Fourques : Joaquim Cadenas met le public debout et indulte un novillo de P. Laugier

 

C’était la 1ere fois qu’un raseteur, l’un des plus grand en plus, toréait en public lors d’un festival taurin. Et comment il a toréé !!! Avec classe, allure, douceur, toreria dessinant les plus beaux muletazos de l’après-midi, mettant le public en pieds par un sens inné du temple et de la lenteur, faisant passer le pelizco dans les gradins quasiment plein. Il en obtint l’indulto de l’excellent novillo de Patrick Laugier qu’il invita à partager sa vuelta triomphale.

 On en oublia presque les deux oreilles de Marco Leal, coupées à un excellent novillo de Blohorn, celle d’Andy Younes gagnée en mode novillero, l’excellente faena de Thomas Dufau, malheureux avec l’épée et Mehdi Savalli vraiment mal servi, ovationné pour ses banderilles

Organisé en hommage à Fredo, patron du Bar des lices à Fourques et grand aficionado de tauromachie camarguaise et espagnole, disparu fin 2018, ce festival taurin tint toutes ses promesses, sous un ciel finalement bleu, avec un réel esprit festival pour le plus grand plaisir de tous, les toreros invitant à banderiller Fermin Gonzalez, Christian Romero, Clemente, El Rafi ou Jean-Marie Bourret présents au callejon tandis que Rafael Viotti cloua une paire d’anthologie au second.

A l’issue de la course un souvenir et un bouquet de fleur furent remis en piste aux toreros, ganaderos et à tous ceux qui se sont investit pour cette superbe journée, Rafael Viotti remettant à la famille de Fredo un capote marqué de son nom….

 

Jolie réception et un superbe tercio de banderilles partagé avec Marco Leal avant que le 1er novillo se montre court, cherchant les chevilles de Mehdi Savalli qui dut abréger. Le second poussera sous le fer avant se montrer excellent de la corne droite, ce dont profitera au maximum Marco Leal pour lier de superbes séries, l’autre rive s’avérant moins claire. Epée efficace pour l’arlésien. Thomas Dufau héritera d’un novillo noble mais très justes de forces. Il le torera parfaitement avec justesse, élégance et douceur mais l’épée ne fut pas au rendez-vous. Andy Younes afficha son envie face à un novillo qu’il canalisa peu à peu tout en gardant un esprit novillero avec adornos, muletazos à genoux et final par luquesinas serrées avant 1/3 de lame et un coup de descabello, limitant un peu l’impact. Face à un utrero parfait pour l’exercice, Joaquim Cadenas entra dans une autre dimension, mettant le public debout en faisant passer des frissons jusqu’à l’indulto du novillo de Patrick Laugier.

 

 Arenes de Fourques : Deux novillos de Bruno Blohorn (1er et 2eme) compliqué celui d’ouverture, excellent le second et trois de Patrick Laugier du fer de Piedras Rojas, nobles, plus justes de forces surtout le 3eme, excellent le 5eme, N°105 gracié par Joaquim Cadenas.

Mehdi Savali : Salut, Marco Leal : Deux oreilles, Thomas Dufau : Salut, Andy Younes : Oreille et Joaquim Cadenas : deux oreilles et rabo symboliques.

Pst : Marc Antoine Romero, Gabin Rehabi et Sofiane actuant aux piques, arènes quasiment pleines sous le soleil, animation musicale de Canut y compagnie…


Samadet : O. Chacon et R. Romero séduisent lors d’un festival décevant

  

La peña Al Violin de Samadet et Marc Serrano organisaient leur cinquième festival caritatif au profit du service pédiatrie de l’hôpital de Mont de Marsan. Pour rappel, ce festival a pour but de reverser les bénéfices au service de pédiatrie afin de pouvoir offrir aux enfants atteints de maladies graves un confort de vie. Tous les toreros sont venus gratuitement et tous les novillos ont été offerts par les éleveurs.

Por la mañana, Rocio Romero entre dans le cartel vespéral

 

 La journée débuta par un concours entre les novilleros piqués : Rocio Romero, El Kike et Carlos Enrique Carmona. Une course que présida le parrain et philosophe Francis Wolff. El Kike qui coupa la seule oreille, ne sut profiter d’un tres bon novillo de Cuillé et c’est la jeune novillera de Cordoue  qui fut sélectionnée par le public pour l’après-midi. De cette matinale, les nombreux aficionados présents .retiendront l’exceptionnel novillo de Dominique Cuillé sorti en seconde position, que Kike ne put pas exploiter pleinement. C. E. Carmona fut courageux et c’est fort justement la cordobesa qui fut élue pour son sens de la lidia face à un novillo noble mais manso et fuyard.

Trois novillos dans l’ordre de sortie de Pagès-Mailhan, de Cuillé, honoré d’une vuelta posthume et d’El Campo compliqué.

 -Rocio Romero : Vuelta
-Cedric Fructueux Kike de Francia : Oreille après avis
-Carlos Enrique Carmona : Salut au tiers après avis

Festival : Deux oreilles pour O. Chacon et Rocio Romero, grave blessure pour Marc Serrano

 

 Le paseo de la tarde débuta avec quelques minutes de retard. Bonne entrée et soleil à l’extérieur. Présidence Pierre Vidal. La course fut interrompue environ 20min suite à la cornada reçue par Marc Serrano, le temps de l’évacuer à l’hôpital de Mont de Marsan et de libérer l’infirmerie. Le sobrero fut offert par l’organisateur.  Toros/Novillos de José Vasquez, Dos Hermanas, Camino de Santiago, Virgen Maria, Tardieu, Casanueva et Gallon en sobrero.

 -Julio Aparicio (silence) laissa son inspiration en Espagne face à un exemplaire de José Vasquez auquel il ne fera aucune passe. Après deux piques montées à l’envers, il abrégea pour une entière sin puntilla.

 -Marc Serrano (blessure) reçut par des véroniques ajustées le bicho de Las Dos Hermanas qui montra une certaine fixité sous le peto. Après un bon début de faena brindée au parrain, le co-organisateur de ce festival se fit surprendre et reçut un fort coup de corne à la cuisse avec deux trajectoires dans le muscle. Aparicio conclut habillement.

 -Octavio Chacon (2 oreilles) accueillit dans son capote à un noble exemplaire de Camino de Santiago qui montra un problème moteur à sa sortie. Economisé sous le fer, il alla a mas au dernier tiers et se montra exigeant. Bonne faena de Chacon sur les deux bords qui le domina et conclut d’une entière en place.

 -Andre Lagravere El Galo (silence) affronta un Virgen Maria qui remata fort aux planches avec de faire chuter la cavalerie à la première rencontre. Après un tercio de banderilles du franco-mexicain, le novillo s’éteignit, obligeant le fils Lagravère à abréger sans d’autres options.

 -Rocio Romero (2 oreilles) la jeune cordobesa hérita d’un faible toro de Tardieu presque invalide, partant rapidement aux planches. Elle le toréa avec douceur et application. Elle conclut d’une entière d’effet rapide.

 -Yon Lamothe (silence) affronta un autre novillo de Casanueva après son triomphe de Saint Sever. Il servit une faena rythmée mais brouillonne et sans réelle domination face à un adversaire noble manquant de force.  

 -El Galo (1 oreille) toréa seul le sobrero que devait se partager l’ensemble des participants. Le sauteur landais Kévin Ribeiro effectua un saut après une tentative de passe d’Aparicio toujours pas inspiré. El Galo partagea les banderilles avec El Santo et Tomas Ubeda. Faena sans transmission face à un faible opposant.

 

 Vuelta a los toros pour Toreria


Aire sur l’Adour :  novillada concours sans vainqueur ni prix

 

 Depuis plus de trente ans, chaque 1er mai est, traditionnellement, la novillada de la peña Los Arsouillos dans les arènes Maurice Lauche d’Aire sur l’Adour. Suite à la pandémie, les aficionados locaux ont modifié la date et ont choisi une date où le beau temps opère depuis plusieurs années. Et ils ont eu raison, un temps printanier a permis aux aficionados de passer une belle journée taurine avec le repas du midi sous les platanes.

Le prix au meilleur tiers de piques et le prix au meilleur novillo ont tous été desierto. La novillada n’a pas donné l’émotion espérée. Les novillos de Flor de Jara et Yonnet ont été les plus en vue sans pour autant mériter un prix. Carlos Olsina reçut un coup de corne aux testicules et dut partir à l’infirmerie avant de revenir au sixième. L’ordre de sortie des novillos a donc été modifié afin de lui permettre de toréer son novillo en dernier. Côté piétons, c’est Manuel Diosleguarde qui se distingua le plus.

 

Novillos dans l’ordre de sortie d’Escolar Gil, Héritiers d’Hubert Yonnet, Flor de Jara, Turquay, Astarac et d’Agustinez

-Carlos Olsina (violette et or) Blessure et ovation après avis

-Francisco Montero (blanc et or gris) Oreille et silence

-Manuel Diosleguarde (rouge et or) Ovation après avis et oreille

Présidence Thomas Thuriès. Belle entrée. Le paseo fut retardé de 15min afin de permettre aux retardataires de rejoindre leur place. Hommage à Ivan Fandiño à la mort du troisième toro.

 

1-« Calladito » de José Escolar fut bien présenté et applaudi à sa sortie en piste. Il répéta dans le capote de Carlos Olsina. 3 piques où il ne s’employa pas beaucoup sous le fer et montra un léger manque de force. Il partit du centre à la troisième. Au dernier tiers, il montra rapidement un manque de fond, s’arrêta à mi passe et donna un coup de corne au passage au biterrois qui du partir à l’infirmerie. Francisco Montero estoqua le novillo avec difficulté.  

 

2-« Artaban » de Yonnet fut reçu discrètement par Montero qui se montra approximatif dans la lidia. Il alla à 5 reprises au cheval pour 3 piques. Il ne s’employa pas beaucoup, freinant souvent sa charge avec d’entrer timidement dans le peto. A la muleta, Montero se trouva handicapé par sa blessure à la main. Il fut irrégulier, parfois accroché et parfois centré où il donna des muletazos de meilleures factures face à un animal compliqué et court de charge. Après un final par manoletinas et une épée basse il reçut un petit trophée protesté.

 

3-« Chincharon » de Flor de Jara juste de tête, resta près des planches à sa sortie. Manuel Diosleguarde alla le chercher et l’amena avec douceur au centre. 3 piques bien menée par Alberto Sandoval où le novillo montra plus de puissance que de bravoure, grattant le sol, poussant d’une seule corne et sortant seul. Manso, protestant au deuxième tiers également, mais noble dans la muleta de Diosleguarde qui livra des séries rythmées avec profondeur mais pas forcément croisées dans lesquelles le novillo répéta avec une certaine classe. Il perdit un possible trophée aux aciers.

 

4-« Ibareño » de Turquay sortit en piste avec un léger manque de force. Il fut économisé sous le fer avec seulement deux rencontres. Il poussa un peu dans un second temps à la première pique avant de fléchir à sa sortie. Après un salut de Daniel Sanchez, Montero fut dominé malgré son envie et laissa le novillo quasiment inédit dans le dernier tiers, manquant certes de transmission.

 

5-« Trembleño » de l’Astarac montra des signes de faiblesse et trainant un peu de l’arrière train après une glissade. Il fut protesté par une partie du public qui demande le changement. Deux rencontres allégées pour la forme. Malgré son handicap, le novillo montra un fond de noblesse. Appliqué, Diosleguarde tira le maximum de son adversaire avec douceur avant que son adversaire ne soit attiré par les planches. Il s’engagea et logea une belle épée récompensée d’un trophée.

 

6-« Año » de Agustinez d’origine Marqués de Villagodio fut accueilli par une larga de rodillas de Carlos Olsina et lia une belle série de véroniques sous la « Jota ». 3 rencontres et 2 piques où le toro ne s’employa pas non plus et se montra juste de force. Le biterrois montra de l’envie et lia une belle série avec sa volonté. Puis le toro exigeant, s’éteignit au moment où la musique se déclencha à la demande du public. Final a menos et épée sur le côté.

 

Vuelta a los toros pour Toreria


Istres 

 

 La Matinale : Le plus pour Jorge Martinez

 

 C’est lui en effet que le jury désignera comme le meilleur du premier chapitre, chacun des trois novilleros coupant également une oreille, oreille de valeur nuancée, le protégé de Ruiz Manuel confirmant ce choix devant le 4eme novillo. Solalito, héritant d’un adversaire de plus de piquant et Clémente Jaume devant s’accommoder d’un Jalabert sur la défensive, tireront tout de même leur épingle du jeu. 

Les arènes du Palio, remplies d’un bon tiers, sous un soleil automnal, ont vu un lot de quatre novillos de Jalabert Frères, afficher un bon fond de noblesse mais aussi un certain manque de forces.

 

Jorge Martinez héritera en 1er d’un novillo noble mais manquant de forces et de transmission qu’il recevra avec des capotazos doux et allurés avant un quite por gaoneras. Muleta en main il construira une faena aux tracés harmonieux sur les deux bords avant un final plus enlevé et une superbe épée.

C’est donc lui qui eut à combattre le quatrième novillo, noble lui aussi mais avec plus de présence malgré un petit problème des antérieurs qu’il lui fera oublier. Le novillero de Totana confirmera son potentiel affichant un toreo de meilleure conception, ne lâchant rien et imposant sa muleta malgré deux cogidas spectaculaires, la première lors d’un quite por tafalleras, l’autre après un 1er pinchazo. Après un final sur des passes d’ornement bien ajustées, il s’égarera avec l’épée….

 

 Après avoir banderillé son novillo, Solalito brindera sa faena à Luisito, qui le conseille. Le nîmois commencera en toréant par le bas un novillo de plus de piquants qui s’avérera court et se retournant vite. Peu à peu il imposera sa muleta pour lui allonger les charges, surtout à droite, l’autre bord restant moins évident. Il conclura d’une belle épée aidant à l’obtention d’un trophée.

 

Clémente Jaume recevra son adversaire par trois largas de rodillas et une jolie série de capotazos mais fragile des anterieurs et donc sur la défensive il ne permettra pas au jeune biterrois de s’exprimer pleinement, le protégé de Mariano Jiménez et José Ignacio Ramos relevant une prestation de bonne tenue par des bernardinas serrées avant une belle épée, qui aidera un pavillon a tomber dans son esporton.

 

Quatre novillos de Jalabert Frères, bien présentés, nobles dans l’ensemble, plus exigeant le 2eme, justes de forces et économisés au cheval lors d’une unique rencontre.

-Jorge Martinez (rose fushia et or) Oreille et silence après avis

-Solal Calmet "Solalito" (bleu France et or) Oreille

-Clémente Jaume (bleu ciel et or) Oreille

Pst : K. Kehiha. Temps ensoleillé pour un tiers d’aforo et un anti taurin rapidement expulsé par le service d’ordre.

Por la tarde : J.E. Colombo triomphe

 

  Remportant le 1er Trophée Jean Teisseire après avoir coupé trois oreilles à une noble corrida du fer de Virgen Maria, possédant aussi un fond de bravoure, le second "Fatigoso" N°28 étant honoré d’une vuelta posthume. Le lot manquant de forces dans son ensemble.  Le vénézuélien s’est offert la Grande Porte du Palio lors de cette corrida de fin de temporada par son envie, son toreo débordant d’alegria et surtout en se montrant supérieur aux banderilles. A. Younes ne put confirmer son triomphe du mois de juin dans ces mêmes arènes, ses deux faenas restant relativement anonyme, quant à Maxime Solera il se montrera à la hauteur de l’excellent dernier, affichant une gana torera du meilleur effet pour couper la dernière oreille de la saison….

 

Six toros de Virgen Maria (Séville), propriété de Jean-Marie Raymond, bien presentés dans l’ensemble et offrant des opportunités bien que juste de forces la plupart. Meilleurs les 2eme et 6eme.

-Andy Younes (blanc et or) Salut et silence

-Jesus Enrique Colombo (blanc et or) Deux oreilles et oreille

-Maxime Solera (blanc et or) Silence après avis et oreille.

 

Pst : K. Kehiha. Temps ensoleillé pour un tiers d’aforo. Salut de Raphael Viotti au 4eme et ovation et musique pour le tercio de pique de Juan Manuel Sanguesa au 5eme

Remise du 1er Trophée Jean Teisseire en piste à l’issue de la corrida à Jesus Enrique Colombo, le palco appelant le ganadero à saluer !!!! avant la sortie à hombros du vénézuélien.

 

Le toro d’ouverture ira de bonnes façons deux fois au cheval et après un échange de quite entre A. Younes et J.E. Colombo, il manquera d’enchainement dans la muleta de l’arlésien qui réalisera quelques séquences allurées mais sans pouvoir accrocher le Virgen Maria et le public avant de conclure de ¾ de lame suffisante. Deux superbes arrancadas au cheval pour le sérieux 4eme qui permit au protégé de S. Fernandez Meca un excellent début de faena sur la corne droite avant que l’intérêt ne se dilue au fil des muletazos et ¾ de lame décentrés nécessitant l’usage du verduguillo…

 

Varié et fleuri le travail de cape de J. E. Colombo accrocha d’entrée les tendidos et après une seule pique correcte, le venezuelien enflamma le Palio avec les banderilles. Après un premier muletazo à genoux, il lia d’excellentes séries droitières avant d’enchainer de superbes séquences sur les deux bords, de meilleur son à gauche, profitant au mieux des qualités et de la classe du toro avant de conclure par des bernardinas serrées et une entière en s’engageant… Le lourd 5eme fit quelques génuflexions à son arrivée, n’empêchant le venezuelien de réaliser une belle entrée en matière avec la cape. Poussant fort, il chahutera le groupe équestre le soulevant plusieurs fois avec vigueur avant de le pousser au centre du ruedo, le piquero de turno ne lâchant rien et reçut une ovation bien méritée soulignée par la musique. Après un quite par zapopinas, Colombo fera à nouveau se lever les gradins aux banderilles. Son adversaire juste de forces et de moral baissa de pieds au dernier tiers, cherchant plutôt les tablas, ne permettant pas une faena allurée malgré les efforts du sud-américain.

 

M. Solera se montra décidé mais mit mal en suerte son toro qui fit basculer la cavalerie prise par devant. Court et flojito avec plusieurs génuflexions, le Virgen Maria ne permit pas au fosseen de briller malgré de méritoires efforts, efforts mal récompensés par une mise à mort en plusieurs actes de la main gauche. Le superbe burraco sortit en dernière position fut reçu à porta gayola par Maxime Solera qui afficha ses intentions après que le groupe équestre fut basculé sur le sable lors de son unique rencontre, débutant sa faena les deux genoux au sol. Si l’ensemble prit corps sur la corne droite, c’est sur l’autre rive qu’eclata plus la classe du toro, noble et mobile, dont profita très bien le protégé de Denis Loré pour lier un ensemble ambidextre de très bonne tenue. L’épée cette fois fut en place mais nécessita l’usage du descabello.


Saint Sever : les novillos de Casanueva et d’Alma Serena séduisent pour leur présentation

 

 Pour la clôture de la semaine taurine et culturelle de la peña jeune aficion, deux novilladas piquées étaient organisées sous un temps agréable et ensoleillé. Organisée par le collectif Pedro Llen, la novillada matinale proposait le retour de l’encaste Coquilla avec la ganaderia de Herederos de Alfonso de Sanchez Fabres qui a lidié leur dernière corrida de toros en 2015 dans ces mêmes arènes. L’après-midi, ce fut le début en piquée des deux ganaderias du Cap de Gascogne, Casanueva de José et Guillaume Bats et Alma Serena de Philippe Bats.

En matinée, unique oreille pour José Fernando Molina

 

 Pour la novillada matinale, les quatre novillos de Sanchez Fabres de présentation hétérogène n’ont pas donné l’émotion attendue. Ils ont manqué de force dans l’ensemble, montrant cependant un fond de noblesse mais manquant de piquant. Peu de monde dans les gradins.

-José Fernando Molina (gris alu et or) silence après 2 avis et oreille après avis

 -Alvaro Burdiel (rouge et or) silence après avis et ovation

Présidence Philippe Lalanne.  

 

José Fernando Molina livra une prestation honorable, faisant bien les choses. Le premier novillo resta sur la réserve et freina ses charges. Il fut économisé sous le fer. Noble mais fade et juste de force, Molina le toréa avec douceur, sans le brusquer, servant de belles naturelles. Il échoua à l’épée après une tentative de recibir. Son second opposant, plus fort en présentation, freina également au capote. Faible et très court de charge, il donna peu d’option au jeune novillero mais qui parvint quand même à tirer le maximum du Coquilla. Il reçut un petit trophée après une bonne épée.

 

Alvaro Burdiel accueillit son premier novillo avec un genou au sol. Le novillo se défendit sous le fer lors de deux rencontres correctement piquées. Burdiel fut brouillon et ne parvint pas à s’imposer face à un animal manquant de fond et court de charge. Face à l’ultime qui prit trois piques dosées, partant seul à la première, le sévillan de l’école taurine de Madrid fut hésitant et irrégulier. Le novillo montra un certain intérêt et prit le dessus sur le novillero qui ne trouva jamais le bon tempo.

Por la tarde : sortie à hombros pour Y. Lamothe et M. Perera

 

 Après la pause déjeuner, les aficionados se sont rendus plus nombreux que le matin aux arènes, avec une bonne entrée. Habitué au temps froid et humide du 11 novembre, le public a sûrement apprécié le soleil du mois d’octobre.

 Les quatre novillos ont donné de l’intérêt toute de la tarde pour ce petit défi entre les éleveurs Guillaume Bats et Philippe Bats. De bonne présentation dans l’ensemble, aux robes variées, les novillos de Casanueva (1er et 4ème) et d’Alma Serena (2ème et 3ème) ont montré une belle noblesse, de la caste et de la classe.

-Yon Lamothe (violette et or) Oreille et 2 oreilles après avis

Manuel Perera (vert olive et or) Oreille et oreille après avis

Présidence Zocato. Salut des deux ganaderos. Vuelta posthume du 1er et 3ème. Le prix à la meilleure cuadrilla de la Villa Mirasol fut décerné à celle de Yon Lamothe. Et Yon Lamothe remporta le prix du triomphateur de la peña jeune aficion…

 

Yon Lamothe reçut par véroniques le joli novillo de Casanueva. Il s’employa sous le fer en allant a mas à la seconde et fit chuter l’équipage. Après le salut de Mathieu Guillon aux banderilles, le tarusate prit la mesure de son adversaire et lia de belles séries dans lesquelles le novillo humilia avec classe sur les deux bords. Après un bon final par des luquesinas ajustées, il logea une lame entière et reçut le premier trophée de la tarde. Vuelta pour le Casanueva. Face à l’Alma Serena, il fut appliqué dans la lidia et mit le novillo à bonne distance face à la cavalerie pour deux rencontres bien orchestrées et bien piquées par Alberto Sandoval qui fut ovationné à la sortie. Le novillo montra une belle bravoure lors des deux piques. Après un quite de Perera, Lamothe lia des séries rythmées avec profondeur. Le novillo répéta avec classe, humiliant avec transmission et caste. La faena prit de l’ampleur avec des muletazos croisés et profonds. Les naturelles pieds joints furent données avec précision pour conclure. Mais l’épée longue d’effet nécessita l’usage du descabello. Deux oreilles et vuelta posthume du bon novillo.

 

Manuel Perera accueillit par une belle série de véronique le novillo d’Alma Serena qui sortit du toril avec fougue. Il fut puissant au cheval et partit de loin lors des deux rencontres. Le protégé de Juan José Padilla toréa avec douceur et calme, mais ne parvint pas à lier ses muletazos. Il réduira rapidement les distances pour une fin de faena sur des terrains réduits mais en étant peu centré. Il logea une épée engagée et reçut un trophée. Face à l’ultime de Casanueva, qui donna des coups de tête dans le peto, il invita le sobresaliente du jour Juan Antonio Pinto au quite. Perera débuta sa faena à genoux et montra de l’envie mais se fit déborder petit à petit par la caste du novillo et rendit une copie plutôt brouillonne. Entière et nouvelle oreille généreuse qui lui permit de sortir néanmoins en triomphe avec Yon Lamothe et les deux ganaderos du jour.

 

 Vuelta a los toros pour Toreria


Bouillargues : Les lauriers pour A. Tardieu et Nino Julian

 

 A l’issue de cette 9ème édition de la novillada sin caballos organisée par le club taurin La Embestida de Bouillargues, une édition assez accidentée, les trois novilleros, qui méritent le respect pour s’être mis devant une novillada très sérieuse, les trois se faisant prendre sévèrement, au moins une fois chacun et heureusement sans coup de corne.

 Le nîmois affichera le plus d’oficio et saura profiter au mieux des excellentes qualités du 4eme, un becerro noble et encasté auquel il coupera la seule oreille du jour, invitant Alain Tardieu a partager son tour de piste.  Quant à Fabien Castellani et Lenny Martin, ils ne surent exploiter les possibilités que leur offraient le F. André pour le 1er, le sobrero d’A. Tardieu pour le second encore bien vert.

 

Nino Julian (rouge et or) du CFT Nîmes : Salut après avis et oreille après avis

-Fabien Castellani (blanc et or gris) de l’E.T. du Pays d’Arles : Salut après avis et silence

- Lenny Martin (bleu ciel et or) de l’E.T. de Béziers : Vuelta et silence après avis

 -Furent combattus dans l’ordre un becerro de Valverde, un des héritiers de François André, un des frères Gallon tué en piste et remplacé par un sobrero d’A. Tardieu, un d’Alain et Frédérique Tardieu, un de Bernard Taurelle et un de la ganaderia El Campo, tous très sérieusement présentés, les deux derniers de plus de maturité ne mirent pas en confiance leur opposant qui se trouvèrent vite débordés après des avertissements sans frais

 Pst : Mr Perbosc, casi lleno sous le soleil d’été avant l’arrivée de nuages très menaçants.  Remise des prix à l’issue de la course à ‘Freidor’ d’Alain et Frédérique Tardieu, meilleur becerro et à Nino Julian, meilleur becerrista. Minute de silence à l’issue du paseillo pour les 30 ans de la disparition de Nimeño II et pour les aficionados récemment disparus.

 

N. Julian hérita en premier d’un becerro de Valverde avec du caractère mais aussi quelques problèmes des pattes avant, se battant souvent comme le burladero décoré d’une tête de toro… Court et se retournant vite, il s’exprima mieux de la gauche quand le nîmois le faisait humilier. Un cafouillage avec l’épée ota tout espoir d’une récompense. Un trophée qu’il décrocha face à un excellent becerro d’A. Tardieu, noble, mobile et encasté en montrant de la décision d’entrée avec la cape avant de construire une faena de bonne tenue et bien concue face aux charges vives du colorado. Le final par 'luquesinas' s’avera superflu et moins net avant une épée décisive au 2eme essai.

 

Bagarre aussi du François André contre les burladeros décorés et quelques petits soucis avec les antérieurs mais offrant des opportunités à Fabien Castellani qui réussit quelques jolies séquences quant il lui proposa une muleta suave de la droite, l’arlésien ne le voyant pas clair sur l’autre corne, concluant d’une lame opportune. Avec une présence plus d’un novillo que d’un becerro, le Taurelle pesa des les premiers muletazos, mettant à l’épreuve l’élève de Mehdi Savalli qui se fera prendre deux fois, revenant courageusement au combat avant de porter une épée à l’encuentro.

 

Le superbe novillo de Gallon se cassa la corne gauche en frappant contre l’effigie d’un toro peinte sur les dits burladeros. L. Martin l’occit en piste. Après démontage des œuvres, un excellent sobrero d’Alain Tardieu, qui fit voler N. Julian au quite par larga de rodilla, mit en difficulté la cuadrilla aux banderilles. Le biterrois se montra assez prudent au debut devant la noblesse enracée du suppléant, mieux sur la fin mais restant en dessous des possibilités du becerro qu’il tua d’une lame habile à l’encuentro. Sérieux becerro physiquement et moralement d’El Campo pour un torero encore bien vert a ce niveau. Peu à l’aise cape en main, il réussit deux bons enchainements de la droite avant de se faire soulever en prenant l’autre main, ce qui le déstabilisa face à un adversaire qui ne fallait pas douter. Il abrégea d’une superbe épée au 2eme essai.


St Martin 1ere : Les premières oreilles de la Feria pour J. E. Colombo et Gomez del Pilar

 

   De plus de résonnance cette du madrilène à son second toro. Et si l’on veut mémoriser les meilleures séquences de cette corrida d’ouverture il y a la faena du madrilène face au Pages-Mailhan, le tercio de piques de Gabin Rehabi face au Laget et les tercios de banderilles du vénézuélien, meilleur son 1er.

 

Première corrida donc de la Feria de la Crau 2021, corrida de competencia entre six ganaderias françaises face à un cartel international composé d’un torero espagnol, d’un français et d’un vénézuélien. Des toros superbement présentés, chacun suivant ses origines, la plupart avec un bon potentiel de noblesse mais dans l’ensemble juste de forces. De fait ils furent tous économisés aux piques ou ils ne se firent pas prier pour prendre leurs deux puyas, trois pour le Laget, souvent en partant d’assez loin. Le Pages-Mailhan fera chuter sous l’impact P.Aguado, le piquero de Gomez del Pilar qui frôlera la cornada, tandis que Gabin sera ovationné pour ses trois piques précises et bien dosées au cinquième.

 

Toros dans l’ordre de sortie de Tardieu frères (Nuñez), Alain Tardieu (Nuñez), Gallon frères (Domecq), Pages-Mailhan (Jandilla), Laget (Domecq),  et Turquay (Santa Coloma). Les 3eme, 4eme et 5eme applaudis à l’arrastre.

 -Noe Gómez Rodríguez "Gomez del Pilar" (nazareño y oro) Salut et oreille après avis

 -Andy Younes (lilas et or) Silence après avis et salut

 -Jésus Enrique Ruiz Silva "Jesús Enrique Colombo" (grana y oro) Oreille et silence

 

Pst : A. Lescot, 1 mn d’applaudissements pour les disparus de ces derniers mois, dont le veterinaire taurin Maurice Priaulet.  La ganaderia Turquay faisait sa présentation en corrida de toros. Salut de Marco Leal au second pour ses banderilles. Temps estival en début, automnal et frisquet sur la fin avec un vent parfois gênant.

 

Gomez del Pilar héritera en 1er d’un toro des Frères Tardieu peu enclin à se livrer et auquel il servira une faena ajustée et appropriée aux charges courtes en jouant du couvre-chef. Quite par chicuelinas et serpentinas avant de signer la prestation la plus torera du jour face à un noble et de bon fond de Pages-Mailhan. Débutée à genoux, la faena passera par des muletazos allurés et efficaces, la main basse sur les deux bords avant de resserrer les distances en fin de parcours. Conclusion d’une entière caidita avec oreille conséquente à la clé.

 

On n’a pas retrouvé l’Andy Younes conquérant d’Istres, restant même assez marginal avec ses deux adversaires et qui pourtant formaient le meilleur sorteo. Appliqué, esthétique, l’arlésien touchera en premier un Alain Tardieu noble bien que manquant de forces, se laissant faire sans trop transmettre sur les deux rives, l’épée lui ôtant tout espoir de récompenses. Même scenario ou presque face à un intéressant toro du Laget dont il n’a sut profiter pleinement, sa faena allant même à menos avant de tuer au 2eme essai d’une entière caidita.

 

A l’aise avec la cape et encore plus avec les banderilles, spécialités sud-americaine ou il excelle et pour lequel il sera ovationné, J. E. Colombo saura profiter au mieux d’un excellent Gallon, limité en forces, mais qu’il conduira à mas, en l’obligeant un peu plus en fin de faena. Bernardinas serrées et estocade donnée plein centre de la piste pour la 1ere oreille de la feria. Applaudit de salida le sérieux Turquay a connut quelques soucis avec ses antérieurs, mal lidié il permettra néanmoins au vénézuélien de briller avec les palos avant de bien prendre les premières passes puis de se raviser. Peu en confiance, Colombo ne fera pas trainer les choses, s’éternisant un peu plus avec les aciers.

St Martin 2eme : A. Lamelas s’offre la grande porte pour son anniversaire.

 

Une grande porte qu’aurait put également franchir Octavio Chacon s’il avait mieux manié les armes. Quant à M. A. Pacheco, c’est par la porte de l’infirmerie qu’il quittera les arènes de St Martin de Crau après un puntazo au mollet droit (15cm) que lui infligea son 1er Yonnet. Un bonheur pour Alberto Lamelas, guerrier parmi les guerriers et qui arrive aujourd’hui à s’exprimer avec un toreo plus abouti et ce devant des toros de respect…. Bonheur quand, lors de sa seconde vuelta avec son oreille synonyme de grande porte, Chicuelo lui joua « Joyeux anniversaire »

 

Face à un lot très sérieux et avec un vent souvent violent, les toreros ont payé comptant, sachant aussi mettre en valeur les toros qui se "laissèrent", en particulier les trois derniers.  Six toros de Yonnet, quatre des Héritiers d’Hubert et deux des Héritiers de Christophe (1er et 6eme) superbement présentés, ne se faisant pas prier pour aller au cheval, deux fois, trois fois pour le 5eme mais sans grande conviction. Tous plus ou moins applaudis à leur sortie et à l’arrastre.

 

-Octavio Chacon (rose et or) Vuelta, salut après deux avis et salut

-Alberto Lamelas (blanc et or)  Oreille après avis et oreille

-Miguel Angel Pacheco (sangre y oro) Silence après avis

 

Pst : A. Lescot, climat cravenque avec nuages et surtout un vent violent du sud qui nuit pas mal sur le toreo, d’autant plus devant des toros de Yonnet. Vuelta au 6eme toro, "Levant" N°16 des héritiers de C Yonnet, allant plus pour l’ensemble du lot que pour ses effets personnels. O. Chacon combattît le dernier toro suite à la blessure de M. A. Pacheco. Ovation pour la ganadera Charlotte Yonnet à la fin de cette corrida matinale. 1/3 d’arènes.

 

O. Chacon verra son 1er adversaire renverser la cavalerie au 1er assaut, y retournant mais sans réellement s’y employer. Dans des conditions climatiques difficiles et face à un toro développant plus de genio que de noblesse, il usa de son sens de la lidia, mais peu en confiance, avec un "pasito a tras" à chaque muletazo. Entière caida pour en finir. Son second ira au cheval par de belles arrancadas, s’employant par à-coups. Après un début de faena hésitant, le gaditano prit peu à peu la mesure d’un castaño de Yonnet qui se laissa faire avec un bon fond de noblesse par des naturelles allurées avant d’alterner les séries, celles de la gauche d’un meilleur niveau, avant un gros cafouillage avec l’épée…. Il eut a combattre le dernier Yonnet qu’il brinda à son malheureux compañero alors à l’infirmerie. Un toro qui ira avec alegria sur le groupe équestre mais sans éclats particuliers avant d’offrir à O. Chacon de belles perspectives sur les deux bords par son fond de noblesse pour une faena de bon ton mais à nouveau mal rematée avec les armes…

 

Le second, ira fort dans le peto, s’y employant a mi-hauteur en mettant les reins… Il s’avéra court avec extraños d’entrée ce qui n’empêcha pas A. Lamalas à partir au combat, sous le vent, sans douter, l’intéressant d’abord par la gauche sur l’autre rive ensuite pour des muletazos inespérés en début de faena. Entière longue d’effet plus un coup de descabello. Superbe toro applaudit de salida, le 5eme ira trois fois au cheval mais sans relief et mal piqué. Nouvelle leçon de courage par le torero de Jaén qui fêtait ce jour ses 37 printemps sous un vent violent d’automne et qui sut, surtout de la gauche, tirer le meilleur parti de son adversaire par un arrimon de catégorie, parsemé de séquences bien agencées, gagnant ainsi sa seconde oreille malgré une épée bien basse.

 

Le 3eme, sérieux avec beaucoup de présence, chassa d’entrée au fil des barrières avant de soulever haut et fort le groupe équestre tout en poussant longuement avant d’y revenir avec forces. M. A. Pacheco brinda sa faena au public, débutant de belle manière sur la bonne corne droite du Yonnet qui à la première occasion lui fit subir une violente cogida avec cornada dans le mollet droit. Il continuera bien qu’un peu déstabilisé et manquant d’expérience à ce stade face à un toro sans grande tenue, sortant de la muleta la tête en l’air. Il conclura d’une épée tombée avant de rejoindre l’infirmerie.


Parentis : les novillos de Los Maños séduisent pour la première novillada

 

 Dans les arènes Roland Portalier restructurées et dorénavant couvertes, la première novillada de la féria Heste y Toros et de la nouvelle équipe en charge de l’organisation s’est déroulée devant une belle assemblée. Un public familial et local, avec des animations autour des arènes. Paseo retardé de quelques minutes pour les retardataires à la taquilla. Présidence Nicolas Pétriat.

Les novillos de Los Maños de présentations et comportements variés, ont laissé une bonne impression, montrant de l’intérêt, de la combativité sous le fer et de la noblesse par la suite. Supérieur le premier et l’ultime. Salut du Mayoral.  

 

-Manuel Diosleguarde (bleu marine et or) Silence et oreille après avis

-Miguel Aguilar (violette et or) Silence après avis et oreille

-Christian Parejo (violette et or) Oreille et vuelta

 

Manuel Diosleguarde reçut par véroniques son premier opposant « Secretario » qui s’employa un peu sous la première pique et se montra noble et mobile par la suite. Diosleguarde débuta sa faena par le bas puis lia de belles séries sur les deux bords mais qui manquèrent un peu de douceur. Face au quatrième « Barbatristes », il ne fit pas trop d’effort pour mettre en valeur son opposant lors du premier tiers. Le Maños se montra noble avec du fond mais parfois distrait à la sortie des passes. Le salmantino servit une faena irrégulière. Il ne s’imposa pas réellement et ne profita pas de toutes les qualités de son adversaire.

 

Miguel Aguilar n’a pas marqué la tarde de son empreinte. Le second novillo « Cafeteria » ne reçut qu’une seule pique à la demande du novillero. Il livra une faena sans transmission et longue mais en se croisant face à un adversaire qui manqua un peu de personnalité. Le cinquième novillo « Secretaria » freina d’abord ses charges dans le capote du mexicain puis se montra manso sous la pique montée à l’envers. Aguilar resta distant et donna des muletazos de façon linéaire devant un animal exigeant avant un final à genoux qui réveilla le public qui lui permit de couper lui aussi un pavillon.  

 

Christian Parejo revenait en piste suite à sa blessure à la jambe mais sembla encore juste physiquement. « Callejuelo » montra de la bravoure sous le fer mais manqua de piquant par la suite. Parejo donnera les meilleurs moments avec la main droite après une tentative à gauche sans brio. Puis il parvint à lier de belles naturelles pieds joints avant de loger une lame entière qui fera tomber la première oreille de la féria. L’ultime « Segoviano » de présentation supérieure, se distingua par sa bravoure lors du premier tiers. Il s’élança au galop sans se faire prier du centre et de l’autre côté de la piste pour trois rencontres spectaculaires mais piquées dans le dos. Mathieu Guillon salua aux banderilles et se fit une frayeur avec un novillo qui le raccompagna jusqu’aux planches. Au dernier tiers, le bon Maños se montra distrait par les gradins et resta tête haute. Parejo débuta calmement par des statuaires puis le toréa à mi-hauteur avec sérieux sans parvenir à lui faire baisser la tête. Il pincha à l’estocade et fit un tour de piste où il invita le mayoral à venir saluer.  

 

Vuelta a los toros pour Toreria

Parentis, Oreille pour A. Samira et Solalito lors de la seconde novillada de la Féria 2021

 

 Pour la deuxième novillada de la féria, les organisateurs ont souhaité apporter leur soutient aux ganaderos français et ont concocté une novillada 100% française. Les novillos de Robert Margé étaient confrontés à ceux d’Olivier Fernay. Le public fut moins nombreux que la veille mais plus attentif et moins bruyant. Au vu de la météo très humide, le nouveau toit fut le bienvenu car nul doute que sans lui, la course n’aurait pas eu lieu. Présidence Lionel Lohiague.

Les novillos de Robert Margé et d’Olivier Fernay sont sortis en alternance. 1er, 3ème et 5ème pour les Margé et 2ème, 4ème et 6ème pour les Fernay. Bien présentés dans l’ensemble, ils furent économisés et peu présents sous le fer. Par la suite, ils ont manqué un peu de combativité. Côté Fernay, c’est le quatrième « Remero » qui se distingua le plus et le cinquième « Perdigon » côté Margé.

 

-Carlos Olsina (violette et or) : silence et silence
-Adam Samira (nazareño y oro) : salut au tiers et oreille
-Solalito (bleu France et or) : salut au tiers et oreille

 Salut de Mathieu Guillon au cinquième

 

Carlos Olsina reçut par véroniques un bel exemplaire de Robert Margé qui se montra rapidement sur la défensive. Le novillero biterrois tente de soumettre son opposant en servant des muletazos autoritaires mais le novillo resta court de charge. Après un petit passage à l’infirmerie pour une coupure à la main, il reçut un exemplaire de Fernay bien fait et bien armé qui s’employa un peu sous la monopique. Après seulement deux paires de banderilles, le novillo partit de loin avec alegria dans une muleta un peu brouillonne d’Olsina. Malgré quelques passages bien donnés, il ne parvint pas à finir ses muletazos et se fit accrocher le leurre à plusieurs reprises.

 

Adam Samira affronta d’abord un novillo astifino de Fernay mais léger. Economisé sous le fer, il ne permit pas grand-chose à l’arlésien qui ne put lier ses passes, tout en restant un peu distant. Il s’engagea néanmoins pour une belle estocade. Il reçut le splendide novillo de Margé typé Cebada par deux largas de rodillas. Il prit une seule pique en poussant mais montra aussi un léger manque de force. Salut habituel de Mathieu Guillon aux banderilles. Après un brindis à Denis Labarthe, Samira débuta sa faena en laissant intelligemment de la distance. Le novillo vient bien avec noblesse mais la faena resta irrégulière sur des terrains plus réduits et ne profita que partiellement des qualités du Margé. Nouvelle épée engagée qui libéra le premier trophée.

 

Solal Calmet « Solalito »  montra une belle maturité face à un lot le moins propice au succès et banderilla avec brio ses deux adversaires. Face au Margé, bien piqué par Mathias Forestier, il tira le maximum de son adversaire qui tenta de fuir aux planches mais perdit le fruit de son travail en échouant avec les armes. Face à l’ultime de Fernay, discret sous le fer et vite éteint et sans charge, il parvint à tirer des muletazos méritoires avec un certain métier et fut récompensé d’un trophée après une demi lame efficace.

Vuelta a los toros pour Toreria


Aire/Adour : Dorian Canton et Gomez del Pilar sortent en triomphe

 

 Suite à l’annulation des fêtes d’Aire sur l’Adour de juin, la Junta des peñas aturines avait décidé de reporter la corrida prévue au mois de septembre. La météo fut capricieuse aux bords de l’Adour, et les discussions sur le maintien de la course ont créé des incertitudes jusqu’au dernier moment. La pluie s’arrêta enfin une fois la décision prise de maintenir le paseo qui fut retardé de 15min afin d’éponger le sable. Les organisateurs ont également maintenu la ganaderia de Valdefresno suite à son bon comportement dans ces mêmes arènes en 2019. Quatre toros étaient prévus déjà pour le lot de 2020. Ce fut donc un lot cinqueños qui a foulé le sable des arènes aturines. Hommage à Ivan Fandiño à la mort du troisième toro avec une minute de silence avant que ne raisonne son pasodoble.

Les toros de Valdefresno bien présentés dans le type de l’encaste ont montré un certain intérêt avec un comportement fidèle à leur encaste Atanasio et Lisardo Sanchez. Mansitos, distraits, réservés, pas facile à lidier mais montrant de la mobilité par la suite. Ils ont cependant manqué parfois un poil de force avec une piste un peu glissante et furent économisé sous le fer pour une monopique générale. Supérieur le troisième. Salut du mayoral à l’issue de la course.

 

-Morenito de Aranda (violette et or) Ovation et ovation après avis

-Gomez del Pilar (vert et or) Oreille et oreille

-Dorian Canton (grenat et or) Deux oreilles et silence

Présidence Bernard Langlade. Environ 1/4 d’arènes.  

 

Morenito de Aranda est venu pour triompher. Déterminé, montrant l’envie de revenir en France l’année prochaine. Il accueillit son premier adversaire à porta gayola et débuta sa faena à genoux également après un brindis au public. Il livra une prestation un peu brouillonne, enchainant les séries à un rythme élevé face à un toro qui se défendit. Il fut long avec les aciers. Il reçut son second opposant par une larga de rodillas où il dut vite lâcher le capote. Le toro montra plus de violence que de bravoure sous le fer puis fut distrait avec une attirance par les barrières. Morenito se montra volontaire, la faena allant a mas mais perdit un possible trophée avec les armes.

 

Gomez del Pilar réceptionna son premier toro par une série de véroniques rematée de rodillas au centre. Le toro partit seul à la cavalerie où il tenta d’y faire le tour. Après un brindis au ciel, le triomphateur vicois lia de bonnes séries droitières mais le toro manqua un peu de force et glissa souvent puis partit aux planches. Del Pilar ne le retint pas pour une fin de faena près des tablas où le toro se défendit. L’entière libéra le premier trophée demandé. Le cinquième plus typé Lisardo montra un fond de bravoure sous la monopique. La faena fut essentiellement droitière, il donna de bons muletazos mais baissa d’intensité et fut trop long avec trois séries de trop et conclut d’une lame tombée.

 

Dorian Canton, pour son unique paseo de la saison n’a pas laissé passer sa chance de triompher. Bien à la cape, donnant un quite par de douces chicuelinas. Il débuta sa faena brindée à son picador Rafael Agudo par des doblones genoux pliés. Il lia de bonnes séries profondes et templées face à un noble toro qui mit bien la tête avec transmission dans la muleta dominatrice du béarnais. Après un final par bernadinas, il logea une épée engagée, un peu derrière et reçut les deux trophées après une forte pétition. Face à l’ultime qu’il reçut par des véroniques sous « La jota de los toros » de l’orchestre, il fut sans option avec à un exemplaire qui ne se livra jamais.

 

Vuelta a los toros pour Toreria


Saint Perdon : Manuel Perera coupe la seule oreille de la tarde

 

 La traditionnelle novillada de la peña La Muleta s’est déroulée sous un beau soleil dans les arènes du Plumaçon de Mont de Marsan. Avant le paseo, le président de la peña Pascal Darquié reçut le prix « El Tio Pepe 2019 » de la fédération des sociétés taurines de France avec deux ans de retard suite à la Pandémie.

 La ganaderia de Pincha avait remporté la novillada concours en 2019 avec le novillo « Sonambulo ». La peña La Muleta a donc décidé de faire lidier un lot complet cette année.  Bien présentés et de comportements variés, les novillos ont manqué de fond et ont donné des difficultés aux piétons du jour, peut être encore un peu vert. Pour ne pas arranger les choses, les lidias furent absentes et brouillonnes. Aucune des piques ne furent données correctement, dont trois d’entre-elles au cheval de réserve. Parejo, souffrant de la cheville, laissa Mathieu Guillon se charger de la lidia au sixième.  Présidence Pierre Noguès. Entrée juste convenable.

 

-Adam Samira (violette et or) ovation après avis et vuelta

 -Manuel Perera (rouge et or) silence et oreille

 -Christian Parejo (fleur de Toulouse et or) silence et silence après avis

 

Adam Samira se fit désarmer dès la première passe de cape face à « Oportunista ». Par la suite, il ne fut pas opportuniste et ne profita pas de la noblesse pimentée de son adversaire. Il resta sur un terrain ombragé près des planches sans lui laisser de la distance. Malgré quelques passes de qualités mais isolées, la faena resta sans transmission. Il fut discret face au quatrième « Hipico » compliqué, donnant des coups de têtes latéraux. Il ne s’imposa pas mais logea une épée sin puntilla en conclusion.

 

Manuel Perera, le protégé de Padilla donna de la voix dans une arène plutôt silencieuse pour recevoir « Operista ». Après une absence totale de lidia, le novillo laissa du jus au premier tiers, partant seul au cheval de réserve pour la première pique, puis au titulaire et repartant seul à deux reprises au cheval avant qu’il ne sorte. Le chanteur d’opéra arriva un peu éteint au dernier tiers et Perera tenta de lui redonner de l’allant en usant de sa voix. Il reçut le cinquième « Cantinero » à genoux à porta gayola. Après un brindis à Richard Milian, il fut généreux et enthousiaste. Il servit une faena irrégulière avec des passages plus intéressants mais le tout finira a menos. Oreille après une épée en place.  

 

Christian Parejo reçut avec aisance son adversaire « Picador ». Il fut appliqué face à un novillo court de charge et vite avisé qui lui infligea une voltereta en fin de faena. Il affronta l’ultime « Soñador » physiquement diminué à la cheville. Il laissa la lidia à Mathieu Guillon avant de l’affronter avec la muleta sur des courtes distances en limitant les déplacements. Le novillo rêveur fut éteint malgré les sollicitations précises de Parejo.

 

Vuelta a los toros pour Toreria


Bellegarde : Marcos Linares enlève le 5eme Trophée S. Castella

 

 L’élève de l’Ecole Taurine d’Ubeda s’est imposé sans discussion devant l’élève de l’Ecole Taurine du Pays d’Arles, encore bien vert pour pouvoir rivaliser.

 

Deux erales de Roland Durand (1er et 4eme) et deux de La Paluna (2eme et 3eme)

 -Marcos Jésus Martínez "Marcos Linares" (bleu France et or) Oreille et oreille

 -Axel Manca "Antonio Plazas" (violet et or) Salut après deux avis et silence.

 Pst : Ch Gibert, ¼ d’arenes, soleil et vent.  Le 3eme becerrro, "Suerte" N°43 de La Paluna a été primé d’une vuelta posthume, un honneur qu’aurait autant mérité le dernier, de R. Durand  -5eme Trophée Sébastien Castella pour Marcos Linares  -La peña Sébastien Castella à attribué son prix au meilleur novillo au quatrième, le N° 2 de Roland Durand, celui pour le meilleur élevage à La Paluna.

 Une minute de silence au paseillo pour Paul Coulomb, les deux becerristas ont brindé leur 1er eral à son fils Raphael.

 

M. Linares coupera un premier trophée devant un eral de R. Durand peu évident par manque de forces, finissant court et prompt à se retourner. C’est lui qui montrera la voie et le tempo à son second opposant du fer de La Paluna, juste en forces, qui finira par se livrer avec noblesse dans la muleta de l’andalou et ce, sur les deux rives. Il fera partager son tour de piste avec V. Farre le ganadero. Par deux fois il tuera efficacement au premier essai.

 

A. Plazas, trop inexpérimenté réalisera quelques séquences de belles tenues au cours d’une première faena assez irrégulière, de meilleur son à gauche. Epée efficace au 2eme intento. Il recevra de façon décidée son second, de R. Durand, larga de rodilla incluse. Face à un excellent novillo noble et encasté, il ne pourra se hisser au niveau pour pouvoir s’imposer et triompher, proposant une faena plutôt hachée malgré son envie de bien faire.


Tyrosse,  50ème anniversaire du Cercle Taurin Tyrossais

 

 Novillada non piquée l’après-midi avec trois erales de Turquay (1er, 2nd et 3ème) justes de forces, compliqué le seond et trois de La Espera nobles et encastés

 

Borja Escudero (Ecole Taurine du Pays d’Arles) est resté en deçà de son lot, Clément Hargous (CFT de Nîmes) a assuré devant son 1er mais est resté en dessous des possibilités de son second. Les meilleures séquences sont à mettre à l’actif de Juanito (Adour Aficion) même s’il a fauté avec les aciers

 

-Borja Escudero (olive de Jaén et or) : silence, un avis et une oreille

 -Clément Hargous (ciel délavé et or) : un avis et silence, une oreille

 -Juanito (lilas et or) : deux avis et silence, un avis et une oreille

 Les trois novilleros se partagèrent les 200 euros offerts par l’association des organisateurs du Sud-ouest

 En matinée deux vaches de la ganaderia La Espera ont été tientées à la pique par Pierre Mailhan et à la muleta par Stéphane Fernandez Méca et Andy Younès, excellente la 1ere, supérieure la seconde.


Saint Gilles: Sortie a hombros pour Juan Leal…

 

 ... Avec trois oreilles dans son esporton à la fin de ce mano a mano avec El Rafi qui, lui repart avec un seul trophée. Un bilan qui ne reflète pas vraiment l’image de cette corrida, les meilleures séquences étant à mettre au crédit du nîmois qui perdra une grande porte avec l’épée, des estocades qui augmenteront elles le crédit de l’arlésien

 Six toro de José Cruz, sérieux, bien présentés, nobles dans l’ensemble mais de forces limitées, excepté le 1er, le meilleur du lot avec le 3eme.

 -Steeven Groux 'Juan Leal' (bleu piscine et or) Deux oreilles, oreille et salut après avis

 -Raphael Raucoule 'El Rafi' (vert olive et or) Silence après avis, vuelta et oreille

 Sobresaliente : Jeremy Banti (vert anglais et azabache) Pst : A. Vulpaggio. ¾ d’arène sous le soleil avec un vent léger. Salut de Marco Leal au 3eme. Paseillo chanté par le baryton F. Cornille.

 

Face au meilleur toro du jour, qui poussa sur son unique rencontre, Juan Leal profitera de sa noblesse sans faille pour composer une faena ambidextre aux allures plus classique, de meilleure composition à gauche, après une entame à genoux et s’être vu déchirer sa taleguilla. Il finira par une lame tendida en s’engageant. Encore plus engagée fut celle portée au 3eme J. Cruz, le seul à prendre deux piques, ce qui se ressentit au dernier tiers, gommant ses belles qualités dans la muleta de l’arlésien qui opta rapidement pour son toreo de proximité, insistant même trop, le leurre souvent accroché. L’estocade valait à elle seule pour l’oreille. Avec le 5eme, début par cambiadas à genoux mais le toro afficha de suite un manque flagrant de forces. J. Leal entreprit alors un travail d’infirmier pour en tirer un parti correct, surtout coté gauche avant de l’occire en trois épisodes.

 

Le second s’avéra noble mais sans grande transmission, El Rafi lui proposa des muletazos ajustés et appliqués mais la faena ne décollera jamais avant un final par luquesinas et une déroute avec les aciers. Les meilleures séquences de la course furent ses naturelles douces et templées offertes au 4eme, dont le potentiel forces fut aussi grugé par une vuelta de campana en sortant de la pique. Comme à son 1er, le nîmois fera un quite, par gaoneras, par chicuelinas sur le précédent. Son excellente partition fut gâchée à nouveau par l’épée. Une épée qu’il parviendra à porter efficacement au dernier J. Cruz, noble lui aussi mais limité en forces qu’il reçu d’une larga de rodilla avant un picotazo. Après des statuaires et un excellent début de faena, particulièrement de la main gauche, le toro commença à baisser de ton et le final en fut moins net, l’estocade lui offrant cette fois la récompense promise.

Le Bolsín de Nîmes Métropole pour Clément Hargous

 

 En matinée s’est déroulée la traditionnelle finale du Bolsin de Nîmes Métropole avec pour finalistes Clément Hargous du C F T Nîmes, Fabien Castellani Ecole Taurine du Pays d’Arles et Raphaêl Ponce de Léon également du C F T Nîmes devant des érales intéressants dans l’ensemble, des Frères Tardieu (1er, 2eme et 6eme) et de Roland Durand

-Clément Hargous (prune et or) Saluts et oreille

-Fabien Castellani (fushia et or) Saluts et saluts

-Raphael Ponce de Leon (bleu et or gris) Saluts et saluts

Saint Gilles : Quatre oreilles et la Chaquetilla d’Or pour C. Parejo

 

 Carton plein pour le protégé de Tomas Cerqueira qui verra aussi ses deux novillos primés d’un tour de piste posthume, bien généreusement pour le sixième. Il sortira à hombros avec le premier trophée de la Chaquetilla d’Or à l’issue d’une novillada intéressante coté ganado, les Malaga, bien présentés, se distinguant particulièrement face à la cavalerie et offrant des possibilités à la muleta, a condition de pouvoir les saisir. C. Olsina ne se trouvera guère face à ses deux opposants tandis que Solalito coupera l’oreille du cinquième.

 -Carlos Olsina (bleu roi de France et or) Silence après avis et salut après avis

 -Solal Calmet 'Solalito' (bleu roi et or) Salut après avis et oreille

 -Christian Parejo (violette et or) Deux oreilles et deux oreilles

 Pst : R. Venant, plutôt généreux Soleil avec nuage tournant orageux. 1/3 d’entrée. Salut de Raphael Viotti pour ses banderilles au dernier. Salut du mayoral à la fin de la course. Le 1er Trophée de la Chaquetilla d’Or a été remis en piste, à la fin de la novillada, à Christian Parejo

Pour cette première novillada, trophée de La Chaquetilla d’Or, six novillos de la ganaderia de Malaga, propriété de P.H. Callet, bien présentés, charpentés, donnant d’excellents tercio de piques tous avec de franches poussées, meilleur au cheval les second, troisième et quatrième, seul le cinquième sera économisé pour compenser ses forces assez justes. Tous affichèrent un fond de noblesse avec un bon quota de caste, ce qui mettra à l’épreuve surtout les deux français, meilleurs au dernier tiers les 1er 6eme et surtout 3eme, ce dernier « Radical » N°85 honoré d’une vuelta posthume, même récompense pour le dernier « Frances » N°86 mais celle là sortant plus du chapeau présidentiel.

 

C. Olsina héritera d’un excellent 1er qui poussera sous le fer après une jolie réception à la cape et affichera une belle noblesse par la suite. Le biterrois débutera fort bien sa faena par la droite avant un passage moins évident par l’autre bord, se désunissant sur la fin avant de connaitre une déroute avec le descabello. Son second, astifino, ira deux fois au cheval sans se faire prier, la seconde en partant fort de loin. Après un début de faena intéressant, le novillo deviendra un peu plus exigeant et le protégé du Lolo de Camas aura du mal à trouver la solution…

 

Le second poussera longuement dans le peto avant que Solalito n’écoute une belle ovation pour son tercio de banderilles. Muleta en main, le nîmois se verra mettre à l’épreuve par un novillo encasté qui se retournait vite et sur ses deux pitons avec une pointe de genio finale. Entière au 2eme essai et descabello. Il recevra son second d’une larga de rodilla et des capotazos décidés avant un service minimum au cheval pour forces assez justes. Début de faena à genoux mais vite le novillo jouera du couvre-chef et l’ensemble en résultera parfois brouillon, Solalito allant chercher son oreille par des naturelles main droite et luquesinas, mais surtout avec l’épée.

 

Le 3eme poussera à la 1ere pique et y retournera seul avant un échange de quite entre Olsina et Parejo. Débutée par le haut le trasteo du chiclanero décollera de suite en embarquant son adversaire noble et mobile, rechargeant sans cesse le leurre, y collant un peu plus à gauche ce qui n’empêcha pas C Parejo d’y lier d’excellents mouvements après l’avoir cité à distance. Statuaires finale avant estaconazo et deux oreilles. Le dernier ira seul au cheval avant d’y revenir et de pousser la pièce montée. Cité de loin le novillo répondra avec mobilité, débordant parfois un peu son adversaire qui réussira à gauche des muletazos plus profond, le Malaga lorgnant peu à peu le pourtour. Il en finira d’une entière portée au centre du ruedo… pour deux nouveaux trophées dans son esporton…


Mimizan : Escribano et Salenc a hombros

 

 Face à un lot sérieux Adrien Salenc a fait preuve de beaucoup de courage et d’envie, coupant une oreille à chacun de ses Pedraza. Manuel Escribano a put couper les deux oreilles d’un important toro mais sans vraiment donner le change. Joaquin Galdos est passé lui sans peine ni gloire.
Six toros de Pedraza de Yeltès dont un sobrero (6ème bis) très bien présentés avec de la race, nobles, les 2eme et 3ème, supérieur le 4eme plus encastés et exigeants les trois autres

 -Manuel Escribano (violette et or) : Salut et deux oreilles
-Joaquin Galdos (bleu marine et or) : Salut et silence
-Adrien Salenc (bleu ciel et or) : Oreille et oreille

 Vuelta au quatrième,  ‘Deslumbrante’ Salut de la cuadrilla de Galdos après le tercio de banderille du second


Tarascon: Trois oreilles pour Tristan qui sort en triomphe avec le trophée Nimeño II

 

 Les trois novilleros et l’excellent lot de novillos des Jalabert ont permit de vivre une course très intéressante et entretenue du début à la fin avec le triomphe du torero tarasconnais Tristan, un triomphe que Solalito aurait put lui contester s’il avait mieux réussit avec les aciers à son second… Pour la seconde fois consécutive, après Istres, A. Samira passera par la case infirmerie….

 -Adam Samira (violette et or) blessure et oreille du 6eme

 -Solal Calmet 'Solalito' (nazareño y azabache) silence pour celui d’A. Samira, oreille et salut

 -Tristan Espigue 'Tristan' (blanc et or) Oreille et deux oreilles

 Pst : C. Rey. Demi arenes sous un soleil estival. Salut des banderilleros Mehdi Savalli (4eme) et M.A. Romero (6eme) Une minute de silence a été observée à la mémoire des aficionados décédés depuis la dernière novillada qui remonte à juin 2019, notamment les personnalités du mundillo, dont plus précisément J. Teisseire d’Istres, le ganadero Philippe Pagès et le journaliste Paul Coulomb.  Le trophée Nimeño II a été attribué à Tristan et remis en piste à la fin de la course par Mr L. Limousin, maire de la ville avec à ses cotés A. Samira, Solalito et JL Courriol le mayoral de Jalabert. Première actuaccion comme picador de Sofiane qui a piqué fort bien le dernier novillo.

Cinq novillos du fer de Jalabert et un de celui du Laget (6eme) « Bonito »N°123, honoré d’une vuelta posthume au terme d’une novillada sérieusement présentée, très entretenue et intéressante, d’où émergèrent, outre le dernier, les 2eme, 3eme et surtout 4eme… De meilleur fond face au cheval le 4eme et le dernier.

 

Adam Samira reviendra de l’infirmerie pour couper l’oreille du courage au dernier novillo, primé lui d’un tour de piste posthume, invitant le mayoral JL Courriol à partager sa vuelta. Il faut dire que son 1er novillo, pas assez piqué, posera de sérieux problèmes aux banderilleros par ses charges intempestives, avant d’avertir de la même sorte, puis de prendre violemment l’arlésien qui passera par l’infirmerie avec une épaule déboitée. Solalito en terminera avec cette entrée accidentée. Accidentée aussi son retour dans le ruedo car il se fera prendre au premier capotazo mais avec plus de peur que de mal se retrouvant, malgré la douleur muleta en main pour lier des muletazos allurés sur les deux bords.

 

Avec son 1er qu’il banderillera avec brio, Solalito trouvera la bonne carburation sur la corne gauche avec de superbes séries allurées et templées avant de revenir à droite ou le Jalabert se livrera mieux qu’en début de faena. La conclusion sera efficace et une oreille viendra le récompenser. Le cinquième accusera un châtiment un peu trop appuyé du varilarguero et après un nouveau superbe tercio de banderilles du nîmois, ovationné, le Jalabert resta plutôt sur la défensive, Solalito lui arrachant une à une des passes plus que méritoires, insistant pour aller jusqu’au bout de sa faena, le descabello lui faisant perdre un trophée après une entière pas suffisamment efficace…

 

Héritant de deux adversaires nobles et mobiles, Tristan ne laissera pas passer cette opportunité qui plus est dans ses arènes, devant son public. Après plus d’un an et demi sans revêtir l’habit de lumières, il est apparut prêt et motivé des les premiers lances de cape. Son premier excellent, répétait avec alegria dans la muleta du tarasconnais qui lia d’excellente séries, de meilleur son à droite avant que son adversaire ne recherche sa querencia d’où il enchaina des superbes luquesinas avant un estaconazo… C’est également par une épée de ce type, mais au 2eme essai, qu’il en finit avec l’excellent 4eme qui se cassa d’entrée un bout la corne droite en tapant dans un burladero. Véroniques genoux plié en guise de réception avant deux piques bien prises et bien dosée de Gabin et une faena très bien calibrée sur les deux pitons, baissant plus la main en fin de parcours avant un final par circulaires inversées et bernardinas… Et deux oreilles pétitionnes pour Tristan.


Roquefort : Santacolomeños….

 

Pour le 70ème anniversaire de la Monumental des Pins, le cercle taurin de Roquefort avait concocté une journée taurine sous le signe de l’encaste Santa Coloma.

 

 En matinée les 2 erales de la ganaderia de Turquay furent intéressants mais ont manqué de force et de transmission. Les deux erales de La Quinta sortis en 3ème et 4ème, ont montré de la caste et furent excellents. Vuelta posthume pour l’eral combattu par Victor Barroso auquel il coupa deux oreilles après une faena vibrante. Marcos Linares a quant à lui subit la caste du novillo de La Quinta sans démériter néanmoins. Une oreille d’encouragement malgré une épée de côté. Petite entrée.

Quatre erales santacolomeños de Turquay (1°/2°) et de La Quinta (3°/4°) pour
-Victor Barroso (rouge et or) : silence et deux oreilles
-Marcos Linares (bordeaux et or) : palmas et une oreille

L’après-midi, devant des arènes correctement garnies et sous un ciel nuageux, les novillos de la famille Conradi ont une nouvelle fois fait sensation dans la Monumentale. Moins fort qu’en 2019, ils ont donné de l’intérêt tout au long de la course. Nouveau succès en deux jours pour La Quinta après la bonne corrida en terre dacquoise.  Le troisième exemplaire fut crédité d’une vuelta posthume méritée pour sa caste et sa bravoure, il prit trois belles piques en partant du centre avec alegria et un grand tercio d’Alberto Sandoval qui fut invité à saluer. Tercio bien dirigé par les conseils du ganadero.  Retour des novillos santacolomeños de La Quinta dans la monumentale des Pins de Roquefort après une édition 2019 de haut niveau. Cette année, le lot de la famille Conradi aura une nouvelle fois donné satisfaction dans la cité landaise. Le novillero local Yon Lamothe s’est offert une sortie en triomphe en coupant un total de 3 oreilles méritées. Le landais a surclassé ses compagnons de cartel, lui qui réalisait son premier paseo de la temporada (et depuis 2 ans).

 

Cristobal Reyes est passé totalement à côté de sa tarde. Il n’a pas été capable de se mettre au niveau malgré une première faena intéressante, où plusieurs naturelles profondes sont à retenir. En grande difficulté, épée en main, l’espagnol a payé le prix fort de son inefficacité.

Carlos Olsina a montré de bonnes choses. Le biterrois a fait l’effort face à un premier adversaire peu évident avant de tracer une faena importante face à son second. Il laissa de bons passages où la noblesse de l’animal a permis un mariage de qualité. Malheureusement son épée de côté le prive d’un trophée qui lui tendait les bras.

 Yon Lamothe a surpris de nombreux aficionados. Bien que son lot soit apparu comme le plus favorable, le landais a été capable de se mettre au niveau de ses deux novillos du jour. Il sert deux faenas engagées et intelligentes qui lui permirent d’obtenir un triomphe important. Son pouvoir et sa domination, muleta en main, lui ont offert l’opportunité de croire en un triomphe. Yon a porté deux estocades de grande qualité s’offrant ainsi une sortie a hombros des arènes de Roquefort.

 

Six novillos de La Quinta pour
-Cristobal Reyes (rouge et or) : silence après deux avis et silence
-Carlos Olsina (violette et or) : silence après avis et vuelta
-Yon Lamothe (vert et or) : une oreille et deux oreilles


Ales : le prix de la corrida-concours pour Valverde

 

 Velilla-11 de la ganaderia de Valverde a remporté le prix du meilleur toro de la corrida concours d’Ales à l’issue d’une course sérieuse, très bien présentée dans le type de leurs origines, plus léger le François André qui afficha quelques problèmes de motricité et qui fut remplacé par un sobrero hors concours de Pages-Mailhan qui permit les meilleures séquences au dernier tiers.

 

Face au très sérieux toro de Valverde, qui prit avec forces ses trois piques, M.J. Perez Mota se montra un peu dépourvu devant un adversaire aux charges réduites lors du dernier tiers. Même scenario ou presque face au R.Durand qui prit querencia au toril.

Esau Fernandez sut profiter des bonnes dispositions du sobrero de Pages-Mailhan pour lier une faena de bon ton et couper la seule oreille de la course après un final plus enlevé. L’andalou se montra moins fringant face à l’encasté pupille de Tardieu, préférant le superficiel au toreo qui s’imposait.

Quant à Tibo Garcia il hérita d’un Blohorn qui se défendit du fait de son manque de forces et offrira, surtout à gauche, les séquences les plus abouties de la matinée face au Pages-Mailhan titulaire, mais l’épée le privera d’un trophée à portée de muleta.

 

Corrida Concours de ganaderias françaises : Toros du Curé de Valverde, sobrero de Pagès-Mailhan (2eme bis pour François André), Blohorn, Rolland Durand, A et F Tardieu et Pagès-Mailhan pour

 -Manuel Jesus Perez Mota (fushia et azabache) Toro de Valverde : salut. Toro de R. Durand : silence

 -Esau Fernandez (blanc et or) Sobrero de Pages-Mailhan : oreille, Toro de Tardieu : silence après avis

 -Tibo Garcia (caldero y oro)  Toro de B. Blohorn : silence après avis. Toro de Pages-Mailhan : silence après avis.

 Hommage à Camille Martinion en piste, prix de la meilleure cuadrilla pour celle de Perez Mota

Ales : Clément Hargous assure…. Le prix à Barcelo.

 

Novillada sans picadors à Ales pour Nino Julien et Clément Hargous du CFT de Nîmes et une competentia ganadera française entre les élevages de Michel Barcelo, La Suerte et San Sebastian

La ganadéria Barcelo Reporte le trophée du meilleur novillo à Ales ce matin, novillo, le 5eme, honoré d’une vuelta posthume

 Clément Hargous coupera une première oreille au 1er eral de La Suerte. Suite à la blessure de son compañero, il continuera en solo la novillada avec pour resultat : Silence (La Suerte), silence (San Sebastian), oreille (San Sebastian), oreille (M. Barcelo) et oreille (M. Barcelo)


Soustons : Solalito domine la tarde

 et remporte le trophée « Coupe de France »

 

 La nouvelle équipe en charge des arènes de Soustons, emmenée par Julien Lescarret et Nicolas Vergonzeanne ont lancé pour la novillada des fêtes une « Coupe de France » des novilladas avec au cartel quatre novilleros français, Deux originaires du Sud-Ouest et deux du Sud-Est. Autour des arènes la fête reprenait peu à peu avec la fête foraine, le soleil était de la partie et les arènes correctement garnies. Le paseo fut retardé de plus de 15min. Chaque novillero a affronté un novillo de Camino de Santiago puis le jury composé de la présidence et de Jérémy Banti et Nicolas Vergonzeanne ont désigné les deux finalistes qui ont affronté chacun un novillo de Margé. Le nîmois Solalito a été le plus en vue de la tarde, coupant deux oreilles, remportant logiquement le premier trophée de la « Coupe de France ». Président Lionel Lohiague.

 Les quatre novillos de Camino de Santiago furent de présentation correcte niveau trapio mais aux armures abimées pour la plupart. Ils furent tous mononiqués et économisés sous le fer. Seul le troisième poussa en brave avec fixité sous le peto. Par la suite, ils furent mobiles, nobles avec du fond, offrant de belles possibilités aux novilleros qui ne surent pas tous les exploiter. La vuelta posthume du quatrième, demandée par le ganadero n’est qu’anecdotique.  Les deux novillos de Margé furent de niveau inférieur à ceux du Camino, prenant également une seule petite pique. Fade le premier et mobile mais fuyard le second.

 

Carlos Olsina fut irrégulier montrant une certaine toreria dans sa gestuelle mais parfois brusque et fut long avec des desplantes peu opportun.

 

Kike (silence après avis) reçut avec prudence son adversaire et ne se montra jamais en confiance. Malgré une série temple, il resta en dessous des capacités de son adversaire.

 

Juan Molas  affronta le meilleur exemplaire de la tarde qui s’employa bien sous la seule pique. Il montra des gestes de classes et allurées, parfois irréguliers face à un noble et brave novillo. Il connut des difficultés avec les armes perdant ainsi un trophée. Face au fade novillo de Margé en finale, il fut plus discret malgré une envie certaine.

 

Solal Calmet « Solalito » connut une bonne après-midi, enthousiaste, volontaire, seul novillero à planter les banderilles, bon capeador, il surclassa ses compañeros du jour.
Face au Camino, il débuta à genoux avec autorité et construisit une faena intelligente, donnant d’abord de la distance à son adversaire, le laissant ainsi exprimer ses qualités. Il lia de belles séries avec douceur et sincérité. Face au Margé en finale, mobile mais voulant fuir aux planches, il parvint à le dominer et à garder avec lui pour des séries rythmées sur les deux bords avec transmission. Il est donc le premier vainqueur de cette « Coupe de France » et sort en triomphe des arènes Henri Canelas. Il reçut également le prix du meilleur quite de la tarde.

 

 Quatre novillos du Camino de Santiago (JL Darré), pour la phase qualificative et deux de Robert Margé, (5ème et 6ème) pour la finale

 -Charles Pasquier "Carlos Olsina" (bleu France et or) : Salut au tiers après avis
-Cédric Fructueux "Kike de Francia" (vert anglais et or) : Silence après avis
-Jean-Baptiste Molas "Juan Molas" (rouge et or) : Salut au tiers après avis et silence
-Solal Calmet "Solalito" (bleu EDF et or) : Oreille et oreille
Solalito remporte tous les trophées mis en jeu dont la coupe de France des novilleros.
Vuelta au quatrième novillo du fer de Camino de Santiago

 

Vuelta a los toros pour Toreria


Tarascon : La novillada vespérale annulée

 

 Il y a 100 ans jour pour jour, Pierre Pouly, torero tarasconnais, prenait l’alternative** dans les arènes de Barcelone, 100 ans plus tard, les arènes de Tarascon annonçaient  une journée taurine 100% française avec une novillada sans picadors à 11h00 et une novillada formelle à 17h30. Avec une affiche de l’artiste plasticien Loren et une commémoration des 40 ans d’alternative de Richard Milian…. Si on y rajoute le 1er traje de luces pour "Miguelin" et le premier contrat pour Sofiane qui piquera pour la 1ere fois en costume….. Hélas la météo capricieuse et ses fortes pluies n’ont put permettre le déroulement la novillada de l’après-midi. Pour R. Milian, c’est raté, pour Sofiane ce sera une prochaine fois….

Novillada reportée au vendredi 20 aout à 18h00 avec le même cartel....

 

En matinée : Oreille pour Nino Julien et "Miguelin"

 

 

 Organisée par l'Ecole Taurine du Pays d'Arles organise en partenariat avec l'ACCM et l'AEFTC (Association des Eleveurs Français de Toros de Combat), cette novillada à permis à la ganaderia C. Colombeau, chère à Francis et à Emma sa petite-fille, de revenir dans les ruedos. Quatre becerros dont trois peu évidents pour des élèves d’écoles taurines et un de bien meilleure qualité, le 3eme qui échut à Lenny Martin qui en tira d’excellentes séquences à droite avant que lui soit « ordonner » du callejon de ne pas le tuer afin d’aider ce petit élevage à se reconstruire. Sur le fond c’est très bien mais pourquoi le palco n’a pas sorti de mouchoir orange, laissant le public dans l’expectative jusqu’à ce que soit annoncé au micro…. Le faire, du moins en respectant au minimum le règlement. Le plus compliqué fut pour N. Julien qui à force de muleta finit par lui montrer le chemin sur quelques séquences droitieres plus que méritoires, les plus abouties de la matinée. JB Lucq hérita d’un lourd berrendo melocoton, cornicorto, de bien meilleure tenue à gauche, perdant un trophée après une demi-lame longue d’effet et un novillo qui se relèvera deux fois… C’était la première pour "Miguelin" et il aurait put toucher mieux qu’un becerro court et bronco qui le soulera deux fois. Plus emprunté au départ, il finira par mieux trouver le sitio avant une conclusion efficace…

 

Quatre erales de C. Colombeau  de comportement et de présentation variées, peu évident, surtout le 1er, plutôt compliqué, bien meilleur le 3eme qui regagnera le campo à la demande des proches des ganaderos.

 -Nino Julien du CFT de Nîmes (rouge et or) Oreille

 - Jean-Baptiste Lucq d’Adour Aficion (framboise et azabache) Salut après avis

 -Lenny Martin de l’ET Béziers (bleu ciel et or) Deux avis, Indulto !!!! sans trophées.

 -"Miguelin" de l'Ecole Taurine du Pays d'Arles (violette et or gris) Oreille

 

"Miguelin" faisait sa présentation en costume de lumière.  Pst : Paola Melanie, ¼ d’arènes sous un ciel gris et quelques gouttes avant le paseillo

L’après-midi devaient être combattus des novillos de Jalabert par Adam Samira, Solal Calmet "Solalito" et Tristan Espigue "Tristan"

 

** Son toro d’alternative s’appelait « Bonito » N°99 de la ganaderia Esteban Hernandez, devise bleu/blanc/rouge. Parrain Juan Silveti temoin Bernardo Muñoz « Carnicerito de Malaga »


Chateaurenard : La passe de trois pour A. Salenc

 

 Après Bayonne et Istres Adrien Salenc s’offre une troisième sortie en triomphe, de moins d’impact cette dernière en raison d’une pale opposition et d’un public festif, ce qui n’enlève en rien à ses mérites, Luis David Adame, excellent tueur et sachant s’adapter à la situation l’accompagnera sur les épaules des capitalistes. Quand à Andy Younes il n’aura pratiquement aucune option avec son lot.

 Six toros correctement présentés issus du Mas de La Chassagne, porteurs des deux fers de la maison, un du Laget (5eme) et cinq Jalabert Frères avec un potentiel de noblesse dans l’ensemble mais deslucidos, manquant de fond et de forces… Tous âgés de 5ans excepté le dernier qui s’avérera le plus sérieux et le plus intéressant du lot. Monopique prise sans probleme, de meilleure façon pour les 2eme, 3eme et 6eme.

-Luis David Adame (praline et or) Oreille après avis et oreille après avis

 -Andy Younes (blanc et or gris) Salut et silence

 -Adrien Salenc (bleu de Prusse et or) Oreille et deux oreilles après avis

 Pst : J. Boyer, temps orageux, ciel nuageux, ¼ de retard pour raison de contrôle sanitaire, 1/3 d’entrée, minute de silence à l’issue du paseillo pour les aficionados disparus et les victimes du Covid, remise en piste au meilleur torero par Jean-Baptiste et Lola Jalabert à Adrien Salenc et Luis David Adame.

 

Reception varié et quite fleuri pour recevoir le toro d’ouverture avant de brinder sa faena à B. Carbuccia… Un accrochage sans mal et une entame manquant singulièrement de rythme, le toro juste en forces, ne s’employant pas dans le leurre. Il faudra l’envoi de la musique pour que Luis David Adame passe à la vitesse supérieure pour tirer deux bonnes séries avant que « cantinero » ne retrouve sa quiétude. Bernardinas avant une belle épée portée à l’encuentro. C’est par zapopinas et largas originales alternées que le mexicain mettra un terme au 1er tiers de son second Jalabert, qu’il brinda ensuite à Jean-Baptiste. Debut de faena par cambiadas au centre avant que tres vite « vaquero » ne cherche les pourtours, se montrant reservé et sans entrain dans le leurre, jusqu’à s’en désintéresser. Superbe recibir en guise de conclusion, long d’effet.

 

Le second termina sa rencontre avec la cavalerie par une vuelta de campana, affichant des forces limitées des le tercio de banderilles. Il planta à nouveau ses cornes dans le sable avant de se montrer court de charge et de s’eteindre peu à peu malgré les efforts d’Andy Younes… Après egalement une roulade complete et une entame de faena par cambiada, le cinquième afficha un manque de forces et de moteur malgré la vaine insistance de l’arlésien..

 

Adrien Salenc sut doser ses premiers derechazos au manque de jus de son adversaire qui se montrera moins évident à gauche. Avec le retour droitier, le Jalabert se mit a réduire ses charges et a opiner du chef. Après une ultime tenda ajustée, une lame entiere s’averera suffisante. Le dernier fut applaudit à sa sortie pour sa présentation et sa détermination. Bien que limité en forces, il ne rechigna pas à prendre le leurre du torero nîmois, à droite d’abord, avec plus de classe à gauche ensuite, la muleta efficace du protégé d’O. Baratchar, lui montrant le chemin et en faisant croitre l’intérêt. Entière nécessitant l’usage du descabello, le public lui faisant avoir une double récompense.


Istres : L. Valadez et A. Salenc sortent en triomphe du Palio

 

 Avec trois oreilles chacun, de plus de poids celles du torero nîmois qui méritera le prix mis en compétition. T. Dufau quittera lui les arènes à pieds, perdant sa sortie à hombros avec l’épée face à un toro de vuelta de R. Margé.

 Deux ganaderias, deux encastes différentes et deux corridas distinctes mais formant un ensemble très intéressant. Les trois de Concha y Sierra, sérieux de type ont été applaudit à leur sortie et ont offert des tercios de piques puissants, meilleur le 1er qui sera ovationné à l’arrastre. Et trois de Robert Margé, de moins de présence au cheval mais donnant un jeu vibrant lors du dernier tiers, meilleurs le 1er des trois, plus exigeant le dernier.  Trois toros de plus de cinq ans de Concha y Sierra, propriété de Jean-Luc Couturier et trois cuatreños de Robert Margé, sérieusement présentés dans leur encastes d’origine.

-Thomas Dufau (bleu nuit et or) Oreille et vuelta

 -Leo Valadez (bleu piscine et or) Oreille et deux oreilles

 -Adrien Salenc (cannelle et or) Oreille et deux oreilles

 Pst : K. Kehiha, Ciel nuageux avec petit vent marin, 1/3 d’arenes. Un trophée fut remis à JL Couturier après le paseillo par Mr Bernardini, maire d’Istres pour les 150 ans de la ganaderia Concha y Sierra

 Salut des banderilleros Mathieu Guillon et José Luis Neiro au 4eme toro. M. de Los Reyes, se fit crocheter sans mal par le sixieme aux banderilles.

 Le 1er prix "Maurice Priaulet" au meilleur toro : « Don Salvador » N°128 de Robert Margé

 Le prix du Toro Club "Denis Gouin" du meilleur matador : Adrien Salenc

 Le prix de la CTEM d'Istres au meilleur picador : Pedro Ituralde qui a piqué le 6eme toro. Prix remis en piste avant la sortie à hombros du Palio d’A. Salenc et de L. Valadez.

 

T. Dufau réceptionnera très bien son 1er CyS qui ira deux fois au cheval avec de belles arrancadas avant d’afficher une belle noblesse dans la muleta du landais qui en restera un peu en retrait, surtout avec la main gauche, avant de finir avec de meilleures dispositions Tuant au deuxième essai après un enchainement de redondos inversés et des manoletinas finales, il recevra le 1er trophée du jour. Il aurait du plus que doubler la mise face à l’important toro de Margé avec lequel il finira par lier de superbes series des deux bords, « Don Salvador » proposant des charges vibrantes dans la muleta de T Dufau….  Ce dernier allant a mas avec son adversaire, l’épée hélas le trahira et lui ôtera tout espoir de récompense.

 

Le second, un jabonero, poussera avec force lors de ses deux rencontres, L. Valadez paraissant assez distant comme lors de son tercio de banderilles. Le mexicain se retrouvera parfaitement muleta en main, devant un adversaire noble mais manquant de transmission, d‘autant que le toreo de l’hydrocalido est fleuri mais manquant d’engagement, sauf à l’épée ou il tuera efficacement ses deux adversaires. Devant le R. Margé, il se montrera varié avec le capote, y allant d’un quite par zapopinas avant de partager les banderilles avec A. Salenc pour un tercio ovationné. Devant un toro aux charges vibrantes, il composa une faena bien liée sur les deux rives avec les mêmes annotations que pour son premier bien que faisant grimper l’intérêt jusqu’au bout avec un final à genoux. Epée efficace et deux oreilles pour le mexicain.

 

 A.Salenc touchera les deux toros les moins évidents de l’après-midi et c’est lui qui affichera les meilleures dispositions dans deux registres différents mais toujours avec une muleta efficace et sure. On doutait sur le superbe sardo de CyS qui souleva l’équipage comme fœtus de paille et qui se trouva réservé en debut de faena… C’était sans compter sur le poder du protégé d’O Baratchar qui l’amena à se livrer sur les deux bords et de prendre de mieux en mieux les muletazos. Trois piques pour le dernier de Margé, prisent avec entrain mais qui s’avérera particulièrement exigeant au dernier tiers. La encore l’efficacité d’A. Salenc lui permettra d’en tirer le meilleur parti face à un toro noble et vif mais qu’il fallait allé chercher avec décision. L’ensemble ira à mas avant une lame suffisante et deux pavillons en récompense.


Riscle : L’unique oreille pour Andy Younes

 

 Public assez nombreux pour la première corrida de l’histoire des arènes de Riscle, une première qui s’est vue joindre une météo pourrie.  Six toros de Camino de Santiago, propriété du ganadero gersois Jean-Louis Darré d’origines Albarreal. Tous très bien présentés, lourds, nobles dans la grande majorité, juste de forces et de race pour certains, plus encasté le 4eme, offrant des possibilités de succès, inédits ou presque les 2eme et 5eme, le 3eme ayant une preference pour les tablas.

 -Andy Younès (eau de rose et or) : oreille et salut au tiers après avis
- Yanis Djeniba El Adoureño (encre de seiche et noir) : silence et silence

 -Tibo Garcia (violette et or) : silence et salut au tiers après avis

 Salut de Julien Breton après avoir banderillé le quatrième

 

L’histoire retiendra qu’Andy Younes fut le premier torero à couper une oreille en corrida de toros dans ses arènes. Elle le sera devant un toro noble et un peu juste de forces de meilleur son a droite, qu’il torea avec douceur avant de conclure d’une demi-lame suffisante. Le 4eme, superbe d’allure et de présentation, renversa l’équipage sur l’unique pique, prit sans mal, Julien Merenciano aux banderilles avant d’afficher une noblesse vive et encasté devant laquelle l’arlesien prit confiance avant de se faire prendre violemment, une situation qui le perturba lors de la mise à mort.

 El Adoureño reprenait l’épée après sa blessure d’Orthez du 14 juillet. Reprise prématurée ? Du coup il passa l’après-midi sans peine ni gloire et ce avec le sorteo le plus favorable.

 Tibo Garcia, hérita lui par contre du moins bon lot. Son premier s’avéra tardo mais surtout querencioso invétéré. L’imposant dernier se montra noble mais de peu de race et de forces et sous une pluie fine qui réapparaissait. Le nîmois put réaliser néanmoins les enchainements les plus aboutis de la course…

 

El Sobresaliente.


Bayonne : Adrien Salenc coupe deux oreilles et sort en triomphe

 

 Les portes des arènes de Lachepaillet ont enfin pu rouvrir pour la corrida des fêtes sous un ciel nuageux mais sans pluie. Les arènes bien garnies suivant la jauge sanitaire maximale retrouvaient la ganaderia de Pedraza de Yeltes qui avait brillé lors de l’encerrona de Daniel Luque en 2019. Président Bernard Peytrin.

 Les toros de Pedraza de Yeltes furent variés en présentation et en comportement. Certains lourds et mal armé d’autres bien faits et bien présentés. En comportement, certains ont manqué de force et de fond. Deux sobreros du même fer, 1er bis et 6ème bis. Le bon troisième numéro 37, « Holandero » de septembre 2016, negro, 562 kgs fut primé d’une vuelta posthume, tandis que le brave et encasté cinquième « Sombrillo » de janvier 2017, numéro 42, negro chorreado de 567kg fut fortement ovationné.

 

-Daniel Luque (rouge et noir) : salut au tiers et salut au tiers
-Sergio Flores (vert olive et or) : oreille et silence après avis
-Adrien Salenc (purissima et or) : deux oreilles et silence

 Salut du banderillero Antonio Chacon au troisième et Raul Caricol au quatrième

 

Daniel Luque eut peu d’options face à ses deux adversaires. Le premier, boiteux à sa sortie, fut renvoyé aux corrales et remplacé par un mastodonte de 642kg, lourd et mal armé. Luque tira une à une la charge de son opposant avec son métier et sa classe. Face au quatrième bien présenté, qui fit chuter la cavalerie à sa première rencontre, il effectua une faena de chirurgien, en tentant de donner un peu d’allant à son adversaire éteint.

 

Sergio Flores fut irrégulier. Le second toro « Liebroto » est juste de force mais alla à trois reprises à la cavalerie sans trop s’employer. Il livra une bonne faena sur les deux bords, toréant avec profondeur un toro noble mais fade. Il logea une épée efficace au second envoi. Il ne faudrait pas toujours compenser l’oreille refusée de la temporada 2019. Il reçut par chicuelinas l’excellent cinquième « Sombrillo » qui fut brave lors de ses trois rencontres avec la cavalerie. Il partit de plus en plus loin en s’employant sous le peto. Ovation au lancier Romualdo Almodovar. Après un bon début par statuaires et une grande série droitière dans lequel le Pedraza s’engouffra avec caste, il perdit le fil de sa faena sans exploiter le potentiel de son adversaire qui dut également baisser de régime après un long premier tiers. Ovation au toro.

 

Adrien Salenc reçut avec envie « Holandero » qui alla pousser la cavalerie à sa première et seconde pique. Le torero demanda le changement alors qu’une partie du public souhaitait voir la bravoure du toro sur une troisième rencontre. Il donna ensuite une faena, brindée à Rafael Cañada, intense et rythmée sur les deux bords avec des muletazos autoritaires et profonds, profitant de la belle et noble charge du Pedraza. Il logea une épée engagée pour deux oreilles un peu généreuses. Le sixième est aussi renvoyé rapidement aux corrales pour boiterie. Face au second sobrero fade et court de charge, il abrégea avant de conclure d’une lame foudroyante.  (Vuelta a los toros pour Toreria)


Beaucaire : Globalement décevant

 

Les gros efforts de l’équipe de l’Aficion Taurine Beaucairoise pour organiser, aux vues des conditions sanitaires actuelles et sans l’apport financier d’une bodega, la novillada des fêtes de la Madeleine de Beaucaire n’ont pas été récompensé par un résultat qui s’averera bien décevant…. Coté novillos, ceux de Pages-Mailhan offriront plus d’option que le lot du Marques de Albasserrada, manso et decasté avec un 1er avisé et dangereux, mais hormis Solalito qui se montra sous un coté intéressant, ses deux compañeros du jour, restèrent en deçà même du peu de potentiel de leurs adversaires

 

-Jésus Diez El Chorlo (rose et azabache) Silence et silence

-Francisco Montero (blanc et or gris) Silence après avis et silence

 -Solal Calmet Solalito (bleu France et or) Salut après avis et silence

 Trois novillos du Marques d’Albasserrada (1er, 5eme et 6eme), tres bien presentés et trois de Pages-Mailhan (2eme, 3eme et 4eme), variés de type, meilleurs les 2eme et 3eme)

 Environ 1000 personnes sous une chaleur estivale. Pst Ph. Kugener. Minute de silence à la mémoire de Philippe Pages pendant le paseillo, salut des banderilleros Miguelin Murillo au 4eme et Marc Antoine Romero au dernier. Ce dernier remportant le prix du meilleur banderillero, tous les autres prix étant fort justement declarés desiertos.

 

Deux miracles ont evité deux cornadas pour M. Murillo prit violemment à la barriere en banderillant l’avisé et dangereux premier et pour El Chorlo accroché et repris plusieurs fois lors d’une cogida violente en cours de faena. L’Albasserrada ayant d’entrée affiché ses mauvaises intentions, même face au picador de turno. L’extremeño abregeant d’une entiere caida. Peu en confiance après sa premiere actuaccion accidentée, le protegé de T. Campuzano aura du mal à trouvé le sitio devant un novillo melocoton de Pages-Mailhan qui assuma bien ses trois rencontres mais qui afficha un manque de fond au dernier tiers.

 

Leger, le second fut accueillit d’une larga de rodilla avant un enchainement de faroles et de largas, deux piques bien prises et un joli quite par chicuelinas de Solalito  Muleta en main, Francisco Montero se montra plutôt brouillon, ayant du mal a baisser la main devant un adversaire certe long a demarrer mais qui prenait tres bien les passes sur les deux rives. Le novillero de Chiclana se retrouvant un peu en fin de parcours avant une lame habile au second essai. D’entrée il eut du mal à la cape devant un exigeant Albasserrada, laissant même la lidia à sa cuadrilla. Novillo compliqué, sans classe ni race qui se retrouva devant un garçon en manque de confiance qui l’occit d’une entiere à la deuxieme tentative.

 

L’épée privera Solalito d’un possible trophée face à son 1er du fer de Pages-Mailhan, noble et encaste aux charges vibrantes, peut-etre un peu trop pour un garçon qui n’en n’est qu’à sa troisieme novillada piquée. Bien conseillé par Luisito il finira par trouver le bon tempo en fin de parcours, dessinant quelques belles sequences sur les deux rives. L’épée lui otera tout espoir, le nîmois ayant banderillé son adversaire de belle façon. Le dernier, qui restera sous le fer à la premiere de ses deux rencontres, arrivera totalement eteint au dernier tiers par manque de race, n’ayant même pas une passe à offrir…

 

Remise du prix à M.A. Romero en piste a la fin de la novillada, un prix auquel pouvait aussi pretendre M. Murillo.


Tyrosse : T. Dufau, Sergio Flores et Joaquin Galdos sortent en triomphe

 

 Les arènes Marcel Dangou ont réouvert leurs portes pour la corrida des fêtes mais sans la fête autour des arènes. Un cartel international était proposé face à des toros de la ganaderia française de Pagès-Mailhan. A l’issue du paseo, une longue minute d’applaudissements fut respectée en hommage à Philippe Pagès. Beau temps et entrée convenable. Président Bernard Peytrin. Le public est reparti content de leur tarde malgré une générosité dans l’octroi des trophées mais avec l’envie de revenir.

Les toros de Pagès Mailhan, de gabarits commodes, ont été économisés sous une monopique hormis l’ultime qui reçut deux rations. (La pique « Bonijol » n’a pas été utilisée). Par la suite, malgré un manque de force, ils ont montré une noblesse douce et franche et de la mobilité, donnant du jeu permettant aux trois toreros de toréer avec profondeur. Salut de Pierre Mailhan à l’issue de la course.  

-Thomas Dufau (bleu arine et or) Saluts et deux oreilles
-Sergio Flores (vert anglais et or) Deux oreilles et saluts
-Joaquin Galdos (cannes et or) Oreille et deux oreilles

 

 Thomas Dufau reçut son premier adversaire avec élégance à la cape. Malgré son application, le toro fade ne transmet pas d’émotion. Il reçut le quatrième par deux largas de rodillas et servit un quite par chiculinas après un petit picotazo. Mathieu Guillon salua aux banderilles. Il débuta sa faena au centre par des cambiadas puis lia des séries droitières avec profondeur. Il s’imposa avant de conclure d’une lame un peu basse.

 Sergio Flores  disposé à triompher, toréa avec sincérité. A l’aise cape à main, il s’imposa face à son premier adversaire noble, chargeant avec classe dans la muleta malgré son manque de force. Il débuta par le bas avec autorité puis lia de bonnes séries avec profondeur. Le cinquième d’abîma la corne droite en tapant les planches. Plus violent que ses frères, il leva la cavalerie et resta ensuite sur la défensive. Le mexicain montra de l’envie, tirant quelques bons muletazos isolés.

 Joaquin Galdos accueillit de belles manières le bon troisième exemplaire qui s’engouffra avec franchise dans le capote. Le péruvien attaqua par le bas avec autorité, lia des séries rythmées et remata avec des pechos temples. Il donna parfois les sorties vers les extérieurs, ce qui enleva de l’émotion à son travail. L’ultime fut le seul à s’employer avec bravoure sous le fer. Le Pagès Mailhan montra de la mobilité et de la caste. Galdos en profita pour tirer des muletazos profonds avec autorité mais pas tout le temps centré. Entière en conclusion.

 

Vuelta à los toros pour Toreria


Lunel : A. Ferrera indulte “Manzanilla” et sort par la Grande Porte avec Lea Vicens…

 

 Premier indulto de la temporada 2021 et très loin de faire l’unanimité, encore moins de référence, une grâce offerte plus à un Ferrera des grands jours qu’à la bravoure d’un toro terciado, mais tres noble à ne plus s’arrêter dans la muleta de l’extremeño.

Deux toros de Fermin Bohorquez (1er et 4eme) pour le rejon et quatre de Nuñez del Cuvillo, juste de presentation et de presence  Le 5eme toro, de Nuñez del Cuvillo porteur du N°157, né en mai 2016 et de 430 kgs a été gracié.

 -Lea Vicens (en chaleco gris souris et noir): oreille et deux oreilles

 -Antonio Ferrera (bleu de France et or): oreille et deux oreilles et la queue symbolique après deux avis

 -Juan Ortega (sang de toro et or) : oreille et silence

 

Face au Bohorquez d’ouverture,  la nîmoise Lea Vicens pour son premier paseo en France en 2021, realisa une premiere partition plaisante grace  Diluvio puis Deseaedo. Elle confirmera sa position lors de son second combat montant Diamante,  Diluvio à nouveau et   Jazmín, pour un final bien mené et conclut à la premiere lame.

 Antonio Ferrera s’entendit bien avec son noble premier, de meilleure façon de la main gauche avant de comprendre, après un tercio de pique en manso, tout le potentiel de son second Nuñez. Traversant un grand moment, l’extremeño survolté tout autant qu’inspiré et relâché, mit les arènes de Lunel debout jusqu’à ce que le public obtienne la vie sauve pour le toro

 Juan Ortega se presenta avec un bouquet de véroniques et deux demies toute sevillane. Sa premiere faena fut toute en délicatesse et elegance avec quelques détails soyeux bien ajustés à la noblesse du Nuñez.  Inédit à la cape devant son second, il n’en proposera guère plus muleta en main. Lame entière pour conclure la course.

 

En matinée, finale du bolsin avec du bétail de Taurelle qui donna un bon jeu, le second de très belle présentation, le troisième un peu handicapé par une boiterie. Borja Escudero (ex-élève de l’école taurine d’Arles) et Andoni Verdejo (Adour Aficion) firent chacun de leur mieux, le second, affichant une belle élégance et remportant le trophée mis en jeu. Il combattit donc le troisième Taurelle du jour.

 

El sobresaliente.


Mejanes : D. Ventura enflamme Mejanes et remporte haut la main le 49eme Rejon d’Or

 

… Et ce après avoir coupé les deux oreilles et la queue d’un excellent toro de Luis Terron, primé d’un tour de piste posthume. Oreille pour S. Galan et Duarte Fernandes, Rui Fernandes et surtout Andy Cartagena, passant prés d’un triomphe à cause des rejons de mort. Quant à J. Salgueiro da Costa il eut a passer après la tornade venu de La Puebla del Rio…. Un cartel exceptionnel qui a tenu en très grande partie toutes ses espérances, le nombreux public se retirant satisfait des arènes de Mejanes

 

Distrait et un peu sur la réserve, le 1er L. Terron se livra vraiment que quand Rui Fernandes, le toréa parfaitement sur « Quiebro » et « El Dourado », faisant croitre l’intérêt de sa faena aux banderilles. Hélas pour le portugais, le toro ne se livra guère pour l’ultime suerte…ce qui gêna pas mal à sa réalisation.

 D’entrée avec « Mediterraneo », A. Cartagena plaça la barre haute, face à un excellent toro. Menée sans temps morts son actuaccion brilla aux banderilles avec le superbe « Cartago » précis et spectaculaire, « Cupido » et « Inocente » pour une paire à deux mains sans brides…. Le triomphe espéré s’échappa avec l’usage du descabello

 Dans un registre plus classique et tres torero, Sergio Galan fit croitre l’intérêt de son actuaccion avec « Capote » et surtout « Ojeda » avant une superbe pose à deux mains sur le dos de « Capricho ». Son adversaire de bon son manquait d’un peu de chispa pour rehausser le tout, primé d’une oreille apres un rejon sin puntilla

 D’entrée Diego Ventura, new look, ira de face attendre son toro à sa sortie du toril pour clouer une farpas impeccable avant de l’embarquer avec sa cavalerie…. « Nazari » entama la faena, brindée à Roman Perez, de manière époustouflante de précision et d’impact… les double quiebros de « Lio » faisant encore monter la pression avant d’enlever les brides de « Bronce » pour une superbe paire de palos à deux mains, précédent un final enlevé avec les roses et un rejon sin puntilla…. Mettant le public debout.

 Difficile de passer après un tel triomphe, J. Salgueiro da Costa de plus eut du mal à trouver la bonne carburation lors du premier tercio, se faisant même touche sa monture. Torero classique avec une bonne cavalerie, il prit peu à peu la mesure de son adversaire et posa d’excellents bâtonnets à l’étrier avec « Fago » ou « Alba » en citant de face, posant de la même façon roses et rejon de mort…

 Duarte Fernandes attaqua tambour battant le dernier toro. Sa faena debuta de la meilleure des manières sur le dos de « Chanel » avec des poses precises et torera… Un peu emporté par la fougue de sa jeunesse, son travail baissa un peu en fluidité, cafouillant sur la pose des roses avec « Mozart » mais se ressaisissant parfaitement pour l’ultime suerte avec un superbe rejon, qui aida l’oreille à tomber..

 

-Rui Fernandes : Salut

 -Andy Cartagena : Salut

 -Sergio Galán : Oreille

 -Diego Ventura : Deux oreilles y rabo

 -Joao Salgueiro da Costa : Vuelta

 -Duarte Fernandes : Oreille

  Six toros de Luis Terrón, de cinq ans, avec du trapio et donnant un excellent jeu, meilleurs les 2eme et 4eme, ce dernier, N° 50 honoré d’une vuelta posthume, un peu plus en retrait le 1er.  Pst : C. Rey. Soleil et mistral, trois gros quart d’entrée

 Le trophée a été remis en piste à l’issue de la course par Camille Hoteman Moya, la nouvelle reine d’Arles en presence de Michele Ricard et de Lola Jalabert.

 Avant le paseillo, Benoit Soumille et ses jeunes voltigeurs de Caval Show, vainqueur des Etoiles de Mejanes, ont presenté leur numero equestre en piste sous l’œil d’Antonio Fererra présent au callejon.


Garlin : Manuel Perera et Alejandro Mora sortent en triomphe

 

 La novillada de la peña taurine garlinoise, qui se déroule habituellement au printemps, a enfin pu avoir lieu après de multiples reports à cause de la pandémie. En ce mois de juillet, le public fut bon enfant, certainement heureux de revenir aux arènes. La présidence rendit également le résultat plus triomphaliste que le déroulement de la tarde. La moitié des picadors ont monté les piques à l’envers sans réelle contestation. Seule la cuadrilla de Manuel Perera a effectué un travail appliqué et suivant les règles. Il fut donc normal que ce fut elle qui remporta le prix de 300€ attribué à la meilleure cuadrilla. Beau temps, plein suivant la jauge maximale. Présidence Manolo Gloria.

Les novillos de Pedraza de Yeltes sont maintenant habitués au triomphe dans les arènes de la porte du Béarn. De présentation correcte, ils ont montré un comportement varié mais furent plutôt décevants avec un manque de caractère et de piquant, nobles dans l’ensemble mais sans transmission. Le sixième « Alambriso » fut brave et noble et le meilleur de lot. Le sobrero (2ème bis) du même fer remplaça le titulaire après s’être cassé la corne en tapant le burladero.  Vuelta posthume anecdotique pour le 3ème exemplaire, negro, n°62 « Alambrisco » et du bon sixième colorado, n°15, « Alambriso »

 - Tomas Rufo (vert fougère et or) silence et silence

 - Alejandro Mora (fraise et or) 2 oreilles et ovation après avis

 - Manuel Perera (framboise et or) 2 oreilles et 1 oreille

 Tomas Rufo se distingua essentiellement au capote, servant des véroniques douces avec aisance. Il eut peu de solution face au lot le moins propice. Le premier fut juste de force et se réfugia rapidement près des planches, obligeant Rufo à porter l’estocade contre les tablas. Il dut abréger face au quatrième distrait et sans combativité.

 Alejandro Mora lia de belles séries gauchères avec style et temple face au sobrero noble et avec du fond. Il logea une belle entière qui libéra généreusement deux trophées. Face au cinquième violent et manso, il eut le mérite de montrer quelques gestes de classe une nouvelle fois avant que son adversaire ne parte aux planches.

 Manuel Perera hérita du meilleur lot de la tarde. Son premier opposant s’emploie à la première pique mais pas à la seconde. Le protégé de Padilla débuta timidement sa faena avant de monter en puissance grâce à sa générosité. Il reçut deux trophées généreux après une épée efficace au second essai. Le sixième Pedraza poussa bien avec les reins la cavalerie et fut parfaitement lidié. Mathieu Guillon se distingua aux banderilles. Contrairement à son premier combat, sa faena ira de mas a menos, ne profitant pas totalement de la charge franche du Pedraza. Il reçut un trophée avec une entière engagée au troisième envoi.

 Le prix Jean Ducos fut remis en piste à Manuel Perera. A noter, que le jeune novillero alla rendre hommage à Ivan Fandiño sur le trajet du retour à l’hôtel, en y déposant les fleurs de son triomphe à la statue devant les arènes aturines.

 

Vuelta a los toros pour Toreria


Orthez : 𝐂𝐨𝐫𝐫𝐢𝐝𝐚 𝐬𝐮𝐬𝐩𝐞𝐧𝐝𝐮𝐞 𝐚𝐩𝐫𝐞̀𝐬 le 4eme toro, suite 𝐚̀ 𝐥𝐚 𝐛𝐥𝐞𝐬𝐬𝐮𝐫𝐞 𝐝 𝐄𝐥 𝐀𝐝𝐨𝐮𝐫𝐞𝐧̃𝐨.

 

 Privé de fêtes, les peñas taurines d’Orthez se sont réunies pour prendre le relais et monter une corrida sérieuse avec un défi ganaderos du Campo Charro. Avancé au 14 juillet pour ne pas être en concurrence avec les arènes montoises ou tyrossaises, tout devait être réuni pour passer une bonne après-midi. Les réservations ont bien marché malgré une jauge limitée et l’équilibre financier assuré. Malgré cela, les organisateurs ont dû gérer des imprévus de dernière minute qui ne récompensèrent pas entièrement tout leur travail : une météo capricieuse, des cuadrillas ne voulant plus aider gracieusement le novillero béarnais à quelques minutes du paseo, un toro à remplacer et la blessure d’El Adoureño qui nécessita l’arrêt de la course par manque d’équipe médicale.  Le gersois fut pris par le sobrero de Camino de Santiago en début de faena, souffrant d’une cornada de plus de 20cm qui transperça la cuisse gauche. Il dut être transporté à l’hôpital de Dax où se déroulait déjà une opération. L’équipe médicale des arènes a préféré l’accompagner durant le trajet car la blessure se trouvait proche de la fémorale. Et sans équipe médicale pour assurer les autres toreros, la corrida ne peut plus continuer. La course fut donc arrêtée à l’issue du quatrième toro. Les toros de Pedrés et d’El Risco n’ont pas été lidié. Belle entrée, ciel nuageux, la pluie fine s’étant arrêtée à quelques minutes du paseo.

 Toros de Juan Luis Fraile, Sanchez Herrero, Fraile de Valdefresno, Julio Garcia et un sobrero de Camino de Santiago (3ème bis)

-Octavio Chacón (bleu ciel et or) : oreille et silence sur celui d’El Adoureño.

 -Alejandro Marcos (vert algue et or) : silence et oreille.

 - Yannis Djeniba « El Adoureño » (blanc et or) : blessure.

 -Le novillero sans picadors, Jean Larroquette « Juanito » (bleu et or) : oreille.

 

En début de course, le jeune Béarnais originaire de Bescat, en vallée d’Ossau Jean Larroquette « Juanito »  a affronté un eral d’Alma Serena qu’il reçut par chicuelinas. Le bicho est juste de force et ne transmet pas d’émotion. « Juanito » le toréa avec douceur pour une faena allurée mais sans transmission. Il coupa une oreille après une entière efficace.

 1-« Rondiño » de Juan Luis Fraile démarra bien la tarde, brave à la pique, s’élançant avec promptitude du centre de piste, mais manquant un peu de force sur les antérieurs. Il fut bien piqué par Manuel Jésus Espartaco. Au dernier tiers, Octavio Chacon lia de bonnes séries droitières mais sans réelle domination face à un animal montrant de la caste malgré sa force limitée. Entière devant mais d’effet rapide. Oreille pour la maestro et palmas au toro.

 2-« Rodillero » de Sanchez Herrero ira à trois reprises à la cavalerie pour la forme où il ne s’emploie pas et piqué à petite dose. Il s’avise et s’arrête rendant le tercio de banderilles compliqué. Alejandro Marcos se montre peu à l’aise et le torée uniquement à tribord. Il s’éternisa avec les aciers. Silence après avis.

 3-« Manzano » de Fraile de Valdefresno se cassa la corne en rematant fort contre les planches. Il fut renvoyé au toril et fut remplacé par « Felito » de Camino de Santiago qui ne reçut qu’une seule pique, montrant de la fixité au peto mais juste de force. Faible et avec peu de charge, il surprit Yannis « El Adoureño » après une série gauchère et lui infligea un coup de corne. Octavio Chacon en tant que chef de lidia ira porter l’estocade.

 4-« Infundio » de Julio Garcia, prévu en cinquième position, sortit en piste pour Alejandro Marcos suite à la blessure d’El Adoureño. Il fut bien reçu à la cape avec une réception allurée du torero de la région de Salamanque. Il alla à deux reprises sous le fer avec puissance mais ne s’employa pas. A la muleta il fut noble mais fade. Marcos le toréa avec plus d’assurance qu’à son premier combat, montrant une certaine classe dans son toreo qui transmit dans les tendidos. ¾ lame nécessitant un coup de descabello.

 Course arrêtée à l’issue du 4ème.

 

Reseña y fotos : Vuelta à los toros pour Toreria


Mugron : Tomas Rufo et Solalito sortent en triomphe d’une intéressante novillada

 

 La première novillada de la temporada du Sud-Ouest a enfin eu lieu grâce à l’abnégation de la peña taurine mugronnaise qui malgré les reports n’a pas baissé les bras. Avec une jauge arrêtée à mille personnes sans pass sanitaire, les aficionados ont timidement répondu à l’appel des organisateurs. Pourtant le soleil était au rendez-vous mais il va sembler difficile de remplir les arènes hors contexte habituellement et surtout sans feria autour.   

L’après midi s’est déroulée en deux temps. Avec tout d’abord, deux erales d’Alma Serena furent combattus par Jean Baptiste Lucq et Andoni Verdejo qui faisait sa présentation en costume de lumière

  -Jean Baptiste Lucq (framboise et noir) Oreille

 -Andoni Verdejo (nazareño et o) Vuelta

 

Le premier eral fut un bon pensionnaire de la famille Bats qui ne demandait qu’à charger en s’employant. Jean Baptiste Lucq fut irrégulier et ne domina pas son adversaire qui lui infligea deux volteretas sans gravité. Le second manqua de force et Andoni Verdejo le toréa avec douceur sans le brusquer. Il montra un toreo épuré avec temple pour ses débuts. L’épée lui enleva toute chance de trophée.

Le second paseo débuta après une courte pause autour des arènes. Le cartel rassemblait trois toreros de styles différents. Les novillos de José Cruz de Rafael Iribarren furent bien présentés, mobiles et nobles permettant une après midi intéressante. Ils s’employèrent peu sous le fer néanmoins. Vuelta posthume du numéro 7, Morisqueto de décembre 2017 lidié en quatrième position. Présidence Franck Lanati.

 -Francisco Montero (blanc et or gris) silence et oreille

 -Tomas Rufo (vert et or) Ovation après avis et deux oreilles

 -Solalito (lilas et or) Oreille et oreille

 

Francisco Montero attendit son premier adversaire « Liriquillo » a porta gayola où il reçut une grosse tumade qui aurait peut-être nécessité un protocole commotion en rugby. Le novillo s’emploie peu sous le fer malgré une bonne lidia de Mathieu Guillon au capote. Montero est appliqué mais sa faena manqua de liant avec un adversaire de peu de fond. Le quatrième « Morisqueto » alla au picador en attaquant la tête du cheval et cherchant à le contourner. Il montra ensuite du caractère dans la muleta de Montero après un tercio de banderilles aérien du maestro. Faena bien débutée par le bas mais irrégulière par la suite où il se fit accrocher plusieurs fois malgré son envie de bien faire. Epée engagée en conclusion. Vuelta au novillo.

 Tomas Rufo qui devait prendre son alternative en juillet dernier à Mont de Marsan a montré une nouvelle fois de la maturité. Un torero fin et élégant, qui fut le plus en vue de la tarde. Face à son premier adversaire discret sous le fer puis un peu fade, il lia de belles séries avec douceur, sans fioriture, avec transmission tout en dominant son adversaire. Il perdit une récompense aux aciers. Face au noble cinquième « Incitador » il récidiva. Il s’imposa avec style et donna des naturelles de belles factures. Après une épée efficace, il reçut un double trophée.

 Solalito affronta un bon exemplaire de José Cruz « Jabalin » mobile dès sa sortie en piste. Solal le banderilla avec brio et conclut par un quiebro ajusté. Sous les conseils de Luisito, le nîmois s’appliqua, donnant de bons muletazos mais subit par moment les charges de son adversaire, manquant parfois de douceur. Face à l’ultime plus compliqué, il prit le temps de bien faire les choses mais manqua de liaison, avant un final plus abouti et intéressant et conclut d’une entière tombée.   

 

Le trophée « Lestage » au triomphateur du jour fut sans surprise attribué à Tomas Rufo. Bonne première novillada dans l’ensemble.

 

Reseña y fotos : Vuelta a los toros pour Toreria


La Grande Porte pour P. Ureña

 

 On retiendra de cette corrida de clôture en mode charro, la grande partition du torero de Lorca à son 1er, les oreilles perdues avec les aciers par A. Fererra, qui remplaçait E. Ponce, tandis que Luis David Adame ne convainquit guère avec son toreo manquant de style, populiste parfois, comme d’inviter à banderiller Leo Valadez, son compatriote en civil dans le callejon. Une corrida entretenue et intéressante par le lot de Victoriano del Rio et qui impacta sur le public du Palio

-Six toros de Victoriano del Rio tres bien présentés, sérieux de comportement et qui demandaient à être toréer, meilleurs les 3eme, 6eme et surtout second. Monopique generalement bien prise sauf pour le 3eme, qui fut légèrement répété.

 -Antonio Ferrera (traje charro gris) Silence après avis et vuelta après avis

 -Paco Ureña (traje charro noir) Deux oreilles et oreille

 -Luis David (traje charro bleu) Salut après avis et oreille après avis.

 Corrida en mode charros mexicanos…Pst M. Cervantes, casi lleno de l’aforo autorisé, ciel voilé et vent, démonstration charra avant le paseillo, arène décorée par Tom Garcia. Salut de Curro Vivas au 2eme. Antonio Ferrera remplaçait Enrique Ponce. Vuelta à la mexicaine et musique mariachis, des partitions pas très en adéquation avec les deux faenas qu’ils accompagnèrent, pas plus que l’air de Mission avec la seconde faena de P. Ureña.

 A Ferrera brinda sa faena à ses compañeros du jour, une faena qui connut de superbes passages, surtout les dernières naturelles données au ralenti, mais qui manqua de continuité de par le manque de forces et la fadeur de son toro. Entière au 2eme essai avec accrochage sans mal apparent, sauf pour sa tenue. Vêtu d’un vaquero, il invita Luis David Adame aux banderilles pour un tercio qui enflamma le Palio… A l’entame de son second trasteo, il fit arrêter Chicuelo pour les mariachis mais devant un toro plus exigeant qu’il n’y pensait, l’extremeño dut se contenter de séquences enlevées dans son style peu orthodoxe, mais toujours en faisant le maximum, perdant à nouveau un trophée avec les épées.

 

P. Ureña n’est jamais très démonstratif avec la cape, mais quand, après les superbes paires de banderilles de C. Vivas, il prend la muleta devant un excellent toro, noble et suave, la magie opère. A droite tout d’abord, à gauche ensuite avec plus de douceur pour finir avec des enchainements au ralenti. Les ¾ de lame suffiront et le torero de Lorca promènera ses deux oreilles, tout heureux… Le 5eme, sérieux, encasté et peu évident, demandera à Ureña, après un émouvant brindis à Manolo Vanegas, une partition pus efficace que brillante d’où émergèrent des naturelles très méritoires. Conclusion par une entière caidita et petite oreille

 

Le 3eme Victoriano, qui envoya au sol le piquero, noble mais manquant de classe, trouva avec L.D. Adame une tauromachie appliquée mais manquant de personnalité. Sa faena connut quelques bonnes séquences ambidextres avec un long enchainement de manoletinas et un toro enclin aux « pasitos a tras » au moment de l’estocade…  Il rendit l’invitation à A. Ferrera pour les palos en y invitant L. Valadez en civil, comme dans un festival !!!! Tercio enlevé avec enchainements a cuerpo limpio pour une belle ovation. Face à un excellent toro, le mexicain s’appliqua sur des séries d’intérêt variable mais qui ne décollèrent pas vraiment. Les poncinas finales et une demi-lame à l’encuentro, aidèrent l’oreille à tomber…

Le triomphe à l’arrachée de M. Perera

 

 Le protégé de J.J. Padilla, seul rescapé d’une novillada accidentée, triomphera pleinement après s’être montré courageux à l’extrême devant son 1er, un peu brouillon face au 5eme et excellent devant le dernier, un novillo de vuelta. A. Samira, qui tracera les plus beaux gestes de la matinée avec ses naturelles, péchera avec les aciers, le descabello en particulier. Blessure au sternum et cornada interne à une jambe… Quant à C. Parejo, il affichera ses qualités, mais après deux volteretas sévères, il finit sur « une jambe » avant de gagner l’infirmerie, blessure au péroné.

 

A. Samira dessinera quelques fresques allurées de la droite face à un novillo qui serrait et bien plus délicat à gauche. Le protégé de Roman Perez frôlera la correctionnelle lors des manoletinas finales. Les épées lui ôteront tout espoir de trophées. Il débutera sa seconde faena à genoux, ce qui lui valut de se faire prendre. Il dessinera par la suite, des séries de naturelles, certaines de haute définition, mais toujours à la merci des cornes avant de connaitre une nouvelle fois des problèmes avec le verduguillo…

 M. Perera reçut son 1er à genoux et un quite afarolado après la pique. Des la 2eme série de muletazos, il se fait cueillir une première fois. La seconde sera plus sévère et Padilla viendra à rescousse pour le sortir du novillo. N’écoutant que son courage, il repartira au combat pour quelques passes tres méritoire avant une épée entière en s’engageant au second essai et une course poursuite qui lui valut un nouvel accrochage. Il ira attendre le 5eme à porta gayola, deux véroniques à genoux, trois debout et mise en suerte par chicuelinas marchées. Il attaquera sa faena, genoux en terre avant de se montrer volontaire mais brouillon, mieux à droite, devant un novillo de bonne comp