Nîmes : Feria des Vendanges 2021

 

Antonio Ferrera gracie un toro de R. Margé

 

 Baptisé "Gambus" N°162, il regagnera de Domaine des Monteilles après que l’extremeño lui ait pardonné la vie. Sortie en 3eme position, il ira sans se faire prier en partant de loin trois fois au cheval, poussant bien mais sans vraiment s’y employer, bousculant Merenciano sans mal, avant de répondre aux cites lointains, et ce durant tous son combat, embestissant avec alegria… Du pain beni pour A. Ferrera qui sut judicieusement le solliciter et le mettre en valeur. Epée de mort en main, il fit reprendre la musique pour de nouveaux enchainements, le public obtenant lui la sortie du mouchoir orange tandis que le torero se lançait dans les sauts de la rana, ceux du Cordobes, sautant lui aussi sans mal sur les cornes du Margé avant qu’il ne regagne le toril…. C’était un toro important mais plus de vuelta que d’indulto, une décision contestée mais on en a connut de moins évident que ça. Antonio Ferrera invitera Robert Margé, le ganadero a partager sa vuelta triomphale. Et à part ça ce fut à peu prêt tout à mettre sur le compte du torero de Badajoz qui sut mettre en valeur tous ses toros au premier tiers, plaçant ses piqueros devant la présidence et les toros à bonne distances. Tous y sont allés avec entrain et force, y compris le sobrero de Domingo Hernandez mais seul le 4eme y mit vraiment les reins.

 

Encerrona d’Antonio Ferrera avec six toros de Robert Margé et un sobrero de Domingo Hernandez (6eme bis) de cinq ans et plus, sérieux de présentation, moins le 4eme, affichant un fond de bravoure à la pique, deux pour les deux premiers, trois pour tous les autres, mais hormis le 3eme, ils s’avérèrent compliqué à divers degrés au dernier tiers, n’offrant que très peu d’options à un torero qui s’impliqua peu lui aussi.

 

-Antonio Ferrera (vert émeraude et or) Silence, silence, deux oreilles et indulto, silence, silence et silence.

 

Sobresaliente : Alvaro de la Calle et Jeremy Banti. Salut des banderilleros Fsco J. Sanguino au 1er, M.A. Romero au 3eme, J.M. Montoliu et F. Sanchez au 5eme, Julien Merenciano  et F. Sanchez avec Antonio Ferrera au dernier.  Pst F. Pastor. 1/3 d’arènes sous un ciel variable

 

Tout avait commencé avec un 1er toro de bon comportement mais qu’A. Ferrera ne sollicita pas plus que ça, un tour de chauffe quoi ! Applaudit a son entrée, le superbe second accrochera violemment J. Fsco Borrero aux planches et A. de la Calle venu au quite… plus de peur que de mal. Peu d’option pour une faena courte conclut d’une lame basse. Après l’épisode de la grâce, le 4eme ne montrera guère de disposition dans le leurre tout comme le suivant, qui lui en plus a gratté durant les trois tercios. Le dernier fut changer pour boiterie, mais le sobrero ne dépareillera pas dans ce terne contexte et sera envoyé ad patres d’une épée tombée…  Bilan plus que mitigé pour A. Ferrera qui fit ressortir son sens des terrains et sa connaissances des toros avec son toreo baroque mais qui là, sauf sur un toro, est apparut un peu hors sujet.

Oreille pour Roca Rey et El Rafi.

 

 Une corrida de Victoriano del Rio, de peu d'options, excepté le 1er, et un vent très gênant a partir du 4eme toro, ont plombé une course dont on attendait beaucoup mieux.  J. Galdos aurait pu egalement couper un trophée à son toro de confirmation, "candidato" N33, s'il l’avait mieux tué. Roca Rey et El Rafi sont allés chercher leur oreille dans les terrains réduits de fin de faena.  A la fin de la course, le banderillero nîmois José Gomez se coupera la coleta sous une belle ovation.  Fin de parcours aussi pour Nicolas Bertoli qui a décidé de mettre un terme à sa carrière de picador....

 

A. Roca Rey (blanc et or) salut après avis et oreille après avis

Joaquin Galdos (blanc et or gris) salut et silence

El Rafi (vert fougère et or) salut et oreille après avis.

Pst : F Pastor. 2/3 d'arène avec passages nuageux et vent gênant sur la fin. Ovation partagée par les trois toreros post paseo.             Toros de Victoriano del Rio bien présentés, certains de petite maille, en pointe, de plus de tamano le second, manquant a peu près de tout, sauf le 1er qui permit la seule faena bien lissée de la matinée.

 

Andres Roca Rey hérita d'un premier sur la réserve, tricotant dans la muleta et limité en forces. Le péruvien passera vite en mode rapproché au fil des cornes avec un final par luquesinas, désormais un standard. Un vent violent et un toro de peu de fond et de forces, se retournant vite, le tout pour finir dans une tauromachie de cercania resserrée et conclut d'une estocade fulminante qui aidera à l’octroi d’une oreille.

 

Le toro d'ouverture fera, entre autre, choir la cavalerie avant l'échange des trastos et un excellent début de faena un genou au sol. Ce noble et intéressant Victoriano permit a Joaquin Galdos de lier des séries droitières bien agencées, de plus de classe celles de la main gauche. Fin de parcours droitier en resserrant les espaces, molinete à genoux et ultimes naturelles avant un mete y saca et une entière tombée. Du vent avec un toro faible et décaste, cela n’avait rien pour inciter le péruvien a prolonger la rencontre, abrégeant d'une demi lame bienvenue.

 

El Rafi réceptionnera le 3eme Victoriano par delanteras et gaoneras pour le quite. Il ne put qu'essayer de garder dans le leurre un toro juste de fond et de forces, avec du mieux côté gauche, avec au passage un extrano du fuyard qu'il occit en deux temps. Brindée à J. Gomez et à son picador N. Bertoli, sa seconde faena sera méritoire devant un adversaire bronco et faible auquel il fallait prendre les muletazos sans compter ce fort mistral. Final par des circulaires inversées et ........ les inévitables luquesinas avant une entière efficace.

La Porte des Consuls pour Juan Leal

 

 Ce mano a mano entre Daniel Luque et Juan Leal s’est soldé par un bilan comptable largement en faveur de l’arlésien, mais un bilan qui aura été en grande partie faussée par un public, et c’est lui qui paye, qui n’avait pratiquement d’yeux que pour lui. Le  résultat artistique remet le torero de Gerena sur une bien meilleure échelle de valeur. Toréant sur des partitions bien plus techniques et avec le sorteo le moins favorable, il trouva face à lui un torero au courage incommensurable, mettant les tendidos en ébullition par sa tauromachie bouillonnante. Dommage que ses allures ne soient pas toujours du même accabit, cela lui permettrait de faire plus d’unanimité autour de lui.

 

 Mano a mano avec six toros de Domingo Hernández* très bien présentés, abantos ne se faisant pas prier face à la cavalerie, la plupart s’y employant, les 1er et 4eme faisant chuter la cavalerie. Au dernier tiers le meilleur fut le second  "Cartagines" N°103 aux charges vibrantes, honoré d’une vuelta posthume. Les autres donnant un jeu plus varié, les 3eme et 5eme plus exigeant, le dernier, vif et surtout tobillero

 -Daniel Luque (rouge et noir) Salut au tiers, salut du callejon et oreille

 -Steeven Groux "Juan Leal" (vert et or) Deux oreilles, silence après avis et oreille

 Sobresaliente : Jeremy Banti (espuma y oro). Salut de Marco Leal au 6eme.  Pst DJ Valade. Un tiers d’arenes, ciel d’été se couvrant peu à peu…

* le 5eme étaient annoncés de Domingo Hernandez mais était porteur du fer de Garcigrande, histoire de succession et de partage familial.

 

Le 1er fit chuter l’équipage avec palmas à Clément, le monosabio pour son intervention coletera…. D. Luque débuta par de superbes séries de naturelles avant que son adversaire ne commence à rechigner, peu sûr sur ses pattes de devant, s’avérant plus cours à droite. Entière caidita suffisante avant que le puntillero ne le relève. L’ensemble aurait mérité un trophée mais pas de mouchoirs blancs à l’horizon.  A son second, il glissera une véronique de gala, opportunité à la cape que peu de Domingo Hernandez dans l’ensemble ne permirent. Au dernier tiers le toro manquant de fond et de forces, permit néanmoins au torero de Gerena de placer quelques gestes aux saveurs du Sud. Il fit arrêter la musique pour continuer sur un travail plus technique avant de conclure de ¾ de lame en place. Le 5eme fut discret aux piques, économisé pour ses forces justes. D. Luque sut construire une faena d’intérêt croissant malgré le manque de fond de son adversaire, connectant en fin de parcours avec le public par ses luquesinas ajustées et l’estocade du jour au 2eme essai.

