Aire/Adour : Dorian Canton et Gomez del Pilar sortent en triomphe

 

 Suite à l’annulation des fêtes d’Aire sur l’Adour de juin, la Junta des peñas aturines avait décidé de reporter la corrida prévue au mois de septembre. La météo fut capricieuse aux bords de l’Adour, et les discussions sur le maintien de la course ont créé des incertitudes jusqu’au dernier moment. La pluie s’arrêta enfin une fois la décision prise de maintenir le paseo qui fut retardé de 15min afin d’éponger le sable. Les organisateurs ont également maintenu la ganaderia de Valdefresno suite à son bon comportement dans ces mêmes arènes en 2019. Quatre toros étaient prévus déjà pour le lot de 2020. Ce fut donc un lot cinqueños qui a foulé le sable des arènes aturines. Hommage à Ivan Fandiño à la mort du troisième toro avec une minute de silence avant que ne raisonne son pasodoble.

Les toros de Valdefresno bien présentés dans le type de l’encaste ont montré un certain intérêt avec un comportement fidèle à leur encaste Atanasio et Lisardo Sanchez. Mansitos, distraits, réservés, pas facile à lidier mais montrant de la mobilité par la suite. Ils ont cependant manqué parfois un poil de force avec une piste un peu glissante et furent économisé sous le fer pour une monopique générale. Supérieur le troisième. Salut du mayoral à l’issue de la course.

 

-Morenito de Aranda (violette et or) Ovation et ovation après avis

-Gomez del Pilar (vert et or) Oreille et oreille

-Dorian Canton (grenat et or) Deux oreilles et silence

Présidence Bernard Langlade. Environ 1/4 d’arènes.  

 

Morenito de Aranda est venu pour triompher. Déterminé, montrant l’envie de revenir en France l’année prochaine. Il accueillit son premier adversaire à porta gayola et débuta sa faena à genoux également après un brindis au public. Il livra une prestation un peu brouillonne, enchainant les séries à un rythme élevé face à un toro qui se défendit. Il fut long avec les aciers. Il reçut son second opposant par une larga de rodillas où il dut vite lâcher le capote. Le toro montra plus de violence que de bravoure sous le fer puis fut distrait avec une attirance par les barrières. Morenito se montra volontaire, la faena allant a mas mais perdit un possible trophée avec les armes.

 

Gomez del Pilar réceptionna son premier toro par une série de véroniques rematée de rodillas au centre. Le toro partit seul à la cavalerie où il tenta d’y faire le tour. Après un brindis au ciel, le triomphateur vicois lia de bonnes séries droitières mais le toro manqua un peu de force et glissa souvent puis partit aux planches. Del Pilar ne le retint pas pour une fin de faena près des tablas où le toro se défendit. L’entière libéra le premier trophée demandé. Le cinquième plus typé Lisardo montra un fond de bravoure sous la monopique. La faena fut essentiellement droitière, il donna de bons muletazos mais baissa d’intensité et fut trop long avec trois séries de trop et conclut d’une lame tombée.

 

Dorian Canton, pour son unique paseo de la saison n’a pas laissé passer sa chance de triompher. Bien à la cape, donnant un quite par de douces chicuelinas. Il débuta sa faena brindée à son picador Rafael Agudo par des doblones genoux pliés. Il lia de bonnes séries profondes et templées face à un noble toro qui mit bien la tête avec transmission dans la muleta dominatrice du béarnais. Après un final par bernadinas, il logea une épée engagée, un peu derrière et reçut les deux trophées après une forte pétition. Face à l’ultime qu’il reçut par des véroniques sous « La jota de los toros » de l’orchestre, il fut sans option avec à un exemplaire qui ne se livra jamais.

 

Vuelta a los toros pour Toreria


Saint Perdon : Manuel Perera coupe la seule oreille de la tarde

 

 La traditionnelle novillada de la peña La Muleta s’est déroulée sous un beau soleil dans les arènes du Plumaçon de Mont de Marsan. Avant le paseo, le président de la peña Pascal Darquié reçut le prix « El Tio Pepe 2019 » de la fédération des sociétés taurines de France avec deux ans de retard suite à la Pandémie.

 La ganaderia de Pincha avait remporté la novillada concours en 2019 avec le novillo « Sonambulo ». La peña La Muleta a donc décidé de faire lidier un lot complet cette année.  Bien présentés et de comportements variés, les novillos ont manqué de fond et ont donné des difficultés aux piétons du jour, peut être encore un peu vert. Pour ne pas arranger les choses, les lidias furent absentes et brouillonnes. Aucune des piques ne furent données correctement, dont trois d’entre-elles au cheval de réserve. Parejo, souffrant de la cheville, laissa Mathieu Guillon se charger de la lidia au sixième.  Présidence Pierre Noguès. Entrée juste convenable.

 

-Adam Samira (violette et or) ovation après avis et vuelta

 -Manuel Perera (rouge et or) silence et oreille

 -Christian Parejo (fleur de Toulouse et or) silence et silence après avis

 

Adam Samira se fit désarmer dès la première passe de cape face à « Oportunista ». Par la suite, il ne fut pas opportuniste et ne profita pas de la noblesse pimentée de son adversaire. Il resta sur un terrain ombragé près des planches sans lui laisser de la distance. Malgré quelques passes de qualités mais isolées, la faena resta sans transmission. Il fut discret face au quatrième « Hipico » compliqué, donnant des coups de têtes latéraux. Il ne s’imposa pas mais logea une épée sin puntilla en conclusion.

 

Manuel Perera, le protégé de Padilla donna de la voix dans une arène plutôt silencieuse pour recevoir « Operista ». Après une absence totale de lidia, le novillo laissa du jus au premier tiers, partant seul au cheval de réserve pour la première pique, puis au titulaire et repartant seul à deux reprises au cheval avant qu’il ne sorte. Le chanteur d’opéra arriva un peu éteint au dernier tiers et Perera tenta de lui redonner de l’allant en usant de sa voix. Il reçut le cinquième « Cantinero » à genoux à porta gayola. Après un brindis à Richard Milian, il fut généreux et enthousiaste. Il servit une faena irrégulière avec des passages plus intéressants mais le tout finira a menos. Oreille après une épée en place.  

 

Christian Parejo reçut avec aisance son adversaire « Picador ». Il fut appliqué face à un novillo court de charge et vite avisé qui lui infligea une voltereta en fin de faena. Il affronta l’ultime « Soñador » physiquement diminué à la cheville. Il laissa la lidia à Mathieu Guillon avant de l’affronter avec la muleta sur des courtes distances en limitant les déplacements. Le novillo rêveur fut éteint malgré les sollicitations précises de Parejo.

 

Vuelta a los toros pour Toreria


Bellegarde : Marcos Linares enlève le 5eme Trophée S. Castella

 

 L’élève de l’Ecole Taurine d’Ubeda s’est imposé sans discussion devant l’élève de l’Ecole Taurine du Pays d’Arles, encore bien vert pour pouvoir rivaliser.

 

Deux erales de Roland Durand (1er et 4eme) et deux de La Paluna (2eme et 3eme)

 -Marcos Jésus Martínez "Marcos Linares" (bleu France et or) Oreille et oreille

 -Axel Manca "Antonio Plazas" (violet et or) Salut après deux avis et silence.

 Pst : Ch Gibert, ¼ d’arenes, soleil et vent.  Le 3eme becerrro, "Suerte" N°43 de La Paluna a été primé d’une vuelta posthume, un honneur qu’aurait autant mérité le dernier, de R. Durand  -5eme Trophée Sébastien Castella pour Marcos Linares  -La peña Sébastien Castella à attribué son prix au meilleur novillo au quatrième, le N° 2 de Roland Durand, celui pour le meilleur élevage à La Paluna.

 Une minute de silence au paseillo pour Paul Coulomb, les deux becerristas ont brindé leur 1er eral à son fils Raphael.

 

M. Linares coupera un premier trophée devant un eral de R. Durand peu évident par manque de forces, finissant court et prompt à se retourner. C’est lui qui montrera la voie et le tempo à son second opposant du fer de La Paluna, juste en forces, qui finira par se livrer avec noblesse dans la muleta de l’andalou et ce, sur les deux rives. Il fera partager son tour de piste avec V. Farre le ganadero. Par deux fois il tuera efficacement au premier essai.

 

A. Plazas, trop inexpérimenté réalisera quelques séquences de belles tenues au cours d’une première faena assez irrégulière, de meilleur son à gauche. Epée efficace au 2eme intento. Il recevra de façon décidée son second, de R. Durand, larga de rodilla incluse. Face à un excellent novillo noble et encasté, il ne pourra se hisser au niveau pour pouvoir s’imposer et triompher, proposant une faena plutôt hachée malgré son envie de bien faire.


Tyrosse,  50ème anniversaire du Cercle Taurin Tyrossais

 

 Novillada non piquée l’après-midi avec trois erales de Turquay (1er, 2nd et 3ème) justes de forces, compliqué le seond et trois de La Espera nobles et encastés

 

Borja Escudero (Ecole Taurine du Pays d’Arles) est resté en deçà de son lot, Clément Hargous (CFT de Nîmes) a assuré devant son 1er mais est resté en dessous des possibilités de son second. Les meilleures séquences sont à mettre à l’actif de Juanito (Adour Aficion) même s’il a fauté avec les aciers

 

-Borja Escudero (olive de Jaén et or) : silence, un avis et une oreille

 -Clément Hargous (ciel délavé et or) : un avis et silence, une oreille

 -Juanito (lilas et or) : deux avis et silence, un avis et une oreille

 Les trois novilleros se partagèrent les 200 euros offerts par l’association des organisateurs du Sud-ouest

 En matinée deux vaches de la ganaderia La Espera ont été tientées à la pique par Pierre Mailhan et à la muleta par Stéphane Fernandez Méca et Andy Younès, excellente la 1ere, supérieure la seconde.


Saint Gilles: Sortie a hombros pour Juan Leal…

 

 ... Avec trois oreilles dans son esporton à la fin de ce mano a mano avec El Rafi qui, lui repart avec un seul trophée. Un bilan qui ne reflète pas vraiment l’image de cette corrida, les meilleures séquences étant à mettre au crédit du nîmois qui perdra une grande porte avec l’épée, des estocades qui augmenteront elles le crédit de l’arlésien

 Six toro de José Cruz, sérieux, bien présentés, nobles dans l’ensemble mais de forces limitées, excepté le 1er, le meilleur du lot avec le 3eme.

 -Steeven Groux 'Juan Leal' (bleu piscine et or) Deux oreilles, oreille et salut après avis

 -Raphael Raucoule 'El Rafi' (vert olive et or) Silence après avis, vuelta et oreille

 Sobresaliente : Jeremy Banti (vert anglais et azabache) Pst : A. Vulpaggio. ¾ d’arène sous le soleil avec un vent léger. Salut de Marco Leal au 3eme. Paseillo chanté par le baryton F. Cornille.

 

Face au meilleur toro du jour, qui poussa sur son unique rencontre, Juan Leal profitera de sa noblesse sans faille pour composer une faena ambidextre aux allures plus classique, de meilleure composition à gauche, après une entame à genoux et s’être vu déchirer sa taleguilla. Il finira par une lame tendida en s’engageant. Encore plus engagée fut celle portée au 3eme J. Cruz, le seul à prendre deux piques, ce qui se ressentit au dernier tiers, gommant ses belles qualités dans la muleta de l’arlésien qui opta rapidement pour son toreo de proximité, insistant même trop, le leurre souvent accroché. L’estocade valait à elle seule pour l’oreille. Avec le 5eme, début par cambiadas à genoux mais le toro afficha de suite un manque flagrant de forces. J. Leal entreprit alors un travail d’infirmier pour en tirer un parti correct, surtout coté gauche avant de l’occire en trois épisodes.

 

Le second s’avéra noble mais sans grande transmission, El Rafi lui proposa des muletazos ajustés et appliqués mais la faena ne décollera jamais avant un final par luquesinas et une déroute avec les aciers. Les meilleures séquences de la course furent ses naturelles douces et templées offertes au 4eme, dont le potentiel forces fut aussi grugé par une vuelta de campana en sortant de la pique. Comme à son 1er, le nîmois fera un quite, par gaoneras, par chicuelinas sur le précédent. Son excellente partition fut gâchée à nouveau par l’épée. Une épée qu’il parviendra à porter efficacement au dernier J. Cruz, noble lui aussi mais limité en forces qu’il reçu d’une larga de rodilla avant un picotazo. Après des statuaires et un excellent début de faena, particulièrement de la main gauche, le toro commença à baisser de ton et le final en fut moins net, l’estocade lui offrant cette fois la récompense promise.

Le Bolsín de Nîmes Métropole pour Clément Hargous

 

 En matinée s’est déroulée la traditionnelle finale du Bolsin de Nîmes Métropole avec pour finalistes Clément Hargous du C F T Nîmes, Fabien Castellani Ecole Taurine du Pays d’Arles et Raphaêl Ponce de Léon également du C F T Nîmes devant des érales intéressants dans l’ensemble, des Frères Tardieu (1er, 2eme et 6eme) et de Roland Durand

-Clément Hargous (prune et or) Saluts et oreille

-Fabien Castellani (fushia et or) Saluts et saluts

-Raphael Ponce de Leon (bleu et or gris) Saluts et saluts

Saint Gilles : Quatre oreilles et la Chaquetilla d’Or pour C. Parejo

 

 Carton plein pour le protégé de Tomas Cerqueira qui verra aussi ses deux novillos primés d’un tour de piste posthume, bien généreusement pour le sixième. Il sortira à hombros avec le premier trophée de la Chaquetilla d’Or à l’issue d’une novillada intéressante coté ganado, les Malaga, bien présentés, se distinguant particulièrement face à la cavalerie et offrant des possibilités à la muleta, a condition de pouvoir les saisir. C. Olsina ne se trouvera guère face à ses deux opposants tandis que Solalito coupera l’oreille du cinquième.

 -Carlos Olsina (bleu roi de France et or) Silence après avis et salut après avis

 -Solal Calmet 'Solalito' (bleu roi et or) Salut après avis et oreille

 -Christian Parejo (violette et or) Deux oreilles et deux oreilles

 Pst : R. Venant, plutôt généreux Soleil avec nuage tournant orageux. 1/3 d’entrée. Salut de Raphael Viotti pour ses banderilles au dernier. Salut du mayoral à la fin de la course. Le 1er Trophée de la Chaquetilla d’Or a été remis en piste, à la fin de la novillada, à Christian Parejo

Pour cette première novillada, trophée de La Chaquetilla d’Or, six novillos de la ganaderia de Malaga, propriété de P.H. Callet, bien présentés, charpentés, donnant d’excellents tercio de piques tous avec de franches poussées, meilleur au cheval les second, troisième et quatrième, seul le cinquième sera économisé pour compenser ses forces assez justes. Tous affichèrent un fond de noblesse avec un bon quota de caste, ce qui mettra à l’épreuve surtout les deux français, meilleurs au dernier tiers les 1er 6eme et surtout 3eme, ce dernier « Radical » N°85 honoré d’une vuelta posthume, même récompense pour le dernier « Frances » N°86 mais celle là sortant plus du chapeau présidentiel.

 

C. Olsina héritera d’un excellent 1er qui poussera sous le fer après une jolie réception à la cape et affichera une belle noblesse par la suite. Le biterrois débutera fort bien sa faena par la droite avant un passage moins évident par l’autre bord, se désunissant sur la fin avant de connaitre une déroute avec le descabello. Son second, astifino, ira deux fois au cheval sans se faire prier, la seconde en partant fort de loin. Après un début de faena intéressant, le novillo deviendra un peu plus exigeant et le protégé du Lolo de Camas aura du mal à trouver la solution…

 

Le second poussera longuement dans le peto avant que Solalito n’écoute une belle ovation pour son tercio de banderilles. Muleta en main, le nîmois se verra mettre à l’épreuve par un novillo encasté qui se retournait vite et sur ses deux pitons avec une pointe de genio finale. Entière au 2eme essai et descabello. Il recevra son second d’une larga de rodilla et des capotazos décidés avant un service minimum au cheval pour forces assez justes. Début de faena à genoux mais vite le novillo jouera du couvre-chef et l’ensemble en résultera parfois brouillon, Solalito allant chercher son oreille par des naturelles main droite et luquesinas, mais surtout avec l’épée.

 

Le 3eme poussera à la 1ere pique et y retournera seul avant un échange de quite entre Olsina et Parejo. Débutée par le haut le trasteo du chiclanero décollera de suite en embarquant son adversaire noble et mobile, rechargeant sans cesse le leurre, y collant un peu plus à gauche ce qui n’empêcha pas C Parejo d’y lier d’excellents mouvements après l’avoir cité à distance. Statuaires finale avant estaconazo et deux oreilles. Le dernier ira seul au cheval avant d’y revenir et de pousser la pièce montée. Cité de loin le novillo répondra avec mobilité, débordant parfois un peu son adversaire qui réussira à gauche des muletazos plus profond, le Malaga lorgnant peu à peu le pourtour. Il en finira d’une entière portée au centre du ruedo… pour deux nouveaux trophées dans son esporton…


Mimizan : Escribano et Salenc a hombros

 

 Face à un lot sérieux Adrien Salenc a fait preuve de beaucoup de courage et d’envie, coupant une oreille à chacun de ses Pedraza. Manuel Escribano a put couper les deux oreilles d’un important toro mais sans vraiment donner le change. Joaquin Galdos est passé lui sans peine ni gloire.
Six toros de Pedraza de Yeltès dont un sobrero (6ème bis) très bien présentés avec de la race, nobles, les 2eme et 3ème, supérieur le 4eme plus encastés et exigeants les trois autres

 -Manuel Escribano (violette et or) : Salut et deux oreilles
-Joaquin Galdos (bleu marine et or) : Salut et silence
-Adrien Salenc (bleu ciel et or) : Oreille et oreille

 Vuelta au quatrième,  ‘Deslumbrante’ Salut de la cuadrilla de Galdos après le tercio de banderille du second


Tarascon: Trois oreilles pour Tristan qui sort en triomphe avec le trophée Nimeño II

 

 Les trois novilleros et l’excellent lot de novillos des Jalabert ont permit de vivre une course très intéressante et entretenue du début à la fin avec le triomphe du torero tarasconnais Tristan, un triomphe que Solalito aurait put lui contester s’il avait mieux réussit avec les aciers à son second… Pour la seconde fois consécutive, après Istres, A. Samira passera par la case infirmerie….

 -Adam Samira (violette et or) blessure et oreille du 6eme

 -Solal Calmet 'Solalito' (nazareño y azabache) silence pour celui d’A. Samira, oreille et salut

 -Tristan Espigue 'Tristan' (blanc et or) Oreille et deux oreilles

 Pst : C. Rey. Demi arenes sous un soleil estival. Salut des banderilleros Mehdi Savalli (4eme) et M.A. Romero (6eme) Une minute de silence a été observée à la mémoire des aficionados décédés depuis la dernière novillada qui remonte à juin 2019, notamment les personnalités du mundillo, dont plus précisément J. Teisseire d’Istres, le ganadero Philippe Pagès et le journaliste Paul Coulomb.  Le trophée Nimeño II a été attribué à Tristan et remis en piste à la fin de la course par Mr L. Limousin, maire de la ville avec à ses cotés A. Samira, Solalito et JL Courriol le mayoral de Jalabert. Première actuaccion comme picador de Sofiane qui a piqué fort bien le dernier novillo.

Cinq novillos du fer de Jalabert et un de celui du Laget (6eme) « Bonito »N°123, honoré d’une vuelta posthume au terme d’une novillada sérieusement présentée, très entretenue et intéressante, d’où émergèrent, outre le dernier, les 2eme, 3eme et surtout 4eme… De meilleur fond face au cheval le 4eme et le dernier.

 

Adam Samira reviendra de l’infirmerie pour couper l’oreille du courage au dernier novillo, primé lui d’un tour de piste posthume, invitant le mayoral JL Courriol à partager sa vuelta. Il faut dire que son 1er novillo, pas assez piqué, posera de sérieux problèmes aux banderilleros par ses charges intempestives, avant d’avertir de la même sorte, puis de prendre violemment l’arlésien qui passera par l’infirmerie avec une épaule déboitée. Solalito en terminera avec cette entrée accidentée. Accidentée aussi son retour dans le ruedo car il se fera prendre au premier capotazo mais avec plus de peur que de mal se retrouvant, malgré la douleur muleta en main pour lier des muletazos allurés sur les deux bords.

 

Avec son 1er qu’il banderillera avec brio, Solalito trouvera la bonne carburation sur la corne gauche avec de superbes séries allurées et templées avant de revenir à droite ou le Jalabert se livrera mieux qu’en début de faena. La conclusion sera efficace et une oreille viendra le récompenser. Le cinquième accusera un châtiment un peu trop appuyé du varilarguero et après un nouveau superbe tercio de banderilles du nîmois, ovationné, le Jalabert resta plutôt sur la défensive, Solalito lui arrachant une à une des passes plus que méritoires, insistant pour aller jusqu’au bout de sa faena, le descabello lui faisant perdre un trophée après une entière pas suffisamment efficace…

 

Héritant de deux adversaires nobles et mobiles, Tristan ne laissera pas passer cette opportunité qui plus est dans ses arènes, devant son public. Après plus d’un an et demi sans revêtir l’habit de lumières, il est apparut prêt et motivé des les premiers lances de cape. Son premier excellent, répétait avec alegria dans la muleta du tarasconnais qui lia d’excellente séries, de meilleur son à droite avant que son adversaire ne recherche sa querencia d’où il enchaina des superbes luquesinas avant un estaconazo… C’est également par une épée de ce type, mais au 2eme essai, qu’il en finit avec l’excellent 4eme qui se cassa d’entrée un bout la corne droite en tapant dans un burladero. Véroniques genoux plié en guise de réception avant deux piques bien prises et bien dosée de Gabin et une faena très bien calibrée sur les deux pitons, baissant plus la main en fin de parcours avant un final par circulaires inversées et bernardinas… Et deux oreilles pétitionnes pour Tristan.


Roquefort : Santacolomeños….

 

Pour le 70ème anniversaire de la Monumental des Pins, le cercle taurin de Roquefort avait concocté une journée taurine sous le signe de l’encaste Santa Coloma.

 

 En matinée les 2 erales de la ganaderia de Turquay furent intéressants mais ont manqué de force et de transmission. Les deux erales de La Quinta sortis en 3ème et 4ème, ont montré de la caste et furent excellents. Vuelta posthume pour l’eral combattu par Victor Barroso auquel il coupa deux oreilles après une faena vibrante. Marcos Linares a quant à lui subit la caste du novillo de La Quinta sans démériter néanmoins. Une oreille d’encouragement malgré une épée de côté. Petite entrée.

Quatre erales santacolomeños de Turquay (1°/2°) et de La Quinta (3°/4°) pour
-Victor Barroso (rouge et or) : silence et deux oreilles
-Marcos Linares (bordeaux et or) : palmas et une oreille

L’après-midi, devant des arènes correctement garnies et sous un ciel nuageux, les novillos de la famille Conradi ont une nouvelle fois fait sensation dans la Monumentale. Moins fort qu’en 2019, ils ont donné de l’intérêt tout au long de la course. Nouveau succès en deux jours pour La Quinta après la bonne corrida en terre dacquoise.  Le troisième exemplaire fut crédité d’une vuelta posthume méritée pour sa caste et sa bravoure, il prit trois belles piques en partant du centre avec alegria et un grand tercio d’Alberto Sandoval qui fut invité à saluer. Tercio bien dirigé par les conseils du ganadero.  Retour des novillos santacolomeños de La Quinta dans la monumentale des Pins de Roquefort après une édition 2019 de haut niveau. Cette année, le lot de la famille Conradi aura une nouvelle fois donné satisfaction dans la cité landaise. Le novillero local Yon Lamothe s’est offert une sortie en triomphe en coupant un total de 3 oreilles méritées. Le landais a surclassé ses compagnons de cartel, lui qui réalisait son premier paseo de la temporada (et depuis 2 ans).

 

Cristobal Reyes est passé totalement à côté de sa tarde. Il n’a pas été capable de se mettre au niveau malgré une première faena intéressante, où plusieurs naturelles profondes sont à retenir. En grande difficulté, épée en main, l’espagnol a payé le prix fort de son inefficacité.

Carlos Olsina a montré de bonnes choses. Le biterrois a fait l’effort face à un premier adversaire peu évident avant de tracer une faena importante face à son second. Il laissa de bons passages où la noblesse de l’animal a permis un mariage de qualité. Malheureusement son épée de côté le prive d’un trophée qui lui tendait les bras.

 Yon Lamothe a surpris de nombreux aficionados. Bien que son lot soit apparu comme le plus favorable, le landais a été capable de se mettre au niveau de ses deux novillos du jour. Il sert deux faenas engagées et intelligentes qui lui permirent d’obtenir un triomphe important. Son pouvoir et sa domination, muleta en main, lui ont offert l’opportunité de croire en un triomphe. Yon a porté deux estocades de grande qualité s’offrant ainsi une sortie a hombros des arènes de Roquefort.

 

Six novillos de La Quinta pour
-Cristobal Reyes (rouge et or) : silence après deux avis et silence
-Carlos Olsina (violette et or) : silence après avis et vuelta
-Yon Lamothe (vert et or) : une oreille et deux oreilles


Ales : le prix de la corrida-concours pour Valverde

 

 Velilla-11 de la ganaderia de Valverde a remporté le prix du meilleur toro de la corrida concours d’Ales à l’issue d’une course sérieuse, très bien présentée dans le type de leurs origines, plus léger le François André qui afficha quelques problèmes de motricité et qui fut remplacé par un sobrero hors concours de Pages-Mailhan qui permit les meilleures séquences au dernier tiers.

 

Face au très sérieux toro de Valverde, qui prit avec forces ses trois piques, M.J. Perez Mota se montra un peu dépourvu devant un adversaire aux charges réduites lors du dernier tiers. Même scenario ou presque face au R.Durand qui prit querencia au toril.

Esau Fernandez sut profiter des bonnes dispositions du sobrero de Pages-Mailhan pour lier une faena de bon ton et couper la seule oreille de la course après un final plus enlevé. L’andalou se montra moins fringant face à l’encasté pupille de Tardieu, préférant le superficiel au toreo qui s’imposait.

Quant à Tibo Garcia il hérita d’un Blohorn qui se défendit du fait de son manque de forces et offrira, surtout à gauche, les séquences les plus abouties de la matinée face au Pages-Mailhan titulaire, mais l’épée le privera d’un trophée à portée de muleta.

 

Corrida Concours de ganaderias françaises : Toros du Curé de Valverde, sobrero de Pagès-Mailhan (2eme bis pour François André), Blohorn, Rolland Durand, A et F Tardieu et Pagès-Mailhan pour

 -Manuel Jesus Perez Mota (fushia et azabache) Toro de Valverde : salut. Toro de R. Durand : silence

 -Esau Fernandez (blanc et or) Sobrero de Pages-Mailhan : oreille, Toro de Tardieu : silence après avis

 -Tibo Garcia (caldero y oro)  Toro de B. Blohorn : silence après avis. Toro de Pages-Mailhan : silence après avis.

 Hommage à Camille Martinion en piste, prix de la meilleure cuadrilla pour celle de Perez Mota

Ales : Clément Hargous assure…. Le prix à Barcelo.

 

Novillada sans picadors à Ales pour Nino Julien et Clément Hargous du CFT de Nîmes et une competentia ganadera française entre les élevages de Michel Barcelo, La Suerte et San Sebastian

La ganadéria Barcelo Reporte le trophée du meilleur novillo à Ales ce matin, novillo, le 5eme, honoré d’une vuelta posthume

 Clément Hargous coupera une première oreille au 1er eral de La Suerte. Suite à la blessure de son compañero, il continuera en solo la novillada avec pour resultat : Silence (La Suerte), silence (San Sebastian), oreille (San Sebastian), oreille (M. Barcelo) et oreille (M. Barcelo)


Soustons : Solalito domine la tarde

 et remporte le trophée « Coupe de France »

 

 La nouvelle équipe en charge des arènes de Soustons, emmenée par Julien Lescarret et Nicolas Vergonzeanne ont lancé pour la novillada des fêtes une « Coupe de France » des novilladas avec au cartel quatre novilleros français, Deux originaires du Sud-Ouest et deux du Sud-Est. Autour des arènes la fête reprenait peu à peu avec la fête foraine, le soleil était de la partie et les arènes correctement garnies. Le paseo fut retardé de plus de 15min. Chaque novillero a affronté un novillo de Camino de Santiago puis le jury composé de la présidence et de Jérémy Banti et Nicolas Vergonzeanne ont désigné les deux finalistes qui ont affronté chacun un novillo de Margé. Le nîmois Solalito a été le plus en vue de la tarde, coupant deux oreilles, remportant logiquement le premier trophée de la « Coupe de France ». Président Lionel Lohiague.

 Les quatre novillos de Camino de Santiago furent de présentation correcte niveau trapio mais aux armures abimées pour la plupart. Ils furent tous mononiqués et économisés sous le fer. Seul le troisième poussa en brave avec fixité sous le peto. Par la suite, ils furent mobiles, nobles avec du fond, offrant de belles possibilités aux novilleros qui ne surent pas tous les exploiter. La vuelta posthume du quatrième, demandée par le ganadero n’est qu’anecdotique.  Les deux novillos de Margé furent de niveau inférieur à ceux du Camino, prenant également une seule petite pique. Fade le premier et mobile mais fuyard le second.

 

Carlos Olsina fut irrégulier montrant une certaine toreria dans sa gestuelle mais parfois brusque et fut long avec des desplantes peu opportun.

 

Kike (silence après avis) reçut avec prudence son adversaire et ne se montra jamais en confiance. Malgré une série temple, il resta en dessous des capacités de son adversaire.

 

Juan Molas  affronta le meilleur exemplaire de la tarde qui s’employa bien sous la seule pique. Il montra des gestes de classes et allurées, parfois irréguliers face à un noble et brave novillo. Il connut des difficultés avec les armes perdant ainsi un trophée. Face au fade novillo de Margé en finale, il fut plus discret malgré une envie certaine.

 

Solal Calmet « Solalito » connut une bonne après-midi, enthousiaste, volontaire, seul novillero à planter les banderilles, bon capeador, il surclassa ses compañeros du jour.
Face au Camino, il débuta à genoux avec autorité et construisit une faena intelligente, donnant d’abord de la distance à son adversaire, le laissant ainsi exprimer ses qualités. Il lia de belles séries avec douceur et sincérité. Face au Margé en finale, mobile mais voulant fuir aux planches, il parvint à le dominer et à garder avec lui pour des séries rythmées sur les deux bords avec transmission. Il est donc le premier vainqueur de cette « Coupe de France » et sort en triomphe des arènes Henri Canelas. Il reçut également le prix du meilleur quite de la tarde.

 

 Quatre novillos du Camino de Santiago (JL Darré), pour la phase qualificative et deux de Robert Margé, (5ème et 6ème) pour la finale

 -Charles Pasquier "Carlos Olsina" (bleu France et or) : Salut au tiers après avis
-Cédric Fructueux "Kike de Francia" (vert anglais et or) : Silence après avis
-Jean-Baptiste Molas "Juan Molas" (rouge et or) : Salut au tiers après avis et silence
-Solal Calmet "Solalito" (bleu EDF et or) : Oreille et oreille
Solalito remporte tous les trophées mis en jeu dont la coupe de France des novilleros.
Vuelta au quatrième novillo du fer de Camino de Santiago

 

Vuelta a los toros pour Toreria


Tarascon : La novillada vespérale annulée

 

 Il y a 100 ans jour pour jour, Pierre Pouly, torero tarasconnais, prenait l’alternative** dans les arènes de Barcelone, 100 ans plus tard, les arènes de Tarascon annonçaient  une journée taurine 100% française avec une novillada sans picadors à 11h00 et une novillada formelle à 17h30. Avec une affiche de l’artiste plasticien Loren et une commémoration des 40 ans d’alternative de Richard Milian…. Si on y rajoute le 1er traje de luces pour "Miguelin" et le premier contrat pour Sofiane qui piquera pour la 1ere fois en costume….. Hélas la météo capricieuse et ses fortes pluies n’ont put permettre le déroulement la novillada de l’après-midi. Pour R. Milian, c’est raté, pour Sofiane ce sera une prochaine fois….

Novillada reportée au vendredi 20 aout à 18h00 avec le même cartel....

 

En matinée : Oreille pour Nino Julien et "Miguelin"

 

 

 Organisée par l'Ecole Taurine du Pays d'Arles organise en partenariat avec l'ACCM et l'AEFTC (Association des Eleveurs Français de Toros de Combat), cette novillada à permis à la ganaderia C. Colombeau, chère à Francis et à Emma sa petite-fille, de revenir dans les ruedos. Quatre becerros dont trois peu évidents pour des élèves d’écoles taurines et un de bien meilleure qualité, le 3eme qui échut à Lenny Martin qui en tira d’excellentes séquences à droite avant que lui soit « ordonner » du callejon de ne pas le tuer afin d’aider ce petit élevage à se reconstruire. Sur le fond c’est très bien mais pourquoi le palco n’a pas sorti de mouchoir orange, laissant le public dans l’expectative jusqu’à ce que soit annoncé au micro…. Le faire, du moins en respectant au minimum le règlement. Le plus compliqué fut pour N. Julien qui à force de muleta finit par lui montrer le chemin sur quelques séquences droitieres plus que méritoires, les plus abouties de la matinée. JB Lucq hérita d’un lourd berrendo melocoton, cornicorto, de bien meilleure tenue à gauche, perdant un trophée après une demi-lame longue d’effet et un novillo qui se relèvera deux fois… C’était la première pour "Miguelin" et il aurait put toucher mieux qu’un becerro court et bronco qui le soulera deux fois. Plus emprunté au départ, il finira par mieux trouver le sitio avant une conclusion efficace…

 

Quatre erales de C. Colombeau  de comportement et de présentation variées, peu évident, surtout le 1er, plutôt compliqué, bien meilleur le 3eme qui regagnera le campo à la demande des proches des ganaderos.

 -Nino Julien du CFT de Nîmes (rouge et or) Oreille

 - Jean-Baptiste Lucq d’Adour Aficion (framboise et azabache) Salut après avis

 -Lenny Martin de l’ET Béziers (bleu ciel et or) Deux avis, Indulto !!!! sans trophées.

 -"Miguelin" de l'Ecole Taurine du Pays d'Arles (violette et or gris) Oreille

 

"Miguelin" faisait sa présentation en costume de lumière.  Pst : Paola Melanie, ¼ d’arènes sous un ciel gris et quelques gouttes avant le paseillo

L’après-midi devaient être combattus des novillos de Jalabert par Adam Samira, Solal Calmet "Solalito" et Tristan Espigue "Tristan"

 

** Son toro d’alternative s’appelait « Bonito » N°99 de la ganaderia Esteban Hernandez, devise bleu/blanc/rouge. Parrain Juan Silveti temoin Bernardo Muñoz « Carnicerito de Malaga »


Chateaurenard : La passe de trois pour A. Salenc

 

 Après Bayonne et Istres Adrien Salenc s’offre une troisième sortie en triomphe, de moins d’impact cette dernière en raison d’une pale opposition et d’un public festif, ce qui n’enlève en rien à ses mérites, Luis David Adame, excellent tueur et sachant s’adapter à la situation l’accompagnera sur les épaules des capitalistes. Quand à Andy Younes il n’aura pratiquement aucune option avec son lot.

 Six toros correctement présentés issus du Mas de La Chassagne, porteurs des deux fers de la maison, un du Laget (5eme) et cinq Jalabert Frères avec un potentiel de noblesse dans l’ensemble mais deslucidos, manquant de fond et de forces… Tous âgés de 5ans excepté le dernier qui s’avérera le plus sérieux et le plus intéressant du lot. Monopique prise sans probleme, de meilleure façon pour les 2eme, 3eme et 6eme.

-Luis David Adame (praline et or) Oreille après avis et oreille après avis

 -Andy Younes (blanc et or gris) Salut et silence

 -Adrien Salenc (bleu de Prusse et or) Oreille et deux oreilles après avis

 Pst : J. Boyer, temps orageux, ciel nuageux, ¼ de retard pour raison de contrôle sanitaire, 1/3 d’entrée, minute de silence à l’issue du paseillo pour les aficionados disparus et les victimes du Covid, remise en piste au meilleur torero par Jean-Baptiste et Lola Jalabert à Adrien Salenc et Luis David Adame.

 

Reception varié et quite fleuri pour recevoir le toro d’ouverture avant de brinder sa faena à B. Carbuccia… Un accrochage sans mal et une entame manquant singulièrement de rythme, le toro juste en forces, ne s’employant pas dans le leurre. Il faudra l’envoi de la musique pour que Luis David Adame passe à la vitesse supérieure pour tirer deux bonnes séries avant que « cantinero » ne retrouve sa quiétude. Bernardinas avant une belle épée portée à l’encuentro. C’est par zapopinas et largas originales alternées que le mexicain mettra un terme au 1er tiers de son second Jalabert, qu’il brinda ensuite à Jean-Baptiste. Debut de faena par cambiadas au centre avant que tres vite « vaquero » ne cherche les pourtours, se montrant reservé et sans entrain dans le leurre, jusqu’à s’en désintéresser. Superbe recibir en guise de conclusion, long d’effet.

 

Le second termina sa rencontre avec la cavalerie par une vuelta de campana, affichant des forces limitées des le tercio de banderilles. Il planta à nouveau ses cornes dans le sable avant de se montrer court de charge et de s’eteindre peu à peu malgré les efforts d’Andy Younes… Après egalement une roulade complete et une entame de faena par cambiada, le cinquième afficha un manque de forces et de moteur malgré la vaine insistance de l’arlésien..

 

Adrien Salenc sut doser ses premiers derechazos au manque de jus de son adversaire qui se montrera moins évident à gauche. Avec le retour droitier, le Jalabert se mit a réduire ses charges et a opiner du chef. Après une ultime tenda ajustée, une lame entiere s’averera suffisante. Le dernier fut applaudit à sa sortie pour sa présentation et sa détermination. Bien que limité en forces, il ne rechigna pas à prendre le leurre du torero nîmois, à droite d’abord, avec plus de classe à gauche ensuite, la muleta efficace du protégé d’O. Baratchar, lui montrant le chemin et en faisant croitre l’intérêt. Entière nécessitant l’usage du descabello, le public lui faisant avoir une double récompense.


Istres : L. Valadez et A. Salenc sortent en triomphe du Palio

 

 Avec trois oreilles chacun, de plus de poids celles du torero nîmois qui méritera le prix mis en compétition. T. Dufau quittera lui les arènes à pieds, perdant sa sortie à hombros avec l’épée face à un toro de vuelta de R. Margé.

 Deux ganaderias, deux encastes différentes et deux corridas distinctes mais formant un ensemble très intéressant. Les trois de Concha y Sierra, sérieux de type ont été applaudit à leur sortie et ont offert des tercios de piques puissants, meilleur le 1er qui sera ovationné à l’arrastre. Et trois de Robert Margé, de moins de présence au cheval mais donnant un jeu vibrant lors du dernier tiers, meilleurs le 1er des trois, plus exigeant le dernier.  Trois toros de plus de cinq ans de Concha y Sierra, propriété de Jean-Luc Couturier et trois cuatreños de Robert Margé, sérieusement présentés dans leur encastes d’origine.

-Thomas Dufau (bleu nuit et or) Oreille et vuelta

 -Leo Valadez (bleu piscine et or) Oreille et deux oreilles

 -Adrien Salenc (cannelle et or) Oreille et deux oreilles

 Pst : K. Kehiha, Ciel nuageux avec petit vent marin, 1/3 d’arenes. