Ales 3 : A. Lamelas et un sobrero d’A. Tardieu évitent un aburrimiento total

 

Ignacio Pérez Tabernero doit, après Ales, changer le nom de son élevage, exit les Hoyo de la Gitana et le fer. Sur ce que l’on a vu dimanche, c’est tout son cheptel qu’il doit changer…Bien présentés mais decastés et fades ils ne laissèrent aucune place pour de l’émotion, les seuls moments intenses ont les doit à l’arrimon d’Alberto Lamelas devant le sobrero d’A. et F. Tardieu, veleto astifino, impressionnant de présence et aux comportement incertain. F. J. Sanchez Vara coupera la seule oreille du jour mais sans saveur aucune quant à S. Ritter il passa transparent par les arènes du Temperas, ne voulant, entre autre, pas voir le Tardieu qui lui échut.

 

Lidiador expérimenté, Sanchez Vara géra parfaitement ses deux Hoyos, les banderillant avec maîtrise et sûreté mais se montrant plutôt prudent lors des derniers tiers. Son fade 1er avait un petit fond de noblesse, de meilleure allure à droite, le torero de Guadalajara gardera pourtant une petite marge de sécurité, marge qu’il gardera au moment de l’estocade en 3 essais. Il débutera à genoux sa seconde faena devant un toro soso et faible qui marchait dans le leurre, composant un ensemble adapté aux conditions du toro, de meilleur tracé à gauche avant une lame efficace qui aidera à l’octroi d’un généreux trophée.

Le mérite d’A. Lamelas fut de rester devant un toro faible, statique au danger sourd pour lui voler trois muletazos avant une lame habile. Il hérita ensuite du sobrero à l’impressionnante armure et aux réactions irrégulières, prenant bien deux muletazos, s’arrêtant au 3eme en jouant de la tête avec violence ou se désintéressant du leurre… Lamelas s’arrima pour un combat épique sur le fil du rasoir pour lier quelques muletazos de grand mérite. La conclusion en trois épisodes lui fera perdre un trophée amplement mérité pour son engagement, son courage et les efforts fournis…

 

S. Ritter eut dans son lot un Tardieu, certes aux charges incommodes mais il n’entreprit rien pour améliorer les choses, bien au contraire faisant tout pour le rendre encore moins bien. Le colombien toucha le pire des Hoyos pour la fermeture, soso totalement decasté qui s’allongea même sur le sable en cours de faena… Il s’en débarrassera d’une épée basse au 2eme essai après quelques semblant de passe..

 

Cinq toros de l’élevage de Hoyo de la Gitana, un d’Alain et Frédérique Tardieu (3°) plus un sobrero d’Alain et Frédérique Tardieu (5° bis), tous de 5 ans. Face au cheval, à part le 1er qui ira trois fois sous la pique d’A. Navarette en s’y employant, un premier assaut puissant sans suite et du mal pour les remettre une seconde fois, le 5eme s’y employa et se cassa le coude gauche et fut puntillé en piste. Le sobrero prendra lui ses deux piques sans problèmes, la seconde plus légère

-Francisco Javier Sanchez Vara (blanc et or) Silence et oreille !!!

-Alberto Lamelas (bleu marine et or) Salut et vuelta

-Sebastiàn Ritter (violette et or) Silence et silence

 

Pst M. Petriat, temps gris mais clément, demi entrée sur les gradins. Un toro de Hoyo de La Gitana s’étant cassé une corne dans les corrales, un d’A. et F. Tardieu fut incorporé dans le lot.

Ales 2 : Miguel Losana enlève le 1er bolsin Tempéras Alès Cévennes

 

Débuté avec un peu de retard pour cause du mauvais temps, cette novillada sans picadors comptant pour le 3eme trophée Gard Cévennes Camargue et le 4eme trophée des révélations Porte du Tempéras, ce 1er bolsin Tempéras Alès Cévennes a été remporté par Miguel Losana qui coupera les deux oreilles de son adversaire et sortira à hombros des arènes d’Ales 

 

Ont été combattus, dans l’ordre de sortie, six becerros de Michel Barcelo, San Sebastián, François André, La Suerte, Durand et Tardieu, meilleur les 2° et 3°. Clément Hargous (ET Nîmes), oreille, Rafael Ponce de Léon (ET Nîmes), silence après avis, Joaquín Caro (ET Madrid), saluts après avis, Miguel Losana (ET Toledo), deux oreilles, Simón Burriel (ET Valencia), vuelta al ruedo et Juan de Morena (ET Arles), silence après avis

Ales 1 : Tibo Garcia sort par la grande porte

 

Le torero nîmois, en coupant une oreille à chacun de ses adversaires, peu évidents, s’est offert sa première sortie à hombros depuis celle de son alternative, confirmant son retour aux avant-postes. L’autre nîmois, El Rafi, coupera une oreille au dernier toro d’une corrida qui fut loin de tenir toutes ses promesses, du moins du coté toros. Quant à Octavio Chacon, il perdit un trophée à l’épée au Margé d’ouverture qui s’avérera être le plus intéressant de ce desafio entre les ganaderias françaises de Jalabert Frères (3°, 4° et 5°) et celle de R. Margé (1er, 2° et 6°). Des toros de 5 ans, très bien présentés mais manquant de fond dans l’ensemble et pour certains de forces, notamment les deux castaños issus de La Chassagne… Face à la cavalerie, peu à retenir, seul les second, cinquieme et dernier s’y donnant un peu plus.

O. Chacon ouvrit la séance devant un manso de Margé, fuyant après trois refilones mais s’avérant noble dans la muleta malgré un certain manque de classe. Faena bien menée avec un peu plus de fond à droite mais les égarements à l’épée ont privé le torero de Cadiz de tout espoir de trophée. Il n’eut guère d’option face au faible 4eme qui ne permit aucun ressentit malgré le trasteo appliqué et ajusté de Chacon.

T. Garcia dessina face à son Margé des muletazos liés, allurés et efficaces de plus de fond à gauche malgré un toro qui n’humiliait pas, levant de l’intensité à la faena. L’estocade sin puntilla fulminante aida à l’octroi d’une oreille. Le nîmois doublera la mise devant un adversaire astifino plus consistant, se défendant plus qu’il ne chargeait, avec quelques coup de tête. Peu à peu il lui prendra le dessus, allongeant et calibrant ses charges avant ¾ de lame et un coup de descabello.

Trop juste de forces, le 1er d’El Rafi finit vite à l’arrêt, ne lui permettant que d’afficher ses louables et élégantes intentions et de conclure efficacement après avoir essayer d’en tirer le meilleur parti…. Le sixième, un burraco astifino ira avec alegria trois fois au cheval sans trop s’y employer mais gardera une pointe de violence entre quelques génuflexions. El Rafi peu à peu se le mettra dans la muleta, canalisant ses charges intempestives, lui imposants, surtout à gauches des muletazos de plus en plus allurés avant de conclure d’une épée efficace.

 

-Octavio Chacon (rose et or) Silence et salut

-Tibo Garcia (blanc et or blanc) Oreille et oreille

-Raphaël Raucoule “El Rafi” (gris et or) Silence et oreille après avis

 

Pst : C. Butet, 4/5 d’arenes sous un ciel gris et une pluie fine intermittente. Salut du banderillero Thomas Ubeda au 6eme.


Samuel Navalon triomphe et remporte le 27ème bolsin de Bougue

 

Le club taurin Soledad organisait la 27ème édition du Bolsin de Bougue, qui a amené beaucoup de monde aux arènes toute la journée. La météo clémente, a permis aux jeunes aficionados de découvrir pour certains la tauromachie et pour d’autres de venir découvrir les futurs toreros en apprentissage. En matinée, 10 vaches de Camino de Santiago de Jean Louis Darré furent tientées, donnant un certain intérêt à la matinée. De la bravoure chez les premières, pas de faiblesse hormis une vache. Les dernières ont montré des comportements aléatoires. Chez les piétons, c’est Julio Mendez qui se distingua le plus puis Samuel Navalon.

Tienta de 10 vaches de Camino de Santiago, pour, dans l’ordre de passage : Valentin Vindevogel (CFT Nîmes), César Fernandez « El Quitos » (ET Béziers), Andoni Verdejo (Adour Aficion), Pedro Andrés (ET Salamanque), Samuel Navalon (ET Albacete), Fran Fernando (ET Mar de Nubes), Salvador Herrero (ET Salamanque), Julio Méndez (ET Badajoz), Javier Cuartero (ET Alicante), Tomás Bastos (ET Badajoz)

Après la sélection du jury, les trois finalistes ont affronté des erales de Camino de Santiago qui ont montré de la noblesse mais aussi de la faiblesse et de la fadeur. Les deux derniers pour la finale furent plus fort physiquement et avec un peu plus de piquant.

 

-Andoni Verdejo (bleu cobalt et or) Vuelta et ovation

-Samuel Navalon (bleu France et or) Oreille après avis et deux oreilles

-Julio Méndez (prune et azabache) Silence après avis

Présidence Hugo Lavigne. Bonne entrée sous le soleil. Samuel Navalon remporte le 27ème bolsin. A noter que pendant la remise des prix, Christophe Andiné, président de la commission taurine montoise annonça que le jeune Tomas Bastos, mal servi au sorteo du matin, rejoindrait Andoni Verdejo et Samuel Navalon au cartel des fêtes de la Madeleine.

 

Andoni Verdejo (vuelta et ovation) reçut par véroniques le premier exemplaire qui montra rapidement des signes inquiétants de faiblesse. Il réalisa une faena avec douceur mais sans transmission face à un animal qui fléchit des antérieurs et charge avec fadeur. Qualifié pour affronter un autre eral, il montra plus de détermination dès sa réception à la cape. Le novillo se défend, charge avec une certaine violence mais juste de force. Andoni Verdejo tira les passes en commandant la charge avec toujours une certaine allure. L’épée mal placée au second envoi lui enlève toute possibilité de trophée.

Samuel Navalon accueillit son premier adversaire avec une certaine aisance et sérénité. Il reçut une voltereta sans gravité dès que les premières notes de musiques retentissent. Il semblait maitriser les débats mais le tout resta brouillon avec un final par redondos et des desplantes un peu superflus. Il reçut un trophée avec une entière contraire conclue au descabello. Qualifié logiquement pour la finale, il livra la meilleure prestation de la tarde avec un début de faena entretenu. Il toréa ensuite un peu le public par excès de confiance tout en maitrisant son sujet cependant. Il obtint les deux oreilles après une entière efficace.

Julio Méndez (silence après avis) affronta un eral distrait à sa sortie et long à fixer. Il livra un bon début de faena en donnant de la profondeur à ses muletazos dans lesquels son adversaire s’engagea avec noblesse. Malheureusement, il enchaina les séries sans prendre le temps de se poser. La faena va a menos et échoua ensuite avec les aciers.

 

Vuelta a los toros pour Toreria

 

 


Aire/Adour : Solalito se démarque et triomphe d’une novillada de Flor de Jara

 

La peña Los Arsouillos terminait leur fête par leur traditionnelle journée taurine, avec une nouveauté en matinée, un petit encierro. Avant le paseo, le desafio des bandas a animé les gradins pendant que le public prenait place petit à petit, garnissant plus que d’habitude les gradins. Bonne entrée avec presque une 1/2 d’arène. Le paseo fut retardé de 10 minutes puis une minute d’applaudissements fut respectée pour honorer la mémoire d’aficionados. Moment de recueillement à la mort du troisième toro avec le pasadoble Ivan Fandiño, comme veut la coutume.Les novillos de Flor de Jara de présentation correcte, plus forts les derniers, ont laissé plutôt une bonne impression, donnant de l’intérêt à l’après midi malgré un manque de force dans l’ensemble. De comportements variés, parfois fades, ils ont montré un fond de caste et de noblesse.Le prix de la meilleure pique a été attribué à Vicente González, picador de la cuadrilla de Solalito, pour sa prestation face au quatrième novillo.

-Solalito (bleu électrique et or) Oreille et deux oreilles

-Sergio Rodriguez (lilas et or) Silence et palmas après avis

-Ismael Martin (rouge et or) Silence et silence après avis

Présidence assurée par Michel Florenza. Beau temps. 

Solalito a dominé et maîtrisé la tarde. Ce fut le triomphateur incontestable. Le premier novillo fut juste de force et se défendit un peu sous le peto. Solal partagea les banderilles avec Ismael Martin. Il débuta à genoux et au centre avant deux séries droitières face à un animal fade et court de charge. A gauche, il servit des naturelles avec douceur mais le tout manqua de transmission. L’épée, tombée, fait hésiter la présidence mais octroya un trophée demandé. Il reçut le quatrième par une larga de rodillas où il se fit désarmer. Bonne mise en suerte par des chicuelinas marchées. Le Flor de Jara s’employa sous le fer. Aux banderilles, le protégé de Luisito se fit une grosse frayeur. Le novillo lui infligea une voltereta impressionnante contre les planches et se releva, par miracle, sans cornada apparente. Il livra une prestation aboutie muleta en main. Le début à tribord avec relâchement et le changement de main sont de bons goûts. Il servit ensuite des naturelles, mains basses, en commandant la charge face un adversaire noble. Une série à droite, de face, et des manoletinas ajustées terminent sa bonne faena. Entière sincère un poil de côté qui libéra les deux mouchoirs blancs.

Sergio Rodriguez ne se montra pas à son avantage toute la tarde. Face au second novillo, il resta en deçà de son adversaire, livra une prestation brouillonne et hésitante, avec des muletazos approximatifs. Il conclut, de plus, par un vilain bajonazo. Face au cinquième noble mais juste de force, il réalisa une faena plus appliquée mais très profilée. Quelques gestes allurés mais sans domination.

Ismael Martin reçut le troisième novillo avec hésitation. Le Santa Coloma s’employa sous le fer. Il partagea lui aussi le second tiers avec Solalito. Le novillo baissa de régime et se montra vite arrêté, ne permettant pas à Ismael Martin de lier ses passes. Face à l’ultime, qu’il reçut par une larga de rodillas sous le son de la Jota, il fut en difficulté et malmené par un adversaire encasté. Brouillon aux banderilles, sa faena resta décousue et se fit désarmer sur les deux bords à plusieurs reprises.

 

 

Vuelta a los toros pour Toreria


Oreille pour Tibo Garcia pour finaliser une intéressante corrida.

 

Les passionnés des tercios de piques seront sortis les plus satisfaits, même si tous ne furent pas spécialement marqués par la bravoure, de ce desafio surtout marqué par le lot de Yonnet, plus sérieux, plus présent, le prix au meilleur toro ne leur échappant pas,  attribué à celui d’ouverture. Si Alvaro de La Calle afficha quelques belles intentions, Adrian de Torres resta en deçà des attentes placées en lui, Tibo Garcia coupant l’unique oreille de la course en montrant une facette qu’on ne lui connaissait pas, surtout lors de son peu évident second combat…

Applaudit de salida, comme ses deux autres congénères, le 1er Yonnet ira à mas trois fois au cheval avant d’offrir un excellent fond de noblesse, surtout cote droit, à A. de La Calle qui n’en profita que partiellement mais avec un certain recours avant une conclusion en deux épisodes. Trois piques prisent sans rechigner pour son Dolores Aguirre avec un scénario à peu près semblable pour le salmantino, qui pêchera à nouveau avec l’épée, portée bien bas ce coup ci.

Le second fut celui qui impacta le moins face à la cavalerie, se montrant court à droite, de meilleure composition sur l’autre corne. A. de Torres liera quelques bons enchaînements gauchers, allongeant les charges sur l’autre rive avant de cafouiller avec l’épée tout comme son puntillero. Le colorado sorti en 5eme position ira quatre fois au cheval sans problèmes mais sans bravoure non plus. Curro Javier sera ovationné pour sa lidia et le piquero de turno applaudit. Violant et manquant de race, il avertira l’andalou à la 1ere à gauche, coté sur lequel il finira avec mérite, après avoir essuyer quelques assauts agressifs dont il sortira des passages bien présentés, l’épée à nouveau mit un bémol à son passage en Crau.

Luc Tosello se souviendra lui de ses rencontres, quatre en tout, avec "Piemançon" ou il aurait pu se retrouver sur le sable. Pas vraiment un brave mais un explosif surtout sur ses deux derniers assauts, spectaculaires à souhait. Après l’ovation au piquero, Tibo Garcia commença par enchaîner une paire de séries allurées avant que le Yonnet, accusant vraisemblablement ses efforts du 1er tiers, commence à se réserver de plus en plus avec en plus des mouches sur la corne gauche. Le final avec l’épée n’arrangea rien à l’affaire.

"Carafea" semble une marque de garantie chez les Aguirre. Spectaculaire dans ses arrancadas, la 4eme avec une pique de tienta, la musique accompagnant l’excellente prestation de N. Zembrano avant ovation, Thomas Ubeda et Chico Leal saluant dans la foulée pour leur tercio de banderilles. T. Garcia ira au charbon avec une envie et des intentions bien venues, de meilleures compositions en début de faena, une envie qui le déborda même par la suite mais l’estocade, la meilleure du jour, lui permit de décrocher une oreille plébiscitée et fêtée par le public.

 

Desafio ganadero Dolores AguirreHéritiers de Yonnet (deux Hubert Yonnet, 1er et 2eme et un Christophe Yonnet 3eme)

-Alvaro de La Calle (vert et or) Vuelta et salut après avis

-Adrian de Torres (bleu ciel et or) Silence après deux avis et silence après avis

-Tibo Garcia (blanc et or blanc) Silence et oreille.

Prix au meilleur toro : "Discreto" N°877 d’H. Yonnet lidié en 1ere position

Prix au meilleur torero : Tibo Garcia

Prix au meilleur picador : Ney Zambrano qui piqua le 6eme toro, cuadrilla de Tibo Garcia

 

Plus de trois quart d’arène sous un ciel voilé et une température agréable. Ovation post paseillo pour Alvaro de La Calle. Pst : A. Lescot. Remise des prix en piste à l’issue de la corrida

St Martin : La belle journée d’Andy

 

Pour un premier costume de lumières, ce fut une belle opportunité pour Andy Martin qui a su en profiter pleinement, avec envie, originalité et allure, dessinant un bouquet de naturelles, superbes dans leur conception, au milieu d’une faena empreinte de toreria, chaque série allant à mas avant une épée efficace au deuxième envoi, n’empêchant pas l’octroi d’une double récompense, ni la vuelta de son adversaire, le jeune arlésien invitant Bastien et Frédéric Lautier, les ganaderos à partager son tour de piste fêtée…

Avant lui, "Juan de Morena", son compañero d’école qui débuté aussi, s’appliquera pour dessiner la faena dont il rêvait mais que la race de son excellent adversaire, contraria quelque peu, l’arlésien offrant de belles séquences dans un ensemble plus irrégulier, sans parvenir à maîtriser totalement son sujet. Comme Andy, il attendra son 1er eral à portagayola.

J. A. Torrijos, remplaçant A. Donaire, de Valencia également, coupera l’oreille du second a la fin d’une faena agréable, de meilleur concept à droite, perdant un peu d’intensité avant d’ultimes séries plus enlevées et une épée efficace. Quant à l’andalou, M. Nuñez de Molina il hérita d’un sorteo qui ne lui offrit guère d’option de succès malgré de belles compositions…Réception par tafaleras y voltereta sans conséquence, d’un F. André lorgnant surtout les pourtours.

Quatre becerros des Héritiers de François André d’excellent jeu, moins le 1er, meilleurs les deux derniers, plus épicé le 3eme, le 4eme étant primé d’un tour de piste posthume

-Miguel Nuñez de Molina (noir et or gris) Ecole Taurine "La Gallosina" du Puerto de Santa Maria Silence après avis

-Juan Alberto Torrijos (rouge et or) Ecole Taurine de Valencia : oreille, palmas au novillo

- Hassad Ouache  "Juan de Morena" (Banyuls et or) Ecole Taurine du Pays d’Arles : salut, palmas au novillo

-Andy Martin (blanc et or gris) Ecole Taurine du Pays d’Arles ; deux oreilles et vuelta au novillo N°127 baptisé "Planas" 

 

Prix de La Unica remis en piste, au meilleur torero : Andy Martin. Très jolie entrée sous un ciel à peine voilé. Pste : Eve Parra


Mugron : oreille pour Tristan Barroso et Marcos Linares face aux Baltasar Iban

 

La peña taurine mugronnaise organisait ce lundi leur traditionnelle journée taurine de Pâques sous un temps printanier malgré un vent intermittent qui gêna par moment les novilleros du jour. Le public a répondu présent pour le bonheur des organisateurs.

Le matin, intéressante novillada sans picadors avec les trois erales d’Alma Serena, montrant des qualités. Le troisième fut honoré d’une vuelta posthume, pourtant le meilleur de l’envoi était sans doute le second.

 

-Andoni Verdejo (blanc et or) Deux oreilles et deux oreilles

-Hadrien Lucq (blanc et or) Oreille)

 

Andoni Verdejo montra une certaine maîtrise face au premier eral juste de force et vite court de charge. Il servit la meilleure faena face au troisième qui chercha les planches. Il attendit au centre et servit une belle faena en parvenant à se relâcher tout en dominant son adversaire. Vuelta posthume généreuse en conclusion.

 

Hadrien Lucq qui faisait ses débuts en costume de lumière, hérita du meilleur exemplaire de la matinée qui chargea avec caste et bravoure, ce qui le mit logiquement en difficulté. Il débuta sa faena au centre, assis sur une chaise mais prit une voltereta. Il montra ensuite beaucoup de courage et s’accrocha sans démériter, liant des séries méritoires.

L’après-midi, les novillos de Baltasar Iban, correctement présentés, supérieurs les trois derniers, ont donné du fil à retordre aux novilleros de jour. Combatifs et puissants au cheval, ils se sont montrés âpres et compliqués dans le dernier tiers. Meilleur le cinquième brave et intéressant.

-Sergio Rodriguez (bleu ciel et or) Silence et silence

-Marcos Linares (blanc et or) Silence après avis et oreille

-Tristan Barroso (saumon et or) Oreille après avis et silence après avis

Environ 6/10 pour la novillada non piquée du matin et 8/10ème pour la novillada piquée de la tarde. La présidence technique fut la même pour les deux courses : Colette Lacomme assistée de Mathieu Lacoume et Mathieu Cazalet. A l’issue des paseos, un hommage a été rendu à Marcelle « Magalie » Duvignau.

Avant le paseo du soir, les prix des nouvelles taurines ont été décernés sur la piste et à l’issue du paseo l’union des clubs taurins a remis le prix du meilleur novillero sans picador du sud-ouest 2022 à Tristan Barroso.

 

Sergio Rodriguez passa une tarde difficile. Face au compliqué premier novillo, il chercha le bon sitio sans parvenir à le trouver pour une faena quasi inédite. Le quatrième alla à trois reprises au cheval avec violence, poussant par à-coup en chargeant la tête haute. Rodriguez eut du mal à canaliser son adversaire, se laissant déborder sauf quand il parvint à baisser la muleta.

Marcos Linares, apodéré par Alberto Aguilar, se montra appliqué dans la lidia. Par la suite, il montra un manque de confiance, en se replaçant entre chaque passe face au troisième novillo qui s’employa au cheval puis resta court de charge au dernier tiers. Il hérita du meilleur exemplaire, le cinquième, bien piqué à deux reprises, avec un fond de bravoure. Linares servit une faena irrégulière avec de meilleurs passages à bâbord et un final pied joint. Il ne put profiter que partiellement des qualités de l’Iban.

Tristan Barroso faisait ses débuts en France avec les chevaux. Il montra de la détermination face à un novillo peu clair dans ses intentions et qui se décomposa au fil des séries. Le sixième, le plus lourd de la tarde, s’employa sous le fer à deux reprises avec puissance. Par la suite, le novillo resta sur la défensive, chercha les planches et se montra très court de charge, Tristan tenter de chercher des solutions, en vain.  

 

 

Vuelta a los toros pour Toreria


Aignan : Isaac Fonseca sort en triomphe pour les 30 ans d’Aignan y Toros

 

Aignan y toros fêtait cette année leur 30ème anniversaire. 30ans que les petites arènes gersoises accueillent une corrida de toros pour le dimanche de Pâques. La météo fut de la partie avec des températures agréables et les premières expositions au soleil. David Galvan triomphateur l’an passé était de retour en compagnie du béarnais Dorian Canton qui effectuait son premier paseo d’une saison très fournie. Le mexicain Isaac Fonseca, qui a pris son alternative à Dax l’an passé complétait le cartel.

Les toros de Pagès Mailhan furent de bonne présentation dans l’ensemble, un peu disparate cependant. De comportement varié également, le second fut le seul à s’employer avec bravoure au cheval, le meilleur de l’envoi fut le dernier, noble avec du fond et transmission. Le reste manqua de personnalité et de force.

-David Galvan (bleu canard et azabache) Ovation et oreille après avis

-Dorian Canton (framboise et or) Silence après 2 avis et oreille

-Isaac Fonseca (vert et or) Silence et deux oreilles

Environ 3/4 d’arène. Présidence Pascal Darquié. Quelques piques furent utilisées à l’envers.

 

David Galvan reçut par véroniques le premier toro de la tarde qui se trouva limité de force. Sa faena fut plutôt prudente et se montra brusque. Face au quatrième, il lia des passes de réception allurées et personnelles. Face à un adversaire querencioso, prenant le refuge près des planches, il servit quelques détails de bonnes factures. Il lia de belles séries de naturelles données avec sincérité. Le final à tribord par circulaires n’apporta pas de plus-value à ses séries gauchères. Faena longue conclue d’un coup de descabello après une entière pas concluante.

Dorian Canton reçut son premier adversaire sans trop exiger de lui dans le capote. Le Pagès Mailhan poussa sous la monopique malgré un léger manque de force. Le béarnais demanda le changement de tiers. Un brindis au public et il débuta par le bas avec autorité et lia quelques séries mains basses de bons goûts. Après une voltereta sans gravité, la faena baissa de rythme et il connut des difficultés avec les armes. Le cinquième avec une tête un peu typée Miura se montra plutôt violent et se défendit sous le fer. Dorian Canton réalisa un bon début pieds joints. Il servit ensuite des séries à mi-hauteur et se fit accrocher à plusieurs reprises la muleta, ce qui enleva de la transmission à son travail. L’entière sur le côté ne le priva pas de son trophée.

 

Isaac Fonseca fut plutôt discret à son premier passage face à un adversaire compliqué et sans race. La faena resta décousue. Il sut profiter par la suite du bon sixième noble avec du fond et chargeant avec alegria. Il débuta au centre et à genoux. Il se fit d’abord désarmer à la première puis lia une série complète. Il donna intelligemment de la distance pour une faena avec rythme sur les deux bords qui emballa les tendidos. Le final fut cependant plus irrégulier et il conclut en temps deux. Le public demande et obtient une double récompense.

 

En matinée, face à quatre erales du Lartet bien présentés et intéressants, le prix des Organisateurs du Sud-ouest a été partagé entre les deux novilleros et l’Union des Clubs Taurins de France a remis une muleta au triomphateur El Quitos. Salut du ganadero à l’issue de la course

-César Fernandez « El Quitos » (canne et or) Oreille et oreille)

-Andoni Verdejo (plomb et or) Vuelta et oreille)

 

 

Vuelta a los toros pour Toreria


Garlin : Garcia Pulido et Christian Parejo sortent en triomphe pour la 10ème de Pedraza

 

La peña taurine garlinoise programmait pour la 10ème fois consécutive, la ganaderia de Pedraza de Yeltes lors de leur 21ème journée taurine du Printemps. Une météo maussade avec de la pluie jusqu’au paseo pour laisser place à une alternance de nuages et soleil. Des gradins couverts bien garnis cependant au 8/10ème. Les bénévoles furent mis à l’épreuve pour débâcher la piste au dernier moment. A l’issue du paseo, une minute de silence fut respectée à la mémoire de Marcelle, grande aficionada et Jean Philippe, membre de la peña garlinoise.

Lors de la fiesta campera matinale, c’est Jorge Molina qui s’est qualifié après le vote du public devant le mexicain Bruno Aloi.

 

-Jorge Molina (bleu marine et or) Silence après avis et silence

-Guillermo Garcia Pulido (blanc et or gris) Palmas après deux avis et deux oreilles après avis

-Christian Parejo (blanc et or gris avec filets noirs) oreille après avis et oreille

Présidence assurée par François Capdeville. Le prix Ducos au triomphateur fut remis à Guillermo Garcia Pulido

 

Les novillos des frères Uranga correctement présentés, n’ont pas donné l’émotion espérée au premier tiers. Souvent violents et se défendant sous le fer, ils auront mis à l’épreuve les jeunes novilleros au dernier tiers par leurs charges exigeantes mais désordonnées. Le cinquième, « Medicitito » N° 47, noble, avec lui une charge claire et longue, fut récompensé d’une vuelta posthume à la demande du public malgré son manque de combativité sous le fer.

Jorge Molina accueillit le premier novillo mettant du temps à sortir du toril et qui se défendit sous le peto par la suite en donnant des coups de têtes. Molina ne parvint pas à lier ses passes et subit les charges violentes et désordonnées du Pedraza partant aux planches, sans parvenir à les canaliser malgré quelques passages correctement menés en fin de faena. Face au quatrième, il fut discret et brouillon pour une faena sans relief et s’engagea peu avec les armes.

Guillermo Garcia Pulido fut mis en difficulté dans la lidia par le second novillo qui fut mal piqué. Pourtant le novillo mansito montra de l’intérêt en chargeant avec piquant et en mettant bien la tête dans le leurre. Pulido tenta avec envie de le conduire mais il se fit légèrement déborder et ne parvint pas à s’imposer. La faena s’éternisa, prit un avis avant l’épée et conclura au descabello. Face au noble cinquième, il fut plus à l’aise. Il donna de la distance à son novillo qui chargea sans se faire prier avec du fond et une charge longue. Pulido lia les séries avec rythme sur les deux bords. Final en circulaires puis il s’engagea pour loger une entière foudroyante qui libéra les deux oreilles et une vuelta pour le novillo.

Christian Parejo  fut appliqué dans la lidia du troisième novillo, bien piqué par Alberto Sandoval. Il débuta timidement sa faena mais parvint petit à petit à s’imposer en tirant le maximum de son adversaire en s’éternisant un peu. L’entière sur le côté au deuxième envoi ne le priva pourtant pas d’un trophée, aidé par ses supporters. Face à l’ultime, il tenta de renverser le triomphe de son prédécesseur en accueillant son opposant par une larga de rodillas puis en enchaînant par des chicuelinas rythmées. Une seule rencontre mais qui dura avec la cavalerie. Dans un registre plus tremendiste, il se fit plusieurs fois de grosses frayeurs. Le novillo, aux charges désordonnées, se décomposa en même temps. Entière après pinchazo en conclusion. Son courage fut récompensé par le public avec un trophée supplémentaire.

 

 

Vuelta a los toros pour Toreria


Bellegarde : Le 7eme Trophée Sébastien Castella pour Salvador Herrero

 

Un prix qui ne souffre d’aucune contestation, Salvador Herrero confirmant devant un excellent eral de Malaga, sa superbe prestation dans ces mêmes arènes l’an dernier. Une course un peu déséquilibrée aussi par un vent très violent qui gêna beaucoup les second et troisième novillero, qui de plus touchèrent les erales les moins propices… Eole se montrant plus clément en début et fin de cycle. Plein apparent sur les gradins.

Fabien Castellani coupera une oreille pour sa despedida de becerrista au terme d’une faena irrégulière devant un excellent novillo mobile et encasté qui le prendra même en fin de parcours. L’arlésien en terminera d’une épée efficace.

Le second fut moins évident et le vent n’arrangea rien à l’affaire. El Quitos après un échange de quites serrés, débuta à genoux sa faena, se fit légèrement bousculer avant de proposer un ensemble décousu et mal rematé avec l’épée.

Face à un adversaire attiré par le pourtour, M. Martin Morilla, sut profiter au mieux de la noblesse du début de faena du Malaga pour lier d’excellentes séquences, et ce malgré les bourrasques, allant jusqu’au bout des possibilités du novillo. Les aciers ne seront pas au rendez-vous pour le vainqueur 2022 de ce trophée…

Meilleure condition et un novillo de très bonnes dispositions, il n’en fallait pas plus pour que Salvador Herrero récite ses gammes empreintes de toreria sur les deux bords, même si le final avec la muleta fut un peu moins lisse, avant quatre naturelles de face et deux trincherillas allurées précédant une estocade libérant une double récompense

 

Une novillada sans picadors qui s’est déroulée dans le cadre de la Primavera de la Tauromachie, sous le regard des matadors de toros Francisco Javier Sanchez Vara – Tibo Garcia – Carlos Olsina, invités par la Coordination des Clubs Taurins de Nîmes et du Gard . Une minute de silence avant le paseillo en mémoire de Nicole Pince, présidente de la peña Diego Puerta de Nîmes, décédée vendredi.

 

Deux erales des Héritiers de François André (1er et 2eme) et deux de la ganaderia de Malaga (3eme et 4eme). Meilleur les 1er et 4eme, le premier, de François André, “Generoso”, N°30, primé d’une vuelta posthume

-Fabien Castellani (blanc et or gris) Ecole Taurine du Pays d’Arles : Oreille

-César « El Quitos » (bleu France et or) Ecole Taurine de Béziers : Vuelta

-Manuel Martin Morilla (bleu azur et or) Ecole Taurine du Pays d’Arles : Salut

-Salvador Herrero (purissima et or gris) Ecole Taurine de Salamanca : Deux oreilles

Pst : J. Gallet

Temps variable avec bourrasque de vent au second et troisième novillo, Arènes quasiment pleines.

Le 7eme Trophée Sébastien Castella a été attribué sans contestation aucune à Salvador Herrero

 

 


Gamarde : Clémente donne le ton de la saison et sort en triomphe avec Juan Leal

 

Pour la première corrida de la temporada du Sud-Ouest, les arènes heureusement couvertes étaient quasi pleines pour l’occasion alors que la tempête soufflait fort à l’extérieur, ce qui n’empêcha pas de laisser passer quelques gouttes et bourrasques. La peña gamardaise a dû revoir ses plans en début de semaine avec les toros de Castillejo de Huebra privés de sortie.

- Le lot complet de José Cruz fut embarqué en lieu et place du défi ganadero espéré. Faibles et sans grandes qualités, tous monopiqués sans bravoure, les toros n’ont pas donné l’émotion espérée. Seul le premier montra une belle noblesse malgré sa faiblesse. Le troisième se cassa la corne à sa sortie du toril et fut remplacé par un sobrero du même fer.

-Juan Leal (lavande et or) oreille et oreille aprés avis

-Clémente (vert et or) salut après avis et deux oreilles

-Ángel Téllez (chocolat noir et or) silence après avis et silence

Présidence : Nicolas Huguet.

 

Juan Leal affronta un premier exemplaire qui fléchit des antérieurs dès sa sortie en piste. Il donna un quite par chicuelinas après la monopique sans relief. Il brinda au public et débuta au centre par cambiadas. Malgré son manque de force, le José Cruz montra une belle noblesse dans la muleta de l’arlésien qui servit de belles naturelles avec douceur et profondeur. Après un final plus proche, il reçut une voltereta sans gravité. L’épée contraire fut engagée. Face au quatrième qui sortit seul du cheval et qui montra peu d’intérêt pour le combat, Juan Leal le toréa en circulaire avec énergie tout en laissant son opposant rejoindre les planches. La conclusion se fait au descabello et la présidence octroya un trophée contesté et contestable.

Clemente accueillit son premier adversaire par des véroniques rythmées. Vite faible, le torero girondin débuta intelligemment sa faena par le haut mais la faena baissa rapidement d’intensité avec un animal qui tombe très souvent. Face au cinquième, il servit une superbe véronique longue et profonde avec douceur. Face à un adversaire fade, désordonné et sans race, Clemente va s’inventer une faena en distillant de grandes naturelles douces, des trincheras de bon goût et s’imposa avec classe, faisant oublier la fadeur de son opposant. Entière pour conclure la faena de la tarde récompensée de deux oreilles.

Angel Tellez vit son toro titulaire se casser la corne en rematant au burladero et sortit en piste un sobrero plus imposant et compliqué à fixer. Angel Tellez se montra discret et peu inspiré malgré le manque de caste du toro. Face à l’ultime, il resta brouillon et désordonné face à un autre toro sans race.

 

 

Vuelta a los toros pour Toreria


Magescq : Sortie a hombros pour Andony Verdejo

 

Deux fois une oreille pour le protegé de Richard Milian, qui, face à des erales exigeants, a sut montrer ses progrès, en exploitant le meilleur des ses opposants, essentiellement de la main gauche, parsemant ses faenas de details.

Donné "favori", le novillero de Colmenar Viejo, Alejandro Chicharro s’est montré décidé et volontaire, mais aurait du mieux faire avec le premier. Lui, comme ses deux compañeros du jour, a subit plusieurs accrochages sans mal…

Quant au jeune péruvien Pedro Luis, il a montré son courage, des qualités certaines mais aussi une certaine verdeur face à ce type de bétail. 

Six erales de Flor de Jara, bien présentés, encastés avec des épices santacolomeñas, meilleur celui d’ouverture, plus compliqués les autres pour des garçons à leur débuts…

-Alejandro Chicharro (blanc salé et or) Salut et salut
-Andoni Verdejo (bleu canard et or) Oreille et oreille
-Pedro Luis (argile et or) Silence et salut

Andoni Verdejo reçoit le prix attribué au triomphateur et celui des organisateurs du Sud-ouest. 3/4 d’arènes couvertes


Gimeaux : Deux oreilles pour Estrella Magan

 

La jeune torera de Toledo a confirmé son excellente prestation de l’an passé à St Martin de Crau en s’entendant d’excellente manière ce jour, toréant des deux mains son opposant plutôt qurencioso qu’elle occit d’une épée efficace à l’issue d’une faena entretenue, brindée à son grand-père récemment décédé.

Patricia Sacristan ternira sa prestation quelle avait dédiée à sa compañera du jour à cause d’un mauvais maniement de l’épée. D’un corte moins alluré que la toledane, l’élève de l’Ecole de Palencia aligna de bonnes séquences dans une prestation inégale….

Cristobal Reyes hérita d’un adversaire puissant et manso, sans options à gauche et qui lui fit subir une impressionnante voltereta à la seconde paire de banderilles qu’il posa. Heureusement le novillo le fit violemment voler en l’air, au ras des planches au lieu de l’y planquer… Muleta en main, il put profiter des quelques bons muletazos du début de faena avant complication…

Remplaçant F. Castellani toujours en soucis avec son entorse, El Quitos eut a composer avec un novillo qui se laissait faire mais sans jamais s’employer dans le leurre et qui au final fit voler deux fois sans mal le jeune franco-mexicain qui montra de l’envie avec le leurre et de la décision avec l’épée.

Elèves de Fermin Gonzalez, les deux filles, Elisa Laugier et Charlotte Houot, assurèrent en toréant à quatre mains une excellente becerra de M. Barcelo, affichant leur bonheur de toréer, et ce fort bien, et en public pour la première fois.

Deux novillos (1er et 2eme) et deux erales de la ganaderia Michel Barcelo, pour le moins compliqués les deux premiers, de meilleures tenues le deux derniers sans toutefois s’avérer idéaux.

-Cristobal Reyes : Oreille

-César Fernandez "El Quitos" (Ecole Taurine de Béziers) : Oreille

-Patricia Sacristan (Ecole Taurine de Palencia) Salut après deux avis

-Estrella Magan (Ecole Taurine “Domingo Ortega” de Toledo) Deux oreilles

 En fin de spectacle en capea, une vaquilla, qui après avoir été tienté au cheval avec P. Leal, a permis aux deux aficionadas practicas y artistas E. Laugier et Ch. Houot d’étaler leur savoir, leur envie et leur joie de toréer, recevant une superbe ovation du public. Pst : A. Lescot, entrée correcte sous un ciel presque printanier. J.L. Aillet actua aux piques.


Arzacq : Aaron Palacio et les Gallon dominent la course

 

Arènes d’Arzacq, novillada non piquée, six erales des Freres Gallon bien présentés, nobles avec un fond de caste, donnant dans l’ensemble un bon jeu, meilleur le 5eme, pour

-Andoni Verdejo (blanc et vieil or) oreille après avis et salut après avis

-Aaron Palacio (caña y azabache) oreille et deux oreilles

-Victor Clauzel "Victor" (blanc et azabache) oreille après avis et vuelta après avis

Quasi lleno Aaron Palacio remporte le Bayonne de Cristal 2023 et le prix des organisateurs du Sud-Ouest Sortie à hombros de Aaron Palacio et Michel Gallon, debuts de "Victor" en habit de lumières


2023


Vauvert : Un hommage réussi pour Manolo Vanegas

 

Superbe hommage de l’aficion française envers un de ses toreros d’adoption gravement châtié par les toros, et qui le lui rendit magnifiquement en se présentant en piste sur un cheval Camargue avec une tenue impeccable de gardian avant d’offrir au nombreux public qui garnissait les tendidos, un superbe moment de maniement de taureaux, seul dans l’arene avant d’être rejoint par les gardians de R. Vinuesa… Le paseillo fut précédé d’un groupe de très jeunes apprentis toreros affichant leur soutien à la corrida.

 

Hommage réussi grâce aussi à la qualité des toros français, dont un fut, a la demande de son éleveur, ramené au campo pour servir de semental et par l’envie et la toreria de tous les toreros qui brindèrent leur faena à Manolo Vanegas et qui fut porté en triomphe par ses compañeros à la fin du festival…. Un festejo qui apporta bien des satisfactions, même si l’intérêt fut légèrement décroissant.

 

Le colombien S. Ritter hérita d’un excellent toro de Pages-Mailhan, brave en trois rencontres, les deux dernières en partant de l’autre bout de la piste et encasté, mettant à l’épreuve le torero qui finit par résoudre l’équation sur la corne gauche ou il lia de superbes naturelles avant une épée décisive. Double récompense, ovation à Ney Zembrano, le picador et vuelta au toro…

Superbe entame pour David de Miranda après un tercio de piques de bonne tenue, liant d’excellents derechazos avant que le San Sebastian ne se casse la main droite… Dommage

On a retrouvé un Andy Younes affichant son plaisir d’être là et avec un toreo du meilleur effet face à un excellent Margé, de bon comportement au cheval et d’une belle noblesse sur les deux rives, suffisant pour que l’éleveur veuille ramener ''Mogador'' à Fleury d’Aude, une décision qui ne fit pas l’unanimité sur les étagères. B. Bordes ecarta le toro à sa sortie.

Face à un Gallon noble avec plus de classe à gauche, mais juste de forces, Tibo Garcia composa une fresque bien plus allurée à bâbord avant une conclusion efficace au second envoi… Mis en suerte par gaoneras marchées, le Cuille s’avéra juste de forces et économisé sous le fer mais sa race le fit s’impliquer avec envie dans la muleta d’El Rafi qui en tira un très bon parti sur ses deux cotés mais sans la lenteur de son toreo habituel.

Face à deux becerros de Jalabert, piqué symboliquement le 1er, pas du tout le second trop faible, José Antonio Valencia et Nino Julian coupèrent chacun une oreille, le vénézuélien limitant ses trophées avec une vilaine épée, le nîmois pénalisé par le manque de forces de son adversaire, les deux partageant les palos respectivement avec A. Younes puis avec El Rafi…

 

En resumé : Cinq toros de Pages-Mailhan - San Sebastian - Robert Margé, Gallon frères, Cuillé et deux becerros de Jalabert Frères offerts par les ganaderos français ont été combattus par les matadors de toros  Sebastian Ritter (deux oreilles), David de Miranda (Salut), Andy Younes, qui remplaçait Curro Diaz, (deux oreilles et queue symboliques), Tibo Garcia (Deux oreilles), El Rafi (Deux oreilles) et les novilleros José Antonio Valencia (Oreille) et Nino Julian (Oreille)

-Pst : C. Martignon, temps gris, un bon tiers d’arènes, paseillo avec des arlésiennes entourant les toreros. A l’issue de celui-ci, José Gomez et son association Tore y Art, remis une muletas pour une école taurine vénézuélienne, pays d’où est originaire M. Vanegas.

 

 

En matinée deux taureaux furent raseté en Course Camarguaise par l'école taurine de Petite Camargue, un becerro lidié en classe pratique par les élèves du Centre de Tauromachie de Nîmes et un par ceux de l’école taurine du Pays d’Arles, un toro fut écarté par Baptiste Bordes Et en plus….  Le public eut droit à l’arrivée surprise de Manolo Vanegas en….. velosolex…


Istres : Clémente confirme et sort à hombros avec trois oreilles…

 

Il sera l’incontestable triomphateur de cette de clôture de la temporada française après une prestation très sérieuse, plus que méritoire et parfois avec des passages des plus allurés face à des toros peu portés sur la chose. A. Salenc hérita du pire lot tandis que C. Olsina fit front avec courage, perdant quelques points avec ses épées….

 

Six toros de cinq ans de Valverde, propriété de JL Couturier, de présentation tres sérieuse et variée tout comme leur comportement y comprit face à la cavalerie ou seul les 4eme et 6eme s’y sont employés… Face aux piétons, ils défendirent leur peau dans des registres différents, meilleurs pour les toreros, les 3eme et 4eme

-Clément Dubecq “Clemente” (sangre y oro) Oreille et deux oreilles

-Adrien Salenc (lavande et azabache) Silence et oreille protestée

- Charles Pasquier "Carlos Olsina" glace à la fraise et or) Oreille et salut

Superbe entrée, plus de 4/5 d’aforo sous le soleil, pst K. Kehiha généreux…. Prix du Toro Club Istreen pour Clemente, le triomphateur de la corrida. Blessure de M. Leal, ligaments du genou et d’Asier Campos, 10 cm dans la cuisse droite…

 

Face au 1er, sans passe à gauche, court sur l’autre corne, Clémente s’arrima pour parvenir à tirer quelques passages sérieux par derechazos, sans occulter complètement l’autre rive. Conclusion par entière caidita au 2° essai… Brave et encasté, avec tout les difficultés que cela génère, le 4° permit à Clémente d’affirmer son toreo, trouvant peu à peu la bonne carburation sur les deux rives avant une série droitière en redondo qui fit rugir les gradins… Final par le haut avant une entière qui libera une double récompense et des applaudissement au Valverde…

Sortie impétueuse du second mais qui fut très vite lâché par ses forces et ses supports. A. Salenc ne put rien en espérer d’autant qu’à gauche il distribuait des uppercuts violents. Le quinto s’avéra le garbanzo negro de la course, cherchant d’entrée les chevilles du nîmois, l’obligeant à des passes de cadrage pour éviter tout débordement… Oreille justement contestée après une entière habile même si l’on n’a rien à reprocher au protégé d’O. Barratchar…

 

C. Olsina qui revenait à Istres après son alternative, parviendra à bien s’entendre avec son 1er adversaire qui possédait un bon fond de noblesse sur les deux bords. De belles séquences ambidextres à charge du biterrois avant, hélas une vilaine épée…. Sa peña exubérante lui obtiendra une oreille juste contestable par la mise à mort… Il occira le dernier de la même façon mais l’adversaire n’était pas le même, exigeant et réfléchit, il avait mit les banderilleros à l’epreuve et Manuel Quinta, le piquero dans le callejon. Le biterrois en tirera quelques séquences méritoires sur ses deux cornes, de meilleures compositions à droite…

Istres, la non-piquée : T. Barroso et C. Torres sortent en triomphe…

 

Après avoir respectivement coupé trois et deux oreilles d’une excellente novillada de La Paluna dont deux exemplaires furent crédités d’une vuelta posthume…. C. Hargous, volontaire et décidé, pêchant avec les épées et héritant d’un sobrero de peu d’option….

V. Farre et son père, les ganaderos furent à juste raison invité par C. Torres à partager sa vuelta au 6eme, tandis que Tristan Barroso hérita avec le 5eme novillo, du meilleur d’un excellent lot d’où émergèrent aussi le 1er, le 2° et le dernier alors que le 4eme dut être remplacé après un choc violent dans un burladero sur un coup de cape malheureux…. Un T. Barroso, qui pour sa présentation dans le sud-est a séduit tout le monde tandis que Cristiano Torres a montrer engagement efficacité et variété, même si son idée de toréer avec une serviette éponge fut un manque de respect pour son second adversaire qui le lui fit savoir… 

 

Six erales de la ganaderia de La Paluna et un sobrero de R. Durand (4eme bis) joliment presenté, donnant, pour ceux du mas d’Auzieres, un excellent jeu.

-Clément Hargous (bleu France et or) du Centre Français de Tauromachie. Salut et vuelta autoproclamée après avis

-Tristan Barroso (rouge et or) de l’Ecole Taurine de Badajoz. Oreille et deux oreilles avec vuelta au novillo N°59, “Botero

-Cristiano Torres (rose et or blanc) de l’Ecole Taurine de Salamanca. Salut après avis et deux oreilles avec vuelta plus généreuse pour le novillo N° 57 “Gaudi

Pst L. Geret, généreux, temps variable, entrée familiale, la musique en moins…

 

Clément Hargous, qui banderilla ses deux erales, sut pleinement profiter de la franche noblesse du 1er pour composer d’excellentes séquences avant de s’embrouiller avec l’épée. Héritant du réserve qui avait quelques petits problèmes de motricité, il se montra moins convainquant, allongeant une faena qui ne décolla jamais…

Le second s’avéra intéressant mais moins naïf que le précèdent. T. Barroso sut le mettre dans sa muleta en toréant avec efficacité et par le bas avant de conclure au second envoi. Il hérita ensuite du novillo de la course qui chargeait de loin avec classe, sur sa droite, l’autre corne étant moins exploitée. Avec sûreté, élégance et efficacité il exprima son toreo déjà d’un excellent niveau, allant à mas tout en gardant une petite marge de sécurité… s’engageant par contre pour l’estocade.

Le 3eme fut juste de forces, C. Torres le mit peu à peu dans sa muleta, a mi-hauteur au début main basse facile et maîtrisée par la suite avant de l’embarquer pour un final à cites inversés en terrain réduit avec changement de main. L’épée fut moins sure. Elle le fut pour estoquer le dernier, juste de tête et de forces, noble a souhait, que l’aragonais amena à mas avant un nouveau final enlevé comme pour son 1er, l’idée de lui tirer quelques passes avec une serviette  fut malvenue mais rattrapé par l’ultime série…

 

A la fin de la novillada, José Gomez (association Torearte) remis une cape à T. Barroso et une muleta à C. Torres.

Novillada Istres : Tous à hombros

 

Les trois novilleros et le ganadero sont sortis en triomphe par la grande porte des arènes du Palio à l’issue d’une novillada intéressante dans l’ensemble. Par l’envie des trois toreros qui compensa leur manque d’expérience et par un lot d’O. Fernay de comportement varié, offrant des possibilités avec un novillo de vuelta, le 4eme, qui laissa ses deux oreilles à Tristan. Nino Julian qui faisait des débuts réussis à ce niveau reçu le trophée Pierre Pouly en piste à la fin de la course, C. Jaume avec le sorteo le moins facile sut tirer son épingle du jeu…

 

Sept novillos de la ganaderia Olivier Fernay y hijas, très diversement présentés, les 2eme et 3eme commode de tête, et de jeu varié, meilleur les 4eme (Inquieto N°33 primé d’une vuelta posthume), 3eme et le dernier, les autres offrant des possibilités, le moins intéressant s’avérant le 1er… Discret généralement face à la cavalerie. Le 6eme novillo, qui connut quelques problèmes avec ses antérieurs, se tua en frappant contre un burladero…

-Tristan Espigue “Tristan” (vert pomme et or) Salut et deux oreilles

-Clément Faisant “Clemente Jaume” (tabac et or) Oreille et oreille

-Nino Julian (argile et or gris) Deux oreilles et silence après avis

Le nîmois Nino Julian débutait avec picadors

Pst : Mr. Chaulier, genereux. ¼ d’arenes festives, temps estival. Salut de Tomas Ubeda au 5eme. Remise en piste du Trophée Pierre Pouly à Nino Julian a la fin de la novillada

 

Nino Julian qui toréait là sa première novillada piquée aura somme toute réussit son passage au niveau supérieur, montrant envie, engagement et décision… Son 1er Fernay, s’avéra vif et mobile, bousculant un peu le nîmois en début de partie, l’accrochant même sans mal… Trouvant un meilleur compromis sur la gauche il réussit à reprendre la main à droite avant des naturelles droitières et une lame efficace…. Deux oreilles et tour de piste fêté. Il hérita ensuite du sobrero après que le titulaire se soit tué contre un burladero…. Comme à son 1er, il banderilla avec décision et se trouva face à un adversaire bronco au début qu’il mena mieux sur la corne gauche avant qu’il ne commence à chercher à s’échapper… Reprise en main de la droite ou le Fernay fuyard se montra de meilleure compagnie mais l’épée, après des naturelles de face, ne fut pas au rendez-vous…

 

Tristan ne rentra pas vraiment dans son 1er combat, face il est vrai à un adversaire peu coopératif, surtout à droite et la faena s’avéra d’intérêt inégal mais fort bien conclut à l’épée. Le tarasconnais toucha ensuite le novillo de la course, embestissant avec classe, chargeant de loin à main droite, ce dont profita Tristan pour lier des séries de belles factures. L’autre rive s’avérant moins évidente il revint sur le bon coté pour finaliser sa prestation avant une épée efficace… Deux oreilles et vuelta au novillo… le ganadero etant invité à partager le tour de piste par le novillero.

 

 

Clémente Jaume passa par l’infirmerie après la mort du 5eme qui le prit sévèrement en cours de faena pour ne pas s’être méfié de la caste du novillo… Simulacre de pique, début à genoux et face à un adversaire exigeant, il fauta mais revint au combat, sonné mais en toreant dans un meilleur concept avant une lame efficace…. Le biterrois se montra à l’aise à la cape devant son 1er et debuta sa faena par cambiadas à genoux au centre du ruedo, le novillo, court à gauche avait de meilleures dispositions sur l’autre corne dont il tirer un bon partie par son application et son envie, coupant la 1ere oreille après une épée caidita efficace…


Saint Sever : Sergio Sanchez et Andoni Verdejo se partagent les prix de la tarde

 

Pour conclure la 38ème semaine taurine et culturelle de la peña jeune aficion, la journée taurine s’est déroulée sous un temps estival. Habitué à la fraîcheur et aux incertitudes du mois de novembre, les membres de la peña ont pu profiter des bonnes températures après avoir décidé de modifier la date de l’évènement. Le brouillard de la matinée s’est vite dissipé pour laisser rayonner le soleil. Bonne entrée dans l’ensemble.

 

En matinée, intéressante fiesta campera.

 

Le cartel de la fiesta campera a dû être modifié dans la semaine. Les novillos de Casanueva toujours privés de sortir de leur campo ont été substitué par trois imposants toros de Camino de Santiago, qui se sont avérés faibles et manquant de fond. Les novillos d’Alma Serena bien présentés, avec du trapio, ont montré des qualités avec de la bravoure et de la noblesse.

Thomas Dufau (1 oreille) reçut par véroniques le premier toro de Camino. Le landais mit du temps à trouver le bon sitio. Après un début à droite peu convaincant, où il subit la courte charge d’un toro faible, il se reprit et se montra à son avantage en deuxième partie de faena. Il donna des naturelles plus précises avec une muleta plus affirmée. Conclusion en deux temps.

Adrian de Torres (1 oreille) venu en remplacement de David Galvan initialement programmé, le torero qui vient de faire sa confirmation à Madrid la semaine dernière face à des Adolfo Martin se fit bousculer dès la première passe, surpris par la puissance du Camino pendant que le brouillard tombait. Puissant sous le fer, le Camino baissa rapidement de régime pour une faena sérieuse, en donnant les muletazos un à un mais avec précision sur les deux bords. Conclusion au descabello.

Fernando Adrian (2 oreilles) hérita d’un imposant tio qu’il reçut avec élégance. Il donna des séries avec profondeur et douceur à un toro noble mais fade. Il resta un peu profilé et conclut d’une entière engagée d’effet rapide. Le public demanda les deux oreilles.

Angel Jiménez (1 oreille) affronta un joli novillo d’Alma Serena qui s’employa sous le fer. Il fit chuter l’équipage sur la première et poussa par la suite la seconde. Malgré de bonnes dispositions, toréant pieds joints et centré, Jiménez ne parvint pas à lier ses naturelles, souvent accrochées, pour une faena inaboutie et sans transmission. Entière suffisante.

 

Solalito (2 oreilles) se distingua cape en main et donna un quite par des chicuelinas serrées. Il partagea le tercio de banderilles avec Chico Leal et Mathieu Guillon. Le novillo est exigeant et très intéressant. Après un début timide, Solal parvint à s’imposer avec une muleta ferme et dominatrice sans concéder du terrain. Il s’affirma et livra la meilleure prestation de la matinée et obtint les deux oreilles après une entière contraire.

Après le repas, les aficionados sont repartis aux arènes pour la présentation en France de la ganaderia de Hermanos Sandoval, d’origine Torrestrella. De présentation correcte, ils furent nobles mais juste de force, manquant un peu de chispa.

 

-Sergio Sanchez (lavande et or) Oreille après avis

-Andoni Verdejo (bleu céruléen et or) Oreille

-Angel Delgado (vert et or) Silence après 2 avis

-Cristobal Arenas (rose et or) silence après avis)

Présidence de la novillada : Jean Cazaubon.

 

Sergio Sanchez reçut son opposant par des véroniques à genoux et accrochées. Après un quite de Verdejo par chicuelinas, il répondit par Saltilleras mais se fit désarmer en rematant. Brindis au public et il débuta au centre et à genoux où il se fit désarmer à nouveau. Sur la corne gauche, il servit des naturelles douces dans le bon tempo qui s’avérèrent plus abouties que sa prestation initiale plutôt brouillonne. Faena longue sur des terrains plus réduits sans transmission. Entière suffisante et pétition insuffisance pour pouvoir octroyer l’oreille.

Andoni Verdejo reçut en musique son adversaire pour son anniversaire. Il montra de la douceur dans son capote dans lequel le bicho juste de force se freina et finira arrêté. Il servit quelques douceurs pour une faena de bon goût, toréant par moment avec un certain relâchement. La faiblesse de novillo ne permit pas de mettre du relief à son travail. Pinchazoss et entière pour conclure

Angel Delgado reçut avec de la détermination le troisième eral de l’après-midi. La jeune révélation des novilladas andalouses laissa le public saint séverin indifférent. Il donna beaucoup de passes sur les deux bords sans réelle construction et ne profita pas de la noblesse suave de son adversaire. Il s’éternisa avec les aciers.

Cristobal Arenas, le petit mexicain, donna des véroniques rythmées pour l’accueil du dernier animal. Il débuta bien sa faena après un brindis à l’assistance en avançant vers le centre. Il toréa avec beaucoup de rythme. Après une forte voltereta sans gravité, il resta plutôt brouillon et un peu désordonné malgré une belle envie. Il fut en échec avec les armes et perdit tout espoir de trophée.

Le prix de l’ACONCSO au triomphateur de la tarde fut partagé entre les novilleros Andoni Verdejo et Sergio Sanchez. Le prix de la Villa Mirasol et le prix de la peña jeune aficion au meilleur torero al natural furent remis à Sergio Sanchez.

 

 

Vuelta a los toros pour Toreria


Parentis : Christian Parejo et Solalito coupent une oreille chacun

 

Pour la deuxième édition de la féria Heste y Toros de Parentis en Born, les novillos de Los Maños ont été reconduits suite à la belle prestation de la saison dernière lors de l’inauguration des arènes couvertes Roland Portalier. Cette année, los novillos furent d’une belle présentation, et bien armés contrairement à la corrida lidiée à Aire sur l’Adour. Du côté du comportement, ils ne se sont pas ou rarement employés sous le fer qui jadis faisaient leur réputation. Ils ont par moment montré un fond de noblesse mais sans grande saveur sortant souvent distrait du leurre, ne se livrant qu’à moitié. Compliqué le cinquième avec du caractère.

-Solalito (lavande et or) Ovation et oreille

-Christian Parejo (bleu nuit et or) Oreille et silence

-Marcos Linares (blanc et or) Ovation et silence après avis

Présidence : Lionel Lohiague. 6/10 d’arènes environ. Le paseo fut retardé comme trop souvent de quelques minutes

 

Solalito accueillit discrètement le premier exemplaire qui montra rapidement son manque de force. Après deux rencontres pour la forme, Solal prit les banderilles pour un tercio bien mené avec efficacité. Il débuta sa faena brindée à Mme le Maire par des muletazos doux mais sans grande transmission avec un animal fade et distrait. Après un petit passage peu concluant sur la corne gauche, il finit à tribord et conclut d’une lame lointaine. Le quatrième fut mal et peu piqué. Malgré une frayeur avec les palos, Solalito servit un beau tercio de banderilles avec une excellente deuxième paire. Le novillo s’éteint rapidement et la faena ne put réellement décoller. Après un final par redondos, il logea une belle épée au second essai et reçut un gentil trophée.  

Christian Parejo vit le second novillo partir seul pour la première pique avant une seconde pour la forme. Parejo donna un bon début de faena par le haut puis lia de bonnes séries droitières profitant de la noblesse de son adversaire qui mit bien le museau au sol par moment. Après un passage discret à bâbord, le novillo s’arrêta, obligeant Parejo à conclure d’une demie lame et reçut le premier trophée de la tarde. Il fit face au compliqué cinquième, qui poussa dans un second temps la cavalerie. Incertain dans ses charges, s’arrêtant et chargeant de façon aléatoire et réfléchit, le protégé de Tomas Cerqueira ne put trouver de solutions et conclut en deux temps.

Marcos Linares, qui faisait sa présentation en France en piquée, reçut son opposant par véroniques. Il brinda sa faena au public et débuta par le bas avec efficacité. Il lia des séries avec un certain relâchement et une certaine classe mais ne domina pas son adversaire qui ne s’investira pas entièrement malgré un fond de noblesse sosa. L’épée le priva de récompense. Il montra de l’envie pour la réception du dernier novillo par véroniques. Comme ses frères, le Maños ne s’employa pas sous le fer et montra une certaine attirance par les tablas. le jeune novillero mit un certain temps à trouver le bon sitio, ne pouvant pas lier ses muletazos avant de parvenir à lier deux séries complètes en fin de faena mais échoua une nouvelle fois avec les armes.

 

 

Vuelta a los toros pour Toreria


Brocas : Solalito et Alejandro Mora coupent une oreille chacun. Vuelta pour Juanito.

 

L’automne a fait son retour dans le Sud-Ouest et la pluie de la matinée a malheureusement refroidi les aficionados locaux qui n’ont pas fait le petit déplacement dans les arènes de l’Estrigon au cœur de la forêt landaise. Une arène atypique en bois, remise en état il y a peu de temps par les bénévoles du cercle taurin de Brocas et mise en lumière samedi par deux jeunes aficionados de 25ans qui ont organisé cette après-midi taurine avec sérieux. Car contrairement à ce que l’on a pu voir durant cette temporada en d’autres lieux, les novillos furent bien présentés, limpios et dotés d’armures bien en pointe. Leur travail ne fut pas récompensé avec seulement deux cents personnes environ dans les tendidos pourtant couverts en totalité.

 

-Alejandro Mora (vieux rose et or) silence après avis et oreille

-Solal Calmet Solalito (lavande et or) ovation après avis et oreille après avis

-Jean Larroquete Juanito (bleu marine et or) vuelta après avis et silence après avis

Novillada mixte avec quatre novillos piqués pour Alejandro Mora et Solalito et deux erales pour Jean Larroquette « Juanito ». Pas de pluie, ciel nuageux avec quelques rayons de soleil. Présidence : Thierry Reboul.

 

Les deux novillos de la ganaderia de Turquay sortis en 1ère et 2ème position, de présentation correcte, ont manqué de force et ne se sont pas livrés. Les deux novillos de Blohorn, (4ème et 5ème) bien présentés et sérieux furent intéressants et exigeants. Les deux erales de Malabat furent juste de force et désordonnés dans leurs charges.

 

Alejandro Mora reçut discrètement le premier novillo de Turquay qui resta sur la réserve. Après deux piques mal administrées, il montra un manque de force et fut distrait. Mora fut obligé de donner les muletazos un à un sans pouvoir les lier et mettre du relief à son travail. Face à l’exigeant novillo de Blohorn, qui s’employa sous le peto, le neveu de Juan Mora se montra un peu plus autoritaire mais sans parvenir à s’imposer. Entière une peu basse mais efficace qui libéra le premier trophée de la tarde.  

Solalito accueillit également discrètement l’exemplaire de Turquay qui montra vite son manque de force et de moteur. Solal resta calme et tira les passes une à une en parvenant à obliger son adversaire mais sans transmission. Face au sérieux novillo de Blohorn, mais qui ne s’employa pas sous le fer, le public aurait apprécié voir Solalito exécuter le tercio de banderilles comme il le fait dans toutes les autres arènes. Il débuta par des statuaires puis profita de la bonne corne droite de son adversaire, lia des séries intéressantes sans le dominer totalement. Epée de ¾ suivie d’un descabello autoritaire.

Juanito, le jeune béarnais, affronta deux erales de la ganaderia locale de Malabat. Son premier opposant fut faible mais noblon. Après un brindis aux organisateurs, il servit une faena douce, juste et adaptée aux circonstances. Il donna une vuelta après une mise à mort en deux temps. Face à l’ultime chargeant de façon très désordonnée, l’élève de l’école taurine d’Adour Aficion fut appliqué, enchaînant les séries avec rythme mais la faena manqua de liaison et resta décousu

 

 

Vuelta a los toros pour Toreria


Aire sur l’Adour : Morenito de Aranda sort en triomphe face aux Maños

 

Pour le cinquantenaire des arènes Maurice Lauche, la junta des peñas aturines a souhaité préserver la programmation complète qu’elle avait imaginée pour cet anniversaire. Pour la journée taurine du 18 juin, jour de canicule, la corrida matinale avait dû être annulée suite à l’arrêté préfectoral. Il fallait de l’abnégation pour oser garder la reprogrammation de cette corrida et une course de quatre toros seulement. Et malheureusement, ils ne furent pas récompensés. A peine cinq à six cent personnes dans les gradins malgré le beau temps.

-Morenito de Aranda (prune et reglisse)  oreille et 2 oreilles !

-Thomas Dufau (bleu marine et or) silence après avis et silence après avis

Présidence Marc Amestoy. Sobresaliente : Pepe Luis Gallego

Mal récompensé également avec le bétail et le lot de Los Maños mal présenté, aux cornes mal retouchées, à peine digne d’un festival pour certain, enlevant tout intérêt en piste. Leur comportement fut également décevant, distrait, peu combatif malgré quelques bonnes dispositions sous le fer.

Morenito de Aranda fut sérieux et professionnel, montrant son bon moment. Il accueillit le premier toro à porta gayola puis enchaina par une série de véroniques au centre. Morenito se montra appliqué dans la lidia pour deux piques vite levées. Il servit une faena agréable sur les deux bords mais sans réelle transmission avec la fadeur de son adversaire. Entière efficace libérant le premier trophée de la tarde. Son second opposant, aussi pauvre de tête, alla au cheval du centre sans se faire prier. Par la suite, il se décomposa et se désintéressa de la muleta avec un regard distrait vers les tendidos. Faena autoritaire avec un style certain qui alla à menos. Il conclut d’une belle épée au second essai et reçut à la surprise générale deux trophées dont un tombé du camion.

 

Thomas Dufau montra de bonnes dispositions à la cape mais ne parvint pas à s’imposer face à deux adversaires sans grandes qualités. Le second toro ne se livra jamais, chargeant sans jamais baisser la tête dans le leurre. Compliqué à fixer, le torero du Frêche s’éternisa avec les aciers. Après l’hommage à Fandiño, sortit le dernier toro qui ne montra guère de combativité, préférant regarder autour de lui que devant lui. Dufau reçut une voltereta sans gravité avant de tenter de fixer le toro pour l’estocade.   

Vuelta a los toros pour Toreria 


Saint Perdon : blessure de Ruben Fernandez, course arrêtée à l’issue du 5ème novillo

 

La traditionnelle novillada piquée de la peña La Muleta de Saint Perdon qui s’est déroulée dans les arènes du Plumaçon de Mont de Marsan n’a pas pu aller à son terme suite à la grave blessure de Ruben Fernandez (blessure au niveau des côtes et poumon) nécessitant l’évacuation à l’hôpital de Mont de Marsan avec le suivi du chirurgien taurin. Comme à Orthez l’an passé, sans équipe médicale complète pour assurer les autres toreros, la corrida ne peut plus continuer. La course fut donc arrêtée à l’issue du cinquième toro.

 

-Pablo Atienza (vert anglais et azabache) silence après avis, vuelta après avis et oreille après avis

-Ruben Fernandez (vert olive et or) ovation après avis et blessure

-Ismael Martin (rouge et or) vuelta après avis

Chaud et beau ciel bleu. 1/4 d’arène environ sur le côté ombre. Présidence : Denis Labarthe.

C’est donc cinq novillos de José Escolar Gil qui furent combattus. D’une présentation hétérogène, parfois trop faible au niveau des armures très abimées, ils ont mis par la suite des jeunes novilleros en difficulté par leurs comportements exigeants et piquants donnant un certain intérêt à la tarde, hormis le premier faible. Les novilleros ont combattu avec leurs armes et leurs moyens parfois limités. Mais il est important de les encourager à affronter ce genre de bétail car ils ne sont pas forcément nombreux à se bousculer… Les trois novilleros faisaient leur présentation en France.  

Pablo Atienza reçut discrètement le premier Escolar, juste de force et qui fléchit souvent des antérieurs, ne prenant qu’un seul picotazo. Faible, il se défendit et se montra très court de charge. Faena longue et sans transmission. Atienza tira quelques bonnes naturelles isolées mais se fit accrocher le leurre à tribord. Face au quatrième, exigeant et encasté, qui reçut trois rations correctement administrées, P. Atienza servit une faena essentiellement droitière sans parvenir à dominer son adversaire. A bâbord, il dut rompre et repartit à droite sans succès. Il s’octroya une vuelta poussée par ses supporters. En tant que chef de lidia, il dut affronter le cinquième novillo qui blessa son compañero à sa réception. Après deux piques appuyées, il fut mis en difficulté par un adversaire exigeant et piquant, regardant les chevilles. Malgré cela, et sans jamais abandonner, il parvint à lier de bons muletazos à droite et des naturelles en s’aidant de l’ayuda. L’épée basse fut efficace et il coupa un trophée.

Ruben Fernandez montra beaucoup d’envie mais se mit souvent seul en difficulté. Il partit recevoir ses deux opposants à porta gayola. Le second toro sortit en piste sur le côté sans regarder le novillero. Il resta cependant à genoux au centre et effectua la larga en recevant une forte voltereta sans gravité. Il réalisa ensuite la meilleure prestation de la tarde face à un Escolar intéressant. Il donna deux bonnes trincheras pour commencer puis lia de bonnes séries gauchères avec précision. Il perdit un possible trophée avec ses lacunes aux aciers. Il repartit à porta gayola au cinquième où il se fit désarmer. Puis près des planches, il voulut refaire une larga de rodillas où il fut pris au niveau des côtes et fut évacué à l’infirmerie.  

Ismael Martin reçut discrètement son seul novillo qui sortit avec du gaz. Après deux longues rencontres avec la cavalerie, le jeune novillero se montra à l’aise aux banderilles pour un tercio très aérien. Face à un autre novillo exigeant et parfois violent dans ses charges, il resta prudent et sa faena resta timide et sans transmission. Il logea une bonne épée au second essai et effectua une gentille vuelta. Il ne put affronter son second adversaire après l’absence de l’équipe médicale.

 

 

Vuelta a los toros pour Toreria


Bellegarde : M. Martin Morilla enlève le 6eme trophée Sébastien Castella

 

Le novillero de Morón de la Frontera sortant en triomphe au terme d’une novillada sans picadors très intéressante, tant au niveau des becerros de R. Durand dont le 5eme, « Chardonnay » N°06 a eté honoré d’une vuelta posthume, que des trois novilleros, chacun dans un registre différent mais avec tout ce qui fait l’interêt des non-piquées… C. Hargous, débordant d’envie, S. Herrero affichant un fort potentiel en devenir et surtout M. Martin Morilla qui a dominé son monde, distillant une toreria de tous les instants, énorme à gauche avec le cinquième, vainqueur sans problème de ce sixième trophée Sébastien Castella. Les absents auront eu grandement tort….

 

C. Hargous a montré beaucoup d’envie et un bon bagage technique, banderillant ses deux novillos…. Il recevra celui d’ouverture de cinq largas de rodilla en gagnant le centre. Noble mais un peu juste de forces le Durand affichera une meilleure corne gauche avant un final recentré au milieu du ruedo, le nîmois perdant une partie de son benefice avec l’épée… Toujours autant décidé, il accueillera son second de superbes véroniques un genou plié… un manso qui se laissera bien faire dans une muleta élégante et efficace en début de cycle dans sa querencia mais qui peu à peu rechignera à s’employer… Emporté par son envie, Clément en oubliera parfois les fondamentaux, le final résultant moins lissé..

 

M. Martin Morilla affichera une personnalité affirmée face à son 1er, loin être évident, tardo et auquel il fallait arracher les muletazos de façon plus que méritoire, ce qu’il fit avec efficacité…. Il éclatera devant l’excellent cinquième avec une superbe faena ambidextre, dominée par de longues et somptueuses séries de naturelles lentes, templées, la muleta caressant le sable, le tout rematé d’une épée efficace, lui valant les deux oreilles d’un novillo ovationné et récompense post-mortem

 

S. Herrero, le petit-fils du légendaire piquero salmantino de même nom, portait son 3eme costume de lumières mais il a séduit tout le monde par sa planta torera, son envie de bien faire, un torero en devenir lui aussi, son manque expérience marquant la différence d’avec son compañero andalou. Il construira une faena allurée de meilleure composition à gauche devant l’excellent 3eme, se faisant bousculer en s’engageant avec l’épée… Le dernier qui fit quelques extraños en début, ne le mit pas tout a fait en confiance, surtout en début de faena, puis peu à peu il trouva la bonne carburation à gauche, la droite restant moins façonnée…L’épée le privant d’une seconde oreille…

 

Six becerros de Roland et Rafael Durand diversement mais bien présentés, donnant un excellent jeu pour la plupart, meilleurs les 1er, 3°, 6° et surtout 5° primé d’un tour de piste posthume.

-Clément Hargous (aubergine et or) du Centre Français de Tauromachie, salut après avis et oreille

-Manuel Martin Morilla (bleu électrique et or) de l’école taurine ‘El Volapié’ (Sanlúcar de Barrameda) Silence !! et deux oreilles à un novillo de vuelta

-Salvador Herrero (bleu ciel et or) de l’école taurine de Salamanca, oreille et silence !

 

Pst : Ch. Gibert, temps estival, un tiers d’entrée juste perturbée par une alarme de voiture à proximité des arènes….


Rion des Landes : Tristan Barroso coupe une oreille face aux erales de Valdefresno

 

Pour le retour des novilladas et des fêtes de Rion de Landes, les aficionados ont répondu présents et ont copieusement garni les gradins des arènes sous un temps ensoleillé. En matinée, Clément Hargous coupa une oreille face à un eral d’Alma Serena. L’après-midi, ce fut la traditionnelle novillada avec les Atanasio et Lisardo Sanchez de la ganaderia de Valdefresno. L’intérêt de proposer un encaste différent de l’ordinaire, permet de mesurer l’évolution des jeunes apprentis toreros, où la répétition des gammes ne suffit pas pour triompher. La notion de lidia et la faculté à s’adapter au comportement du novillo prennent un sens particulier. A ce titre, c’est Tristan Barroso qui se distingua le plus durant cette tarde.

- Manuel Casado (violette et or) vuelta et vuelta

- J Larroquette « Juanito » (purissima et or) ovation et vuelta après avis

- Tristan Barroso (bleu marine et or) vuelta après avis et oreille

Salut de Mathieu Guillon aux banderilles au troisième. Présidence : Lionel Lohiague. 9/10 d’arène.

 

Six erales de Valdefresno de présentation hétérogène, de trapio et d’armures très différentes. Ils ont montré dans l’ensemble de la mansedumbre, furent compliqués à fixer et partant tous aux planches. Parfois juste de force également, le premier trop faible et invalide aurait pu être remplacé.

Manuel Casado passa une après midi compliquée, il ne put canaliser ses adversaires et resta brouillon. Il reçut son premier opposant d’une larga de rodillas et montra une réelle envie. Mais aux banderilles, il fut long et approximatif. Avec un eral trop faible, il donna une faena essentiellement droitière mais fut trop brusque. Il s’octroya lui-même une vuelta ! Au quatrième qui montra un fond de caste, il toréa de façon désordonnée et pile électrique avec le bout de la muleta sur le passage et sans domination.

Juanito reçut de façon allurée le second novillo qui se défendit par la suite et se montra compliqué à fixer, donnant peu d’options. Le béarnais tenta de le canaliser sans succès et connut des difficultés avec les aciers. Toujours à l’aise cape en main, il accueillit le quatrième par véroniques. Il débuta sa faena par le bas puis laissa de la distance. Il servit une faena de bonne note avec style et rythme. L’entière résulta contraire et nécessita l’usage du descabello où il ne connut pas de réussite et perdit le trophée qui l’attendait.   

Tristan Barroso prit le temps de laisser son adversaire courir aux quatre coins de la piste. Il tenta de le fixer en le doublant par le bas. Et avec autorité et beaucoup de présence, il parvint à lier quelques muletazos avant que son opposant manso ne rejoigne les planches et ne se laissa pas cadrer pour l’estocade. Pinchazosss et descabellos. L’ultime, très sérieusement présenté, chercha rapidement sa querencia. Grâce à sa technicité, il parvint à lier et imposer de bons muletazos au novillo avant que celui-ci ne parte définitivement au toril. Entière en arrière au second envoi.

 

 

Vuelta a los toros pour Toreria


Mimizan : Oreille pour Adrien Salenc

 

Les Pedraza revenaient à Mimizan pour la seconde année consécutive mais restèrent en dessous des attentes…. Meilleurs les 3°,4° et 6° avec un plus pour le troisième.

On oubliera la prestation d’Antonio Ferrera confirmant ses autres sorties de l’année. Adrien Salenc fut sans option avec son lourd premier de presque 6 ans faible et sans race, tirant le maximum du cinquieme avec un final plus enlevé qui portera sur le public avant de loger une épée efficace pour obtenir la seule oreille de la soirée.

Dorian Canton face au meilleur lot aurait du sortir en triomphe, helas l’épée ne fut pas au rendez-vous pour le bearnais

-Antonio Ferrera: silence et silence

-Adrien Salenc : silence après avis et oreille

 

-Dorian Canton : salut après avis et salut.


Maubourguet : C. Torres triomphe face à de très bons Alma Serena.

Six erales de la ganaderia Alma Serena, correctement présentés, donnant un jeu intéressant et varié.

Les faenas de Juanito connurent quelques bons passages mais les épées restent un problème. Miriam Cabas  a confirmé ses progrès tandis que Cristiano Torres avec deux fois une oreille, est sorti à hombros de cette novillada de Maubourguet.

-Jean Larroquette « Juanito » : vuelta (un avis), vuelta

-Miriam Cabas : salut au tiers (deux avis), vuelta

-Cristiano Torres : une oreille (un avis) et oreille

 

Salut de Philippe Bats, le ganadero, à l’issue de la course.


St Gilles : Sortie à hombros pour M.A. Perera et A. Salenc

 

Obtenue pour le nîmois lors d’une séance de rattrapage offerte par l’empresa des arènes, Toro Pasion faisant cadeau un toro de regalo à Adrien Salenc malchanceux au sorteo…. Si le geste part d’un bon sentiment, il remet en question le sacro saint principe du sorteo. Si le bénéficiaire en fut ravi puisque cela lui permit de triompher, pas sûr qu’Angel Tellez, pas des plus gâté au tirage au sort, ai apprécié

 

Six toros de Juan Manuel Criado formant un lot homogene, joliment presentés, nobles à divers degré, juste de fond et de forces, les 1er et 4° s’averant les meilleurs mais tombés dans la muleta de Perera, plus encasté le toro de regalo, sans reliefs les 2°, 3°, 5°, invalide le 6°. Ils furent assez discret sous une monopique casi generalisée..

 

-Miguel Angel Perera (Grenat et or) Deux oreilles et oreilles après avis

-Angel Tellez (bleu ciel et or) Silence après avis et oreille

-Adrien Salenc (violette et or) Silenc, salut et deux oreilles.

 

Pst : A. Vultaggio, ciel gris, variable et vent parfois genant, trois bon quart d’arenes. Salut de Rafael Viotti au 3°. Paseillo chanté par le baryton F. Cornille, les trois toreros se presentaient à Saint Gilles.

 

Apres-midi de demonstration pour Miguel Angel Perera, figura del toreo plus que confirmé et qui fit ce qu’on attendait de lui, heritant aussi d’un sorteo assez propice qu’il domina avec une muleta lissée et poderosa mais en restant discretement sur le passage la plupart du temps. Il embarqua avec douceur le 1er qui repetait allegrement dans le leurre pour de longues series sur les deux rives avant de se l’enrouler dans les deux sens autour de la ceinture, luquesinas comprises et de conclure efficacement. Sa seconde partition sera un peu plus intense, debutant par le bas, un genoux plié tandis que Corinne Sauvage y allait d’une copla flamenca soulignant une faena qui allait à mas. Fin de parcours en douceur puis à genoux avant de perdre la deuxieme oreille en estoquant en trois episodes.

Angel Tellez n’aura pas marqué les esprit lors de sa presentation dans les arenes Emile Bilhau avec un toreo classique peu porteur mais aussi un tirage au sort de peu d’option ajouté à de nombreux petits accrocs d’un jour sans… Il aura du mal à canaliser son 1er, de meilleur son à gauche avant de finir en tablas ou le toledano finira par manoletinas por dentro avant une tres vilaine épée et une deroute avec le descabello. Debut par le bas pour un adversaire qu’il fallait preserver mais qui malgré tout, finira court et reservé. Tellez parviendra à lier quelques enchainements, se faisant parfois engancher le leurre avant de s’impliquer un peu plus pour arracher un final plus enlevé et une épée superbe portée en s’engageant…

Après deux bonnes series droitieres, le 3eme se mit à rechigner et ce sur les deux rives, s’eteignant tres vite avant de muter en bloc de pierre…. A. Salenc banderillera fort bien le 6eme, protesté pour une main droite flageolante, avant de le brinder à l’empresa… Helas, deux muletazos plus tard, le Criado se couche de lui-même sur le sable avant de tirer le rideau totalement…. Après moultes palabres dans le callejon, le sobrero est offert au torero nîmois, un toro qui sera brindé à ses compagnons de cartel et qui s’averera plus encasté que le reste de l’encierro. Avec sa volonté et son envie, le nîmois fera front, manquant certe de douveur mais pas de decision comme cette estocade en se jetant dans le berceau des cornes avec severe voltereta en prime et deux oreilles petitionnées par le public.

 

Le Bolsin pour Nino Julian

 

Avec sortie a hombros pour le vainqueur du Bolsín de Nîmes Métropole…

 

Six erales d’Alain et Frédérique Tardieu donnant dans l’ensemble un excellent jeu, meilleur le quatrième, crédité de la vuelta posthume.

-Nino Julián : oreille et oreille. 

-Gauthier Dombry  « Finito de Nîmes »: oreille et vuelta. 

 

-Valentin Vindevogel : silence et oreille. C’était ses débuts à ce niveau

St Gilles : Ch. Parejo enleve la Chaquetilla d’Or pour la seconde fois consecutive…

 

Un trophée qui lui fut remis en piste à l’issue de la novillada ainsi que celui du meilleur novillo à « Hurtador » de Pages-Mailhan, remis à Pascal Maihan.

Christian Parejo est sorti a hombros par la grande porte des arènes de Saint Gilles après un festejo aux résultats plutôt mitigés, tant au point de vue des novilleros que des novillos… Si le chiclano-biterrois est reparti avec trois oreilles dans son esporton, elles ne reflètent pas vraiment la tenue de sa prestation, tandis que le nîmois Solalito, avec un seul trophée, à livrer une partition en demi-teinte en plus de problèmes avec l’épée… Il faudra attendre le dernier novillo, le Pages-Mailhan pour avoir enfin une faena qui ai du relief. Le Fano, manso se laissera faire, celui de La Paluna, encasté, avait une excellente corne droite incomplètement exploitée, Le Durand fut impossible tandis que le Gallon et le San Sebastian n’offrirent guère d’options…

 

-Solal Calmet « Solalito » (lilas et or) Silence après avis, oreille après avis et salut après avis

-Christian Parejo (blanc et or) Salut, oreille protestée et deux oreilles, la 2eme protestée

-Sobresaliente : Lenny Martin (lavande et or) Pst M ; Jezouin, un bon tiers d’arènes, soleil et vent parfois gênant. Salut de Mehdi Savalli au 6eme. Le public appella les deux novilleros à saluer avant le début de la course.

Novillada de la Chaquetilla d'Or avec six élevages du Sud Est de la France, dans l’ordre de sortie : Vieux Sulauze, San Sebastian, Gallon, R. Durand, La Paluna et Pages-Mailhan. Formant un ensemble forcement heteroclite, petit le Gallon, de petite maille le dernier, plus charpentés les autres. Rien de bien saillant face à la cavalerie et de jeu varié au dernier tiers, meilleur le Pages-Mailhan, fort justement récompensé.

  

Après le forfait pour raisons médicales de Lalo de Maria, ce second trophée de La Chaquetilla d’Or s’est disputé sur un mano a mano entre Solal Calmet « Solalito » et Christian Parejo, le vainqueur de l’an passé.

 

Solalito ouvrit les débats avec un novillo manso de Fano mais qui se laissa faire au dernier tiers de meilleure façon à droite, lui permettant de réciter ses gammes avant de s’embrouiller avec l’épée. Pique simulée pour le Gallon que le nîmois banderilla fort bien, un petit castaño juste de forces qui s’avéra tardo et désordonné dans ses charges au cours d’une faena d’intensité irrégulière conclut d’une belle épée au second essai… Celui de La Paluna prendra bien son unique pique avant d’être banderillé approximativement par le protégé de Luisito qui aura du mal a en prendre la mesure sur le début de faena, se faisant même déborder à l’entame. Il n’insistera pas sur le piton gauche moins évident avant de finir par une bonne série droitière et une mise à mort laborieuse…

 

 

Pas grand-chose pour Ch Parejo face au San Sebastian juste de forces et de race, protestant dans la muleta…Il toucha ensuite un manso peligroso de R. Durand qui vit T. Sandoval se faire rappeler à l’ordre par le public pour lui avoir administrer une 4eme pique après la sonnerie. De demi-passe en début, il cherchera ensuite le torero, l’accrochant sans mal plusieurs fois, s’avisant de plus en plus et de plus en plus dangereusement. Le protégé de T. Cerqueira fera front avec  courage avant d’en finir d’une superbe épée. Il touchera enfin le meilleur novillo de la course auquel il servira de bonnes séries droitières, se montrant moins à l’aise à gauche. Le final sera moins lié, plus accroché et sur un adorno il se fera prendre violemment avant de conclure efficacement de ¾ de lame


Roquefort : grande porte pour Y. Lamothe et D. Garcia

 

A nouveau la famille Conradi a envoyé un superbe lot de novillos de la Quinta à la Monumental des Pins de Roquefort ! Les aficionados présents, une belle 1/2 arène, sont sortis satisfaits et les discussions dans la soirée furent animées… comme souvent ici les absents ont eu tort ! 13 piques bien prises avec hélas une bravoure un peu émoussée, il a manqué généralement un peu de poder durant ce tiers ! Seuls les 1 et 3,5 ont réellement mis les reins sur la 1ère pique. Le 1er prit 3 rations, ce fut le seul, mais sortit seul à la 3ème. Le 2° fut tardo, les 5 et 6 furent ménagés sur le 2ème contact. Ce fut à mon sens le seul bémol de cette belle tarde, de ne pas avoir vu un novillo se révéler véritablement sous le fer !

A noter que les novilleros furent tous l’effort de mettre en suerte, avec bien entendu plus ou moins de réussite, et les piqueros firent l’effort de citer, de provoquer la charge ! Ce qui a permis, je pense de pouvoir juger les toros correctement. Ils se sont distingués aux banderilles : Mathieu Guillon, Manolo de Los Reyes, El Ruso également de la cuadrilla de Diego Garcia.

Les meilleurs à la muleta auront été les 5èmes et 6èmes, avec beaucoup de parcours et du vibrazo dans leurs charges nobles. Le 4eme le plus fin du lot, mais playero de cornes, a montré des signes de faiblesse après les piques, mais sa caste lui a permis de proposer un 3ème intéressant. Superbe tio que le 3ème avec un fort trapio et haut, violent au capote, y con vibrazo y casta à la muleta. Les 1 et 2 furent plus sur la réserve, la tête haute, ont posés des problèmes à leurs lidiadors. Un lot de belle allure, du trapio, des cornes, de la race auquel il a manqué un peu de bravoure pour voir un Toro complet.

Victor Hernandez (Silence et Salut) fut au 1er sur la réserve et mis en difficulté, volontaire sur la main gauche il manque de sérénité, et fut averti à plusieurs reprises. Au 4ième, appliqué toujours avec la main gauche, il tire une superbe série mais ne put donner de continuité dans sa faena. A noter aucune passe par le bas dans ses débuts de faenas.

Yon Lamothe (silence et 2 oreilles) fut mal à l’aise sur son 1er (2nd de la tarde), faena heurtée, sin dominio, semblant ne pas trouver la solution. Ce qui amena une mise à mort fort compliquée, frôlant le 3ième avis pour 7 coups de rapières et quelques tentatives de descabellos tête haute inopportun. Il se racheta et reprit confiance face au très bon et noble 5ième à la charge vibrante, qu’il sut bien conduire sur les 2 bords avec temple et du liant, à un rythme parfois un peu trop rapide. Une faena agrémentée de jolis et bienvenus changements de mains. Une épée certes entière et efficace qui enthousiasma les foules après ce moment fort agréable, mais un bajonazo hélas. Le président paraissant inflexible à ne pas vouloir lâcher la 2nde oreille à juste titre, fini par lâcher la 2nde oreille sous la forte pression populaire !

Diego Garcia (1 oreille et 1 oreille) beaucoup de ganas, d’entrega chez ce novillero, alluré au capote, présents avec efficacité dans les mises en suerte, dans les quites aussi en baissant la main sur de belles chicuelinas. Des débuts de faenas par doblones, toréant croisé, sans douter, face à la rigueur du 3ième, terminant par de belles naturelles dominatrices. Après un pinchazo sans perdre l’épée, il s’engagea pour loger une entière qui lui permit de couper la 1ère oreille. Toréo serein, les idées en place comme le sitio à nouveau au dernier de la tarde, il logea une belle entière au 2nd essai, coupant une autre oreille.

Sortie à hombros de Yon Lamothe et de Diego Garcia que l’on reverra avec grand intérêt.

Une belle tarde de toros comme on aime ici à la Monumental

 

 

Vuelta a los toros pour toreria

En matinée, Tristan Barroso et La Espera sortent en triomphe

 

Deux erales de La Espera sortis en 1 et 2, donnant du jeu avec une belle noblesse et deux erales d’Alma Serena, plus âpres, demandant plus de dominio. Une novillada sans picador qui a eu de l’intérêt devant hélas des aficionados en nombre trop restreint.

-Nabil El Moro (salut – silence) eut du mal à trouver le bon sitio, et fut souvent mis en difficulté, surtout sur le Alma Serena où il eut du mal à rester en place

-Tristan Barroso (2 oreilles et la queue – salut) a connu le triomphe. Ce fut le fait majeur de cette matinée bruineuse : l’indulto du 2° eral de La Espara, un eral meuglant sans cesse mais très noble. Bien torée par Tristan, ce ne fut pas une surprise, puis agitation dans le callejon, interpellation du président, qui après beaucoup d’hésitations, voire d’incompréhension et on le comprend sort le mouchoir orange. Un indulto incongru à ce niveau, venu non pas de l’initiative du président ou de l’organisation, encore moins du public, mais qui le fut à la demande du ganadero Jean François Majesté. Celui-ci souhaitant (on l’apprit bien plus tard) conservé cet eral pour sa lignée (pourquoi l’avoir fait lidié alors ?) et aussi on suppose pour les qualités entrevues (pas le meuglement j’espère !) Nouvelle incompréhension, quand l’alguazil arrive avec les deux oreilles et la queue symboliques alors même que le président n’avait encore sorti aucun mouchoir !  Situation insolite et embarrassante pour celui-ci…Une situation qui a finalement permis à Tristan un grand triomphe !

 

Mais une explication au micro du pourquoi cet eral ne fut pas tué aurait été une bonne chose pour tout le monde, afin d’éviter les qu’en dira-t-on qui ne manqueront pas de suivre…


Villeneuve de Marsan : Tous à hombros. Une tarde triomphale à modérer

 

Il y a cinquante ans les toreros français en rêvaient. Les organisateurs du cercle taurin de Villeneuve ont organisé un cartel 100% français à l’occasion de la fermeture des fêtes patronales, avec des toros de Robert Margé pour trois toreros français, Thomas Dufau, Adrien Salenc et Dorian Canton. Avec un petit 3/4 d’arène, on pouvait espérer mieux malgré la chaleur. Les toros de Robert Margé furent de présentation correcte, harmonieux mais le premier s’abima les cornes au sol et le 3ème escobillé lors du débarquement fut annoncé avant son entrée en piste. Ils ont dans l’ensemble manqué de force en plus d’avoir été ménagés au premier tiers sous une monopique. Nobles par la suite mais fades et manquant de moteur. Le sixième fut primé d’une vuelta posthume à la surprise générale.  

-Thomas Dufau (sangre y oro) Deux oreilles après avis et silence

-Adrien Salenc (mastic et or) oreille et deux oreilles

-Dorian Canton (bleu marine et or) ovation après avis et deux oreilles après avis

Présidence Denis Labarthe généreux dans les trophées rendant la copie plus triomphale par rapport à la réalité. A l’issue du paseo, une minute d’hommage pour Bernard Roumat, membre fondateur du cercle taurin.

 

Thomas Dufau reçut discrètement le premier toro de la tarde qui planta les cornes au sol à deux reprises. Il réalisa une faena appliquée, essentiellement droitière face à un Margé noble mais juste de force et fade rendant le travail du local sans réelle transmission. Final par luquesinas et manoletinas avant de loger une entière en arrière et sur le côté. Il récolta deux oreilles aussi surprenantes que généreuses. Au suivant fade et sans moteur, donnant peu d’option pour doubler la mise, il resta discret avant de conclure en plusieurs fois sur le côté.

Adrien Salenc reçut par véroniques son premier Margé qui montra de la fixité sous une pique en place mais aussi un manque de force. Après un bon tercio de banderilles et le salut de la cuadrilla, il tira le maximum d’un adversaire plutôt éteint. La faena fut un peu longue et conclut d’une bonne épée qui le récompensera d’un trophée. Décidé à triompher, il accueillit le cinquième par deux largas de rodillas et se distingua par la suite à la cape. Malgré un adversaire arrêté, il tira des muletazos autoritaires après un bon début par le bas. La faena ira à mas et s’imposa avec deux bonnes séries droitières en conclusion et d’une entière en place.

Dorian Canton herita d’un troisième toro à la corne escobillé qui montra de la puissance sous le fer mais s’éteindra rapidement. Le béarnais donna quelques bons muletazos avec précision et douceur mais sans liaison et donc sans transmission. Face à l’ultime noble mais fade et qui fléchit des antérieurs sur les premières passes, Dorian servit les meilleurs moments de la tarde, avec des naturelles templées et profondes dans lesquelles le toro se livra avec sa force limitée. L’entière en deux temps libéra les deux trophées.

 

 

Vuelta a los toros pour Toreria


Chateaurenard : Triomphe à 3 oreilles pour Clemente

 

Sortie à hombros pour le torero français avec Antonio Fererra qui, lui, a coupé deux fois une oreille mais de bien moindre résonnance… Trahi par ses mises à mort, Diego Ventura repartira avec un seul trophée…. Corrida mixte pour commémorer la 100eme corrida dans les arènes de Chateaurenard, deux toros pour le rejon (1er et 4eme) et quatre pour la lidia à pieds, un cartel qui avait attiré une forte affluence sur les gradins, un public festif qui y a trouvé son compte…

 

Face à un toro des plus faibles qui finit complètement arrêté, Diego Ventura fera le spectacle notamment avec Gitano aux banderilles… Une première fois le rejon de mort le trahira et il en finira avec muleta et descabello…. De bien plus de tenue et de potentiel, le second Los Espartales permettra au portugais de faire monter la pression avec Sueño, puis Nazari et enfin Bronce… mettant le public debout… avant de connaître un nouvel échec avec la mort cinq pinchazos en suivant muleta et descabello et une oreille en prime !!!

 

Deux toros de Los Espartales faible le 1er, de meilleur comportement le second….

-Diego Ventura : Silence et oreille !!!

 

Juste de forces, le 1er San Sebastian ira d’une belle arrancada pousser la cavalerie… En querencia au début de la faena, il y finira après s’être laissé progressivement faire avec un fond de noblesse et de classe mais sans fond ni forces. A. Ferrera finit par s’y investir en fin de parcours avec quelques naturelles allurées… L’extremeño héritera ensuite d’un toro qu’il économisera au cheval mais qui s’avérera bronco et court sur ses deux pitons, toro qui ne l’inspirera guère, restant prudent tout en quémandant la musique et pratiquement la levée des mouchoirs pour une oreille des plus symbolique…

 

Clemente a survolé les débats, héritant du meilleur toro de la course qui accrochera Marco Leal par la chaquetilla en banderillant et qu’un quite salvateur vint proteger. Des l’entame de faena le ton est donné avec des séries de belles composition sur les deux bords en alternance, minorées par un certain manque de forces de « Ratero », le bordelais faisant croitre l’intérêt par un final varié et créatif avant deux pinchazos et une entière… Belle arrancada avec poussée pour le dernier des Vangelisti que Clemente embarquera en le citant de loin par des séries vibrantes mais le toro progressivement baissera de ton, se livrant de moins en moins, le torero portant sur lui un final reussit avec circulaires inversées et manoletinas rematées de façon tres epurées… Entiere au second essai, n’empechant pas une double recompense pour bien marquer la difference…

 

Quatre toros de San Sebastian (G. et M. Vangelisti) Bien roulés, juste de forces et de comportement divers, meilleur le second, plus compliqué le 3°…

-Antonio Fererra (vert et or) Oreille !! et oreille !!!

-Clement Dubecq "Clemente" (grana y oro) Oreille et deux oreilles.

 

Sobresaliente : Miguel Angel Sanchez.

 

Pst : M. Vion, des plus généreux. Temps estival et final sous les lampions. 4/5 d’entrée et une demi-heure de retard pour cause de désastre dans l’organisation de la taquilla… Minute d’applaudissement en hommage à l’épouse de Ch. Rossi, décédée au printemps


Soustons : Christian Parejo et Solalito se partagent le trophée de France 2022

 

Les organisateurs de Soustons renouvelaient la formule du défi des champions à l’occasion de la novillada des fêtes. Les quatre novilleros sélectionnés ont affronté un exemplaire de la ganaderia de Blohorn puis le jury qualifia deux novilleros pour affronter un exemplaire de Camino de Santiago. Le cartel réunissait Solalito (vainqueur du trophée 2021, Tristan (révélation de la temporada 2021), Alvaro Burdiel (révélation du début de la temporada 2022 et Christian Parejo (triomphateur du sud-est 2021). Soleil et beau temps, 1/2 arène environ. Présidence Lionel Lohiague. Paseo retardé de 15min pour les touristes en retard. Ex-æquo au niveau comptable, le prix fut partagé entre Solalito et Christian Parejo et ils reçurent un trophée chacun.

Solalito (purissima et or) oreille et 2 oreilles

Tristan (blanc et or) ovation

Alvaro Burdiel (archeveque et or) silence

Christian Parejo (noir et or)  oreille et 2 oreilles

 

Tout d’abord, ce fut quatre novillos de Blohorn, de bonne présentation, sérieux, manquant de présence au premier tiers mais exigeants par la suite avec de l’intérêt mettant à l’épreuve les piétons du jour. Puis deux novillos (5ème et 6ème) de Camino de Santiago pour les finalistes, de présentation correcte hormis le sixième très mal armé et peu présentable au niveau des cornes. Le noble cinquième fut crédité d’une vuelta posthume généreuse.

Solalito (1 oreille et 2 oreilles) accueillit par véroniques le premier novillo de la tarde et se montra appliqué dans la lidia. Duel de quites par chicuelinas avec Tristan. Solal se montra très à l’aise avec les banderilles lors de ses deux prestations. Le novillo de Blohorn fut court de charge et exigeant en se retournant vite. Il donna de bons passages mais fut irrégulier sans parvenir à remater les séries. Le final par manoletinas fut plutôt brouillon et conclut d’une entière et d’un descabello. Qualifié pour la finale, il affronta un noble et mobile novillo de Camino de Santiago économisé sous le fer. Le tercio de banderilles fut aérien et mit les tendidos debout. Après un début au centre et à genoux, il lia des séries rythmées sur les deux bords, avec élégance et douceur, profitant de la noblesse de son adversaire. Le final par Luquesinas est abouti et logea une entière engagée mais résultante sur le côté.

Tristan (ovation) reçut son exemplaire par véroniques qui fut économisé sous le fer après avoir fléchi des antérieurs au contact du cheval. Il eut du mal à trouver le bon sitio puis parvint avec autorité à lier deux bonnes séries droitières. Il échoua ensuite avec les aciers.

Alvaro Burdiel (silence) connut une après midi discrète. Sa cuadrilla fut également mise en difficulté lors du tercio de banderilles où seule deux banderilles sera posées. La révélation de cette temporada affronta un novillo violent et compliqué, se retournant vite et ne parvint pas à s’imposer.

Christian Parejo (1 oreille et 2 oreilles) accueillit discrètement son adversaire qui partit seul au cheval. Son début de faena fut aussi approximatif et subit les charges exigeantes de son opposant. Il reçut un accrochage sans gravité mais sa force de jamais abandonner lui permit de couper un trophée après une conclusion en trois temps.  Qualifié en finale, il reçut par deux farols l’exemplaire de Camino de Santiago. Après une monopique, il invita Solalito pour un quite por colleras. Brindis à l’éleveur. Début de faena au centre par cambiadas, le novillo se montra juste de force. Il raccourcit intelligemment les distances, toréant sur des terrains plus réduits et se montra dominateur avec des séries en circulaires inversés portant sur les tendidos. L’épée est en place et égalisa au score avec son compañero du jour pour le partage des prix.

 

 

Vuelta a los toros pour Toreria


Les Saintes Maries de La Mer : Final en triomphe…

 

Avec la sortie à hombros par la grande porte de Victorino Martin, de Clémente et d’El Rafi qui venait de couper les deux oreilles d’Estudioso, N°58 primé lui d’une vuelta posthume. Un seul trophée pour A Salenc, mais lui aussi marquera cette première corrida de trois toreros français face aux victorino, un pari réussi… Mais une course qui fut longue a demarrer, les premiers toros affichant des carences physiques et un moral pas des plus enthousiastes…. Ce fut nettement plus intéressant en seconde partie…

 

Six toros de la ganaderia Victorino Martin, bien présentés mais peu homogène, de 515 à 620 kgs, avec quelques escobilles pour les 3° et 4°, dans le type de la maison, des cinqueños aux comportements variés, meilleurs les 4° et surtout 6°, plus compliqué le 5°. Ils prirent 12 piques mais seul le 3° et surtout le 6° s’y employèrent, ce dernier partageant la musique et les honneurs de ce tercio avec Gabin 

-Clément Dubecq "Clemente" (vert laitue et or) Oreille et oreille

-Adrien Salenc (bleu nattier et or) Oreille après avis et salut

-Raphael Raucoule "El Rafi" (bleu col-vert et or) Silence après avis et deux oreilles

 

Pst : JP Maragnon. Temps d’été, 9/10 d’arenes. Salut de Morenito d’Arles au 3° ovation au picador Gabin qui piqua le dernier toro…

A l’issue du paseillo, Mme Christelle Aillet, maire de la cité, Jean-Baptiste Jalabert, délégataire des arènes, ont rendu hommage à Victorino Martin Garcia en présence des trois toreros et de Fréderic Gibert, l’élu à la tauromachie

 

Une belle page écrite par Clémente qui faisait là sa présentation dans le sud-est et devant sa première corrida de Victorino….  Face à son 1er, juste de forces et ne s’employant ni au cheval ni dans la muleta, il parviendra à lui allonger progressivement un peu ses charges avant la conclusion d’une entiere longue d’effet et d’un descabello. Une première oreille pour ouvrir la course, avant une seconde de bien plus de poids face au 4° qu’il brinda à Diego Ventura. Début de faena d’excellente composition et très bien enchainé sur les deux cornes de "Veredero" faisant croitre l’intérêt au fil des séries avec des naturelles droitières en fin de cycle et ¾ de lame sin puntilla… également après un pinchazo 

No hay quinto… dit l’adage… A. Salenc hérita en cinquieme position du toro le plus compliqué, le plus "victorino" pour les plus exigeants… Des les premiers capotazos il affichera ses intentions belliqueuses et à la muleta il enverra des uppercuts sévères des ses deux cornes et de plus en plus violents… Le nîmois fit front avec courage et fermeté, s’en défaisant d’une entière après un mete y saca… Son premier toro de cet elevage pour lui aussi, sauta dans le callejon et réessaya deux fois pour le plus grand bonheur de la partie touristique du public. Juste de forces et avec un parcours réduit dans le leurre, il finit par allonger ses charges grâce a un toreo de qualité et efficace surtout sur la corne droite, l’autre restant plus réservée. Une superbe épée aidera à l’octroi d’un trophée 

 

Une belle page aussi à mettre à l’actif de Rafi Raucoule qui passa pas mal de temps chez Victorino au tout début de sa carrière et qui pour sa première corrida de ce mythique fer croisa sur sa route un grand toro… 620 kgs qui sortirent impétueusement du toril avant de venir deux fois au bout de la pique de Gabin qui officia superbement, déclenchant la musique et une forte ovation…. Des les premières séries droitières, El Rafi afficha ses intentions avant d’enchainer sur la gauche de longues séries de naturelles qui allèrent à  mas, l’avant-dernière superbement rematée d’une trincherilla de gala…. Un tiers de lame suffira pour coucher "Estudioso" Auparavant il eut moins de possibilité avec le 3° Victorino, juste de forces, exigeant et peu enclin a s’en laisser compter…


Parentis : Christian Parejo se distingue lors de la novillada et coupe une oreille

 

La féria de la Sen Bertomiu faisait son grand retour depuis la pandémie et le changement à la tête de l’organisation de la féria reprise par la municipalité. Après l’inauguration du toit l’an passé, les arènes Roland Portalier faisaient donc leur grande première pour cette féria. 2/3 d’arène environ. Président Arnaud Imatte.

Les novillos de Pagès Mailhan ont fortement déçu dès leur entrée en piste, mal présentés dans l’ensemble, manquant de trapio. Seul le quatrième et le sixième ressortirent du lot. Le moral était également dans les chaussettes. Peu présent au premier tiers, ils ont manqué de caste, cherchant rapidement les planches et furent sans fond ni transmission.

 

José Rojo (violette et or) vuelta et vuelta après avis

Solalito (lilas et or) oreille et silence après avis

Christian Parejo (blanc et or gris) oreille après avis et silence après avis

 

José Rojo n’a pas convaincu l’assistance. Il reçut le faible premier novillo par deux largas de rodillas avant de débuter sa faena au centre par cambiadas. Il fut irrégulier, l’ensemble resta brouillon avec un animal qui refusa le combat. Entière sin puntilla. Face au quatrième, le meilleur du lot avec de la mobilité, il mit du temps à trouver le bon tempo. Il parvint à lier des séries de bonnes factures lors de la deuxième partie de la faena mais sans totalement parvenir à s’imposer mais avec l’envie de bien faire.  

Solalito fut approximatif avec les banderilles. Le second novillo est manso mais avec une mobilité inégale que Solalito parviendra à canaliser avec sa jeune expérience. La faena manqua cependant de transmission et le public festif obtiendra une petite oreille malgré une estocade pas en place. Face au cinquième, il fut sans option face à un animal sans charge et sans grande qualité.

Christian Parejo fut le plus en vue de la tarde. Il domina ses adversaires avec autorité. Il débuta contre les tablas puis avança vers le centre en dirigeant la charge de son opposant pourtant sans grande qualité. Il s’imposa et lia de bonnes séries sincères. Il reçut une voltereta puis fit durer un peu trop sa faena qui baissa en intensité. L’entière le récompensa d’un trophée mérité. Face à l’ultime, il fut sérieux et tira le maximum mais perdit la sortie à hombros après une défaillance aux aciers.

 

Vuelta a los toros pour Toreria

 

Yon Lamothe a hombros..

 

Arènes pleines pour cette seconde novillada des Fêtes de Parentis. Mieux présentés que les Pagès-Mailhan d’hier, les novillos de José Enrique Fraile de Valdefresno, dont certains avaient beaucoup de transmission ont offert des possibilités aux jeunes toreros.

 

-José Fernando Molina: silence, une oreille.
-Yon Lamothe: un avis et salut au tiers, deux oreilles.
-Jorge Martinez: silence, un avis et une oreille


Boujan : les trois à hombros

 

Novillada de la « feria du toro et du cheval, annoncée comme une confrontation entre les novilleros Yon Lamothe et Christian Parejo, triomphateurs 2021 du Sud-Ouest et du Sud-Est, avec Daniel Medina, vainqueur du circuit des NSP de Castilla y Léon, récemment passé en piquée. Avec quatre exemplaires de Robert Margé et de deux de Camino de Santiago (Jean-Louis Darré), respectivement éleveurs des deux régions taurines françaises. Le trophée Julio Roblès était mis en jeu.

-Yon Lamothe (violet et or). Oreille et oreille

-Christian Parejo (noir et or) Salut et deux oreilles y rabo

-Daniel Medina (bleu ciel et or). Deux oreilles et silence

Yon Lamothe : 1er novillo de Margé, d'un calibre pour novillada sans chevaux, castaño oscuro, prend une petite pique en poussant d'une seule corne. Il s'avère noble, et permet à Lamothe de réaliser une faena principalement gauchère. Belles séries, mais la taille du becerro détonne avec celle du torero. Final par naturelles de face d'un bon tracé, pinchazo et entière basse. 4éme novillo de Darré, negro bien fait, à l'allure de toro, réceptionné par une série de véroniques de qualité. Manifeste quelques faiblesses après la pique. Raccourcit sa charge après une série de derechazos. Yon Lamothe tire quelques muletazos supplémentaires grâce à son allonge, puis le novillo ne passe plus. Final incimista sans émotion. Bonne épée, entrant droit.

 

Christian Parejo : 2éme novillo de Margé. Laid, burraco qui manifeste un petit problème à une patte arrière. Un picotazo, puis coupe le terrain et met en difficulté Mehdi Savalli aux banderilles ! Novillo décasté, “derrote” en fin de muletaz. Christian Parejo l'aguante et le soumet dans sa muleta pour quelques séries à droite. Avorte à gauche et revient à droite. Le bicho s'arrête, pinchazo et épée très en arrière. 5éme novillo de Darré. Beau novillo noir à l'allure de toro, bien fait et qui va être le seul valable de l'après-midi avec charge vive et transmission. Piqué dans l’épaule, il va s'avérer noble. Faena débutée par passes hautes, pieds joints de belle facture, suivie par de longues séries des deux côtés, longues et templées. Novillero a gusto et en pleine possession de son toreo. Ce garçon a l'étoffe et le potentiel d'un torero. Final en “ojedisant”. Estocade parfaite, entrant droit, mort rapide et délire avec octroi des trophées maximum. Pétition de vuelta pour le Darré non entendue du palco.

 

Daniel Medina : Originaire de Valladolid et installé à Salamanque, il a été la découverte de l'après-midi. 3éme novillo de Margé, également laid, donne de hachazos dans les capotazos de réception. Medina se révèle comme un muletero à la technique maîtrisée. Il va garder dans sa muleta la tête du bicho qui a tendance à s'échapper, tracer de belles et longues naturelles ainsi que des derechazos de qualités, conclus de pechos toréés. Bonne technique qui va améliorer le comportement du novillo. Il entre droit pour une entière pour deux oreilles méritées. 6éme de Margé, negro bragado, sort en trombe, tape sur la talanquera et les burladeros. Prend une pique en poussant puis donne quelques signes faiblesse. Il va raccourcir sa charge et derroter au fur et à mesure de la faena.. Medina va lui tirer toutes les passes qu'il a, terminant par de la porfia. Un pinchazo et une entière atravesada clôture la novillada.

 

Les novilleros au dessus des novillos. Trois intéressants garçons avec du potentiel. Public généreux et présidence en symbiose. Un bon tiers d'arène. Le trophée Julio Roblès pour Christian Parejo. Temps légèrement couvert et température supportable.

 

J. Garcin pour Toreria, photo P. Hermé

 

Deux oreilles pour Tibo Garcia lors du gala taurin Christian Coll…

 

 

Boujan Sur Libron – Toros et novillos de R. Margé, Blohorn, Jalabert, Gallon et San Sebastián pour Jeremy Banti (oreille), Borja Jiménez (oreille) Tibo García (2 oreilles) El Galo (saluts), Rafael González (saluts) et Tomás Bastos (oreille).


Beaucaire : Pratiquement 3h00 d’aburrimiento….

 

Si on excepte un premier fort intéressant mais qui tomba sur un Lavado sans recours, le tercio de piques du quatrième, le saut dans le callejon du dernier et la peña La Provencale qui réveilla le public et les cigales entre le 5° et 6° novillos, le reste ne sera pas d’un grand intérêt pour le public qui garnissait les arènes à moitié, massé coté ombre…. La faute en incombant au lot de novillos… Alors pourquoi aller chercher loin quand on a, à coté, aussi bien !!! voire bien mieux….

 

Six utreros de la ganaderia portugaise de La Condessa de Sobral, superbement présentés aux robes variées allant du noir au castaño en passant par du sardo, du jabonero sucio, du cardeno berrendo …. Superbes mais tous manquant de fond sauf celui d’ouverture…. Il y eu certes quelques piques, un tercio fort pour le 4eme qui en prit trois en s’employant et en partant de plus en plus loin…

 

J.A. Lavado ne laissera pas un souvenir impérissable de son passage à Beaucaire, passant à coté d’un excellent novillo qui avait montré un intérêt croissant lors de ses 3 rencontres. Le malagueño recevra un coup de corne  (2 trajectoires de 14 et 9 centimètres) en s’engageant pour tuer avant de s’embrouiller avec le descabello et d’être conduit à l’infirmerie puis à l’hôpital… 

Le second fera chuter accidentellement mais spectaculairement le groupe équestre au cours d’un tercio qui ira à mas avec la 3eme… Joli tiers de banderilles de D. Peseiro qui se retrouvera devant un adversaire tardo, bronco et vite avisé… Le portugais invitera Solalito à partager les palos au novillo qu’il eut à combattre à la place de Lavado, novillo brave au cheval mais qui s’éteindra des le début de la faena… Il ne put rien tirer du dernier qui ne faisait que s’affaler sur le sable, abrégeant d’une superbe épée. 

Solalito confirmera son potentiel en forte progression par ses réceptions à la cape ou par ses tercios de banderilles mais qu’il ne put exploiter au dernier tiers faute d’adversaire… Devant le 3eme il pourra s’exprimer sur deux superbes séries avant que le Sobral ne s’éteigne pour finir parado puis complètement aplomado… Ce fut à peu prés le même scenario avec le 5eme qu’il avait pourtant beaucoup ménagé au cheval… le nîmois séchant en plus avec l’épée

 

-José Antonio Lavado (grana y oro) Salut après avis avec cornada l’empêchant de revenir

-Diego Peseiro (mandarine et or) Salut, salut et silence

-Solal Calmet “Solalito” (lilas et or) Salut et silence

Pst : A. Trouzet. Temps estival avec un peu de vent. Tous les prix desiertos sauf celui du meilleur picador qui ira à Luis Miguel Diaz Santos qui actua au 4eme… A retenir l’intervention du « coletero » S. Herard de la cuadra de Ph. Heyral pour proteger le cheval au sol après la chute du groupe….


Orthez : Le sourire de Flores et les larmes de Montero

 

-Octavio Chacon (granny smith et or) : oreille et silence

-Sergio Flores (prune et or) : salut au tiers et vuelta

-Francisco Montero (grenade et or) : salut au tiers et oreille

Que d’évènements à Orthez en ce jour ! Un anniversaire, celui des 50 ans de la première corrida dans les arènes du Pesqué, une alternative, la première dans ce ruedo, la première sortie de toros de Monteviejo en France et le retour des toros de Dolorès Aguirre en bordure du Gave de Pau.

Cette présentation française des « patas blancas » de Victorino Martin fut intéressante mais les trois pensionnaires manquèrent de chispa et bravoure au 1er tiers (1, 2 et 5). Après les bonnes prestations du week end passé à Céret, le retour au Pesqué des pupilles de Dolorès Aguirre était très attendu par les aficionados au toro-toro. Le moins que l’on puisse dire c’est que les organisateurs orthéziens eurent le nez creux. Les trois toros (3, 4 et 6) tardèrent à sortir du toril, mais impressionnèrent lors de leur rentrée en piste par leur trapio et leur prestance, savant mélange de bravoure et de caste. La palme de ce desafio revenant à l’ultime n°43 « Carafea » né le 03/11/17 qui fut honoré d’une vuelta al ruedo.

Le premier Monteviejo resta discret sous le fer. Après un brindis au public, c’est un Francisco Montero sobre et posé que nous découvrirent. Son toro manquait de force mais il sut s’adapter, lui arracha les passes les unes après les autres jusqu’à nous gratifier de belles séries de naturelles. Le tout manquera malheureusement de transmission. 2 pinchazos. Entière contraire caida. Avis.

Après la glace, le feu de Montero réapparut, accueillant son Dolorès d’une larga de rodillas au fil des planches, de véroniques soignées et d’une chicuelina faisant rugir le public. Après une bonne première pique administrée comme il se doit par Gabin Rehabi, le Dolorès partit du centre du ruedo, pour la deuxième, et bien au-delà pour la 3ème. Le tank est lancé : batacazo dans les règles, et un Dolorès qui fait passer un sale moment à Gabin au sol. Une fois la pièce montée remise en ordre, le Dolorès en demande encore : 4ème rencontre ! Les tendidos se régalent d’un tel tercio de varas qui restera gravé dans la mémoire taurine et dont on reparlera sûrement encore dans 50 ans.

Tout feu tout flamme Montero banderillera « Carafea » mais lors de la seconde paire, il restera suspendu de longs instants à la corne du toro avant qu’il ne le projette au sol et tente de l’y reprendre. Le pire est à craindre … le nouveau matador est emmené à l’infirmerie où il restera une poignée de minutes. Octavio Chacon s’apprêtait à rentrer en piste quand Francisco Montero en chemise et taleguilla déchirée, sonné comme un boxeur remonta sur le ring les gants en avant près à en découdre. C’est son Jour ! Personne ne l’en privera, pas même un toro de Dolores Aguirre de 590 kgs ! Plié par la douleur, il alla brinder son combat à sa compagne en pleurs, se positionna au milieu du ruedo, et réussit à contenir la charge extraordinaire du Dolores lors de 4 séries de derechazos sous les encouragements du public orthézien sidéré par la caste de l’un et le courage de l’autre. Pinchazo. Entière contraire. Vuelta al ruedo pour « Carafea » sous les larmes de Montero.

Octavio Chacon et son Monteviejo avaient des points communs : ils étaient là tous les deux, ensemble, au même endroit, avec le même manque d’envie, de dominio, ils firent le job, sans plus ni moins. Oreille d’encouragement.

Il réceptionna « Malagueño » par des véroniques allurées. Le toro s’employa sous la 1ère pique et un tantinet moins sous la 2ème, la Présidence changea le tercio, mais le public voulait voir le Dolorès une 3ème fois. Chacon le remit donc en suerte, et le toro s’élança pour une ultime rencontre somme toute assez symbolique. Au dernier tiers, sa charge était courte, Chacon n’insista pas. Entière. Descabello.

« Burgalito » traversa le 1er tiers sans excès de bravoure lors des deux rencontres règlementaires. Belle entame de faena par doblones de Sergio Flores, malheureusement le reste fut un ton en dessous, entre prudence et difficulté à trouver la bonne distance sur les deux cornes face à un imposant Dolores. Entière. Descabellos.

Le dernier Monteviejo, un peu juste de force, renversa tout de même le picador, qui dut son salut à un quite salvateur du jeune mexicain. Faena brindée à son péon Gomez Escorial. S. Flores suivit « Rosito » près des planches où il se laissa toréer avec allant sur la corne droite, la gauche restera curieusement inédite… Pinchazo. Entière caïda. 2 Descabellos. Vuelta souriante.

Salut des deux mayorales (un peu généreux pour Monteviejo).

Prix Roger Dumont du meilleur picador à Gabin Rehabi qui l’a offert à Montero, Prix ¨Peña Sol’’ du meilleur geste taurin : Sergio Flores. Prix de la meilleure estocade: Francisco Montero. 2/3 d’arènes. On aurait pu faire cuire des œufs sur les gradins

 

 

Reseñas : Vicente, photos www.photoslouise2z.com

M.I.U.R.A.

 

-Juan Carlos Carballo (neige du Kilimandjaro et or) : silence et oreille

-Solalito (lilas d’Antoñete et or) : vuelta et 2 oreilles

Vous en avez rêvé ? Orthez l’a fait ! Faire venir un fer légendaire en Béarn : quoi de plus symbolique pour fêter un anniversaire que d’y « inviter » les cornus de Miura ?

Même si le lot était désigual de présentation, de comportement divers et rarement bien méchant, la matinée fut intéressante et la prestation des novilleros devant ce bétail historique à souligner.

Le premier Miura à venir fouler le ruedo, est plutôt … laid : grand, haut, maigre. Discret au cheval, il mit rapidement en difficultés Juan Carlos Carballo ne cessant de lui envoyer dans la muleta de violents coups de tête. Metysaca. Entière atravesada.

Tout aussi dans le type, son 3ème Miura a plus de trapio, et moins de tête. Il s’employa avec parcimonie lors des 2 rencontres avec une cavalerie presqu’aussi haute que lui avant une vuelta de campana au ralenti suivie malgré tout cela d’une 3ème pique dont la nécessité sembla relative. Carballo profita de la noble charge de son novillo en début de faena lui tirant des muletazos intéressants, mais le final fut assez brouillon. Voltereta lors de l’entrée en matar sans gravité. Entière

Le deuxième novillo remplissait tous les critères morphologiques de Zahariche, il s’employa à la première rencontre sous le fer et vint de loin à la seconde. Solal prit à son compte le deuxième tercio pique et le fit plutôt bien. Le novillero sut utiliser la bonne corne droite de son Miura, la gauche s’avérant moins commode, et réalisa de bonnes séries de derechazos. 2 pinchazos. ¾ de lame. 2 descabellos. Vuelta chaleureuse (rien à voir avec la température).

Le dernier novillo était lui aussi très haut et à la tête que l’on accrocherait bien au mur. Bon premier tiers, venant de loin à la 2ème pique, mais au cours duquel le Miura laissa trop d’énergie. Si le début de faena est un petit peu brouillon, le nîmois nous gratifia de muletazos droitiers de bonne qualité par la suite. A gauche, novillo et novillero ne parvinrent pas à s’accorder. 3/4 de lame. 1 oreille + 1 en cadeau d’anniversaire du cinquantenaire.

Prix du triomphateur remis à Solalito, et celui de la meilleure pique de la mairie d’Orthez à Espartaco au second novillo (un prix desierto n’aurait pas choqué).

Demi-arène. Canicule et aficion font bon ménage.

 

 

Reseñas : Vicente, photos www.photoslouise2z.com


Lunel : Lea Vicens et A. Roca Rey sortent par la grande porte

 

Décidément rien n’arrête le péruvien même si dans les arènes pescalunes, l’épée l’a privé d’un triomphe plus retentissant. A ses cotés, la torera nîmoise a affiché une maitrise qui se confirme a chacune de ses prestations et sa sortie sur les épaules des capitalistas est  amplement méritée. Quant à Juan Ortega il a dessiné les séquences les plus raffinées de la corrida, surtout à la cape à son 1er, coupant une oreille au 5eme.

 

L. Vicens aura à s’accommoder d’un 1er fuyard quelle parviendra à intéresser mais qui s’éteindra peu à peu après une superbe prestation sur Diluvio… rematant bien avec Jasmin… Son second affichera un meilleur potentiel et la torera nîmoise se montrera à son avantage avec des poses de banderilles précises et bien amenées avec Betico, Diluvio ou Fermin pour les courtes. Par deux fois elle tuera efficacement sur Espontaneo..

 

Superbe entame raffinée pour Juan Ortega avec une demi-douzaine de véroniques de grande classe qui n’eurent guère d’écho sur les tendidos. Face à un toro noble mais manquant de forces et de transmission, le sevillan n’eut guère d’option. Il eut plus de possibilités avec son second au cours d’une faena d’intensité irrégulière, toréant avec bon gout sur quelques séquences allurées, de meilleurs effets à gauche avant un final plus enlevé. ¾ de lame avant l’octroi d’une oreille.

 

Vuelta de campana après un unique puyazo et le début de faena de Roca Rey s’enchaina avec élégance, créativité et facilité jusqu’à ce que colorado n’aille se refugier rapidement en tablas ou le péruvien, sans l’obliger, rematera fort bien son ensemble en terrain reduit avant une épée caida sin puntillas et deux oreilles fêtées.  Il aurait put doubler la mise avec le dernier qu’il économisa au fer avant de lui offrir un trasteo parfaitement adapté sans le contraindre, puis de réduire les distance pour un final qui sera d’un intérêt croissant… jusqu’à ce que l’épée lui joue un mauvais tour…

 

Les Arènes Francis San Juan de Lunel ont enregistré trois quart d’entrée massé coté ombre en raison d’une température caniculaire.

Une corrida mixte pour les fêtes de La Pescalune avec deux toros de Fermin Bohorquez pour le rejoneo et quatre de Joaquin Nuñez del Cuvillo pour la lidia à pieds, Meilleur le second pour la partie équestre, bien présentés ceux pour les toreros à pieds, meilleurs les deux derniers….

-Lea Vicens (rejon)  Oreille et oreille

-Juan Ortega (blanc et azabache) Silence après avis et oreille

-Andres Roca Rey (praline et or) Deux oreilles et salut après avis

 

Pst : J. Georges. Remise d’un trophée aux trois toreros et au mayoral de Nuñez del Cuvillo a l’issue du paseillo.


Tyrosse : José Garrido sort en triomphe face à un intéressant lot de Pagès Mailhan

 

Ou quand les épées déraillent… Suite à la corrida triomphale de l’an passé, les organisateurs des arènes de Tyrosse avaient reconduit la ganaderia de Pages-Mailhan. Les platanes qui arborent les arènes ont permis aux spectateurs de rester sous les 39° à l’ombre..

Les toros de Pages-Mailhan furent de présentation correcte. Ils ont été discrets et économisés sous le fer, monopique sauf pour le second qui reçut deux rations. Le troisième montra des signes de bravoure. Par la suite, l’ensemble du lot montra de la noblesse franche avec de la mobilité et un certain intérêt dans le dernier tiers. Ils eurent cependant tendance à chercher les planches en milieu de faena. Meilleur le troisième qui fut fortement applaudi à l’arrastre.

 

-Morenito de Aranda (archeveque et or)  oreille et ovation

-Thomas Dufau (sangre y oro) palmas et silence après avis

-José Garrido (rouge et or) silence après avis et 2 oreilles

2/3 d’arène environ. Le paseo a été (comme trop souvent) retardé de 15min pour l’affluence de dernière minute aux guichets. Pst : Bernard Peytrin

 

Morenito de Aranda  dès les premières passes de cape beaucoup de motivation et de détermination. Appliqué dans la lidia, il fut à l’aise cape en main. Il profita de la noblesse de son adversaire pour lier de bonnes séries avec rythme sur les deux bords mais parfois profilées. L’entière est tombée mais obtint cependant un trophée. Face au quatrième, il débuta bien par le bas avec autorité et toreria. La faena va de mas a menos, le toro se dégonfle en cherchant les planches. Echec aux aciers. Morenito fut invité à saluer.

Thomas Dufau  reçut le petit deuxième toro par une larga de rodillas. Ce sera le seul de la tarde à recevoir deux piques où il sortit seul à la deuxième. Après un début par le bas en avançant vers le centre, il lia des séries droitières où il ne parvint pas s’imposer avant que le toro ne se dégonfla en rejoignant les planches. Final par circulaires avant de loger une épée sur le côté. Seul le fan club demanda un trophée. Le cinquième chercha la sortie dès son entrée en piste. Le landais s’appliqua dans son registre, il débuta par cambiada au centre puis lia de bonnes séries droitières mais sans transmission ni domination. Son opposant attiré par les tablas finira par les rejoindre rapidement.

José Garrido hérita du meilleur lot de l’après-midi. Son premier adversaire montra de la fixité sous le fer. Il profita par la suite de sa mobilité et sa noblesse pour servir la meilleure prestation de la tarde. Il débuta par le bas avec autorité et domination puis laissa de la distance et donna des séries qui transmirent dans les tendidos. Le final baissa en intensité et échoua avec les armes. L’ultime sortit en piste en reculant sans caméra de recul. José Chacon salue aux banderilles. Le toro montra de la noblesse avec du fond et Garrido prit plaisir et servit de bonnes séries al natural et templées. Il finira par une nouvelle série gauchère et pieds joints. Deux oreilles cependant très généreuses en conclusion après une épée trasera.

 

 

Vuelta a los toros pour Toreria 


Tarascon : Une oreille pour chacun …

 

Mais le trophée Nimeño II est finalement allé au novillero de la tierra, Tristan, pour la seconde fois consécutive, un prix auquel pouvait prétendre tout autant, sinon plus, Christian Parejo. Une novillada exigeante coté bétail, devant lesquels il ne fallait jamais baisser la garde, de excellents notes le 4°, les 1er et 5° offrant des possibilités et devant trois novilleros qui ont fait preuve d’envie et d’engagement malgré un certain manque d’oficio pour deux d’entre eux…

 

Venant fort d’entrée et irrégulièrement, le 1er se laissera finalement faire dans la muleta calme et posée de Tristan au cours d’une faena qui culminera sur une superbe série de la gauche avant de se faire bousculer par excès de confiance. Une épée portée en s’engageant libérera la 1ere oreille de la novillada. Applaudit de salida le 4° sera « veroniqué » un genou en terre avant de prendre deux belles piques et de voir le duo Morenito d’Arles/Mehdi Savalli se distingué, le second saluant pour ses banderilles. Superbe entame du tarasconnais, par le bas qui liera d’excellents enchainements droitiers devant un novillo qui répondait. Mais emporté par son envie, il se fera bousculer sans mal et le final ira à menos, cafouillant de plus avec le fer.

 

Le second prendra ses trois piques, la 3eme moins soutenue avant de découvrir bien vite qui il y avait derrière le leurre. Ch. Parejo assurera avec fermeté face à l’avisée corne droite du Fano avant d’enchainer une superbe série à gauche, la seule qu’il avait, en terminant d’une demie au 2eme essai. Le protégé de T. Cerqueira brindera au Cordobes et à J. Conde, présent au callejon avec Clemente, son second novillo. Il imposera sa muleta à un novillo qui finit par se laisser faire avec bon fond, surtout à droite, l’autre corne restant moins évidente. Oreille après 4/5 de lame au second essai et l’appui de Manuel Diaz El Cordobes…

 

Le 3eme fut guère évident avec ses charges surtout très irrégulières, alternant quelques bonnes séquences avec d’autres semant le doute. Clemente Jaume put lui donner quelques bons muletazos au cours d’un ensemble décousu avec un vent qui avait forcit… Il se fit prendre très violemment lors des manoletinas finales avant de s’égarer un peu pour tuer. Le dernier s’employa peu dans la muleta du biterrois et son manque d’expérience ne lui permit pas de compenser, l’ensemble résultant assez irrégulier, la superbe estocade aidant l’oreille à tomber du palco

 

Six novillo de la ganaderia du Vieux Sulauze, propriété de Juliette et Christophe Fano, de belle présentation, exigeant dans l’ensemble avec des comportements variés, meilleur le lot de Tristan (1er et 4°) et le 5° les 2° et 3° plus compliqués, le vent n’arrangeant rien à l’affaire et le peu d’expérience surtout du protégé d’Ignacio Ramos n’ont pas permis d’en profiter un peu plus… Les Fano prirent 15 piques, les 2°, 6° et surtout 4° s’y montrant à leur avantage

 

-Tristan Espigue "Tristan" (vert lagon et or) Oreille et salut après avis avec ovation au novillo

-Christian Parejo (violette et or) Salut du callejon et oreille

-Clément Faisant "Clémente Jaume" (Salut après avis et oreille 

 

Pst : B. Pujol, Vent souvent gênant et temps chaud avec une bonne demi-entrée sous les platanes et le chant des cigales. Le trophée Nimeño II, prix du meilleur novillero de l’après-midi a été remis en piste à l’issue de la novillada à Tristan. Salut de M. Savalli au 4°


Boujan 1ere de Feria : La Quinta-Flop

 

Six novillos de La Quinta

-Alvaro Alarcon (bleu ciel et or) : silence et oreille.

-Alvaro Burdiel (vert sapin et or) : oreille et vuelta.

-Clemente Jaume (bleu des mers du sud et or) : deux avis et silence et deux avis et silence.

Président : B. Oble ¾ d’arène. Temps estival.

 

Un  véritable flop que cette novillada, du particulièrement à la piètre qualité du bétail, les novillos de La Quinta justes et desiguales de présentation ayant distillé un ennui persistant sur les gradins par leur fadeur et leur manque de race et de force, à l’exception du dernier qui afficha un tempérament un peu plus affirmé y compris sous la pique, les cinq autres ayant subi les deux épreuves obligatoires (et quelquefois excessives vu leur faiblesse) du premier tercio avec mention médiocre.

Le premier novillo, genre sardine, fléchit à plusieurs reprises dès sa sortie et se couche après les deux rencontres. Alarcon évitera de trop brusquer cet adversaire dévitalisé qui avance à petits pas lors d’une faena marginale et forcément ennuyeuse par manque total de transmission. ¾ tombée sans s’engager et 2 descabellos. Il se fait désarmer par le quatrième, mieux présenté et plus nerveux. Au dernier tercio, il mettra un peu de temps à trouver le sitio et à peser sur son adversaire mais petit à petit sa faena gagnera en consistance et il saura tirer parti du fond de noblesse du La Quinta pour terminer sur une très bonne série de derechazos avant de loger une entière concluante qui lui permet de couper une oreille.

S’il fallait retenir quelque chose de la première faena de Burdiel, ce serait l’esthétique et la lenteur des gestes, grandement facilitées  par le manque de tonus et la complaisance de ce qu’on a du mal à appeler un adversaire. Entière tendida trasera et oreille très minoritaire. Le cinquième n’offre guère plus d’options de triomphe et se désintéresse de plus en plus de ce qui se passe dans l’arène. Que faire ? Comme on dit, on ne force pas à boire un âne qui n’a pas soif….Mais une très bonne estocade foudroyante nous sort un peu de notre léthargie.

Le biterrois Clemente Jaume hérite d’un troisième novillo dont la faiblesse frise l’invalidité, son mérite aura été de le maintenir debout jusqu’au bout d’une faena volontaire qui ne passera toutefois pas à la postérité, d’autant que la mise à mort fut assez désastreuse, frôlant le troisième avis. Deux pinchazos, demie contraire et six descabellos. Le dernier La Quinta est le seul à afficher un peu de tempérament et de solidité dans les pattes. Face à la charge pas toujours claire de son adversaire, le jeune biterrois nous livre une faena sincère, volontaire et très méritoire malgré des recours techniques encore un peu justes pour dominer totalement le novillo qui se met en querencia au final. Mise à mort toujours laborieuse. Pinchazo, 1/3 de lame plate, pinchazo et demie.

 

 

Reseña : Nadine Regardier, photos Michel Volle

Une matinée agréable avec la novillada sans picadors.

 

Matinée agréable pour les aficionados avec quatre erales de Margé intéressants, supérieur le premier, maniables les second et troisième, plus compliqué le dernier. Le 1er honoré d’une vuelta posthume. A part l’arlésien qui nous a offert une tauromachie plutôt inconsistante, les novilleros  ont  affiché chacun des qualités qui ont donné un intérêt soutenu  à cette matinale.

 

Miriam Cabas a été la révélation du jour. Ce petit bout de femme a une planta torera indéniable et ne s’est jamais laissée déborder par la noblesse fougueuse du  premier Margé qui chargeait de loin sans qu’on ait besoin de le toquer.  Avec beaucoup de style, d’assurance et d’aisance, elle a su canaliser et  mettre à profit la charge longue et claire de son adversaire pour composer une faena enlevée sur un rythme soutenu et sans aucun temps mort. La mise à mort n’était malheureusement pas à la hauteur de sa prestation. 2 pinchazos et ¾ caida.

 

Le second novillo est maniable avec une pointe de faiblesse et répète avec moins de classe que le premier dans la muleta de Fabien Castellani  qui nous offre une prestation assez marginale et brouillonne, usant et abusant de dosantinas jusqu’à l’indigestion. Epée de gendarme et ¾ contraire. 

Le biterrois Lenny affiche une motivation et une élégance certaines dans le maniement de la muleta face à un troisième novillo qui ne pose pas de problèmes. Si  sa tendance à ne pas assez tirer le bras pour allonger ses passes l’a un peu desservi   en l’obligeant trop souvent à se replacer et en ôtant de la fluidité à ses enchaînements, l’ensemble de sa prestation n’en reste pas moins agréable et lui permet de couper une oreille après pinchazo et ¾ de lame engagée. 

Leonardo, le petit portugais protégé de Victor Mendes a révélé une forte personnalité et pas mal de courage face au dernier Margé violent et compliqué sur le piton gauche. Efficace avec le capote, à son aise avec les banderllas, le jeune novillero  n’a pas eu le dessus avec la muleta mais il s’est arrimé vaillamment face à cet adversaire qui lui enganchait violemment le leurre  à chaque passe jusqu’à lui faire subir une sérieuse voltereta. Entière caida et ¾ delantera.

 

-Miriam Cabas (blanc et or) : oreille.

-Fabien Castellani (blanc et or gris) : silence

-Lenny Martin (lilas et or) : oreille.

-Leonardo Manuel Vieira (blanc et noir) : vuelta.

Soleil chaud. ¼ d’arène. Président : M.G.Massol

L’ancien banderillero José Gomez a offert une muleta au meilleur novillero. Son choix qui s’est porté sur le biterrois Lenny Martin a été fortement contesté, la jeune espagnole Miriam Cabas ayant largement remporté l’adhésion du public. Devant la réaction des gradins qui désapprouvaient ce choix, Leny Martin a eu  ce geste digne  de donner la muleta à son peon  et de sortir les mains vides.

Reseña : FB del Orb, photos A. Burgos

….Et une tarde entretenue pour le final

 

Des novillos  sérieux de présentation, aux comportements  divers mais intéressants dans l’ensemble avec du moteur et du tempérament, assurant sans toutefois  être spectaculaires au premier tiers avec seulement une pique pour quatre d’entre eux (1.2.3 et 6), les meilleurs à la muleta second, troisième et dernier, manso le quatrième, plus compliqué le cinquième et un peu faible le premier .

Grosse émotion  d’emblée pour Santana Claros qui trébuche dès les premières passes de capote et tombe devant le novillo qui le reprend au sol. Il  s’en sort avec plus de peur que de mal. Deux rencontres pour une seule pique poussée moyennement et  par a coups, le novillo ayant déjà donné quelques signes de faiblesse du train avant. Il ne manquera pourtant pas de moteur ni de noblesse au dernier tiers, Santana Claros soignera le geste sur quelques séries esthétiques mais très marginales  et qui ne pèsent guère sur l’adversaire.   Le trois quart de lame très en arrière sur le dos en empruntant les boulevards extérieurs n’aurait logiquement pas du lui permettre de couper une oreille plébiscitée par ailleurs par une petite poignée de mouchoirs. Le quatrième est un manso qui le désarme dès les premières passes de muleta. Le novillo se laissera faire sur deux ou trois séries avant de se distraire et de sortir systématiquement des passes  malgré les cris du novillero  pour l’intéresser  et finira par se réfugier aux planches où il se couchera avant qu’on ne le relève pour l’estoquer. 5 pinchazos et ¾ droite. A signaler à l’actif du novillero des mises en suerte  soignées pour les tercios de varas.

Solalito va soigner tous les moments de la lidia devant son premier adversaire. Il se montre à son avantage avec le capote à la réception, à la mise en suerte au cheval  par chicuelinas marchées et  enfin au quite après une monopique poussée. Aux banderilles, on retiendra surtout le quiebro qu’il place en troisième position. Au dernier tiers, il saura canaliser la charge claire de son adversaire lors d’une faena aboutie,  sincère et bien rythmée, supérieure sur le piton droit où il nous gratifie de quelques séries enchaînées avec une élégance templée. Belle épée au second essai, le Valdefresno  résiste un long moment avant de se coucher. Si la seconde oreille s’imposait après la première octroyée à Santana Claros, la vuelta  semblait un peu excessive. Le cinquième ne sera pas du même tonneau. Imposant  et large d’armures, il  charge  avec force la cavalerie et reste sous une première pique avant d’être placé au centre par Solalito et de recharger avec la même envie pour une seconde rencontre à vide. Après avoir posé trois bonnes paires de banderillas, le nîmois va s’arrimer devant cet adversaire violent qui remate sans arrêt aux burladeros , lui tirant des passes très méritantes  et il n’hésitera pas à s’exposer dans les cornes quand le bicho commencera à se réserver  et à vouloir sortir des passes pour se refugier aux tablas où il ira lui voler pour finir quelques passes valeureuses.  Malheureusement la mise à mort sera compliquée par l’entêtement du novillo à se coller contre les tablas, lui laissant peu de sortie après l’entrée a matar. 2 pinchazos et ¾ .

Christian Parejo va laisser lui aussi une très bonne impression  lors de ses deux prestations. Il assure au capote face au troisième qui pousse un peu sous une monopique vite levée. Après une entame par cambiadas au centre,  il va toréer avec beaucoup de quiétude et de temple, en réussissant à  conserver  et à transmettre  jusqu’au bout l’intensité initiale de sa faena malgré la baisse de régime progressive de son opposant. Malheureusement, il perdra tout le bénéfice de son travail avec l’épée. 6 pinchazos et 1/5 de lame. Vif dans le capote, le dernier Valdefresno s’élance seul au cheval où il reste et pousse alors que la pique est levée. Après un début par statuaires stylées, Christian Parejo  va exploiter la charge allègre de son adversaire pour réaliser une faena enlevée , citant de loin et embarquant  le novillo dans de jolies enchaînements sur les deux cornes, avec une épée concluante cette fois (3/4 de lame) qui lui permettra lui aussi de couper deux oreilles et d’accompagner Solalito pour la sortie a hombros.

 

2eme novillada avec six novillos de Valdefresno, le second “Trasquito” N°53, primé d’une vuelta posthume

-Antonio Santana Claros (violette et or) Oreille et silence

-Solal Calmet “Solalito” (lilas et or) Deux oreilles et silence après avis

-Christian Parejo (lys blanc et or gris) Silence après avis et deux oreilles
Président : M. P. Picard. ¾ d’arène .  Ciel ensoleillé se couvrant petit à petit.

Sortie a hombros  de Solalito et Christian Parejo et vuelta au second novillo.

Reseña : FB del Orb, photos A. Burgos


Castelnau-Rivière-Basse : Oreille pour A. Morilla et M. Roman

 

Six erales du Lartet très bien présentés avec du moteur et une caste, parfois âpre qui mit les trois becerristas en difficulté dans un contexte météorologique pas évident non plus pour ces jeunes eleves d’ecoles taurines…

 

-Jean Larroquette, « Juanito » (bleu liner et or) Palmas et silence après avis.

-Antonio Morilla (bleu France et or ) Silence après avis et oreille après avis.

-Manuel Roman Alvarez (creme de lait et zan) Oreille et silence après avis.

Castelnau-Rivière-Basse, novillada sans picador du 20ème anniversaire. Environ 2/3 d’arène. Orage, vent et pluie à partir du premier toro.

Juanito eut du mal face à ses deux becerros, surtout devant le 1er, se retrouvant un peu à son second passage mais l’épée aussi n’a pas répondu présente…

Antonio Morilla faisait sa présentation en France. Il a connu quelques problèmes devant son  premier Lartet, montrant un meilleur visage devant son second et une épée sin puntilla, lui permit de couper une oreille.

 

Manuel Roman, le vainqueur de Bougue se montra le plus torero du cartel mais sans vraiment s’engager devant deux becerros exigeant et un vent souvent violent. Oreille récompensant sa première actuaccion avant un gros echec à l’épée devant le sixième.


Eauze Une oreille pour chacun...

 

Avec trois toreros aux styles différents, trois oreilles et trois derniers toros de’un peu meilleure qualité pour cette corrida qui alla crescendo

Ce retour de la fiesta brava dans les arènes élusates a été gâché par des toros de Banuelos inégaux de présentation, avec des cornes vite abîmées, trop justes de forces. Ils ont offert peu d’options aux toreros, de meilleure tenue les trois derniers. Chacun des toreros essayant de profiter des possibilités offertes par ces derniers auxquels ils ont coupé une oreille chacun.

Alberto Lamelas n’aura aucune option face à son 1er trop faible. Reçu par trois largas de rodilla le 4° permettra au torero de Jaen de lier quelques muletazos avant que le Bañuelos ne se mette à jouer de la tête et le prenne spectaculairement. Final portant sur le public et épée efficace aidant l’oreille à tomber

Devant un noble mais faible 2°, Adrien Salenc se montrera appliqué mais sans aucun echo en face. Le 5° toro se casse l’antérieur droit ... et sera puntillé dans le couloir des chiqueros ... Le sobrero passe vite en mode défensive et le nîmois doit le garder dans la muleta pour éviter qu’il ne parte en querencia. Ce qu’il fit de bonne façon avant de porter une lame efficace

Face à un toro vite eteint et bas de race, Dorian Canton ne put rien espérer. Après un debut de faena bien agencé, le dernier baissera vite de pieds tandis que le torero bearnais tentera d’en tirer le maximum avant une conclusion efficace qui aidera le mouchoir blanc à sortir.

 

Six toros d’Antonio Bañuelos, dont un sobrero (5° bis) le 5° changé pour blessure, decevants et justes de forces dans l’ensemble. Monopique prise sans grande bravoure.

Cartel modifié pour cette corrida d’Eauze, Antonio Ferrera victime du Covid, est remplacé par Dorian Canton.

-Alberto Lamelas (blanc et or) Silence après avis et oreille.

-Adrien Salenc (rouge et or) Silence après avis et oreille après avis.

-Dorian Canton (aubergine et or) Salut et oreille

Président : Pascal Lavigne. 4/10ème d’arène, soleil et chaleur

 

En matinée : quatre erales du Lartet  pour

-Jean Larroquette, « Juanito » : Salut au tiers et silence

-Tristan Barroso: Oreille et salut après avis

Un tiers d’arène, un vrai soleil de jour de corrida. Président : Roland Bruno

Le prix du club taurin revient à Tristan Barroso, celui de la ville d’Eauze à Juanito et les deux toreros se partagent celui des organisateurs du Sud-ouest. 


Soustons : Julien Lescarret sort en triomphe pour ses 20ans d’alternative

 

Dix ans après s’être retiré des ruedos, Julien Lescarret avait annoncé qu’il ne reviendrait pas en piste. La flamme toujours présente, il est revenu, pour un jour, trente ans après avoir commencé afin de fêter ses 20ans d’alternative en compagnie des toreros numéros un français à ses yeux. Léa Vicens à cheval et Juan Leal à pied. Il a souhaité une journée spéciale qui lui ressemble. Une corrida flamenca et blanche comme une dernière page à écrire. Le public ne l’a pas oublié et a garni aux 2/3 les arènes Henri Canelas avec la présence d’ancien comme Javier Valverde, Sébastien Castella ou Jonathan Veyrunes (auteur de l’affiche). Deux toros de Gallon pour le rejon, faibles de présentation, nobles et juste de force cependant, allant a menos. Vuelta posthume généreuse pour l’exemplaire sorti en quatrième position et quatre toros de Margé, de bonne présentation, exigeants dans l’ensemble, fléchissant parfois des antérieurs, montrant de la fixité sous le peto.

-Léa Vicens Ovation et deux oreilles

-Julien Lescarret (blanc et or) ovation et deux oreilles

-Juan Leal (blanc et or) Oreille et silence

Sobresaliente : Jérémy Banti.

Présidence : Lionel Lohiague. Ciel changeant, quelques gouttes, vent et nuages. Le paseo fut retardé de quelques minutes suite à l’affluence aux guichets.

 

Léa Vicens accueillit son premier adversaire avec Guitarra pour deux rejons de castigo puis planta trois banderilles avec son cheval vedette Bético, citant de face un noble adversaire. Banderilles courtes sur Jazmin mais elle perdit un trophée avec le rejon de mort. Face au quatrième, elle monta en intensité, profitant de la noblesse du Gallon. Elle mit le public debout avec Diluvio puis réalisa des quiebros sur Diamante mais la faena alla un peu a menos. Le rejon de muerte s’avéra contraire et conclut d’un coup de descabello autoritaire pour repartir avec deux oreilles.

Julien Lescarret fut invité à saluer à l’issue du paseo. Il reçut le premier Margé bien présenté par devant avec des véroniques. Il mit en suerte son opposant en donnant de la distance pour deux rencontres puis invita son ami Jérémy Banti pour un quite tout en douceur. Après un brindis à son fils et sa compagne, il débuta par le bas, le Margé se montra pas facile à manœuvrer. Il fut appliqué pour une faena essentiellement droitière, parvenant à donner des muletazos sincères mais manquant de liaison. L’épée n’est pas concluante et perd un trophée avec le descabello. Face au cinquième exemplaire qui fléchit des antérieurs à sa sortie mais qui se montra fixe et puissant sous le fer après avoir cassé le palo à la première rencontre, Lescarret monta en puissance, prenant de plus en plus confiance, parvenant à s’imposer en servant de belles séries engagées, liant des naturelles templées et conclut d’une entière efficace pour fêter dignement son anniversaire en sortant par la grande porte.    

Juan Leal ne fut pas en réussite et réalisa deux faenas qui allèrent rapidement a menos. Il débuta sa première faena au centre par cambiadas, puis raccourcit rapidement les distances face à un animal court de charge et qui ne se livra pas. Il reçut une voltereta sans conséquence. L’entière est concluante et se verra récompensé d’un trophée. Face à l’ultime qui manqua de fond, il lia deux séries intéressantes avant de réduire les distances sans perdre un bout de terrain. L’épée déraille et résulte sur le flanc.  

 

 

Vuelta a los toros pour Toreria


Saint Sever : Daniel Luque coupe deux oreilles après une grande faena

 

Malgré un temps incertain une nouvelle fois, la pluie n’a pas contrarié le déroulement de la course si ce n’est à la fin de l’ultime toro de la soirée. Une météo encore automnale sous un ciel très nuageux, peu habituel pour les fêtes de la Saint Jean. Le cartel avec la présence de Daniel Luque a suscité plus de passion pour le public qui a répondu présent contrairement à la veille, remplissant les arènes aux 2/3 environ. Daniel Luque est le grand triomphateur du week-end, servant une grande faena face au quatrième toro de la tarde.

Cinq toros de la Ventana del Puerto et un toro de Puerto de San Lorenzo (3ème) justes de présentations, manquant de forces dans l’ensemble mais montrant de la noblesse. Très faible et très mal armé le premier exemplaire, de comportement varié sous le fer et la monopique, seul le cinquième eut le droit à deux rencontres.

- Daniel Luque (blanc et or gris) Silence et 2 oreilles

- Thomas Dufau (bleu marine et or) Ovation et silence après 2 avis

- Juan Leal (argile et or) Ovation et silence après avis

Présidence Miguel Telleria

 

Daniel Luque hérita d’un vilain exemplaire sortit en pôle position, très faible des antérieurs que Luque aurait souhaité voir repartir aux corrales. Très handicapé des antérieurs, il planta à de nombreuses reprises les cornes dans le sol. Le torero de Gerena fait la moue, mais tenta de le toréer à mi-hauteur en chirurgie réparatrice. Face au quatrième, manso au cheval, fuyant sous la pique et cherchant refuge au toril, Luque réalisa un faenon plein d’émotions et de sentiments sous le « Concierto d’Aranjuez ». Une faena qui rappela celle donnée à Bayonne lors de son encerrona en 2019. Luque captiva l’attention du toro dès les premiers muletazos alors que celui-ci cherchait les planches. Sans jamais le brusquer il l’emmena dans une muleta douce et une gestuelle pleine de classe. Il domina complètement son adversaire, pour des séries émouvantes qui arrêtèrent le temps quelques instants conclues avec des luquesinas au ralenti que lui seul a le secret. L’épée entière est efficace.

Thomas Dufau reçut par véroniques et chicuelinas le second toro de l’après-midi qui poussa la cavalerie contre les tablas. Après un brindis à l’assistance, il débuta au centre par des passes dans le dos puis lia ensuite des séries droitières de bonnes factures avec relâchement sous l’air du pasodoble Granada. Le toro répond avec alegria mais sa faena perdit en intensité et alla a menos avant de conclure d’un mete y saca sur le côté qui le priva d’un possible trophée. Face au cinquième, ce fut compliqué de passer après le grand moment de Daniel Luque. Il mit du temps à trouver le bon tempo et ne parvint pas à s’imposer. Il fut en difficulté pour cadrer le toro pour l’acte suprême et conclut au descabello.

Juan Leal arriva dans les Landes avec détermination après son triomphe du côté de La Brède la veille. Son premier opposant mit au sol l’équipage. Juan Leal débuta au centre et à genoux pour des passes cambiadas puis lia des séries droitières plus ou moins abouties. A gauche, le toro n’est pas franc et a tendance à couper ses charges vers l’homme. L’arlésien réduit les distances pour une tauromachie de proximité qu’il maitrise. Le desplante final ne fut pas nécessaire et dut se contenter d’une simple ovation après une estocade après pinchazo tombée. L’ultime poussa son unique rencontre au cheval mais montra peu de qualité par la suite alors que la pluie commença à tomber, Juan Leal le toréa avec plus de calme et de douceur mais sans transmission malgré le déclenchement de la musique pour tenter de mettre un peu plus d’enthousiasme. L’épée est mal placée en conclusion.

 

 

Vuelta a los toros pour Toreria

Saint Sever : Perera, Clemente et El Rafi, un trophée chacun

 

Il y a cinquante ans, le 25 juin 1972, une vingtaine de toreros français sautaient dans les arènes de Saint-Sever en pleine novillada pour obtenir leur reconnaissance professionnelle dans leur propre pays et réclamer le droit de toréer au même titre que leurs collègues espagnols. Avant le paseo, la maire rappela cet évènement en présence de Simon Casas, acteur de la descente et de Patrick Varin, Richard Milian et Sébastien Castella. Après la canicule de la semaine passée, ce fut un temps de novembre que Saint Sever connait pour la semaine taurine de fin de temporada. Mais non, nous sommes bien en juin, et Saint Sever fête la Saint Jean. La course a été maintenue après débâchage de la piste qui resta dans un bon état malgré la pluie fine continue qui s’est abattue toute la tarde.

Même si les arènes Henri Capdeville ne sont que de troisième catégorie, les aficionados auraient souhaité fêter cet événement par des toros avec plus de présence, au moins du point de vue de la présentation.  En première partie, trois toros de Gallon, trop légers et trop peu armés, manquant de force dans l’ensemble, discret sous le fer mais montrant de la noblesse suave par la suite.  Puis trois toros de Camino de Santiago et un sobrero 6ème bis remplaça le titulaire qui se blessa à sa sortie en piste, plus fort physiquement mais cornes abimées aussi. Montrant plus de puissance sous les mononiques mais qui se défendirent par la suite.

- Miguel Angel Perera (Bordeaux et or) Silence après deux avis et oreille après avis

- Clémente (vert et or) Oreille et ovation

- El Rafi (gris et or) oreille et silence après avis

Le paseo débuta avec 30 min de retard. Seulement 1/3 arène environ. Présidence Philippe Lalanne.

 

Miguel Angel Perera affronta un faible exemplaire de Gallon. Il le toréa avec douceur et à mi-hauteur afin de ne pas le brusquer. Face au quatrième de Camino fixe au peto sous la monopique, il toréa sur des terrains réduits avec une technicité qu’il maitrise. Il se fâcha un peu après avoir souhaité la musique alors que la faena arrivait à son terme. Il tira le maximum avant de conclure au descabello.

Clemente montra de l’élégance dans son toreo cape en main face au noble toro de Gallon. Après le salut de Mehdi Savalli aux banderilles, et un brindis à Perera, il débuta au centre par des cambiadas. Il lia par la suite des séries avec douceur et personnalité puis s’engagea avec les armes. Le public frileux sous les parapluies et ponchos, tarda pour demander l’oreille. Face au cinquième, lourd et qui se défendit sur place, en donnant des coups de têtes, il dut rompre après quelques avertissements. Il fut volontaire mais se trouva en manque de solutions techniques.

El Rafi reçut le petit toro de Gallon par une large de rodillas. Après un brindis à Simon Casas, il lia de bonnes séries sur les deux bords avec classe et précision, profitant de la noblesse de son adversaire mais qui resta fade. Le sixième se bousille en sortant du toril, il fut remplacé par un autre toro de Camino de Santiago. El Rafi l’amena au cheval par des chicuelinas marchées. Il ne parvint que partiellement à s’imposer et fit trop durer la faena sous une pluie qui s’intensifia avant de sécher avec les aciers.

 

Vuelta a los toros pour Toreria


La Brède : Juan Leal et Dorian Canton a hombros

 

A l’issue d’une intéressante corrida de Fuente Ymbro qui s’est déroulée devant une belle entrée malgré une météo incertaine.

Six toros de Fuente Ymbro bien présentés, de prés de six ans et nobles dans l’ensemble mais juste de force, le troisième primé d’une vuelta al ruedo.

Curro Diaz coupera le premier trophée de la corrida de La Roziere 2022 après une faena qui ira a mas et conclut d’une épée efficace. Le torero de Linares ne pourra doubler la mise face au quatrieme de moins de forces et de transmission

Le superbe second affichera ses qualités que sa faiblesse entachera. Juan Leal en tirera le meilleur parti en reduisant les distances avec son toreo encimista avant de porter une épée efficace. Le cinquième manquant de race ne lui offrira pas d’option d’un double succès.

Dorian Canton heritera du meilleur de l’envoi dont il profitera au mieux de son excellente corne droite, bien que restant en deça des qualités du Fuente Ymbro primé d’une vuelta, le béarnais récoltant ses deux oreilles après une superbe estocade. Avec l’ultime, il s’appliquera surtout à gauche mais le manque de transmission de son adversaire et des cafouillages à l’épée mettront un bémol à l’ensemble.


-Curro Diaz (turquoise et or) : Oreille et silence
-Juan Leal (lilas et or) : Deux oreilles et silence
-Dorian Canton (lie de vin et or) : Deux oreilles et silence après avis

¾ d’arènes

Prix à la meilleure faena remis à Dorian Canton pour son actuaccion face au 3eme.

 

En matinée, l’association Fiesta Garona avait organisé une novillada sans picadors avec quatre erales, deux de La Espera (1er et 4°) et deux d’Alma Serena pour
-Juanito : silence et vuelta
-Cristiano Torres : silence et silence après avis


Aire sur l’Adour : Dorian Canton se distingue et sort en triomphe

 

Il faut tout d’abord féliciter les aturins pour leur abnégation, car rien ne se passe comme prévu pour eux. Entre drame, pluie, covid, élection, c’est maintenant la canicule qui est venue contrarier l’organisation. Pour fêter le cinquantième anniversaire des arènes Maurice Lauche, deux corridas étaient au programme pour la journée taurine. Malheureusement, suite aux directives préfectorales dues aux fortes chaleurs, le paseo du matin a été annulé. La date du 26 août est avancée pour le report si une équipe médicale est disponible. Le paseo de la tarde fut décalé d’une heure, ce qui a permis de retrouver assez rapidement un peu de fraicheur. 

Les toros de Valdefresno, correctement présentés pour la catégorie de l’arène ont manqué de force dans l’ensemble, économisé sous le fer et des tiers de banderilles souvent raccourcis. Nobles mais fades les derniers et partant rapidement aux planches pour les premiers.

- Curro Diaz (bleu usé et or) silence après avis et oreille

-Alejandro Marcos (écume de mer et or) ovation et oreille

- Dorian Canton (crème de lait et or) oreille après avis et oreille 

Pst : Ch. Laplace, 1/5 d’arenes

Curro Diaz  montra quelques détails mais tout en restant prudent. Le premier toro fut difficile à fixer, mansote et faible, il fut rapidement attiré par les planches. Curro Diaz resta appliqué mais distant. Le quatrième est économisé sous le fer, le torero de Linares demandera le changement dès l’entrée du toro au peto. Il servit quelques détails dans son style mais avec prudence. L’épée est sur le côté mais le public lui octroya un trophée.

Alejandro Marcos se distingua et tira le maximum de ses adversaires avec élégance. Il débuta avec autorité par le bas pour capter l’attention du toro qui montra des signes de mansedubre. Il parvint à lier deux bonnes séries avant que le toro ne se dégonfle. Il reçut parfaitement le cinquième cape en main qui poussa sa seule rencontre avec la cavalerie. Montera vissée sur sa tête, Marcos débuta contre les planches puis avançant vers le centre. Il lia de bonnes séries, donnant de belles naturelles profondes et templées. L’épée de ¾ est plate mais suffisante et obtient un trophée mérité.

Dorian Canton est, une nouvelle fois, sorti à hombros après son triomphe de l’an passé. Le bearnais tira le maximum de ses adversaires, certes faibles mais avec un certain officio. Il réalisa une tarde sérieuse, bien à la cape, toréant avec sincérité et calme. Il lia de bonnes séries, données avec douceur face au troisième fade et sans fond. Il logea une lame entière et obtint le premier trophée de la tarde après l’hommage à Ivan Fandiño. Face à l’ultime faible mais noble, il sut profiter en se croisant des charges molles de son adversaire avant que celui-ci ne s’éteigne complètement. Forte pétition synonyme de triomphe pour le béarnais.

 

 

Vuelta a los toros pour Toreria 


Feria d’Istres 2022

Istres : Le grand triomphe de Leo Valadez

 

Le mexicain coupera les deux oreilles et la queue d'un toro de vuelta "Casero" N°45 de Victoriano del Rio au terme d'une somptueuse faena à base de naturelles profondes et templées y comprit avec la main droite. Le mexicain avait déjà coupé deux oreilles à son premier toro, Autre triomphateur de ce superbe final de feria, Antonio Ferrera qui obtiendra les deux pavillons auriculaires du 1er toro "Embortorio" N°169 du fer de Toros de Cortes, honoré lui aussi d'un tour de piste posthume. Des triomphes obtenus grâce à un excellent lot de Victoriano del Rio, le ganadero saluant aux cotés de Leo Valadez après la vuelta du 5eme.

La déception du jour est venue de Tomas Rufo, certes avec le moins bon sorteo mais sans non plus convaincre le conclave

 

Dans un registre plus classique, Antonio Ferrera fera l'unanimité sur sa première faena avec de superbes enchaînements droitiers, certains longs et templés en fin de parcours avant de porter une entière efficace. L'extremeño avait laissé son 1er toro se placer seul sur la première pique avant de le placer à l'autre bout de la piste pour la seconde. Même scenario ou presque aux piques avec le 4° mais la suite ne sera pas du même acabit, le toro s'employant peu dans le leurre en sortant la tête en l'air. Le descabello lui sera fatal.

Après avoir superbement banderillé son 1er, L, Valadez liera de belles séries sur les deux cornes d'un excellent toro, les deux maintenant un intérêt soutenu avant un final par manoletinas à genoux et une épée efficace. Le meilleur est arrivé avec un grand toro qui croisera sur sa route un grand torero. De la réception à la cape jusqu'à l'estocade, tout est garder. Un quite supérieur par zapopinas rematé à genoux avait fait bouillir les tendidos avant un grand tercio de banderilles et surtout avant une faena d'intensité croissante à bases de naturelles somptueuses, lentes, des deux mains, soulignée par les mariachis... Le mexicain pouvait promener les deux oreilles et la queue de son adversaire

 

T. Rufo ne pourra faire décoller sa première faena avec un toro de peu d'option il est vrai, liquidé d'une vilaine épée basse. Le palco a la demande du public sortit le mouchoir pour renvoyer le 6° aux corrales, Que nenni, T. Rufo passa au vert, fit piquer le toro et entama un trasteo qui finit en tablas avec un adversaire dans sa querencia ou il lui arracha quelques passes correctes.

 

-Antonio Ferrera (costume charro brique)  : Deux oreilles et silence

-Leo Valadez (costume charro praline)  : Deux oreilles et deux oreilles y rabo

-Tomas Rufo (costume charro taupe)  : Salut et salut

Pst   : A. Cervantes, généreux dans l'ensemble et manquant d'autorité en laissant toreer T. Rufo le dernier toro alors qu'il avait sorti le mouchoir vert pour le changer, protesté en raison de problèmes de pattes. Température d'été chaud avec un vent léger et ¾ d'entrée sur les gradins

Six toros de Victoriano del Rio dont un, le 1er du fer de Toros de Cortes, même casa, bien présentés, donnant un excellent jeu d'ensemble, de moins de fond les 3° et 4°, querencioso le dernier, Tous firent le job correctement face à la cavalerie, les 1er, 4° et 5° y mettant plus de fond, bien que généralement économisé sous le fer. En plus du problèmes des nouvelles banderilles difficiles à clouer, Fernando Sanchez à actué dans deux cuadrillas, avec A. Ferrera et T, Rufo

 

Corrida Charra mexicaine avec spectacle équestre mexicain avec les Charros Mexicanos de Zermeno en ouverture et animation musicale des Mariachis Del Sol 

Istres : La Cape de Nati pour Adrien Salenc

 

Vainqueur aux points après que les deux toreros nîmois finirent leur mano à mano avec chacun trois oreilles et une sortie commune par la grande porte. El Rafi et A. Salenc se voyant gratifié chacun au moins d’une récompense généreuse avant que le jury ne décerne à juste titre le prix au protégé d’O. Barratchar qui afficha plus d’argument en toréant ses adversaires, celui de P. Varin de grande tenue et varié à la cape ayant moins d’emprise au dernier tiers, plus à la recherche de l’esthétisme. Une corrida de competencia qui grimpa progressivement en combattivité par quite et banderilles interposés…

 

De meilleure composition à droite, le toro d’ouverture permit à Adrien Salenc de composer une faena d’excellente tenue avec des muletazos efficaces sur la bonne corne, celle de gauche restant toujours à l’affut. Manoletinas serrées avant une épée delantera longue d’effet et un descabello. Son second, bronco et violent se montra vite court en charge malgré une muleta insistante, le nîmois devant aller au charbon pour déclencher quelques réactions et ….la musique avant une entière longue d’effet. C’est avec des chicuelinas marchées qu’il mettra en suerte le 5° avant de poser plus ou moins bien les banderilles. Début de faena à genoux, le Fernay se laissant faire sur son coté gauche sur des séquences bien consenties, l’autre rive restant compliquée jusqu’au bout. Estocade caida qui n’aurait pas du faire apparaître deux panuelos blancos du palco…

 

Mise en suerte par chicuelinas marchées avant un superbe quite par zapopinas serrées, El Rafi se positionnant sur la bonne corne droite d’un toro pour lier quelques échanges de bonne facture avant un passage par la gauche qui fit décroitre l’intérêt mutuel des deux adversaires avec statuaires et une lame caida et descabello. Nouvelle démonstration du nîmois cape en main rematée par serpentinas mais la suite fut plus aléatoire entre un toro s’employant peu dans le leurre et sur la défensive, de meilleur son à gauche que ne sut pas exploiter le protégé de P. Varin avant mise à mort en deux actes. Deux largas de rodillas pour recevoir le dernier Fernay, l’un, si ce n’est le meilleur de l’encierro, avant de poser lui-même les banderilles, superbe la seconde paire. Avec deux oreilles de retard, El Rafi initia sa faena à genoux, profitant de la mobilité d’un toro qui transmettait un peu plus que ses congénères, surtout sur le piton droit pour proposer une faena d’intérêt soutenu avant la série de luquesinas, peut-être de trop et un cafouillage avec l’épée à la seconde tentative, longue d’effet réclamant le descabello le palco n’hésitant pas à sortir les doubles mouchoirs…

 

-Adrien Salenc (violette et or) Oreille, salut après avis et deux oreilles

- Raphael Raucoule "El Rafi"  (bleu cobalt et or) Oreille, silence et deux oreilles après avis

Sobresaliente : Jeremy Banti

Pst : A. Chaulier, demie entrée sous un chaud soleil, remise du prix en piste à l’issue de la course par la maestra "Nati" à Adrien Salenc

 

 

Six toros d’Olivier Fernay y hijas diversement présentés, commodes la plupart, plus sérieux coté armures les 3° et 4°, donnant aussi un jeu varié avec un fond de noblesse mais manquant globalement de fond, meilleurs les 1er et dernier. Petite pique généralisée sauf pour le 3eme pour un double picotazo

Istres : Sortie à hombros pour Carlos Olsina pour son alternative

 

Le biterrois a coupé les deux seules oreilles de cette corrida de Jandilla noble dans l’ensemble mais manquant de chispas, Manzanares et Paco Ureña perdant chacun, au moins sur un toro au moins un trophée par un mauvais maniement chronique des armes. C’est donc le nouveau matador de toros qui passera devant les deux figuras de son parrainage même avec un second trophée plutôt généreux.

 

Après changement du toro d’ouverture et un tercio de banderilles ou il y en avait plus sur le sable que sur le Jandilla pour cause de matériel défectueux, Carlos Olsina pourra exprimer son toreo face au toro idéal pour un doctorat, liant de belles séries sur les deux rives, se relâchant même en fin de parcours avant que la ferraille n’y mette un bémol. Toutes les oreilles étant rentrées au desolladero, le biterrois se montra plus décidé à forcer son destin avec le dernier Jandilla (du fer de Vegaherosa) avec une réception caliente par largas de rodillas qui mirent les tendidos et ses nombreux supporters en ébullition. Face à un excellent toro, il put à nouveau lier de superbes enchainements de bien meilleure tenue à gauche au cours d’un trasteo bien calibré avant adorno, circulaires inversées en réduisant les distances, s’engageant pour porter une estocade efficace qui arriva… en un point un peu bas…

 

Avec un toro juste de forces et manquant de transmission, de bon son à droite, Manzanares travaillera plus les apparences plus que le fond et après avoir occulté la gauche un peu moins cool, il en finira en deux épisodes. Avec une faena presque exclusivement droitière et longue à prendre corps, l’alicantino aurait pu décrocher au moins une oreille avec les deux superbes ultimes séries marquées par sa classe naturelle mais l’épée lui fut fatale.

 

Les meilleures compositions de l’après-midi sont à mettre au crédit de Paco Ureña face à deux adversaires qui se laissèrent embarquer dans des naturelles aux tracés doux et harmonieux. Son premier à la robe couleur savon sale lui permit d’exprimer son toreo épuré et efficace en alternant les cotés… L’épée hélas ne fit mouche qu’au 4° essai. Le quinto mit la cuadrilla en difficulté aux banderilles avant un excellent début par la droite d’un intérêt croissant et un bouquet de naturelles caseras un retour gagnant par l’autre rive et un nouveau désastre les armes à la main

 

-José Maria Manzanares (bleu nuit et or) Silence et salut après avis

-Paco Ureña (rose malabar et vieil or) Salut et silence après avis

-Charles Pasquier "Carlos Olsina" (bleu ciel et or) Salut et deux oreilles !!!

Pst :K. Kehiha, ¾ d’entrée sous un chaud soleil,

Cinq toros de Jandilla et un sobrero du fer de Vegahermosa (6°) de la même maison, correctement présentés, de robes variées, noble avec une justesse de forces pour certain, économisés sous une systématique monopique légère, sauf le 1er doublement picoté, et manquant d’un peu de transmission pour la moitié du lot.

 

Carlos Olsina est devenu le 71eme matador de toros français avec "Guerrero" N° 11 du fer de Jandilla. Le 1er toro fut changé après s’être cassé la corne droite en frappant dans un burladero.

Novillada Istres : Oreille pour J. Martinez et Ch. Parejo

 

Raquel Martin en perdant une avec l'épée au terme d'une première partie qui s’avéra plus intéressante que la deuxième mi-temps... bien que dans l'ensemble ce fut assez monocorde, la faute aux novillos, nobles dans l'ensemble mais manquant de fond et de transmission excepté les mansos 4° et 6° mais aussi de par des novilleros, appliqués certes mais pas vraiment dans un esprit de competencia, J, Martinez se montrera au dessus par son toreo efficace, C. Parejo voulant s'imposer par le coté courage et émotionnel alors que la jeune novillera de Salamanca affichera une personnalité courageuse surtout devant le compliqué dernier.

 

Pour permettre à Christian Parejo de disputer  la finale du Circuit des Novilladas d’Andalousie à Palos de la Frontera, l’ordre de sortie a été modifié, le protégé de Tomas Cerqueira a combattu les 1er et 4° novillo avant de rejoindre Salon, de monter dans una avioneta, un Cessna 180 et de rejoindre Huelva en 6h00 puis Palos de La Frontera…

Noble, de meilleure composition à droite, le 1er s’averera moins clair à gauche, avertissant puis accrochant sans mal C. Parejo qui revint sur cette corne avant un excellent retour droitier et un nouvel accrochage gaucher avant une entière caida efficace...  Il hérita ensuite d'un manso perdido fuyant tout et châtie au toril qui n'offrira aucune option au chiclanero par la suite malgré une volonté d'en tirer plus, avant cafouillage avec les aciers.

 

La meilleure partition est à mettre au crédit de J, Martinez face à son 1er novillo, bronco et court dont il améliora les charges en les allongeant surtout à droite, l'autre rive restant problématique avant de conclure d'une entière sin puntilla. Face au Jalabert, peu piqué mais faisant une vuelta de campana sur une chicuelina et doté de quelques aspérités, le protégé de Ruiz Manuel parviendra a les gommer partiellement sur la corne gauche, avant de cafouiller avec l'épée

 

Raquel Martin recevra joliment son 1er qui lui posera quelques soucis sur sa corne droite avant que la salmantina parvienne à trouver la bonne carburation sur l'autre rive avant un final plus resserré avec des circulaires inversées et un trophée qui s'envole avec le descabello après une entière caidita. Plus toro, physiquement et mentalement, le compliqué dernier prendra violemment Raquel Martin des les premiers capotazos, Manso et violent il désarmera d'entrée la protégée de Cristina Sanchez qui fit front avec courage jusqu'au bout malgré sa très jeune expérience, ses débuts remontant au début mars, cafouillant hélas aussi la mise à mort.

 

-Christian Parejo (noir et or) Oreille et salut

-Jorge Martinez (fushia et or) Oreille et silence

-Raquel Martin (bleu electrique et or) Vuelta après avis et silence

Pste   : Jade Colin, un bon tiers d'arenes, massé coté ombre, Temps estival chaud,

 

Cinq novillos de la ganaderia d’Espartaco et un, le plus intéressant, de Jalabert Frères, le 5°, nobles dans l'ensemble mais transmettant peu, manso perdido le cinquième, sérieusement compliqué et manso le dernier, les tercios de piques restant anecdotiques

Istres : Le triomphe de Javier Cortes

 

Le madrilène est sorti  par la Grande Porte du Palio après avoir coupé trois oreilles, dont deux à un toro de vuelta, le 5eme, "tontadillo" N°83, héritant certes du meilleur sorteo mais en étant le meilleur torero de l’après-midi. Oreille pour M. Escribano à son 1er, ne pouvant augmenter son léger capital face au 4° qui lâcha complètement prise. Quant à J. E. Colombo, il n’eut quasiment aucune option avec son lot, se montrant à son avantage au 1er tercio par son répertoire à la cape….

 

M. Escribano héritera en ouverture d’un toro juste de forces qui limita son fond de noblesse après deux jolies arrancadas de peu de suite face à la cavalerie et un tercio de banderilles partagé de moyenne tenue… De meilleur son à droite il partagea avec le sévillan une faena irrégulière manquant de transmission. Un final plus enjoué et une entière efficace contribuèrent à l’octroi d’un pavillon !! Deux largas de rodillas pour accueillir son second qui ira a mas lors de ses trois rencontres avant un bon tercio de banderilles à charge du torero de Gerena. Arrivé au dernier tiers, le Pedraza cherchera très vite l’issue de secours, s’échappant de plus en plus malgré les efforts d’Escribano pour le retenir, jusqu’à ce qu’il abandonne complètement le combat…

 

Avec son toreo sincère et épuré, Javier Cortes s’est offert un superbe triomphe. Son 1er de bonne disposition surtout sur la seconde pique, lui offrira, malgré des forces justes, des charges longues et vives, surtout à droite pour des séries liées en baissant la main, l’estocade efficace en conclusion pour un 1er trophée… Mais c’est face au meilleur toro de l’envoi, qui surprendra le piquero en venant seul de face jusqu’à faire chuter le groupe, confirmant son potentiel lors de la seconde rencontre, que le madrilène bâtira un incontestable succès. Alternant les enchainements avec son toreo épuré, de classe et engagé, il fera croitre l’intérêt de la faena, surtout sur l’excellente corne droite de "tontadillo" avant loger une autre épée efficace pour deux oreilles justifiées tout comme la vuelta pour le toro…

 

Réception par delanteras et chicuelinas du second qui ira fort et s’employant lors des deux piques mais qui après un quelconque tercio de palos partagé, manquera cruellement de physique au dernier tiers…Débutée à genoux la faena ne décollera jamais malgré la volonté du vénézuélien. Véroniques un genou en terre pour recevoir le dernier qui rentrera très fort au 1er cite avant une seconde charge lourde surprise  et une troisième violente qui fit rouler la cavalerie sur le sable… Chassant tout se qui était à portée, il ira au bout sur J. E. Colombo aux banderilles avec lesquelles il resta en deçà… Dans le leurre il permit une première série droitière avant de commencer à chercher le pourtour et à renoncer à charger, le torero tentant en vain d’en tirer plus…. Le toro se couchant de lui-même après un petit tiers de lame…

 

-Manuel Escribano (nazareño et or) Oreille et silence

-Javier Cortés (bleu EDF et or) Oreille et deux oreilles

-Jésus Enrique Colombo (bleu nuit et or) Salut et silence après avis

Pst : K. Kehiha. Temps estival agréable, ¾ d’entrée. Salut du banderillero Antonio Molinas au 2°. M. Escribano et J.E.Colombo se partagèrent les banderilles sur leur 1er toro.

A l’issue du paseo, une minute de silence a été observée à la mémoire des parents de Bernard Carbuccia, tous deux décédés à peu d’intervalle. 

 Six toros de Pedraza de Yeltes globalement dans le type de la casa, charpentés, présentés sérieusement pour la plupart, se montrant spectaculaires face au cheval pas forcement avec bravoure, et de jeu bien plus desigual, souvent décevant, le meilleur lot, celui de Javier Cortes.

 

La CTEM a remis le prix « Jean Teisseire » a Javier Cortes, pour le meilleur matador

 

Le Toro Club d’Istres, celui de « Maurice Priaulet », a Gregorio Marcos, qui actua au 6°, pour le meilleur picador.


Sortie à hombros pour Alberto Lamelas...

   

Qui coupe deux fois une oreille, oreille aussi pour Tibo Garcia au dernier, composant les plus belles séquences toreras de la tarde. Esau Fernandez trop marginal repartira des arènes du Temperas sans trophée.... Pour leur première corrida de toros, les Cuille ont affiché un très bon fond de noblesse, mais manquant souvent d'alegria avec des forces limitées pour la plupart. De meilleures compositions les 1er, 4eme et 6eme.

Le meilleur lot sera donc pour le torero de Jaén qui saura en tirer le meilleur parti, le nîmois touchera en 1er un noble adversaire mais s’avérant être le plus faible du lot... Il pourra se rattraper avec le dernier soutenu par le public         

 

Première corrida de toros de la ganaderia Philippe Cuillé, un lot très bien présenté, noble mais manquant de chispa et juste en forces

-Alberto Lamelas (lilas et or) oreille après avis et oreille après deux avis.

-Esaü Fernandez (bleu marine et or) silence après deux avis et silence après avis

-Tibo Garcia (violette et or) salut et oreille après avis

2/3 d'arènes, soleil et vent peu gênant Pst: Mr Buttet

 

Apres la pose d’un azulejo en l’honneur de Philippe Cuillé à l’issue de la non piquée du matin, C’est Dominique, sa veuve, qui lança sa première corrida complète de toros dans les arènes du Temperas, des arenes qui ont marqué sa vie d’empresa et de ganadero…. Et pour cet hommage, on avait demandé à Alberto Lamelas, avec lequel il s’etait lié d’amitié de la toreer. Juste récompense, le torero de Jaén, plus habitué aux ganaderias difficiles que celles d’encaste Domecq, en sortira en triomphe après avoir coupé une oreille à chacun de ses toros. La première après une excellente et allurée faena essentiellement droitière, la seconde en tirant le maximum d’un noble adversaire, qu’il avait brindé à Didier Cabanis, allant compenser le manque de transmission du toro par un toreo de cercania bien venu en fin de cycle.

 

Tibo Garcia était attendu pour cette feria. Le sort lui avait réservé un noble premier Cuillé qui sortit impétueusement du toril mais qui s’avera bien trop faible pur lui permettre de triompher malgré l’application du nîmois…. De meilleure tenue le dernier, il lui permit d’obtenir un trophée après un trasteo débuté de la meilleure des manières, surtout sur la corne droite. Malgré une baisse de ton des deux en fin de parcours T. Garcia, soutenu par le public du Temperas pourra faire un tour de piste, oreille en main après une épée efficace au second essai.

 

 

Quant à Esaü Fernandez, il passa sans peine ni gloire par Ales, offrant un toreo marginal, pueblerino, toréant plus de la voix que du leurre et tuant approximativement faute d’engagement.

Puerta grande pour Sanchez Vara

 

Même à 42 ans, Francisco Javier Sanchez Vara montre qu’il est toujours heureux de toreer. Et pourtant en lidiador chevronné, il est rodé à tous les toros retords des camadas toristas mais rien ne lui enlève son esprit de jeune novillero souriant, comme il le fait entre autre avec les banderilles, sachant en jouer avec quand le jeu se complique avec la muleta qu’il manie avec poder… Faena assurée techniquement face à l’imposant et superbe premier communiant mieux à gauche avant d’en finir d’une lame efficace… Il se fit bousculer en recevant le cuarto d’une larga de rodilla qu’il mettra en valeur aux piques avant un excellent tercio de banderilles. Il profitera de l’excellent piton droit de "Servicioso" pour composer un ensemble qui sera d’intérêt croissant avant quelques passes de rodilla finales et une demi-lame desprendida nécessitant l’usage du descabello…

Sebastian Ritter portait un brassard de deuil en mémoire d’un de ses amis colombien décédé prématurément à l’âge de 42 ans…. Un brassard noir comme le sorteo qui lui échut. Son 1er brave en trois rencontres, la troisième avec le regaton, ne lui offrit qu’un jeu limité sur ses deux pitons et son second, avait tout laissé au campo, venant à Ales sans un muletazo à offrir.

Maxime Solera mettra bien en suerte son 1er en allongeant les distances avant de bien débuter sa faena de la droite. L’excellent Valverde lui offrira aussi une bonne corne gauche avec laquelle il liera de belles séries…. Deux redondos inversés avant une lame de la main gauche longue d’effet nécessitant l’usage du verduguillo… Il remit ça au premier tiers avec le dernier de la course, mais le toro était plus exigeant et court dans ses charges bien que répondant au toques… La faena culminera avec une série à l’ancienne, dans le style Sanchez Vara avant une autre lame efficace…

 

La deuxième corrida de la feria d’Ales a vu six toros du légendaire élevage du Curé de Valverde, superbement présentés , très bien armés à l’exception du 4° aux cornes moins effilées, défendre chèrement leur peau pour le plaisir des aficionados à los toros présents, même s’il manquèrent d’un peu de cette sauvagerie au cheval qui fit leur renommée et qu’un certain fond de noblesse est réapparu chez quelques uns. Coté bravoure, ce fut aussi varié avec les moins bon points pour les 1er et 5eme, ce dernier, hors du lot, n’ayant même pas un muletazos à offrir au colombien

-Javier Sanchez Vara (vert de gris et or) Oreille et oreille à un toro de vuelta

-Sebastiàn Ritter (violette et or) Vuelta et salut

-Maxime Solera (rouge et or blanc) Oreille et silence.

2/3 d’arenes sous le soleil et un vent parfois gênant. Pst : Mr Patriat. Plusieurs piques avaient été montées à l’envers !!!!

 

Vuelta au 4eme toro, N°4 "Servicioso" de 510 kgs…


Captieux

 

Dimanche 12 juin. Sérieuse, intéressante et entretenue novillada à Captieux pour l’édition 2022 de la Féria Rugby y Toros. La réussite de cette après-midi taurine est due en grande partie à un très bon lot de novillos d’Alcurrucen. Bien présentés, dans le type et avec le comportement de l’encaste Nuñez, ils ont fait preuve de noblesse au troisième tiers et proposaient beaucoup d’options aux novilleros.  

Exception qui confirme la règle, le troisième, manso con casta avec beaucoup de poder, a débordé Christian Parejo. Le chiclanero a encore pris pas mal de coup et a mal tué, y compris son second adversaire plus abordable. Jorge Molina a fait beaucoup de passes sans vraiment convaincre. Il est passé à côté de l’excellent cinquième. Le français Yon Lamothe a coupé une oreille, la seule de la novillada, après une bonne faena qui est allé à mas face à son second adversaire. Il a été, en toute logique, désigné triomphateur de l’après-midi

 

-Yon Lamothe (violette et or)  ovation et oreille

-Jorge Molina (bleu et or) ovation et ovation après avis

-Christian Parejo (violette et or) ovation après avis et silence après avis

Prix André Durantau attribué au triomphateur Yon Lamothe. Meilleure cuadrilla , celle de Yon Lamothe. Le prix à la meilleure estocade n’est pas attribué

Présidente : Nathalie Garcia

Soleil, chaleur, 1000 personnes

 

Six novillos de Alcurrucén, bien présentés, aux robes variées, aux comportements divers mais toujours captivant. Le 5ème, « Flautista », N°47, honoré d’un tour de piste posthume.


Saint Etienne du Grés : Deux oreilles à un novillo de vuelta, pour Tristan

 

La fiesta campera qui ouvrait la 3eme Feria des trois tauromachies avait attiré 2/3 d’arènes sous le soleil parfois intermittent et un mistral souvent violent qui contraria quelque peu le festejo…

Un festejo qui finit avec les meilleurs moments, grâce à un excellent novillo, noble, mobile et encasté, honoré d’une vuelta posthume qui permit à Tristan de triompher et de remporter le trophée mis en jeu. Après une réception décidée a la cape, le novillero tarasconnais attaqua sa faena à genoux, se faisant prendre violemment à la seconde passe. Remis de ses émotions il pourra réciter ses gammes, de bien meilleur volume à droite avant de loger une lame décisive.

Deux oreilles en invitant M. Barcelo le ganadero à partager son tour de piste.

Angel Teruel qui ouvrait la course montra un plaisir certain, dessinant une longue faena avec les meilleures séquences à gauche, s’impliquant un peu plus au final… Face a un toro manso et encasté, El Calita eut du mal avec une corne droite violente, trouvant un meilleur compromis à gauche. Fade, n’humiliant pas et avec un vent qui forcit, rien ne permit à Michelito de s’épanouir, péchant de plus avec les armes… El Galo fut le seul des trois mexicains à banderiller avant de composer une faena avec des passages droitiers allurés, de plus de tenue en fin de cycle concluant d’une épée efficace. 

Quatre toros et un novillo de la ganaderia Michel Barcelo noble à divers degré, donnant un jeu varié, meilleur l’utrero sorti en 5eme place, "Limouxin", N°86 honoré d’un tour de piste posthume

-Angel Teruel hijo, Oreille

-Ernesto Javier "El Calita",  Oreille

-Michel Lagravere hijo "Michelito", Silence

-André Lagravere "El Galo", Oreille

-Tristan Espigue "Tristan", Deux oreilles 

Angel Teruel hijo, remplaçait Domingo Valderrama victime du Covid. Pst : R. Del Testa. Remise du trophée en piste à l’issue du festejo, un prix remis fort justement à Tristan. Mistral et soleil. 2/3 d’entrée, arrivée des toreros en calèches, animation et musique flamenca… A la brega et aux banderilles, Mehdi Savalli, C. Leal et T. Ubeda, aux piques Sofiane et JL Aillet.


Bougue : le jeune Manuel Roman Alvarez remporte la 26ème édition du Bolsin

 

Le club taurin Soledad organisait la 26ème édition du Bolsin de Bougue après deux années d’interruption suite à la pandémie. Un bolsin qui a sa renommée avec près de soixante demandes de participation. En matinée, dix vaches de Camino de Santiago de Jean Louis Darré ont été tientées, sous un beau soleil. Une matinée un peu décevante avec peu de bravoure côté bétail, cherchant très vite les planches, et des piétons plutôt timides qui ne se livrèrent pas. Seuls les deux finalistes Tristan Barroso et Manuel Roman Alvarez réveillèrent les gradins en fin de matinée. A noter également, la belle prestation de Miriam Cabas, propre dans la mise en suerte et appliquée par la suite, toréant avec douceur, aurait mérité de défiler l’après midi en costume de lumière.

Dans l’ordre de passage : Pedro Montaldo Corella (Guadalajara), Fabien Castellani (ET Arles), Guillermo San José (Fondation El Juli), Rafael de Ponce (CFT Nîmes), Miriam Cabas (ET Gibraltar), Lenny Martin (ET Béziers), Iker Fernandez Aliagas (ET Salamanque), Juanito (ET Adour Aficion), Tristan Barroso (ET Badajoz) et Manuel Roman Alvarez (Cordoue)

Après le vote du public et la délibération du jury, c’est Guillermo San José, Tristan Barroso et Manuel Roman Alvarez qui furent sélectionnés pour la novillada de la tarde.

Après le repas, les trois finalistes ont affronté des erales de Camino de Santiago Jean Louis Darré, très bien présentés mais aux comportements aléatoires, manquant de force. Meilleur le dernier noble et avec du fond. Intéressant le second exigeant.

 

-Guillermo San José (nazareño et or) Silence après 3avis

-Tristan Barroso (lavande et azabache) Deux oreilles

-Manuel Roman Alvarez (bleu ciel et or) Deux oreilles après avis et deux oreilles

Présidence Nathalie Garcia. Bonne entrée.

 

Guillermo San José affronta un eral très faible et fade. Il ne se trouva jamais à l’aise et ne put jamais exprimer son toreo. Il connut par la suite de grosses difficultés avec les armes, écoutant avec impuissance les trois avis.

Tristan Barroso,  le montois montra beaucoup d’envie tout au long de la journée. Il affronta un eral compliqué. Il ne se dégonfla pas et montra de la détermination malgré une faena irrégulière. Il obtint deux oreilles très généreuses avec une épée engagée mais mal placée.

Manuel Roman Alvarez, le cordouan reçut son exemplaire avec douceur. Avec un toreo fin et très relâché, il emballa rapidement les tendidos et livra de belles naturelles pleines de caresse. Deux oreilles généreuses avec une lame au second envoi.

Après délibération des membres du jury et sans surprise c’est Tristan Barroso et Manuel Roman Alvarez qui furent logiquement qualifiés pour la finale.

Tristan Barroso accueillit son second adversaire par véroniques. Il débuta sa faena de façon un peu désordonnée avant d’aller à mas et de construire des séries avec domination.

Manuel Roman Alvarez, la jeune révélation de la journée affronta le meilleur exemplaire de la tarde pour conclure ce bolsin. Avec calme et sérénité, il posa son toreo, liant ses séries avec classe et relâchement. Pour sa quatrième novillada, il emballa le public ravi d’avoir découvert un jeune prodige qui devra confirmer son potentiel lors des grandes férias puisque les membres du jury le déclarèrent vainqueur du 26ème bolsin de Bougue.

 

 

Vuelta a los toros pour Toreria


Aire sur l’Adour : M. Diosleguarde et I. Fonseca coupent une oreille

 

La peña Los Arsouillos retrouvait la date traditionnelle ainsi que le retour de la fête après la pandémie. Le soleil était également de la partie pour la novillada. Avant le paseo, un desafio des bandas a animé les gradins ainsi que le patio des cuadrillas avec un parfum de Pampelune pour le plaisir du mexicain Isaac Fonseca. Les novillos de Hoyo de la Gitana n’ont pas donné l’émotion espérée. D’une présentation variée, plus léger les trois premiers, ils ont manqué de force, montrant fadeur et peu de présence en piste, laissant repartir le public avec de la déception. Le quatrième releva un peu le niveau avec des charges vibrantes.

 

-José Rojo (nazareño et or) silence après avis et vuelta

-Manuel Diosleguarde (vert fougere et or) silence et oreille

-Isaac Fonseca (bleu ciel et or) silence et oreille

Présidence Michel Florenza. 1/4 d’arène environ. Paseo avec quelques minutes de retard et une minute d’applaudissements fut respectée pour honorer la mémoire des membres de la peña. Moment de recueillement à la mort du troisième toro en hommage à Ivan Fandiño.

José Rojo accueillit discrètement le premier novillo de la tarde qui montra vite des signes de faiblesse. Deux rencontres pour la forme avec la cavalerie. Manuel Diosleguarde se fit surprendre au quite pour une voltereta sans conséquence. Le torero de Trujillo fut sans option avec un adversaire sans charge. Il montra de l’envie cependant mais s’éternisa un peu pour pas grand-chose. Face au quatrième, le meilleur de la tarde, qui prit trois piques avec plus de violence que de bravoure à l’impact, il fut irrégulier et brouillon. Il livra une faena électrique, tirant par moment des muletazos de bonnes factures mais se fera déborder par la suite. Il s’octroya une vuelta après les palmas au toro.

Manuel Diosleguarde se montra appliqué dans la lidia et plaça à bonnes distances son premier adversaire pour le premier tiers. Tercio de varas bien mené par Alberto Sandoval pour deux piques légères. Après un quite de Fonseca, le novillo s’arrêta et se montra éteint au dernier tiers. Sans option. Le cinquième montra comme ses frères des signes de faiblesses, fléchissant durant la faena. Faena avec douceur du jeune salmantin mais sans transmission. Grande épée en conclusion qui le récompensera d’un trophée à la demande du public.

Isaac Fonseca reçut le troisième novillo d’une larga de rodillas mais son adversaire se couchera à son tour durant la faena. Face à l’ultime, le mexicain tenta de réveiller le public. Mais dès le premier tiers, le novillo freina ses intentions. La faena est appliquée mais sans transmission au vu de la fadeur de novillo. Il logea une entière d’effet rapide mais en avant et le public réclama comme au précédent un trophée.

Mais l’épée de la tarde est bien celle du salmantino Manuel Diosleguarde. Le prix au meilleur tiers de piques fut déclaré logiquement desierto.

 

 

Vuelta a los toros pour Toreria


Mugron : Yon Lamothe coupe l’unique oreille de la novillada

 

Après une année de restriction, la peña taurine mugronnaise peut être satisfaite d’avoir réussi à refaire venir les gens dans les gradins. Plus de 2/3 d’arènes pour la novillada non piquée de la matinée et plus de 3/4 d’arènes pour la piquée de l’après-midi. Temps nuageux en matinée

En matinée, Tristan Barroso et Andoni Verdejo de l’école taurine d’Adour Aficion ont affronté un eral chacun. Puis le meilleur des deux avait l’opportunité d’affronter un second exemplaire d’Alma Serena. (Le premier exemplaire fut crédité d’une vuelta posthume)

A l’issue du paseo, Tristan Barroso reçut le prix du triomphateur de la temporada 2021 par les clubs taurins de France et des critiques taurins du Sud-Ouest.

-Tristan Barroso (bleu marine et or) Deux oreilles et vuelta après avis

-Andoni Verdejo (bleu electrique et or) Oreille

Présidence : Olivier Martin.

Tristan Barroso hérita du meilleur eral de la matinée noble et avec fond. Il montra beaucoup de maturité, toréant avec une certaine facilité sur les deux bords et élégance malgré quelques accrochages du tissu. Entière efficace en conclusion. Logiquement, il affronta un second adversaire qui manqua de force et qui se défendit, ce qui n’empêcha pas le jeune Tristan de se montrer dominateur en piste. Ses faenas furent un peu longues.

 

Andoni Verdejo manque encore un peu de maitrise et de confiance en soi par rapport à son compañero du jour. Sa faena fut irrégulière mais montra des gestes de classe, avec beaucoup de douceur et de temple mais qui manqua de domination sur son adversaire.

Après la bonne novillada de l’an passé, les organisateurs ont refait confiance à la ganaderia de Salamanque de José Cruz. Mais, cette année, elle ne fut pas de même niveau, de présentation correcte, noblon mais fade et manquant de force; discrète et sans relief au premier tiers. Meilleur le dernier novillo de la tarde. A l’issue du paseo, les prix des nouvelles taurines ont été remis en piste. Temps ensoleillé.

- Yon Lamothe (lavande et or) Oreille et silence

- Jorge Martinez (fushia et or) Ovation après avis et vuelta après 2 avis

-Solal Calmet Solalito (bleu France et or) Silence après avis et vuelta

Présidence : Arnaud Imatte

Après son succés en terre arlésienne, Yon Lamothe  le tarusate est revenu sur ses terres avec détermination. Son premier adversaire, juste de force, prit deux petits picotazos. Après un bon début à tribord, le novillo se montra dangereux à bâbord et sans charge obligeant Yon à revenir sur sa main droite. En fin de faena, il parvint à lier une série gauchère avec domination. Face au quatrième mal piqué, et peut être handicapé d’une vuelta de campana, il se trouva sans option face à un animal sans moteur et arrêté.

Le premier adversaire de Jorge Martinez  se défend au cheval sur l’unique rencontre et chargea par la suite sans race ni bravoure. Le jeune novillero parvint à lier des séries de bonnes factures avant de pincher. Face au cinquième qu’il reçut par véroniques, il servit une faena qui alla a mas, après avoir trouver le bon sitio. Il lia de bonnes séries avec un noble novillo qui manqua de transmission. L’épée le privera d’un trophée.

Solalito toréa un premier opposant sans relief, fade et éteint. Il fut un peu long. Il haussa le ton à l’ultime qu’il reçut par deux largas de rodillas qui réveilla un peu l’assistance. Après un bon tercio de banderilles, il débuta sa faena à genoux également, avant de construire une faena intéressante avec rythme et précision sur les deux bords, face à un animal noble. La conclusion fut laborieuse avec les aciers et laissa échapper un possible triomphe.

 

 

Vuelta a los toros pour Toreria