 

Le second, aux velléités face à la cavalerie fut mal piqué et ne reçut qu’un picotazo à la 3eme arrancada après une mise en suerte par chicuelinas marchées… Deux cambiadas centrales à genoux et six derechazos dans la même posture pour débuter liant ensuite d’excellentes séries sur les deux rives, le Domingo Hernandez chargeant de loin et prenant le leurre avec entrain. Retour sur les genoux pour une voltereta violente mais sans conséquences avant un final de cercania tremendiste et une lame en place en s’engageant. Son second, juste de forces, nécessitera !!! une approche rapide en terrain conquit dans les cornes, ce qui divisera quelque peu les avis parmi le public. L’épée caidita en se jetant, fut très longue d’effet….  Il ira chercher sa seconde Porte des Consuls successive en s’arrimant devant un toro, cherchant vivement les chevilles et tricotant avec les cornes, toro qu’il avait reçu par sept véroniques à genoux. Malgré un premier accrochage après un premier extraño, Juan Leal restera stoïque face aux charges courtes et violentes de son adversaire avec quelques séquences plus allurées de la gauche, faisant croitre la tension par un final maison et ¾ d’épée caida. Oreille avec pétition de la seconde…

Porte des Consuls pour L. Hernandez et L. Vicens

 

 Triomphe complet pour Leonardo Hernández et Léa Vicens avec trois oreilles chacun au terme d’une corrida de rejon qui n’avait pas, à l’instar de celle d’Arles de la semaine dernière, attiré grand monde sur les gradins…..  A l’issue du paseo, un hommage a été rendu en piste à la rejoneadora Marie Sara qui fêtait ce samedi matin le 30eme anniversaire de sa prise d’alternative dans ces mêmes arènes

 

Francisco Palha perdra un trophée à son toro de confirmation après une faena plaisante mais mal conclue avec les rejons. Une farpa tres mal placée à un toro qui finit faiblement et le portugais repartira à vide de l’amphithéâtre nîmois.

 

L. Hernandez se montra à son avantage avec Calimocho et surtout Sol avec entre autre une paire  deux mains pour couper la première oreille de la matinée. Il triplera la mise en toréant au plus prêt son second toro avec quiebros millimétrés et pirouettes sur Enamorado, l’ensemble allant a mas et fort bien conclut

 

L. Vicens brinda sa première actuaccion à Marie Sara, une actuaccion bien menée et rythmée, de meilleure teneur sa partition avec Diamante et bien conclut avec les aciers lui valant une oreille avec pétition de la seconde. Une double récompense qu’elle obtiendra après son excellent travail face au dernier Bohorquez et à nouveau tres bien rematé avec le rejon de mort.

 

 Toros de Fermín Bohorquez, donnant dans l’ensemble un bon jeu.

-Leonardo Hernandez (2eme et 4eme toro) : oreille et deux oreilles.

 -Francisco Palha (1er et 5eme toro) silence et silence.

-Léa Vicens (3eme et 6eme toro): oreille et deux oreilles.

 Francisco Palha a confirmé son alternative avec le toro "Vocinero" N°13 de F. Bohorquez. Pst DJ Valade. Petit quart d’arene sous le soleil pour cette corrida matinale de rejon. (foto MH)

Deux oreilles pour Manzanares et A. Salenc

 

C’est sous un soleil enfin revenu que s’est déroulée cette première corrida de la Feria des Vendanges 2021. Quand est sorti "Recetario" l’excellent toro de la confirmation d’alternative d’Adrien Salenc on s’est mis a penser, qu’avec Manzanares et surtout El Juli à l’affiche les toros de Garcigrande allaient sortir leur grand apparat. Que nenni. Si l’on excepte ce 1er toro et le 5eme, bien que manquant de pas mal de forces, le reste ne passera pas à la postérité, loin sans faut, le pire lot pour le madrilène qui n’en put rien obtenir. Tres belle confirmation pour le torero nîmois mais le plus impactant avec deux faenas de classe, distinctes, fut au credit de l’alicantino qui aurait put sortir par la Porte des Consuls s’il n’avait péché avec l’épée à son second toro.

Six toros de Garcigrande* biens présentés, abantos, sans grandes options dans les capes, tous discrets sous le fer, de meilleure tenue le 4eme, meilleurs au dernier tiers les 1er et 5eme, manso le 3eme et manquant de classe le dernier, vite arrêté le 2eme et adepte de la génuflexion le 4eme….

 -Julián López Escobar "El Juli" (réglisse et or) Silence et salut

 -José María Manzanares (grana y oro) Deux oreilles et salut après avis

 -Adrien Salenc (nazareño y oro) Oreille après avis et oreille

 Pst B. Anjelras. Trois bons quarts d’arènes sous le soleil. Ovation partagée par les trois toreros à l’issue du paseillo. Adrien Salenc confirma son alternative avec le toro "Recetario" N°52 du fer de Garcigrande.

 

*les 2eme, 4eme et 5eme étaient annoncés de Garcigrande mais étaient porteurs du fer de Dommingo Hernandez, histoire de succession et de partage familial.

 

 Après un quite par chicuelinas et un brindis familial, A. Salenc vit de suite le superbe potentiel que lui offrait son toro de confirmation. Toreant la main basse, liant d’excellentes séries sur les deux rives faisant croitre l’intérêt de sa faena en se l’enroulant pour de longues séries à droite en resserrant l’étreinte. Épée portée en se livrant, caida et plate mais suffisante. Son second Garcigrande s’avérera noble mais humiliant peu et manquant surtout de classe. Le nîmois y alla avec conviction et envie mais surtout par la faute du toro, l’ensemble résultera approximatif, la superbe estocade portée avec engagement lui vaudra de sortir à hombros.

 

Quand ça veut pas, ça veut pas. C’est ce qu’à dut se dire El Juli avec le lot sans options aucunes dont il hérita… Et pourtant issu de son élevage de prédilection. Son 1er querencioso, passa très vite en mode "arrêté" et même la poderosa muleta du madrilène n’y put rien. Estocade casera par le periph… Son second bas de race et de classe, multiplia les génuflexions et El Juli dut lui proposer le leurre à mi-hauteur avant un final en terrain réduit mais qui n’apporta de plus. Julipié moins excentré et descabello pour conclure.

 

Après un coup de barrière après D. Duarte, le 3eme commença par s’échapper de la muleta de Manzanares qui sut avec poder, classe et maestria, l’intéresser, le retenir avant de le mener dans sa querencia tout en mettant en valeur ses charges vibrantes, avec la main gauche d’abord, de l’autre bord ensuite, faisant croitre l’intérêt de sa faena avant une estocade al recibir d’école dans sa conception, même l’épée fut caidita…. Autre leçon avec cette fois un toro noble mais manquant de pas mal de forces… Toréant juste en soignant l’esthétisme autant que l’efficacité, l’alicantino fit pratiquement oublier la faiblesse du Garcigrande dans un ensemble qui ira a mas avec une profonde ultime série avec changement de main…. L’épée cette fois restera aux abonnés absents….

Oreille pour Olsina et Solalito mais pas de Cape d’Or

 

 La 57eme Novillada de la Cape d’Or, dans le cadre des 60 ans de la peña Antonio Ordoñez de Nîmes, n’a pas connut de lauréat. C’est fort justement que le prix a été déclaré "desierto" et pourtant les trois prétendants eurent à faire à un excellent lot de novillos de R. Durand dont ils ne surent en tirer tout le potentiel. Dommage. On retiendra l’envie et l’application de Solalito, les naturelles de Polope à son premier et quelques séquences de Carlos Olsina. Insuffisant pour transmettre avec les tendidos dans une arène sous la grisaille et puis sous la pluie….

 Six novillos de Roland Durand possédant tous un fond de noblesse, meilleurs les deux premiers, le 4eme et le dernier, tous affichant de bonnes dispositions face à la cavalerie. De présentation correcte et varié, ils auraient dus laisser plus d’oreille sur le sable de l’amphithéâtre romain.

 -Charles Pasquier "Carlos Olsina" (violette et or) Oreille et silence après deux avis

 -Miguel Polope (blanc et or) Salut après avis et silence après avis

 -Solal Calmet "Solalito" (lavande et or) Salut après avis et oreille

 Pst : R. Tiberino. Jolie entrée sous un ciel gris, lumières au 3eme et pluie à partir du 4eme Piste en parfait état après les violentes pluies de ces derniers jours.

 

Bien réceptionné de cape, le 1er  ira fort et seul au cheval avant d’y retourner sans se faire prier. Echange de quites avec M. Polope avant une faena débutée à genoux. Devant cet excellent novillo, C. Olsina se montrera à son avantage de la droite, moins à l’aise de la gauche avant de se faire accrocher sans mal mais qui déréglera la mécanique dans les dernières séries. ¾ de lame caida après les ultimes bernardinas… Il ne se montrera guère serein en recevant son second R. Durand, y comprit dans ses largas de rodillas, retrouvant son toreo en début de faena, de meilleure manière à droite sur quelques enchainements. Final en réduisant les distances et circulaires inversées approximatives avant de sécher avec les aciers.

 

M. Polope offrira une belle réception au second, les mains basses avant faroles. Son novillo de petite maille poussera en deux rencontres avant un quite par chicuelinas de Solalito et un 3eme puyasito. Cambiadas centrales pour débuter une faena qui se valorisera par des naturelles, parfois avec de la profondeur, l’autre main manquant de personnalité. Il conclura d’une lame basse au second essai. Le cinquième ira seul dans le peto, y restant et y revenant de belle manière avant le quite de Solalito par véroniques allurées. Statuaires liées à des cambiadas pour lancer le dernier tiers mais le novillo manquera de fond, sortant la tête en l’air de la muleta avant de s’en échapper. Le valencian insistera longuement sans pouvoir inverser la tendance et de connaitre quelques souci avec l’épée, dont une bousculade.

