une faena de corte classique, allurée et esthétique, faena conclue par circulaires inversées avant luquesinas, voltereta, luquesinas et ¾ de lame sin puntilla. Porta gayola avant larga de rodilla pour recevoir son «  Durand  », un utrero qui s'emploiera sur ses deux rencontres. Après un bon début de dernier tiers, l'ensemble perdra peu à peu de son rythme, et les séries altérées par le novillo au 3eme muletazos, Final un peu plus brouillon avant une estocade qui a elle seule valait un trophée.

 

Avec un noble et mobile novillo qui prit très bien ses deux piques, M, Aguilar construira une faena allurée de meilleur son à gauche, la meilleure corne du «  Durand  ». L'épée et surtout le descabello le priveront de trophée. Il toucha ensuite le plus sérieux et le plus compliqué novillo de la course, court, se retournant vite devant lequel il s'arrima avec force jusqu'au bout, concluant d'une demi en place.

 

Réception de rodillas avec enganchones, début de faena genoux plié, mais le Jalabert est assez court dans ses charges et finit en se retournant vite, valant une voltereta au protégé de Padilla qui resta devant jusqu'au bout, mieux à gauche, mais souvent de façon désordonnée. Echec avec les épées. Le dernier bondit au dessus de sa tête lors d'une porta gayola debout  !!! enchaînant avec des gaoneras plus décidées qu'allurées et un superbe tercio de pique. Deux piques prises de loin en s'y employant valant une superbe ovation à Gabin et au novillo sous fond musical. Hélas au dernier tiers il eut plus de mal à avancer, se montrant bronco, se bloquant de plus en plus, Manuel Perera insista, lui arracha quelques passes une à une, lui volant même les dernières dans un très long final bien conclut avec  l'épée.

 

Novillada piquée   3 novillos de Jalabert Frères (1er, 3eme et 5eme) et 3 de R.Durand (2eme, 4eme et 6eme), tous bien presentés, plus serieux le quinto, meilleurs face à la cavalerie ceux de Mas Thibert, qui dans l'ensemble ont egalement montré plus de potentiel au dernier tiers, excepté le dernier qui lui se grandira face au picador, Gabin qui sera ovationné et son tercio mis en musique,

-Adam Samira (rose malabar et or) Oreille et oreille après avis

 -Miguel Aguilar (blanc et or) Vuelta et salut

 -Manuel Perera (blanc et or) Salut après avis et vuelta après avis

 Pst  : JP Maragnon, 1/3 d'entrée, temps gris, lumières plus que déficientes à partir du 3eme, Salut des banderilleros Prieto Calejo au 2eme et J, Perea au 3eme, Salut pour Gabin Rehabi au dernier.  Remise des prix en nocturne en piste a la fin de la novillada. Prix de la Jeunesse du Pays d’Arles au meilleur novillero : M. Aguilar. Prix du Syndicat des riziculteurs au meilleur novillo : «  Algar  » N° 66 de R Durand, lidié en seconde position

La seule oreille pour L. Martin

 

 Un seul pavillon coupé à un excellent lot de la ganaderia de Bruno Blohorn, qui d’ailleurs fut appelé, avec Patrick Alarcon son mayoral à saluer à la fin de la course. Après que le dernier novillo, ‘Youpougon’N°22 soit honoré d’une vuelta posthume, une récompense qui englobe aussi les autres erales combattus ce jour, tous applaudis à l’arrastre. Une seule oreille et pourtant toutes les autres étaient à prendre, ce que ne surent, ou ne purent faire les quatre becerristas à l’affiche, soit par manque d’oficio, soit par leurs échecs avec l’épée…

Le premier, brave et encasté avec une noblesse vive mit à l’épreuve B. Escudero qui s’en sortira un peu mieux à gauche avant de cafouiller avec les épées.

Aarón Rull hérita d’un Blohorn noble et mobile qu’il ne fallait pas trop contraindre, ce qu’il fit bien après un début moins clair. Citant le becerro de loin, il put lier quelques bonnes séquences, surtout à droite, avant de tuer médiocrement en deux tentatives.

L. Martin sut très bien s’entendre, de bien meilleure manière sur la droite, avec un noble becerro qui transmettait. Faena bien agencée, manquant de profondeur, conclue en deux chapitres, lui laissant néanmoins un trophée, le seul de l’après-midi.

Pour sa seconde novillada, Miguelin toucha un eral sur mesure. Hésitant au début, grâce aux conseils d’Augustin Losada, auquel il avait brinde sa faena, il trouva plus de quiétude et réalisa de belles séquences sur les deux rives, gagnant peu à peu en confiance. Hélas l’épée lui fut fatale…

 

-Borja Escudero  de l’école taurine du Pays d’Arles (vert olive et or) Silence après deux avis

 -Aarón Rull Dealbert de la Escuela Taurina de Castellón (brique et or) Vuelta après avis

 -Lenny Martin de l’école taurine de Béziers (bleu ciel et or) Oreille après avis

 -Loup Miguelin ‘Miguelin’ de l’école taurine du Pays d’Arles (violette et or gris) Silence après deux avis 

 

Quatre erales de la ganaderia Bruno Blohorn, bien présentés, de robe variées, donnant un bon jeu, voire un tres bon jeu, hélas pas suffisamment exploité… pour cette novillada sans picadors organisée par l'Ecole Taurine du Pays d'Arles

Pste : E. Lanfranchi, temps gris et lourd, entrée correcte pour une sans picadors, lumières au 4eme… Salut de Mehdi Savalli pour ses banderilles au 3eme. Tous les aspirants novilleros sont allé au quite les trois premiers avec une reponse cape en main.


Arles : P. Aguado et M. Solera sortent à hombros.

 

 Le nouveau matador de toros frôlant même un triomphe plus important si l'épée avait répondu présent face à l'excellent dernier toro,  “Cuarteron”, fort justement honoré d'une vuelta posthume.  L'histoire est belle, elle aurait put l'être encore plus pour Maxime Solera s'il avait mieux tué son second toro, un grand toro qui prit fort bien ses trois piques, la 3eme dans le sens long après une réception par larga de rodilla et capotazos sûrs et efficaces.  Chargeant de loin avec classe et alegria, le nouveau matador l'embarqua superbement pour de belles séries sur les deux bords avant de s'égarer avec l'épée. Il invita, oreille en main, le mayoral a partager son tour de piste.  Face à son toro d'alternative, de très bon son malgré un handicap moteur, le torero de Fos sur Mer se montra digne de la confiance placée en lui, composant d'excellents enchainements, de meilleures tenues à droite, dont de suaves naturelles. Estocade superbe de la main gauche, libérant sa première oreille de matador de toros

Mais la révélation du jour, révélation devant cette encaste, fut celle de Pablo Aguado, qui faisait sa présentation dans ces arènes, héritant il est vrai d’un sorteo des plus favorables. Il distilla au cours de ses deux actuaccions un toreo classique, fin et raffiné. A la cape d'abord, à la muleta ensuite. Son 1er adversaire manquait d'un poil de transmission, le sévillan lui offrit une faena courte et bien ajustée avant un final par naturelles de face et demi lame caidita. Son second, noble, alla a mas dans le leurre, embestissant avec allure jusqu'aux muletazos par le bas, genoux plié et une entière légèrement desprendida. Une puis deux oreilles pour P. Aguado

L'affiche était rematé par la présence de Morante devant les toros de La Quinta, L'entame était superbe avec un bouquet de veroniques maisons et une lente demi... Trois piques plus tard, avec des puyas bien plus petites que les normales, “Miraflores” s'éteint dans la muleta du sévillan qui ne s'attarda pas. Il essaiera quelques derechazos pour regler un second adversaire distrait, exigeant mais sans obtenir de réponse. Otra vez sera...

 

-José Antonio Morante de La Puebla (framboise, liseré bleu et azabache) Silence et silence

 -Pablo Aguado (bleu de Prusse et or) Oreille et deux oreilles

 -Maxime Solera (blanc et or) Oreille après avis et oreille après avis

 

Six toros de La Quinta, superbement présentés, formant un lot sérieux, de 5 ans et demi bien pesés, et qui hormis le lot de Morante de La Puebla fut supérieur avec classe et noblesse, meilleurs les 1er, malgré un problème de motricité, le 5eme ovationné à l'arrastre et surtout le dernier primé d'un tour de piste post mortem. Les 3eme, 5eme et 6eme s'employant sous le fer avec ovation au piquero du dernier toro.

 Pst : S. Hebrard. Temps :   couvert au début, ensoleillé par la suite. Déception par contre avec les entrées, dont on espérait bien plus au vu du cartel.  Maxime Solera est devenu le 70eme matador de toros français avec le toro "Loritocárdeno oscuro girón calzado N° 109 de 500 kgs qu’il brinda à ses parents. Saluts des banderilleros aux 3eme (I. Garcia et P. Mellinas), 5eme (DR Jimenez et P. Mellinas), et 6eme toro (O. Guerra et M. Carrasquero),.... Ce fut un peu moins bien pour le puntillero du neo-matador.

Corrida des Fêtes d’Arles, hommage à la photographie taurine avec 15 grandes photos exposées dans l’amphithéâtre romain et sur les burladeros. Paseillo précède par les deux reines d'Arles, Nais Lesbros, l'ancienne et Camille Otheman Moya, la nouvelle, avec leurs demoiselles d'honneur et les gardians.


Arles : Oreille pour A. Salenc et El Rafi

 

 Le jeune nîmois la gagnera devant l’excellent dernier, son témoin d’alternative, allant la chercher par sa volonté face au troisième toro d’un lot dont on attendait mieux dans l’ensemble. Quant à D. Luque, son lot ne lui offrit guère d’option de triomphe…
 

 Le second est sorti avec un certain manque de forces. Daniel Luque lui offrit un debut de faena tres torera, surtout à droite mais le manque de transmission de son opposant ne lui permit pas d’aller plus loin. Conclusion par une lame entière trasera et trois descabellos.

 Son piquero sera applaudit pour son tercio au 4eme mais dans la muleta du torero de Gerena, les choses se compliquèrent avec un toro violent et avisé, Luque essayant de trouver en vain une solution avant de conclure en trois essais

 

Adrien Salenc hérita d’un 1er suelto et distrait, ne s’employant guère dans la muleta bien ajustée du nîmois qui dut aller chercher un trophée par sa décision en fin de parcours tant avec le leurre qu’avec l’épée. Après un excellent et prometteur début de faena, à la troisième série, le Pedraza se cassa une patte au grand dam du protegé d’O. Barratchar qui dut abréger la mort dans l’âme.

 

 Après avoir été fait matador de toros, El Rafi dut s’entendre avec un adversaire juste de forces et de transmission, ne lui permettant que de realiser quelques jolies series sur les deux bords avant d’en finir d’une demi lame et d’un descabello. Son oreille il l’obtiendra devant le dernier de la course, quelque peu fuyard en debut mais se montrera noble et mobile au dernier tiers, offrant au torero nîmois d’excellents enchainements droitiers et quelques naturelles du meilleur effet avant une lame entiere, caidita mais longue d’effet..

 

  Corrida d’alternative avec six toros de Pedraza de Yeltes, lourds, charpentés, bien dans le type, morphologiquement mais laissant globalement un gout d’inachevé, tant au cheval ou s’ils prirent bien chacun leurs deux piques avec de jolies arrancadas, seuls les deux derniers s’y sont le plus employés. Au dernier tiers, le 5eme qui partait pour être le toro de la course, se cassa la patte avant gauche, seul le dernier, noble et mobile permit une faena plus enlevée et bien menée par le nouveau matador de toros nîmois.

 - Daniel Luque (caña et or) Silence et silence

 -Adrien Salenc (purissima et or) Oreille après avis et salut

 -Raphael Raucoule "El Rafi" (rose pale et or) qui prenait l’alternative, vuelta après avis et oreille après deux avis

 Pst   : J.P. Garragnon. El Rafi, 69eme matador de toros français a prit l’alternative avec le toro " Huracán " N°49 de 580kgs

 Casi lleno de l’aforo autorisé

Arles : Triomphe de gala pour la jeune torera salmantina,,,

 

Trois oreilles pour Raquel Martin, qui débutait en habit de lumières et une pour Fabien Castellani a l’issue d’une novillada matinale entretenue et intéressante.

 La jeune becerrista salmantina, torera jusqu’au bout des doigts, a connu en ce dimanche matin un triomphe qui a fait l'unanimité tant auprès du public qui remplissait quasiment l'aforo autorisé que parmi les nombreux professionnels présents, La jeune protégée de Cristina Sanchez, dirigée par José Ignacio Sachez, son professeur de l'école taurine, a sut parfaitement s'entendre avec ses deux adversaires des Frères Gallon, surtout face à son second, ou elle affiché une toreria efficace, élégante, profonde, toréant relâchée avec un métier plus que surprenant au vue de sa très jeune expérience. Elle est venu, elle a séduit elle sera à revoir avec beaucoup de plaisir.....

 Cette novillada matinale s’est avérée intéressante par la qualité de la plupart des becerros des Frères Gallon, dont deux ont eut droit à une vuelta posthume, mais aussi par le désir de bien faire des deux jeunes élèves de l'Ecole Taurine d'Arles dans deux registres différents. F. Castellani put parfaitement réciter ses gammes, son toreo classique convenant parfaitement avec l’excellent 4eme auquel il coupera une oreille méritée. Face à son 1er, noble mais trop juste de forces, les choses s’avérèrent moins aisées. Antonio Plaza ira attendre ses deux Gallon à porta gayola, la 1ere fois avec sa cape de paseo, affichant son envie, son enthousiasme et un esprit novillero qui parfois sera peu adapté à la noblesse idéale de l’excellent 3eme .Manquant de forces aussi, le dernier becerro de la matinée ne permettra pas au jeune arlésien de couper une oreille, trophée qu’il aurait pu avoir avec une meilleure épée à son 1er.

 

En matinée : Novillada sans picadors, avec six becerros des Frères Gallon, excellents dans l'ensemble avec vuelta au 4eme «Gimnastico» N°15 et au 5eme « Mosquero » N° 12, le ganadero sortant à hombros avec la novillera Raquel Martin.

 -Fabien Castellani (sangre y oro) de l’école taurine du Pays d’Arles. Salut après avis et oreille après avis

 -Raquel Martin (lilas et or) de l’école taurine de Salamanca. Oreille après avis et deux oreilles après avis

 -Antonio Plazas (rouge et or) de l’école taurine du Pays d’Arles, Vuelta et silence.

 Pste : Ev. Lanfranchi, Soleil et vent léger, les deux derniers faisant leurs débuts en costume de lumières. A l'issue du paseillo, un trophée souvenir fut remis en piste par P. De Carolis, maire d'Arles, Manuel Diaz «El Cordobes » et Javier Conde aux trois novilleros pour commémorer le premier paseillo de l'année en France. Casi lleno de l’aforo autorisé


Arles 3eme de Feria : Les deux sortent en triomphe avec trois oreilles chacun

 

 Antonio Ferrera marquera les esprits aficionados lors de ce mano à mano ou son inspiration géniale et sa maturité torera ont fait vibrer les gradins. Diego Ventura, quant à lui, fit avec sa dizaine chevaux toreros, une actuaccion de haut niveau dont il a le secret…. sans oublier Lambrusco et Campina ses chevaux de salida

 

-Diego Ventura (Rej.) Oreille, silence et deux oreilles

-Antonio Ferrera (rouge et or) Oreille après avis, deux oreilles après avis et silence

 

Corrida mixte en mano à mano, toros de Los Espartales (1er et 5eme) et Prieto de La Cal pour le rejon, de Zalduendo (2eme et 6eme bis) et de La Quinta (4eme bis) pour la lidia à pieds. Le second, "Benefactor", N°81, de Zalduendo fut honoré d'une vuelta posthume. Le 4eme bis, "Arriero", N°8, le fut également, certes pour leurs grandes qualités mais pas des toros d’exception. Pst : S. Hebrard, ¾ de l’aforo autorisé sous un ciel d’été. Sobresalientes : Mario Perez Langa (Rej) et Miguel Angel Sanchez.

 

 Diego Ventura s’entendit parfaitement avec son 1er toro de Los Espartales, brillant aux banderilles avec "Bronce" supérieur et "Ilusion" spectaculaire avant de clouer trois courtes et un rejon sin puntilla sur "Guadiana". Face au jabonero de Prieto de la Cal qui eut du mal a tenir le rythme jusqu’au bout, le portugais de La Puebla del Rio fut au top sur le confirmé cheval vedette "Nazari" et spectaculaire avec "Gitano" avant un final en trois épisodes sur "Remate", le toro ne l’aidant guère. Il garda le meilleur pour la fin avec le second toro de Los Espartales, brillant avec "Lio" et ses écarts serrés et avec un nouvel entrant en formation, mais déjà torero et sans brides "Capote" avant de poser trois roses et un rejon sin puntilla à nouveau sur "Guadiana".

 

Quite à l’ancienne pour Ferrera après deux piques légères pour le 1er Zalduendo qui s’avérera excellent dans la muleta détendue et variée de l’extremeño surtout de la main gauche avec des changements de mains coulés lors d’un ensemble qui ira à mas. Après avoir tenter de citer le toro al recibir, il l’occira d’une épée sin puntilla portée à l’encuentro au 2eme essai, marchant sur lui…Le 1er du fer de La Quinta, de presque six ans, fut changé des suites d’un violent choc contre l’angle d’un burladero. Le 1er sobrero, du même élevage se mit en suerte tout seul pour une excellente rencontre, les deux autres dans le sens long ou il ira avec puissance. A. Ferrera débuta par de longues et lentes naturelles, se montrant créatif et inventif sur des enchainements essentiellement gauchers et d’un intérêt croissant avant une nouvelle conclusion en marchant à la rencontre de son adversaire, partant de loin, assurant son triomphe par une lame spectaculaire après un pinchazo.  Capotazos originaux pour recevoir le dernier toro de l’après-midi avant que celui-ci ne soit changé par un autre Zalduendo pour boiterie. Le second sobrero doté  d’un problème à l’œil gauche, s’avéra manso face au cheval, le confirmant au dernier tiers ou il cherchait le refuge des barrières. Ferrera n’insista pas et en termina de ¾ de lame en place.

Arles 2eme de Feria : Oreille pour A. Samira et F. Castellani

 

 Seul le premier cité tirera vraiment son épingle du jeu par son engagement face à un novillo peu évident du fer d’Hubert Yonnet, ses deux compañeros du jour, dont un en sans chevaux, affichant de la volonté mais aussi un manque d’expérience à ce niveau…

 -Adam Samira (viloette et or) Oreille et salut après avis

 -Tristan Espigue « Tristan » (blanc et or) Salut et salut

 -Fabien Castellani (rouille et or) Oreille et salut après avis

 Novillada mixte avec deux novillos de Yonnet, plus accessible le second, les deux applaudis à l’arrastre, deux d’O. Fernay peu exploités et deux becerros de Jalabert de bon son, meilleur le 1er applaudit à l’arrastre.  Pst : V. Gueyraud. Entrée discrète sous un chaud soleil

Tristan faisait ses débuts en novillada piquée, F. Castellani en non piquée. Sobresaliente : Victor Manuel Rodado. Salut de Mehdi Savalli et José Gómez au 2eme

Le Yonnet d’ouverture ne se fera pas prier face au cheval, un peu trop chatié lors de la seconde rencontre. A la muleta il se montrera irrégulier dans son comportement, obligeant Adam Samira à faire les choses très bien pour finaliser sa faena de très méritoires séries droitières avant de conclure d’une entière en se jetant dans les cornes. Après deux piques légères et un joli quite de Tristan, A. Samira se fit prendre violemment des les premiers muletazos. Son comportement sans ressentit pratiquement tout au long de sa faena, laissant trop d’initiative à son adversaire. La fin sera mieux bâtie avant une superbe épée au 2eme essai et deux coups de verduguillo.

Puchano sera applaudit pour ses trois piques au second Yonnet, un novillo qui se laissera dans la muleta de Tristan qui alternera de bons passages, surtout à droite avec d’autres plus décousus. Final en quatre épisodes. Larga de rodillas et réception vibrante du Fernay qui prit deux piques légères mais qui, par manque de dominio du tarasconnais, finit par se délier tout seul, posant de plus en plus de problèmes. Malgré ses efforts la faena ne prit jamais corps et il conclut d’une épée hémorragique au 2eme essai.

 Joli réception du 1er becerro de Jalabert par F. Castellani qui trouva là un adversaire de grande classe mais avec un certain manque de forces après une vuelta de campana, ce qui posa problèmes à l’élève de l’Ecole Taurine du Pays d’Arles pour trouver la bonne carburation. Faena irrégulière mieux finie par la droite avant de loger une entière suffisante. Il ira attendre son second Jalabert à porta gayola avant de peiner pour trouver le bon rythme face à un becerro qui répétait en charges droites. Volontaire mais brouillon par manque d’expérience il eut du mal à se situer avant de  conclure d’une lame habile.

Arles 1ere de Feria : Sortie à hombros pour Adrien Salenc, "Afortunado" de S. Domecq meilleur toro,  C. Pérez Hernández pour meilleur picador

 

 Paco Ureña signe avec la 1ere d’A. Salenc, la faena la plus aboutie de cette corrida-concours de ganaderias. El Juli au faite de sa technique à assurer sa place mais sans connaitre un véritable succès. Triomphe complet pour Adrien Salenc qui repart avec deux oreilles dans son esporton mais aussi avec le prix au meilleur picador qui revint à Carlos Perez Hernandez qui piqua son 1er toro, le Santiago Domecq, toro qui fut également déclaré vainqueur de cette corrida-concours.

 

-Julian Lopez Escobar « El Juli » (sangre y oro) Salut et oreille

-Paco Ureña (tabac et or) Salut après avis et oreille après avis

-Adrien Salenc (rouge et or) Oreille après avis et oreille

Pst S. Hebrard, plein apparent pour l’aforo autorisé sous le regard des cameras de  Plaza Toros TV et sous un ciel d’été. Minute d’applaudissements pour les aficionados et professionnels disparus et aux victimes du Covid. El Juli fut appelé a saluer après le paseillo, ovation qu’il fit partager à ses deux compañeros. Salut de Gomez Escorial et Diego Valladar au 6eme toro. Remise des prix en piste à l’issue de la course.

Corrida-concours très bien gérée par les trois toreros notamment au niveau des mises en suerte. Les six ont tous prit leurs trois piques, certains avec de belles arrancadas mais peu ont vraiment poussé, le Santiago Domecq affichant le plus de bravoure devant le Pages-Mailhan. Six toros très bien présentés avec mention au 1er et 6eme. Dans l’ordre fut combattus des toros de Victoriano del Rio, partenaire ideal, Jandilla compliqué, Santiago Domecq, brave et noble déclaré vainqueur, Garcigrande de bon son mais qui dura peu, Alcurrucen manso con caste et Pages-Mailhan brave mais baissa assez vite de ton au dernier tiers.

 El Juli hérita d’un Victoriano del Rio dont il jaugea d’entrée le potentiel le posant à 20 puis 30 puis 40 mètres d’où il s’élança agréablement vers le cheval pour y prendre trois piques correctes. De même qu’avec la flanelle il trouva immédiatement le sitio sur les deux bords avec ce collaborateur idéal mais par la même manquant de transmission. Un exercice trop facile, si l’on peut dire pour le numero un qui conclut d’une épée maison et d’un descabello. Le Garcigrande prit sans grandes convictions ses trois légères rencontres, affichant plus de qualités pour la muleta mais même allégés, les exercices du 1er tiers l’ont fait décliné progressivement, El Juli en tirant un maximum avant d’en terminer d’une estocade style julipié en place.

 Le Jandilla fut correct sans plus face au cheval, manseando même à la 1ere avant de se montrer compliqué par ses charges irrégulières dans la muleta de Paco Ureña. A force d’insister, il parvint à lier quelques series sur la gauche avant d’en finir de ¾ de lame. L’Alcurrucen rentrera fort trois dans le peto pour en sortir aussitôt. Face à ce manso con caste, Ureña commença par lui donner des muletazos à l’unité, s’engageant de plus en plus avec sincérité et efficacité pour gagner la bataille sur des naturelles pures en donnant l’avantage au toro avant un final par naturelles… de la droite et une entière au 2eme essai après avoir frôlé la correctionnelle à la 1ere estocade.

 Adrien Salenc a confirmé ses ambitions devant les yeux de son maitre et professeur El Juli, auquel il dama le pion lors de cette concours. C’est ce dernier qui lui positionna son 1er toro à la porte des toriles pour la 3eme pique qu’il prit avec entrain, declanchant la musique…. Devant les qualités du Santiago Domecq, le protégé d’O. Baratchar, bâti une faena sérieuse lancée par des passes aisées par le haut et poursuivie avec des enchainements parfaitement ajustés aux qualités de noblesse  d’"Afortunado" sur les deux rives avant une conclusion tout aussi efficace. Un peu  tardo mais avec bravoure, le Pages-Mailhan réduira progressivement ses charges après que Salenc eut débuté sa faena, brindée à Marcos Perez, les deux genoux en terre. Il dut ensuite composer avec un adversaire qui passa en mode défensif et conclure d’une entière, l’oreille étant en partie protestée…


Arles : Feria du Riz

 

 Tout simplement exceptionnel…

 

Même le meilleur scénariste n’aurait pu imaginer un tel scenario pour la despedida de Juan Bautista… Finir en apothéose en graciant un toro de bandera, "Ingenioso" N°19 du fer de Vegahermosa, il le méritait bien après une carrière qui l’a conduit progressivement vers les sommets et quand il y est arrivé, en pleine gloire et en pleine possession de sa tauromachie, décider d’arrêter. Chapeau Jean-Baptiste !!

Superbe partition aussi d’Enrique Ponce le témoin majestueux de ces adieux et d’Anne-Cecile, l’épouse de Juan Bautista chantant l’hymne à l’amour après la dernière vuelta triomphale de son torero accompagné de ses enfants…. Et du mayoral de Vegahermosa.

 

-Enrique Ponce (Costume goyesque marron glacé et noir) : Deux oreilles (Nuñez del Cuvillo), silence (Adolfo Martin) et deux oreilles y rabo !!! (Juan Pedro Domecq honoré d’une vuelta !!!!!)

-Jean-Baptiste Jalabert "Juan Bautista" (Costume goyesque vert et noir) Oreille (Garcigrande), deux oreilles (La Quinta honoré d’une vuelta posthume !) et deux oreilles y rabo symbolique (Vegahermosa indulté)

 

Pste : Sandra Monteils qui n’y est pas toujours allé avec le dos de la cuillère, notamment sur le 3eme toro de Ponce : corrida d’exception certes mais neuf oreilles et deux queues, deux vueltas posthumes et un indulto…..  Sobresaliente : Miguel Angel Sanchez. Corrida goyesque avec un decorum en hommage à Vincent Van Gogh, version sauce moutarde. No hay billetes annonçé depuis longtemps et un temps estival revenu peu de temps avant le paseillo.

Partition musicale assurée par Chicuelo II , les chœurs Escandihado et la soprano Muriel Tomao.

 

E. Ponce plaça la barre haute d’entrée devant un noble Nuñez del Cuvillo qui apprécia le toreo de gala que lui servit le valencian au cours d’une faena qui ira à mas sur les deux bords même si le toro baissa un peu en fin de cycle.

Devant un Garcigrande, un peu froid d’entrée et qui se blessa à la main gauche, Juan Bautista composera des séries ambidextres biens façonnées, les meilleures sur la fin, mais l’ensemble ne decollera jamais vraiment. ½ al recibir au second essai.

L’Adolfo Martin sautera d’entrée à la figure du piquero avant que Ponce ne le remette en suerte pour deux autres piques, les trois bien prises. Peu habitué à ce type de toro, qui plus est, accusa ses efforts face à la cavalerie, il mit un peu de temps avant de tirer quelques muletazos plus que méritoires et bien lissés les derniers avant une demi lame à la 2eme tentative.

Juan Bautista reçu son La Quinta avec quelques chicuelinas vibrantes et serrées avant deux piques bien prises, la seconde dans le sens long de la piste. Brindée à sa famille, la suite sera superbement construite, d’un interet croissant, surtout sur la droite, le meilleur coté du noble et doux « Secretario » qui manquait d’un peu de transmission. Final enlevé sans l’ayuda avant un recibir attendu mais avec une lame atravesada !!

Le JP Domecq ira bien deux fois au cheval mais sans être piqué avant qu’Enrique Ponce ne fasse la démonstration de sa toreria, poncinas comprises, devant un toro noble, juste de forces et de races, soso même, qu’il occira d’une superbe épée… Vuelta au toro y rabo !!!!!!!

Juan Bautista reçu le Vegahermosa d’une larga de rodilla après que le public ne lui envoie une standing ovation…. Puchano à cheval vit arriver un missile au bout de sa pique. Replacé à l’arrastre il revint très fort par deux fois déclenchant la musique. Juan Bautista partagea les palos avec José Maria Tejero et César Fernandez, l’arlésien coupant la coleta du 1er à la fin de la course. Et "Ingenioso" se mit à charger avec force, puissance, noblesse, classe la muleta de l’arlésien, répondant aux toques sans hésiter, même de loin sur ses deux cotés, répétant à satiété. Face à tel adversaire, Juan Bautista se grandit encore pour faire se lever le public plusieurs fois jusqu'à l’apparition du feu orange… Un indulto que nul ne contestera pour un final en apothéose… Arles ne pouvait rêver mieux pour son torero…

Oreille pour Tristan et pour le Niño de las Monjas

 

 Des trophées un peu tirer par la coleta, le premier octroyé après deux épées de gendarme même si Tristan avait réalisé la meilleure prestation de la matinée, le second après une faena décousue et mal conclue alors que le valencian s’était montré bien mieux à son 1er et que pétition il y avait eu… Peu facilité par le lot d’erales, excepté celui qui échut au tarasconnais en 5eme position, les trois becerristas ont affiché des comportements variés.

 

El Nino de las Monjas, sur et poderoso devant son 1er querencioso de catégorie qui le fit voler, fut moins bien face à son second affecté par des problèmes au train arrière, s’avérant désordonné dans les muletazos servis à mi-hauteur. Il insista même trop avant une lame tendida au 2eme essai.

 

Tristan fut plus régulier et décidé. Il reçu son 1er de deux largas de rodilla avant un echange de quite avec le mexicain. Son Jalabert se laissa faire, protestant un peu dans la muleta, s’éteignant peu à peu. Conclusion basse au 2eme essai. La meilleure partition de la matinée est à mettre à son credit. Son adversaire se ressentit un peu d’une lourde vuelta de campana ce qui ne l’empêcha pas d’infliger une voltereta à Tristan, ce qui eu pour effet de le booster un peu pour un final plus enlevé, de meilleure tenue à gauche. Les armes ensuite lui firent à nouveau defaut.

 

Quand au jeune mexicain il est apparut plutôt dépourvu, sauf à la cape ou il s’est montré à son avantage même. Muleta en main, A. Magana, face au lot le moins évident, eu du mal à s’imposer. De son 1er on retiendra une superbe épée, de son second qu’il attendit à porta gayola et dont l’œil gauche était out, provoquant des problèmes insolubles, il essaya de composer avec avant de recevoir violemment son adversaire en pleine figure en raison de ces problèmes. Conclusion difficile compréhensible

 

Six novillos issus de La Chassagne, cinq du fer des Frères Jalabert, et un, le 6eme, de celui du Laget, de peu de fond dans l’ensemble, meilleur le 5eme.

- Jordi Pérez "El Nino de las Monjas" (purissima et vieil or), Ecole Taurine de Valencia. Vuelta et oreille protestée

-Tristan Espigue "Tristan" (fushia et or), Ecole Taurine du Pays d'Arles. Salut et oreille !!

-Antonio Magana (bleu marine et or), Fondation El Juli à Arganda del Rey. Silence et silence

 

Pste S. Disset, chaud soleil et entrée modeste. Salut des banderilleros T. Ubeda et M. Monnet au 4eme et Mehdi Savalli et Miguelito au 5eme.

Pepe Moral triomphe des Palha

 

 La Feria du Riz 2019 s’est terminée sur une excellente note avec la vuelta du dernier toro de Palha "Formoso" qui avec "Genoves" a permit à Pepe Moral de sortir en triomphe des arènes avec trois oreilles dans son esporton. Le reste du lot n’a pas permit à Octavio Chacon, peu à l’aise et guère en confiance, d’en tirer le même parti tandis que l’homme du jour fut sans conteste D. Lopez Chaves qui hérita du sorteo le moins favorable avec un sens profond de la lidia et la maitrise devant ce type de toros.

 

Six toros de Palha sérieux et superbement présentés, se prêtant à des tercios de piques spectaculaires à souhait, pas tous en braves, de jeu plus variés et compliqués la plupart, sauf les deux du lot du sévillan, bien meilleurs, surtout le dernier "Formoso" N°352, crédité d’une vuelta posthume.

 

-Domingo Lopez Chaves (rose violaçé et or) Vuelta et salut au centre après avis

-Octavio Chacon (vert rainette et or) Salut et silence

-Pepe Moral (noir et or blanc) Oreille et deux oreilles

 

Pst J Garcin, demi-arène, ciel bleu avec de petits nuages, sérieuse blessure de Jésus Talavan prit par le 4eme toro aux banderilles, cornada dans la cuisse.  A l’issue du paseillo qui s’arrêta pour une minute de silence à la mémoire de  Françoise Yonnet, hommage fut rendu à Victor Mendes et à la ganaderia Palha, le torero et Joao Folque de Mendoça recevant un trophée souvenir en piste. A la fin du festejo, Fsco Romero Gonzalez, qui piqua le dernier toro, reçu le prix du meilleur picador. Pepe Moral invita le ganadero, qui invita son mayoral a partager sa vuelta triomphale au dernier… Tour de piste exubérant du ganadero dont le résultat global aurait du l’inciter à plus de modestie.

 

L’imposant 1er ira fort par de fois se frotter au piquero de turno, poussant et restant dans le peto avant de s’en prendre aux planches. Court et se livrant modérément, jamais naïvement, il se laissa un peu mieux aborder à droite par l’efficace muleta de Lopez Chaves qui conclura d’une belle épée et d’un coup de verduguillo précis. Le 4eme ira par deux fois au cheval, y restant longuement à la 1ere mais sans trop  s’employer à l’autre. Un 1er effort qu’il paiera par la suite, se montrant exigeant et court, violent même parfois mais grâce à l’efficacité du salmantino, il finira par se laisser conduire, de meilleure façon à gauche. L’épée privera DLC d’un trophée minimum indiscutablement gagné…

 

Le second ira trois fois se mesurer au picador, grattant entre chaque attaque mais poussant et restant sous le fer, superbe la 3eme rencontre. Jouant des cornes et chargeant à vitesse variable il mit O. Chacon dans une position assez inconfortable, n’insistant pas après une tentative à gauche vite avortée. Le 5eme ira a mas au cheval, par de fortes arrancadas, déséquilibrant le piquero qui le châtia sous la bronca. De peu de charge, n’humiliant guère, il commença à lorgner vers les extérieurs avant que le gaditano n’en finisse d’une lame habile.

 

Le 3eme fut plus spectaculaire que brave lors de ses trois rencontres, superbe l’ultime qui valut à J.A. Carbonell une belle ovation. Bon à droite, meilleur à gauche, il permit à Pepe Moral de composer des séries de belles factures, connectant avec le public. Le Palha baissa un peu en fin de parcours et n’aida pas l’andalou qui dut s’y reprendre à deux fois pour l’estocade. Applaudit à sa sortie, le dernier toro de la feria mit du style dans ses deux lointaines charges vers la cavalerie mais au petit trop et sans trop s’investir. Ce qu’il fit plus aux banderilles ou il mit la cuadrilla en grande difficulté. Brindé à Juan Bautista, la faena décolla de suite grâce à la noblesse encastée livrée aux séries allurées de P. Moral, allurées mais manquant de temple et de lenteur malgré l’accompagnement musical de l’Opera flamenca. Face à cet excellent toro, le sévillan put se montrer à son avantage avant de porter une superbe estocade,  "Formoso" luttant jusqu’au bout.


Une oreille chacun, avantage Thomas Joubert…

 

Mano a mano entre deux toreros arlésiens qui avait amené sommes toute, une jolie entrée sur les gradins pour ce final original qui a tenu en partie ses promesses, mais aussi à laissé entrevoir certains manquements aux fondamentaux, surtout en matière d’estocade. Et encore plus devant un lot de respect, dominé par les deux Torrestrella et le dernier de Pedraza, noble le 1er, manquant de fond le 1er de Joselito, exigeant le second. La plupart applaudis à leur entrée en piste. T. Joubert sera présent au quite avec variété sur les six toros…

- Thomas Joubert (bleu et or) Oreille, Salut après avis et Salut après avis

-Andy Younes (blanc et or gris) Silence après avis, Oreille et silence après deux avis

Sobresaliente : Jeremy Banti

Pst : S. Louis, soleil, gardians et reine d’Arles au paseillo, 1/3 d’arenes. Standing ovation pour les deux toreros avant la sortie du 1er toro, Prix à la meilleure faena : la seconde de T. Joubert, remis en piste et hommage à S. Louis pour ses 50 ans d’implication dans la Feria d’Arles…

Toros de Pedraza de Yeltes (1er et 6°), Torrestrella (3° et 4°) et La Reina (2° et 5°) tous très bien présentés, lourds et sérieux avec vuelta au 3° « Almanaque » N°60 de Torrestrella. Ovation à Oscar Bernal qui piqua le 3° toro.

Brindé à l’équipe de chirurgien des arènes de Bayonne, la première faena de T. Joubert fut tout à fait dans son corte personnel… fait de douceur, de verticalité, de créativité, le Pedraza s’y prêtant parfaitement par ses embestidas limpides sur ses deux cotés. Entière au deuxième essai. Deux batacazos ou O. Bernal se retrouve avec son cheval sur le sable, sauvé la 1ère fois par un quite providentiel de J. Chacon et une troisième pique ou le Torrestrella poussa encore… avant un joli quite d’A. Younes. T. Joubert initia son trasteo par le haut et deux trincheras de catégorie que le toro approuva… Trop intermittent dans son scenario, l’arlésien verra son toro se détacher un peu, répondre avec moins d’entrain, la 3° pique n’y étant pas non plus étrangère, on le retrouvera sur les dernières séries de la gauche avant un cafouillage avec les aciers… Fortement piqué, le 5° de La Reina, s’avérera exigeant, bondissant à droite dans la muleta de Thomas qui optera pour une longue partition gauchère qui vit en fin de parcours, le toro rompre et se laisser mieux faire à droite avant à nouveau une mise à mort en trois strophes…

Le 1er d’A. Younes de montrera noble mais manquant d’un peu de sel avec en plus pour ce La Reina, une propension a réduire ses charges. Après une longue série de cadrage, il fut occit d’une demi-lame au 2eme essai… Avec le Torrestrella, auquel T. Joubert servit un quite par Zapopinas, Andy rendit sa meilleure copie du jour, surtout sur la corne droite, noble, claire et de classe d’un autre excellent toro d’A. Domecq. L’estocade fut bien portée et une oreille tomba dans l’esporton de l’arlésien qui aurait pu en engranger deux de plus avec le très bon sixième du fer de Pedraza de Yeltes.. Mais il y avait « trop de toro » pour le jeune matador qui réussi pourtant a trouver sur trois séries l’accord presque parfait avant de poursuivre d’en l’à peu prêt et de s’éterniser avec les épées, frôlant le 3eme avis fatidique..

Prix et sortie à hombros pour D. Ventura

 

Cette corrida à cheval de la feria pascale voyait se décerner le 1er trophée Luc Jalabert au meilleur rejoneador…. Les petits-enfants de l’important taurino arlésien disparu l’an dernier, l’ont remis à Diego Ventura qui en plus de sortir a hombros a laissé deux oreilles avec le rejon de mort à son 1er. Oreille aussi pour Ruy Fernandes et Léa Vicens, qui aurait pu être doublé avec un meilleur maniement des armes.

Six toros de Los Espartales charpentés, donnant du bon jeu dans l’ensemble, meilleur le lot du chef de lidia et à un degré moindre celui de la torera nîmoise, plus compliqué celui de Ventura, surtout par manque de forces…

-Rui Fernandes : Salut et oreille

-Diego Ventura : Salut et deux oreilles

-Lea Vicens : Oreille et salut

Pst : C. Rey, guère plus d’une demi-entrée !!!, temps ensoleillé et chaud. Remise du trophée Luc Jalabert, en piste à la fin de la corrida

Face au meilleur toro de la matinée, R. Fernandes se montra à son avantage aux banderilles avec El Dourado et H. Quiebro, avec ses cites lointains et écarts pour le 1er, ses poses à l’étrier avec pirouettes pour le second. La suerte ultime fut plutôt cafouillée. Il assurera un trophée devant son second avec Artista aux grands écarts de face et de nouveau avec H Quiebro… Demi rejon et entière suffiront pour l’octroi d’un pavillon.

D. Ventura mit d’entrée la barre haute et un lio… sur Lio avec ses appels de très loin   et ses écarts de face, enchainant par les appuyés templés de Bronce, rematant sa faena avec Remate, excellant avec les courtes mais cafouillant avec le rejon final… Pour triompher, et devant le toro le moins intéressant de l’encierro, le portugais sorti la grosse artillerie… Nazari, Gitano énorme et Dolar, la perfection débridée avant de conclure avec Desplante d’une lame sans appel…

Lea Vicens se montra à son avantage surtout sur sa première actuaccion, facile même avec Betico et Bazuka, concluant au second essai. Le sixième demandait à être consentit de prêt…. La jeune nîmoise ne le fit que par moment, rendra sa partition plus irrégulière malgré Diluvio et Jazmin avant de conclure d’une bonne lame mais longue d’effet et nécessitant l’usage du verduguillo…

S. Castella vainqueur aux points….

 

Mais c’est Miguel-Angel Perera qui a réellement impacté sur cette excellente corrida de Jandilla, l’épée anéantissant tout espoir de trophées…. Quant à Chamaco, novillero vedette des années 90, il était là pour remplir les arènes, il l’a fait…. Et quand à l’adage « On ne peut être et avoir été… » le torero de Huelva n’ayant été qu’un bref matador de toros sans grand succès, il lui était impossible d’être à la hauteur d’une telle corrida… 20 ans après. Le torero biterrois, peut-être trop facile sur ce coup, gagnera ses deux oreilles quasiment sur un coup d’épée.

Quatre toros de Jandilla et deux de Vegahermosa (2° et 3°) bien présentés et d’une excellente tenue même s’ils furent économisés au cheval ou ils s’employèrent, ils affichèrent une noblesse du meilleur niveau, jamais naïve avec un peu de piment bienvenu…, de meilleure note le 4eme

 -Antonio Borrero Borrero «Chamaco» (vert de gris et or) Silence et oreille après avis, protestée et cachée…

-Sébastien Castella (lilas et or) Salut après avis et deux oreilles après avis

- Miguel Angel Perera  (blanc et or gris) Salut après deux avis et vuelta après deux avis…

Pst : J. Boyer aux décisions contestables et contestés. 4/5 d’arènes, ciel gris avec quelques gouttes. Ovation pour Chamaco à l’issue du paseillo…

Retour remarquée aussi pour Christian Romero avec deux belles paires de banderilles au 1er avant une esquisse de faena dont on ne gardera pas un grand souvenir et que Chamaco conclut d’une lame habile au 2eme essai. Le retour exceptionnel du l’andalou marquait le pas devant un grand toro quand son entourage se mit à booster Toño qui finit par se lâcher un peu sur des séries liées méritoires, se laissant même aller jusqu’à l’accrochage… Il revint en essayant de refaire du Chamaco d’antan, de novillero mais face à « justiciero » ce fut presque pathétique…

Superbe réception et échange de quite de haut vol avec M.A. Perera, la competencia était lancée. S. Castella embarqua son toro dans une faena claire et limpide réduisant peu à peu les distances pour se l’enrouler autour de la ceinture avec des changements de main opportuns… La conclusion ne fut pas au même niveau… Son second de bon son aussi était un peu plus exigeant et le biterrois se montra facile, peut être un peu trop, la faena ne parvenant pas à décoller. Il appuiera un peu plus sur la fin avant de conclure d’une lame sin puntilla. Résultat : deux oreilles !!

Avec le quite à son 1er toro, on sentit que Perera n’était pas venu pour faire de la figuration… Il cita, à genoux au centre du ruedo, « mafioso » pour deux cambiadas et des derechazos de rodillas, la suite confirmant le niveau des deux opposants, le torero imposant sa muleta épurée à un toro noble et enracé, variant la partition avant un final rapproché et une entière appuyée mais longue d’effet, nécessitant le recourt au verduguillo… Mise en suerte à nouveau par chicuelinas marchées avant un quite par tafalleras relevé et une faena brindé à Chamaco. Plus exigeant que son 1er, ce second toro de l’extremeño générera un long début de trasteo qui finira par impacter sur la fin avec l’arrivée de la musique et un Jandilla qui consentira enfin à livrer totalement à gauche avant un final ultra-serré aux chevilles. 1er avis avant de prendre l’estoque et une conclusion en trois strophes, ôtant tout espoir de récompense malgré une belle pétition…