 

Echange de quite avec Olsina après des capotazos allurés, deux piques bien prises, la première en y allant seul et la première ovation de la course pour Solalito qui banderillera fort bien son adversaire. Faena initiée par des passes par le haut en tenant la barrière avant trois séries bien ficelées, deux à droite, une à gauche. Voltereta à la suivante mais le Durand avait commencé à réduire ses charges, ne permettant au nîmois de remater au mieux son trasto. Manoletinas finales avant une épée trasera et un cafouillage avec le descabello… Même début de combat et même scenario qu’avec son premier, mais le tercio de banderilles sera moins enlevé. Solalito débutera à genoux avant d’aligner deux séries de derechazos de belle facture, son envie l’emportant parfois avec un peu de mal à entrainer son adversaire à partir du 3eme muletazo, coupant parfois la continuité de sa faena. Il ira au bout en gagnant peu à peu sur son novillo qui aura tendance à s’échapper sur les ultimes luquesinas. Entière au 2eme essai en guise de conclusion.


Nîmes : Trois oreilles pour Juan Leal…

 

 …Qui ouvre pour la 3eme fois la Porte des Consuls mais qui ne l’aurait pas due en raison d’une ultime estocade pour le moins basse….  Une corrida qui passa par le toreo raffiné de Finito qui vit rentrer vivant son 1er toro après les 3 avis fatidiques et celui tremendiste et courageux de l’arlésien auquel le public adhéra pleinement. Quant à Urdiales ce fut une après-midi sans…

 

- Juan Serrano Pineda  "Finito de Cordoba" (Rouge et azabache) Silence après 3 avis et vuelta après avis

 -Diego Urdiales (vert de gris et or) Salut après avis et palmas

 -Steven Groul "Juan Leal" (violette et or) Oreille avec pétition d’une seconde et deux oreilles !!!

 Pst F. Pastor, pas très inspiré. 66% de l’aforo autorisé. Soleil caniculaire et bise légère

 Six toros de Fuente Ymbro, de cinq ans revolus, 535kgs de moyenne, bien présenté restant discret face à la cavalerie mais donnant du jeu au dernier tiers dans l’ensemble, meilleurs les 3eme, 4eme et 6eme.

 

Face à un 1er tardo et aux charges irrégulières, Finito alterna des séquences tres torera sur les deux rives avec d’autres plus sur la défensive… Bien trop prudent avec l’épée puis avec le descabello, il vit son adversaire rentrer vivant au toril le torero et sa cuadrilla n’ayant apparemment entendu le dernier avis. Face au 4eme, de bien meilleur son, il put exprimer pleinement sa tauromachie, liant sur les deux bords des séries lentes et douces dont il a le secret au cours d’un ample trasteo, pour un plaisir partagé. Le final limita les récompenses à un tour de piste.

 

D. Urdiales passa sans peine ni gloire pour avoir hérité du lot le moins favorable. Son 1er, tardo et court de charge ne lui offrit que quelques attitudes à droite. Même scenario ou presque avec le cinquième pour une faena manquant de liant et d’entrain avec quelques séries de meilleur effet de la gauche.

 

Juan Leal créait l’émotion et porte sur le public avec un courage sans limite et aussi avec des passages de tres bon toreo… Il débuta par une cambiada plein centre à genoux et enchaina quatre derechazos serrés. Il lia quelques séries avant de se faire prendre spectaculairement et revint avec son toreo de proximité devant un toro qui baissé d’intensité, intensité que gênera seul l’arlésien avec ses redondos, ses cambiadas et adornos. Estocade décisive et portée en s’engageant. Face au dernier, la passe de esplada se fit debout mais suivie d’excellents muletazos à genoux, puis sur pieds devant un toro d’excellente composition, avant de proposer au public un final, les deux genoux en terre pour une longue séquence de son toreo de cercania et de courage… L’épée par contre arriva bien bas et aurait du le priver d’une double récompense, une bonne partie du conclave finit par la lui obtenir !!!! et une bronca au palco par la même.

Nîmes 1 : El Rafi ouvre la Porte des Consuls…

 

…En coupant les deux oreilles du dernier toro, le seul vraiment avec du potentiel, en plus de celle coupée à son toro de confirmation. Triomphe incontestable devant un public tout acquit à sa cause, un public nîmois qui attendait son torero….A Ferrera eut à composer avec deux adversaires peu enclins à se livrer, s’octroyant un trophée à son 1er, pires les deux de J. Ortega qui ne l’inspirèrent guère non plus. Un lot de Victoriano del Rio particulièrement décevant. Le ramage restant loin du plumage, à l’exception du dernier qui sauva la course.

 

Le jeune matador de toros nîmois brinda « Impuesto » son toro de confirmation à son grand-père avant d’entamer sa faena par la gauche intéressant un adversaire manquant de rythme et de transmission sur deux séries droitières. El Rafi se montra plus convaincant encore dans son final rapproché et alluré avant une épée caidita sin puntilla. Il réceptionna très bien le dernier et lui offrit un superbe quite par zapopinas qui enflamma le conclave. Après deux grandes paires de banderilles de R. Viotti, la faena débuta par deux superbes séries de derechazos, déclenchant la musique… Le passage à gauche n’apporta rien à un toro qui baissait déjà de rythme. Tres bien calibré et ajusté le final maintiendra l’intérêt jusqu’à l’estocade portée avec efficacité

 

Face à un toro juste de force et de transmission, A. Fererra proposera son toreo baroque essentiellement de la gauche, des passes superbes, une par une mais de son concept particulier. Moment fort, l’estocade en plaçant son adversaire à 20 m, et lui qui n’avançait guère dans la muleta ira à l’encontre de l’épée, efficace originale mais un peu tombée. Un geste qui aida l’oreille à tomber. Son second sans forces ni charges ne lui permettra que quelques séquences de son cru.

 

Trois rencontres en s’employant pour le 3eme qui cassa même le palo au second assaut, trois piques dont il assura vraisemblablement le coup car il arriva complètement éteint au dernier tiers, J. Ortega n’insista et conclut en 3 pinchazos avant que le Victoriano ne se couche de lui-même. Le trianero égrènera quelques gestes raffinés devant le 5eme,  il est vrai un toro sans options ni grandes possibilités et qui ne l’inspira pas non plus… Otra vez…

 

-Antonio Ferrera (bleu roi et or) Oreille et silence

 -Juan Ortega (sangre y azabache) Silence et silence

 -Raphael Raucoule "El Rafi" (rose pale et or) Oreille après avis et deux oreilles

 Pst F. Pastor, J. Ortega et El Rafi confirmaient leur alternative à Nîmes dans un ordre inversé !!!. Salut de R Viotti au 6eme. ¾ de l’aforo autorisé sous un chaud soleil. Le public appela El Rafi à saluer à l’issue du paseillo, ovation qu’il fit partager à ses compañeros. Minute d’applaudissements aux aficionados disparus récemment. Corrida televisée.

 Six toros cinqueños de Victoriano del Rio, de 545 kgs de moyenne, très bien présentés mais manquant de fond et de race, meilleur en tout le dernier, les 2eme qui fit chuter le groupe de réserve et 3eme se montrèrent à leur avantage face à la cavalerie.


Nîmes : Feria des Vendanges 2020

Nîmes 5eme : L’unique trophée pour S. Castella

 

 Annoncé explosif, ce mano a mano entre Sébastien Castella et Miguel Angel Perera ne sera qu’un pétard mouillé. La faute en incombant à un très décevant lot de toros de Jandilla et de Vegahermosa. Et comme les deux garçons avaient apparemment signé « un pacte de non agression », le public qui remplissait quasiment l’aforo autorisé, passa une après-midi pas mal ennuyeuse.

 -Sébastien Castella (lilas et or) Silence après avis, silence après avis et oreille

 -Miguel Ángel Perera (argile et or) Silence, salut après deux avis et silence après avis

  Cinq toros cinqueños de Jandilla et un de Vegahermosa, le 2eme, joliment présentés, mais manquant de forces et de fond malgré un bon coté, celui de la noblesse. Au cheval ce fut le service minimum. Seul le 5eme permit une faena intéressante et l’octroi de l’unique oreille concédé lors de ce final de feria.   Pst : L. Burgoa. Sobresaliente Jermy Banti (vert anglais et azabache) Minute d’applaudissement à la mémoire de Borja Domecq à l’issue du paseillo avant que le public n’appelle les deux toreros a saluer.  Salut de Juan Sierra au 2eme et de José Chacon au 5eme.

 

Court de charge et cherchant à s’échapper, le toro d’ouverture, brindé à JP Fournier, maire de Nîmes, ne permit guère à S. Castella de s’exprimer à part quelques séries da la gauche. Epée caida + x descabellos… Le 3eme, un joli albahio, après un quite afarolado, et un simulacre de pique, eut du mal a tenir sur ses membres malgré la douceur du torero biterrois… Fade et faible seul le final encimista ressortit du trasteo avant une nouvelle épée caida et un usage multiple du descabello. De robe melocoton, le 5eme ira au cheval par de jolies arrancadas, J. Banti étant invité à partager ce tercio. Castella débuta par cambiadas au centre avant d’enchainer de belles séries de la droite, l’autre bord étant moins évident. Le Jandilla baissant de ton en fin de parcours, malgré l’insistance du français et l’épée caida encore mais d’effet immédiat, aida à l’octroi d’un pavillon.

 

 Coté épée basse, M.A. Perera se montrera le meilleur. Il occira le second d’un bajonazo après une faena sans saveur de part la faiblesse et la fadeur de son opposant. On en retiendra un joli quite de l’extremeño par saltilleras et gaoneras. Casi invalide le castaño sortit en 3eme position fut très bien comprit par Perera qui le cita de loin pour ne pas trop le soumettre et pouvoir dessiner quelques séquences de belles factures sur les deux rives. Il allongea un peu trop son trasteo qui y perdit en intérêt avant une lame caida et deux descabellos. Brindé a Pierre Gagnaire, cuisinier étoilé, sa dernière prestation manqua de saveur, le Jandilla à la robe albahia ne lui offrant aucune option pour vraiment briller sauf sur quelques séquences de la main gauche. Final encimista accroché et conclusion d’une lame de coté….

Nîmes 4eme : Leonardo triomphe lors de la matinale de rejon

 

 Avec deux oreilles coupées de façon indiscutable à un toro de vuelta…. Faisant partager son tour de piste triomphal avec le mayoral. Après la pluie et une remise en état de la piste, la corrida de rejon de ce dimanche matin a pu se dérouler dans de bonnes conditions devant un peu plus de la moitié de l’aforo autorisé. Lea Vicens, et Guillermo de Hermoso de Mendoza, auteurs de belles actuacciones, perdront tous espoirs de trophées avec les rejons de mort.

 

 Belle actuaccion de Leonardo, sobre et efficace devant le toro d’ouverture. Il comprit d’entrée tout le potentiel de "Repetidor" pour sortir le grand jeu en allant à mas, des quiebros aux banderilles courtes avant un rejon pour assurer le triomphe

 Deux bonnes prestations pour Lea Vicens face à deux toros de bon son. La 1ere culminant avec Betico et Deseado, la seconde avec Gacela et Diamante, ce dernier avec ses cites en reculant. Deux fois elle en perdit le bénéfice avec les  rejons de mort.

 Excellente partition de Guillermo Hermoso de Mendoza devant le 3eme maintenant un intérêt croissant. Helas pour lui comme pour la nîmoise, les espoirs de récompenses sont partis avec la suerte suprême… Ce fut pour le navarrais, à peu prêt le même scenario avec le dernier toro…

 

-Leonardo Hernández Salut et deux oreilles

 -Lea Vicens Silence et salut

 -Guillermo de Hermoso de Mendoza Silence et silence

 Six toros de Fermín Bohórquez arreglados pour le rejon et de bon jeu en général, meilleur le 4eme "Repetidor" primé d’une vuelta posthume. Pst : D.J. Valade.

Nîmes 3eme : Deux oreilles pour Juan Leal…

 

 …L’arlésien passant prêt de la Porte des Consuls, le palco ne cédant pas à la pétition d’oreille après la mort du cinquième. Il a confirmé que son courage et sa tauromachie porte sur le public. Avec le sorteo le plus défavorable, Daniel Luque s’en sortira avec les honneurs mérités tandis que "Marcos" recevra une alternative discrète, comme l’est son toreo….

  -Daniel Luque (ciruela y oro) Salut après avis et salut

 -Juan Leal (gris clair et or) Deux oreilles et vuelta

 -Marcos Perez Hernandez "Marcos" (rose pale et or) Salut et silence

 Deux toros de Garcigrande (1er et 5eme) et quatre de Domingo Hernandez. Lot correct de présentation, de comportement varié plutôt décevant par manque de fond, de bon son le dernier, supérieur le 3eme "Gracioso" du fer de Domingo Hernandez. "Marcos" a prit l’alternative avec "Borrachito" N°95 de Garcigrande  Pst : F. Pastor 2/3 de l’aforo permis, ciel menaçant avec des rafales de vent gênant. D. Luque remplaçait J.M. Manzanares

 

Marcos recevra de jolie façon son toro d’alternative qui, entre deux piques sans eclat, verra un quite fastueux de D. Luque par quatre chicuelinas. Après les echanges de trastos et un brindis au ciel, à son abuelo, Domingo Hernandez, la faena ne decollera jamais entre un toro noblote et juste de force et un garçon peu inspiré qui tua efficacement. Il reçu le sixieme d’une larga de rodilla avant deux rencontres sans histoires. Face à un adversaire de bonne manieres, le salmantino recita ses gammes avec quelques passages plus elançés de la droite, terminant par des luquesinas avant un echec à l’épée.

 

Le 1er de Daniel Luque s’offrira une vuelta de campana entre deux rencontres sans reliefs et après un quite par saltilleras de J. Leal, le toro se montrera court, sans fond ni forces. C’est le torero de Gerena qui composera la partition avec allure et poder. Après un final par ses luquesinas, appuyées celles là, l’oreille s’envolera avec l’épée. Le 4eme, suelto, prendra spectaculairement mais sans mal Jésus Arruga, qui reviendra, le costume rafistolé, poser une grande paire de banderilles. Face à un adversaire sans options, Luque fera le maximum pour un resultat qui restera sans eclats, concluant d’un espadazo et d’un coup de verduguillo après une serie portant le nom de son créateur.

 

Juan Leal mis en suerte le 3eme par chicuelinas marchées, la force et la prise du groupe par devant enverront l’équipage au sol. Vicente Hernandez revint à cheval pour une superbe seconde pique ovationnée. Citant de loin, à genoux au centre de la piste, l’arlésien enchaina passes cambiadas et derechazos avant de poursuivre par trois séries allurées. La suite se fera plus encimista comme il sait le faire mais avec un des postures souvent pas très élégantes mais impactant sur le conclave. Il fit encore monter la tension en liant des muletazos osés, à genoux, sans épée avant de se jeter sur "Gracioso" pour porter une estocade fulminante. Son second ne sera pas du même tonneau, se montrant vite court, violent et avisé, obligeant J. Leal à un numero de funambule sur le fil des cornes, ce qui lui valut un accrochage sans mal. Arrimon pour en tirer quelques passes parfois bien lissées avant une nouvelle estocade canon en se livrant…. La pétition ne fut pas suivie par le palco qui écouta une petite bronca….

Nîmes 2eme : Ponce XXL

 

 Tel un grand Armagnac vieillit en fut de chêne, on a pu déguster tous les aromes de la cuvée Ponce 2020, devant il est vrai un lot de toros de Victoriano del Rio qui restera l’un, si ce n’est le meilleur lot combattu, au cours de cette temporada façon Covid. Trois oreilles pour le valencian avec une nouvelle Porte des Consuls, une pour Emilio de Justo avec un Toros de Cortes de vuelta, seulement un tour de piste pour Curro Diaz, ces deux derniers se privant de mieux à cause d’un maniement incertain de l’épée.

 

-Enrique Ponce (rose pale et or) Oreille après avis et deux oreilles après avis

 -Curro Diaz (bleu nuit et or) Salut et vuelta

 -Emilio de Justo (tabac et or) Oreille et salut

 Ovation à l’issue du paseillo pour E. Ponce qu’il fit partager avec ses deux compañeros… Enormes et émouvantes ovations pour le torero de Chiva à l’issue de ses deux vueltas triomphales….la seconde soulignée par l’hymne valencian

 Six toros de Victoriano del Río très bien présentés, remplissant leur devoir au cheval, en brave le 3eme, mansito le 5eme, juste de forces les 2eme et 4eme, supérieur le 3eme, du fer de Toros de Cortes, N°154 baptisé "Descreído", primé d’une vuelta posthume. Salut du mayoral à la fin de la corrida.  Pst : L. Burgoa, ¾ de l’aforo permis, ciel gris. Salut de Pérez Valcarce au 6eme. Germán González fut applaudit pour son tercio de piques au 3eme.

 

Ponce trouva, sans hésiter, la cadence idéale avec le toro d’ouverture. Toréant relâché avec temple et douceur, essentiellement de la droite, il mènera à mas sa faena avant un final par « poncinas » avec changement de main et ¾ de lame suffisante. Il récidivera avec son second Victoriano del Rio, juste de forces, ciselant un trasteo parfaitement calibré, empreint de suavité, faisant croitre l’intensité de sa partition avant de porter une estocade à l’encuentro efficace….

 

Double démonstration du toreo parfumé et parfois profond de Curro Diaz et, hélas, double échec aussi avec les mises à mort. Son 1er accrochera fortement mais sans mal E. De Justo au quite par chicuelinas avant un brindis à Ponce et une faena toute en temple et douceur, évitant de trop baisser la main, "Misigato" se ressentant de sa longue première rencontre avec la cavalerie. Superbe entame par doblones allurés, citant son adversaire de loin pour l’embarquer dans séries droitières suaves avant de réduire les distances et de perdre un peu de liant au final. Dommage que les armes le trahirent…

 

Emilio de Justo rencontra un toro important qui poussa sur ses deux piques prises en braves sous la musique de Chicuelo II, entrecoupées d’un superbe quite par chicuelinas. "Descreído" offrit à l’extremeño des charges longues et vibrantes auxquelles il répondit par de superbes séquences avec son toreo alluré et poderoso, surtout à droite mais peut être un peu trop pesant, le "Toros de Cortes" accusant un peu le coup en fin de parcours. Final par naturelles de face engagées et épée au second essai. Il mit le sixième en suerte par chicuelinas marchées, ce dernier restant longtemps dans le peto, revenant bien, allant même chercher le réserve à la porte des toriles. Début de faena efficace et élégant mais le Victoriano serrait à gauche et avait des charges réduites sur l’autre rives, obligeant De Justo à s’investir plus qu’à briller. Conclusion par manoletinas serrées et une épée suffisante au second envoi.

Nîmes 1ere : Lea Vicens sort à hombros…

 

 Deux fois une oreille pour la rejoneadora nîmoise et une pour S. Castella et El Rafi à l’issue d’une corrida d’ouverture qui ne décollera pas vraiment, la faute en incombant essentiellement aux trois lots de toros….

 -Lea Vicens (Rejon) Oreille protestée et oreille

 -Sébastien Castella (framboise et or) Salut après avis et oreille après avis

 Raphael Raucoule "El Rafi" (gris et or) Oreille et salut

 Corrida Mixte avec deux toros de Fermín Bohórquez pour le rejon, deux toros de Vegahermosa et deux novillos de la ganaderia de Málaga (P.H. Callet)

Pst : F. Pastor Sobresalientes: Jeremy Banti (corrida) et Mojales Balti (novillada)  Hommage pour les 100 ans de la cavalerie Heyral en ouverture de cette Feria des Vendanges. Minute d’applaudissement a l’issue du paseillo pour les taurins et aficionados disparus dans l’année, suivie d’une Marseillaise…

 

Honneur aux dames donc avec la première sortie en triomphe pour Lea Vicens qui trouvera dans son second adversaire de F. Bohorquez plus de matière à s’exprimer avec une écurie plus spectaculaire, notamment son 3eme cheval de banderilles et ses cites en reculant. Bien que le toro finit arrêté, elle logera un rejon efficace au 2eme essai suivit d’un coup de descabello. C’est par une rejon de mort efficace que viendra son 1er trophée après qu’elle eut du mal à intéresser un toro suelto au départ et s’échappant du combat par la suite..

 On pensait que la faena de la course serait celle de S. Castella au 5eme tandis que s’allumaient les lanternes. Economisé au cheval, le Vegahermosa afficha tous les ingrédients pour un triomphe lors des séries initiales ambidextres, douces et templées. Hélas « Heroe » se dilua peu à peu malgré les efforts du biterrois pour en tirer le meilleur parti. Oreille après une épée entière plus un descabello. J. Chacon saluera au 1er Vegahermosa pour deux paires de banderilles superbes, la 1ere finie en coup de barrière avant que la faena ne s’éteigne peu à peu par la faute d’un toro déclinant progressivement.

 El Rafi se voyait surement terminer la course par un triomphe. Quatre faroles à genoux suivis d’une double rebolera, le tout souligné par la musique et un public tout acquit au jeune nîmois. Le tercio de pique intense, deux en s’y employant et un quite par zapopinas confirmèrent l’affaire… Mais le novillo de Malaga en resta là, se montrant violent et sur la défensive, le protégé de P. Varin arrachant les passes une par une avec mérite mais l’épée lui souffla l’oreille. Un trophée qu’il obtint après son 1er combat, bien débuté à la cape et par les séries initiales droitières de sa faena devant un novillo noble. Le passage à gauche désunit les deux protagonistes avant une lame opportuniste qui s’avéra efficace permettant d’octroyer un trophée !!.


Nîmes : Feria des Vendanges 2019

 

 D. Luque marque l’ouverture de la feria

 

Déception ganadera avec cette corrida d’ouverture mais confirmation du potentiel supérieur de Daniel Luque qui s’imposa par un toreo poderoso autant qu’alluré, les pieds toujours rivés dans le sable… C. Diaz se montra plus à son avantage que ses adversaires tandis que L. D. Adame, qui remplaçait D. Galvan, resta bien distant

 

Six toros de Robert Margé superbement présentés mais mansos, les trois premiers se laissant faire, le 4eme avise et dangereux, le 5eme, spectaculaire aux piques fut changé en cours de faena !!!!! après s’être cassé les deux pattes avant, le dernier n’offrant aucune option. Un 5eme bis du fer d’El Torero fade mais qui permit à D. Luque d’exprimer son toreo de grand niveau. Avec pundonor, dans ces conditions, le torero de Gerena quitta l’amphithéâtre à pieds malgré deux oreilles coupées…

 

-Curro Díaz (bleu France et or) Salut et salut

-Daniel Luque (cacao et or) Oreille et oreille

-Luis David Adame (lilas et or) Salut et silence

 

Pst : Mr Tiberino, 1/3 d’arènes sous un soleil estival. Ovation pour Patilla qui piqua le 5eme Margé et pour Juan Contreras pour ses banderilles à ce même toro. Nouvelle conception du règlement taurin nîmois qui voit le palco changer un toro en cours de faena alors qu’il vient de se blesser !!!!!

 

Fuyard au possible, le 1er se laissa faire dans la muleta d’entrée efficace de C. Diaz par doblones puis par des derechazos la main basse avant de continuer sur l’autre corne mais toujours dans la querencia du toro. ½ lame et un descabello. Son second fut un manso de gala parcourant la piste dans tous les sens en présence des chevaux, se montrant vite avisé, pointant dangereusement la corne sur l’homme au 3eme muletazo. C. Diaz s’en défit d’une entière habile.

 

Après deux rencontres ou il ne s’attarda pas le second compliqua la tache des banderilleros avant que D. Luque ne le soumette dans sa querencia avec une muleta relâchée et sans céder un pousse de terrain et ce sur les deux bords avant un superbe final par luquesinas et ¾ d’épée un peu tombés. Le 5eme fut superbement reçu à a cape avant deux piques spectaculaires autant de par le Margé que par le piquero qui furent ovationnées par le public, public qui appela à saluer J. Contreras pour ses deux paires de banderilles engagées. Et alors que la faena prenait son envol, crac la main droite puis la gauche ont cédé…. On mettra cela sur le compte d’un vendredi 13 se dit vraisemblablement le président qui sortit un mouchoir vert pour conjurer le mauvais sort. Sorti un sobrero d’El Torero dans le genre ordinaire mais qui permit à Daniel Luque d’exprimer son toreo sans modération, superbe à gauche, laissant l’ayuda à mi parcours pour des naturelles de droite et un final maison… L’épée efficace entra à la troisième tentative, n’empêchant pas le palco de sortir un autre mouchoir… blanc celui là.

 

Figé au centre du ruedo le 3eme ira percuter violemment les groupes équestres, le piquero de réserve se retrouvant au sol avant de prendre une bonne ration de fer. Le Margé se laissa faire sans grand éclat face à un Luis David particulièrement prudent dans ses muletazos comme dans l’épée portée bien bas… Le mexicain n’eut guère d’option avec le dernier manseando au cheval, juste de forces qui s’écroula en début de faena avant de se réserver par la suite. Insistance inutile avant une débâcle aux épées, le toro étant descabellé après cinq pinchazos…

A Solalito la seule oreille

 

…D’une novillada matinale plombée par l’inconsistance des novillos connaissant des problèmes physiques et un manque de race qui ne permit guère aux trois novilleros de s’exprimer. Solalito coupera le seul trophée du matin face au seul utrero qui tint à peu prêt la route, El Rafi se montra volontaire tandis que F. Plaza ne put montrer grand-chose même si les éleveurs lui offrirent un novillo supplémentaire…

Sept novillos de San Sebastián (Gilles et Mathieu Vangelisti) de petites mailles les trois premiers, plus sérieux les suivants mais n’offrant quasiment aucune option, peut-être que leur présentation dans une grande arène était prématurée.

 

-Raphael Raucoule « El Rafi » (vert salade et or) Salut et vuelta

-Fernando Plaza (vinaigrette et or) silence et salut après avis !

-Solal Calmet « Solalito » (lavande et or) Oreille !! et silence

 

Pst : Mr DJ Valade, 1/3 d’arenes, ciel variable. Solalito débutait en novillada piquée.

 

El Rafi ouvrit les débats avec un faible sujet enclin aux génuflexions. Deux picotazos, un joli tercio de banderilles à charge du nîmois avant une seance en jouant les infirmiers conclue d’une lame atravesada… Il ira attendre son second à porta gayola, se montra à son avantage cape en main y compris les mise en suerte pour deux legeres rencontres. Debut par cambiadas avec quelques jolis enchainements à la suite mais malgré la musique, le novillo s’eteignit peu à peu. Nouvelle estocade atravesada pour conclure…

 

Le second à beaucoup de mal à tenir debout, il prend deux semblants de piques et à l’entame du 3eme tiers, il se casse la main droite. On annonce que les ganaderos offre à Fernando Plaza un novillo supplémentaire… Même cause même effet, trop faible pour afficher un fond de noblesse d’autant qu’une vuelta de campana en cours de faena précipitera sa fin.. Une fin laborieuse avec les armes pour le madrilène. Son second aura une sortie peu orthodoxe, manseando au cheval avant de mettre la cuadrilla en difficulté aux banderilles. Par la suite il montra peu de rythme dans des charges sans fond ni classe tandis que F. Plaza essayait de construire un trasteo qui ne prit jamais. L’épée fut en place mais c’est avec le descabello qu’il balbutia…

 

Solalito s’appliqua au mieux devant un faible invalide qu’il maintint debout après deux simulacres de pique et un joli tercio de banderilles ou il fut ovationné. Muleta en main, le nîmois se montra plus à l’aise sur le piton gauche avant un final par luquesinas et une mauvaise épée (suffisante), le novillo se cassant une patte avant sur l’action… Le protegé de S. Almeras receptionna de belle manière le dernier San Sabastian du genre manso. Quite par zapopinas d’El Rafi avant que ce dernier ne soit invité par Solalito à partager les banderilles… Decasté ne se livrant pas, surtout à gauche, il n’offrit guere d’options au novillero debutant qui s’en defit de ¾ de lame…

Nîmes : M. A. Perera survole la course

 

 Même si l’on peut lui reprocher son insistance pour obtenir l’indulto du noblissime « Cazadotes », N°36 de Garcigrande. Il avait placé la barre très haute lors de sa première actuaccion, déstabilisant semble-t-il S. Castella qui cafouilla face au 4eme, le palco lui offrant une Porte des Consuls surévalué alors qu’elle était pleinement justifiée pour Miguel Angel Perera. Quant à J.M. Manzanares, certes le moins bien servit, il ne força pas outre mesure son talent…

 

Quatre toros de Garcigrande et deux de Domingo Hernández (2eme et 5eme) noble dans l’ensemble, juste de forces et de présentation standard. Vuelta au 3eme, noble mais manso, « Tornasolado », N°39 et indulto du dernier, noblissime mais à peine présenté au cheval deux fois, tous deux du fer de Garcigrande….

 

-Sébastien Castella (lavande et azabache) Oreille et deux oreilles !!! protestées

-José María Manzanares (bleu nuit et or) Oreille !! et silence

-Miguel Angel Perera (blanc et or gris) Oreille et deux oreilles symboliques

 

Pst : Mr Enjolras, qui entendit plusieurs broncas pour des décisions discutables, Lleno apparent sous un chaud soleil. Le public appela S. Castella pour une ovation à l’issue du paseillo, ovation qu’il fit partager à ses compañeros du jour

 

Le 1er de S. Castella sortit seul de la 2eme rencontre,  noble mais sans forces il offrit quelques séries droitières avant de s’éteindre après le passage à gauche, le biterrois concluant d’une entière caidita. Figé puis fuyard, le 4eme sortira vite par deux fois du peto. Le debut de faena est relevé avec des cambiadas superbement enchainées avec des changements de main et des cites de loin puis la machine se grippera quelque peu avec des enganchones qui casseront le rythme et la continuité du trasteo avant une épée tombée et un descabello… Bronca au palco pour ses deux oreilles excessives..

 

Efficace et belle entrée en matière pour Manzanares dont le D. Hernandez fuira à la 1ere rencontre s’y montrant plus intéressé aux deux autres, le piquero y laissa la puya sur le dos. Face à un toro de peu de fond et de forces l’alicantino montrera son toreo élégant mais sans plus concluant d’une belle épée portée al recibir. L’oreille fut loin de faire l’unanimité. Pas grand à proposer par le cinquième decasté et sans forces, protestant dans le leurre. Rien pour inspirer J.M. Manzanares qui n’insista pas avant de s’égarer avec les armes.

 

Après deux piques de manso, S. Castella alla titiller son rival de toujours sur un quite auquel M. A. Perera répondit de superbe manière por gaoneras avec ovation à la clé pour l’extremeño. D’entrée il enchaine les passes sans un mouvement, la main basse avec temple poursuivant avec des séries ambidextres voluptueuses avec changement de main, la faena allant à mas… le public conquit… 4/5 d’épée qui verront le toro fuir vers de toril, un descabello mettant fin à l’œuvre… Vu les trophées octroyés précédemment, une seule oreille était loin de marquer la différence, sans parler d’un tour de piste pour un manso. Le bonus sera pour le final avec un dernier toro noble et transmettant beaucoup après deux légers picotazos, Perera remettant le couvert avec plus de profondeur encore, toréant relâché sur les deux bords s’enroulant le toro autour d’une ceinture hors du commun, le public se levant par deux fois au cours de cette faena de haute note… l’extremeño y poussant le plaisir jusqu’à l’obtention de la grâce discutable de « Cazadotes », le palco s’égarant à nouveau en limitant à deux oreilles les récompenses après en avoir très généreusement accordé deux à Castella précédemment ???

Nîmes : Ponce et « Ferdinand* »

 

 Il est apparut en piste, balourd et pataud comme le personnage de Walt Disney, badant l’air niais les spectateurs et le président, en ayant peur de son ombre comme du moindre mouvement….. Et puis il obéit au capote du maestro de Chiva qui l’amena au cheval…. Et la, du virtuel il entra dans le monde réel, s’employant avec vigueur à la pique, avant de mettre à l’épreuve E. Ponce qui réalisera là, la faena de la matinée au prix d'un superbe effort… P. Ureña est apparut insuffisamment remis moralement de sa dernière blessure tandis que P. Aguado n’a pas trouvé matière pour faire chavirer l’amphithéâtre nîmois…

 

Sept toros de Victoriano Del Rio correctement présentés de jeu variés pas vraiment dans l‘esprit espéré pour une matinale nîmoise et manquant de fond, très faibles les trois premiers, le 3eme étant changé pour un sobrero du même fer. Des Victoriano du rio…. secos.

-Enrique Ponce (blanc et noir) Silence et oreille avec énorme ovation en fin de vuelta, accompagnée musicalement de l’hymne valencian…

-Paco Ureña (lilas et or) Vuelta après pétition et salut après avis

-Pablo Aguado (noir et or) Silence après avis et silence après avis.

 

Pst : Mr L Burgoa, le seul palco de la feria qui tint la route, ¾ d’arènes sous un chaud soleil, Ovation post-paseo pour Ponce qui la fit partager à ses deux compañeros du matin.

 

E. Ponce ne put guère espérer d’un toro noble mais trop juste de forces qui en plus fit une lourde vuelta de campana au final du tercio de banderilles. Il abrégera devant cet adepte des génuflexions d’une entière tombée. Il faudra toute la technique et le sens de la lidia du valencian pour calibrer les charges désordonnées de son second, qu’il mettra dans sa muleta, alternant droite et gauche, au prix d’un très bel effort, le Victoriano le mettant à l’épreuve jusqu’au bout et résistant longuement après une entière.

 

Le second sera superbement réceptionné par P. Ureña avant deux rencontres anonymes. Manquant de rythme et de physique, le Victoriano, de meilleur son à gauche, permettra au torero de Lorca de finir par quelques naturelles enlevées avant une lame caidita… Le 5eme tentera de chasser avec forces les groupes équestres avant de prendre querencia devant le toril ou il se livrera peu et protestant dans le leurre. P. Ureña insistera mais la mayonnaise ne prendra pas sauf sur une paire de séries droitières. Epée légèrement tombée en guise de conclusion.

 

Après avoir soulevé la cavalerie, le 3eme fut changé pour signes extérieurs de faiblesse. Son suppléant ne fut pas le genre de toro qui convienne à la tauromachie de P. Aguado loin s’en faut. Toréé à mi-hauteur il se montra violent sur chaque fin de série, réduisant peu à peu ses charges devant un sévillan très peu à l’aise comme le confirmèrent les épées… Après deux rencontres symboliques et une réception par véroniques allurées, Aguado brinda sa faena au public, l’orchestre attaqua par « la concha flamenca » mais le Victoriano resta sans fond et sans classe, offrant quelques passages à droite de meilleures sensibilités avant une mise à mort à nouveau difficile.

 

*le nom a été changé pour des raisons d’anonymat

Nîmes : J. Leal sort par la Porte des Consuls

 

 Un triomphe gagné surtout lors de son 1er combat face à « Pardillo » ou il a montré l’évolution positive de son toreo avant un final tremendo à genoux qui le public debout avant une énorme estocade…. A ses cotés A. Lopez Simon est apparut bien superficiel et Gines Marin bien fade… Nouvelle enieme aberration d’une présidence nîmoise qui les multiplia au cours de cette feria… changeant un toro soit pour avoir le fourreau de sa corne gauche !!, soit plus vraisemblablement pour mansedumbre aggravée…. Ce qui nous valut 20 mn de « foire » avec l’air d’Interville en prime…. Désolant !!!

 

Sept toros de Fuente Ymbro bien presentés de comportement variés tant au cheval qu’à la muleta, meilleur le 1er, suivit des deux suivants, les autres de moins d’option…

-Alberto López Simón (purissima y oro) Salut après deux avis et silence

- Steeven Groux « Juan Leal » (argile et or) Deux oreille et oreille

-Ginés Marín (brique de oulouse et or) Oreille après avis et silence.

Pst : Mr Plantier, 1/3d’arenes sous un ciel estival. Minute de silence à la mémoire de Pierre Bats, ganadero d’Alma Serena récemment disparu.  Salut de V. Osuna et J. Arruga au 1er, de Manolo de Los Reyes au 2eme et d’Y Alvarez et J. Arruga au 4 eme

 

A. Lopez Simon hérita du meilleur de l’encierro devant lequel, au quite, J. Leal afficha sa détermination. Moins ALS par la suite qui, s’il toréa de manière allurée et verticale avant un final de cercania, ne mit pas suffisamment d’engagement malgré quelques séries plus enlevées. Final en trois épisodes ôtant tout espoir de récompenses. Il restera superficiel devant son second peu clair à droite, de meilleure compagnie à gauche mais qui se rétractera sur la fin. Conclusion par deux ¾ de lame.

 

Le second ne prit que deux simulacre de pique pour manque de forces mais permit à Juan Leal d’exprimer son toreo. Début par cambiadas citées por cartucho de pescado et suite à genoux avant de lier des séries plus posées et templées avant de parachever sa faena d’un impressionnant et osé enchainement les deux genoux en terre qui mit le public au rouge vif avant une énorme estocade en coup de canon… Il se fit violemment bousculer à la réception du 5eme qui prit correctement ses deux piques. L’arlésien opta à nouveau pour un début stoïque avec cambiadas et statuaires enchainant parfaitement sur la droite mais rapidement le Fuente Ymbro baissa de ton, peut-être un peu trop sollicité d’entrée. J. Leal choisit alors un final de proximité parfois accroché avant d’en finir d’une nouvelle estocade engagée après un pinchazo…

 

G. Marin débloqua le compteur par quelques naturelles d’école mais son adversaire manquant de forces et de pep’s ne lui permit que d’afficher son toreo classique,  élégant et stylé sur les deux bords surtout par la gauche. Entière en place pour finir. Avec le 6eme bis et après avoir estoqué finalement le titulaire récalcitrant et bronca au palco, G. Marin se retrouva avec un toro qui protestait, rechignait, pire à gauche et face auquel il eut du mal a faire passer une quelconque émotion. Il en termina d’une entière au 2eme essai


Nîmes : déception finale

 

 La cause essentiellement aux toros de Victorino Martín qui n’avaient en commun avec ceux de septembre dernier, que le nom. Ni la présentation et encore moins la caste… Pour ainsi dire rien aux piques et la même chose au dernier tiers et avec un manque évident de forces… Seule la maitrise de la lidia d’O. Chacón aura permit de voir quelques séquences non dénuées d’intérêt, R. Pinar montrant son courage face à l’avisé quinto tandis que P. Moral avait laissé le sien à Los Palacios…

-Octavio Chacón (vert rainette et or) Silence après avis et vuelta après avis

-Rubén Pinar (bleu piscine et or) Silence et salut

-José Moral Fernandez « Pepe Moral » (noir et or gris) Silence et pitos

Pst: L. Burgoa, 2/3 d’arènes sous un ciel variable. Cinq toros de Victorino et un sobrero de El Torero, 2eme bis, qui n’apporta rien à l’affaire. Salut des banderilleros Víctor Martínez et Ángel Otero au 5eme

 

Fade et trop juste de forces, s’agenouillant plusieurs fois, le 1er se laissa faire dans le leurre d’O. Chacon qui le conduit à sa guise essentiellement à droite avant de s’embrouiller grave avec l’épée. 100% droitière fut sa seconde faena devant un toro court qui l’avertit plusieurs fois et devant lequel il confirma sa maitrise avec une muleta poderosa. L’épée fut longue d’effet et nécessita l’usage du descabello.

 

Renvoyé au corral pour boiterie, le second n’en n’avait apparemment pas envie… Après de longues tentatives il accepta et Ruben Pinar se retrouva devant un sobrero d’El Torero qui n’avait pas grand-chose à offrir, et comme le Ruben ne fut pas d’un grand cru…. Mal piqué, le faible cinquième se montra très vite court et avisé, touchant même l’albaceteño au mollet qui resta sous la menace et à force d’insister, finit par lui soutirer deux séries droitières plus que méritoires. Après un ultime avertissement et peu en confiance, il tua en quatre chapitres.

 

De peu de charges, le 3eme s’arrêtait à mi parcours à droite, vif et félin à gauche comme on le vit sur une petite pincée. Pepe n’ayant pas le Moral au beau fixe, ne trouva pas de solution avant de tuer en deux fois, la 1ere à la sauvette. Le sévillan écouta une bronca pour ne pas avoir voulu voir le dernier, pas véritablement un enfant de chœur. Le Moral dans les zapatillas, Pepe abrégea en trois tentatives sous l’ire du public… Et qui le lui fit encore savoir lorsqu’il quitta les arènes….

Nîmes : Triomphale corrida de rejon

 

 Neuf oreilles et un rabo que se partagèrent Pablo Hermoso de Mendoza (3o), Lea Vivens (3°) et Guillermo Hermoso de Mendoza qui confirmait son alternative (3o + r)

Corrida de rejón triomphaliste plus que triomphale avec bon nombre de trophées surévalués. Six toros de Fermín Bohórquez noble dans l’ensemble mais manquant de forces.

-Pablo Hermoso de Mendoza : Oreille et deux oreilles

-Léa Vicens : Deux oreilles et oreille

-Guillermo Hermoso de Mendoza : Oreille et deux oreilles y rabo.

Pst: DJ Valade, 4/5 d’entrée sous un ciel variable.

Nîmes 5 : Décevant 1 à 1

 

 Une oreille pour Castella et une pour Roca Rey à l’issue d’un mano à mano qui avait généré un « No hay billetes », le 1er depuis José Tomas et qui s’est déroulé avec un « No hay toros »…. Des no toros de Juan Pedro Domecq de peu de prestance, quasiment pas piqués et surtout d’aucun fond pour permettre aux deux toreros d’exprimer leur toreo, toreros qui firent l’effort d’essayer. Le public siffla le dernier à l’arrastre mais aurait du aussi protester ceux des cinq précédents.

-Sébastien Castella (lavande et or) Vuelta après large pétition et avis avec grosse bronca au palco, oreille et silence

-Andrés Roca Rey (cacao et or) Silence, oreille après avis et silence 

Pst: M. Plantier, sobresaliente Jeremy Banti (vert anglais et azabache), temps couvert avec quelques gouttes, énorme ovation pour les deux toreros avant la sortie du 1er toro. Salut des banderilleros J. Chacon au 3eme et R. Viotti au 5eme.

C’est avec le 1er toro que l’on eu droit aux meilleurs passages de la course. Réception avec des lances « made in Castella » et une réponse par un superbe quite à la péruvienne…. Devant un noble mais fade adversaire, le biterrois réussit à lier un bel ensemble ambidextre avant un final resserré et une épée efficace…. Mystère des dessous du patio de caballos, la dépouille fut arrastré illico, bien avant que le président ne puisse évaluer si la pétition était majoritaire….. La bronca oui et le tour de piste fêté… Le 3eme, un jabonero, fut celui de plus de fond au cheval auquel les deux toreros servirent un superbe quite por colleras. Brindée à G. Jugnot, la faena débuta par une longue série à genoux avant que S. Castella n’égrène ses muletazos coulés et liés sur les deux rives, beaux, mais manquant cruellement de sel. Entière sin puntilla et là le train de mules laissa le temps au président de finaliser. Avec le 5eme, noble mais sans personnalité, il attaqua par des cambiadas centrales superbement enchainées avant que le juanpedro ne s’éteigne.

Roca Rey n’insistera pas, à juste raison, devant son 1er et son 3eme adversaire soit trop faible soit creux et sans fond comme l’ultime de la course. Il reçut le 4eme d’une larga de rodilla volante enchainant par de superbes lances…. Après le simulacre de piques, il entama à genoux une faena de démonstration, jolie, mais sans surprise ni émotion, composant un beau plat dans lequel il manquait les épices… épée efficace et une oreille le péruvien.

Nîmes 4 : Sorties en triomphe pour Ureña et Aguado

 

 Par la porte des Consuls pour le murciano, présent, sincère et efficace, par celle des cuadrillas pour le sévillan, auteur d’une partition de grande classe au dernier. D. Urdiales, il est vrai le plus servit au sorteo, fut totalement absent des débats

Six toros de Victoriano del Río de présentation correcte et de jeu varié, s’employant avec vigueur, moins le 1er, sans le dernier, les secondes rencontres légères. De meilleur son les deux d’Ureña, non sans raison, compliqué ou peu evident les deux du Diego de Arnedo, de bonne tenue, sans plus le 6eme, P. Aguado ne pouvant composer au 1er sans allant et avec un vent contrariant…

-Diego Urdiales (noir et or) Silence et silence

-Paco Ureña (gris palombe et or) Oreille après avis et deux oreilles après avis

-Pablo Aguado (crème de lait et or) Silence après avis et deux oreilles

Ce dernier confirmait son alternative. Pst: L. Burgoa, demie entrée !!!!!!! Temps variable avec vent gênant par moments. Standing ovation pour les trois toreros avant la sortie du 1er toro.

Après la cérémonie de confirmation, P. Aguado eu à composer avec le vent et un toro de peu d’allant, ce qui ne lui permit que montrer quelques facettes de sa douce muleta.  Il reçut superbement le dernier de la matinée, noble et juste de fond mais qui lui fuit accéder avec classe aux lenteurs, douceurs, suavité et profondeur de son toreo aux effluves andalouses. Et Nîmes s’en enivra.

Rentrant fort à la 1ere pique, le second s’avéra peu clair d’entrée et mis le doute dans les trastos d’Urdiales, contrarié aussi par Eole, laissant le Victoriano s’aviser de plus en plus… Il resta aussi bien en deça de son second, certes court et aux reparties pas toujours franches, ne le sollicitant que du bout de sa muleta.

Restant longtemps en s’employant lors de sa 1ere rencontre avec la cavalerie, le 3eme fit une entame peu nette et malgré le vent, Ureña de la gauche d’abord, capta la noblesse de l’astado avant de monter d’un ton en passant à droite, se livrant sur des séries droitières de hautes notes avant un final varié sur les deux bords et sans faux plis. Entière tombée au 2eme essai.

Après s’être employé un bon moment dans le peto, le 5eme s’avéra coureur et gambadeur après les six statuaires de marbre, opinant même du chef des deux cotés… Et à nouveau, malgré le vent, il réussi à lui imposer une muleta précise et efficace, lui montrant le bon chemin avec toreria et poder, surtout sur le piton droit, se réservant l’autre pour un final bien calé juste avant une entière caidita efficace

Nîmes 3 : A. Ferrera et D. de Miranda par la grande porte…

 

 …Après 3h45 d’une corrida fleuve, le public déconnectant dans sa majorité bien avant la fin. Deux fois deux oreilles sur les deux premiers toros, on semblait parti sur un rythme soutenu, la suite fut moins prolifique. D. de Miranda laissa une superbe impression face au toro de sa confirmation, A. Ferrera eu deux facettes, Roman afficha de la détermination tandis que Toñete rendit copie blanche

Six toros de Jandilla, dont le 5eme bis et trois du fer de Vegahermosa, même casa (3°, 4° et 7°) bien présentés et donnant un jeu varié et divers, se laissant généralement faire au dernier tiers après avoir fait chacun deux fois leur devoir à la pique.

-Antonio Ferrera (bleu marine et or) Deux oreilles ! et silence après deux avis

-Román Collado Gouinguenet « Román » (sangre y oro) Salut après avis et oreille après deux avis

- David Pérez Sánchez « David de Miranda » (bleu marine et or) Deux oreilles et silence (confirmation d’alternative)

- Antonio Catalán Palazón « Toñete ». (lavande et or) Silence et silence

Pst: M. Tiberino, ¾ d’arenes sous un chaud soleil

D. de Mirande sut tirer tout le potentiel de l’excellent premier avec un toreo raffiné et superbement lié, de meilleur son à droite. Il avait ouvert avec quatre gaoneras immobiles, confirmé avec quatre statuaires immobiles et enchainé avec une faena ajustée qui alla a mas et conclut d’une belle épée après s’être violement et longuement fait accroché sur bernardinas serrées, sur lesquelles il reviendra avec le frisson de l’émotion en plus. Son second ne lui permit pas d’augmenter son capital trophée malgré une détermination de tous les instants. Cambiadas et manoletinas serrées et entre temps, un 7eme toro court et qui proteste.

A. Ferrera reçut de belle manière son premier, juste de forces et qu’il dut toréer avec douceur, de plus de tenue à gauche. Verticalité, douceur et allure pour un extremeño relâché avec toreria et concluant d’un recibir efficace, laissant le toro tomber seul, à la Espla. Son second bis fut offert à P. Ureña après s’être montrer au cheval. Il avait un fond de noblesse que le manque de forces masqua, obligeant Ferrera à un belle effort pour animer sa faena et parvenir à lier des series méritoires, meilleures à droite, allant jusqu’au bout du toro. L’épée nécessita l’usage du descabello avec lequel il connut une déroute.

Roman put étaler son toreo et son enthousiasme face à l’excellent 3eme particulièrement sur la corne droite avant un final par poncinas valencianas et manoletinas et une tentative de recibir avec voltereta et une seconde lame qui finit très bas…. Il initia sa seconde faenas de six statuaires statiques avant de lier de bons enchainements droitiers avant de passer sur l’autre rive et de continuer avec plus d’entrega que de fond, son adversaire manquant de transmission. Il ira chercher une oreille protestée par un final encimista et une superbe lame.

On pensait que le 4eme faisait un coup de sang avant qu’il ne se remette totalement mais sans proposer une bonne reparti à Toñete qui aligna des séries de belles factures mais aucune connexion avec les tendidos. Rien ne put décoller et seule la superbe épée fit réagir le public. Il ne fut guère mieux servi avec le dernier qu’il brinda à A Ferrera, et avec la nuit et la longueur du festejo, il aurait eu beaucoup de mal à intéresser le public…. Et il passa dans l’anonymat sans trop s’étendre. On lui en sera gré.

Nîmes 2 : La 59eme Cape d’Or pour El Rafi

 

 Un trophée qui, si le règlement énoncé avant la course avait été suivi par le jury, aurait du être déclaré desierto.

Six novillos de Pagès-Mailhan, juste de présentation, excepté le dernier, distrait pour la plupart avec un fond de noblesse souvent anodine, prenant bien leur deux piques, plus intensément les 3eme et 6eme, légères celles des 4eme et 5eme.

-Francisco de Manuel (argile et or) Vuelta et silence

-Diego San Román (purissima et or) Oreille et salut

-Raphael Raucoule « El Rafi » (gris et or) Deux oreilles et silence après avis

 Pst: M. Angelras. ¼ d’arenes sous le soleil avec vent à partir du 3eme

F. de Manuel parvint à fixer le 1er grâce à une muleta poderosa qui l’emmena par des cites ajustés dans des séries élégantes et efficaces, donnant de la distance avant un final par bernardinas et une entière sin puntilla au 2eme essai. Son second montra moins d’allant à la muleta au cours d’une faena débutée les deux genoux en terre et passa en mode défensif sur la fin, n’offrant guère d’option au madrilène.

D. San Roman débuta ses deux trasteos par doblones enchainant avec envie et alegria. Son premier démarra fort bien surtout à gauche grâce aux embestidas du novillo mais la suite fut un peu moins nette, se diluant quelque peu avant de revenir sur de meilleures bases et de conclure de belle façon après des manoletinas à genoux. Son second humiliait peu, se montrant réservé à l’entame et grâce à sa volonté il arriva a lui imposer des séries droitières bien construites avant une nouvelle épée placée et efficace.

El Rafi se montra d’entrée à son avantage à la cape y comprit au quite. Il attaqua par des cambiadas serrées avant de lier quelques bonnes series droitières puis gauchères avec les conseils de P. Varin. Appliqué mais manquant de lenteur il fit croitre l’intérêt du final pour un public tout acquis à sa cause avec des luquesinas liées avant une entière portée a l’encuentro efficace. Son second trophée fut plutôt tendance locale. Face au dernier il réussit à construire une faena structurée, de meilleure repartie à droite et toujours avec envie et application. Mais cette fois l’épée fut loin d’être de la partie

Nîmes 1 : Oreille pour T. Dufau à un toro de vuelta

 

Le landais se montrera le plus affuté lors de cette corrida d’ouverture, débuté par un “aguacero” qui refroidit quelque peu le conclave. T. Joubert et A. Younes, malgré leur envie et leurs bonnes intentions, n’y auront pas changé le cours de leurs carrières….

Le lot de toros d’El Torero bien présenté et de robes variées se montrera brave dans l’ensemble et avec de la noblesse, supérieur le second, « Pargo » N°15, honoré d’un tour de piste posthume, plus complique le 4eme, s’éteignant le 5eme, le 1er qui resta une éternité au cheval, y laissa une partie de son potentiel.

-Thomas Joubert (bleu EDF et or) Salut après avis et silence après avis

-Thomas Dufau (bleu ciel et or) Oreille et salut

-Andy Younes (blanc et or) Salut et silence

Pst: M. Angelras, ¼ d’arènes, orage juste avant le paseo, temps gris et frisquet avec vent, une minute d’applaudissement pour « Dudule » qui fit longtemps partie de la cuadra Heyral.

 

Le toro d’ouverture restera très longtemps sous le peto et T. Joubert frôlera la corne en glissant pour essayer de l’y en sortir et après une vuelta de campana il y retournera avec forces…. Début de faena avec quiétude et douceur de la part de l’arlésien qui récitera la meilleure partie de sa partition à gauche mais face à un toro qui avait trop donné au 1er tiers. Après des manoletinas serrées, une demi-lame et deux descabellos lui ôteront l’espoir d’un trophée. Le 4eme fera tomber la cavalerie à la 1ere rencontre et y reviendra avec intention encore deux fois avant de se montrer compliqué aux banderilles. T. Joubert aura du mal à trouver la bonne carburation à droite, composant des enchainements mieux structurés à gauche mais dans un ensemble irrégulier. ½ lame caida et une débâcle au descabello en guise de conclusion.

 

Deux largas de rodilla pour accueillir l’excellent second qui ira à mas au cheval en deux rencontres et qui fut brindé à R. Ripart, le joueur du Nîmes Olympique. Passes cambiadas au centre et T. Dufau enchaina les cites de loin pour embarquer son excellent adversaire dans des séries très bien construite. Tout aussi engagé à gauche, il mit parfois un peu le landais en difficulté mais sans le faire rompre. Final droitier enlevé avec redondos et changement de main avant une entière sin puntilla… Le 5eme poussa sur les deux piques qu’il prit, la seconde applaudit… T. Dufau débuta sa faena à genoux, le citant de 20 m avant d’enchainer deux belles séries. La gauche s’avérant plus compliqué d’autant que le « El Torero » avait baissé de ton et malgré les efforts du torero pour animer la faena, tout alla a menos avant une nouvelle superbe épée…

 

Le 3eme prit correctement ses deux puyas, faisant tomber sur un « croc en jambe » le groupe équestre à la 1ere. A. Younes débuta sa faena par derechazos les deux genoux en terre avant de lier de bonnes séries mais sans la fluidité nécessaire pour donner de la transmission à la noblesse déjà un peu fade de son adversaire. L’ensemble ne décollera pas mais l’épée elle lui vaudra une belle ovation. L’arlésien se montra décidé et varié en réceptionnant le dernier toro qui poussa fort en deux rencontres… Cambiadas centrales avant à nouveaux de bons enchainement mais comme à son premier tout peu à peu se dilua et là il eu beaucoup plus de mal à loger l’épée libératrice..


Cartels de Nîmes….

 

 Vendredi 7 juin à 18h00, six toros d’El Torero pour Thomas Joubert, Thomas Dufau et Andy Younes.

- Samedi 8 juin à 11h30, novillada de la Cape d’or : six novillos de Pagès-Mailhan pour Francisco de Manuel, Diego San Román et El Rafi.

-Samedi 8 juin à 18h00), six toros de Jandilla pour Antonio Ferrera, Roman, David de Miranda et Toñete.

-Dimanche 9 juin à 11h30, six toros de Victoriano del Río pour Diego Urdiales, Paco Ureña et Pablo Aguado, qui confirmera son alternative.

-Dimanche 9 juin à 18h00), six toros de Juan Pedro Domecq pour Sébastien Castella et Andrés Roca Rey, en mano a mano. 

-Lundi 10 juin à 11h30, corrida de rejón : six toros de Fermín Bohórquez pour Pablo Hermoso de Mendoza, Léa Vicens et Guillermo Hermoso de Mendoza, qui confirmera son alternative.

-Lundi 10 juin à 17h30, six toros de Victorino Martín pour Octavio Chacón, Rubén Pinar et Pepe Moral.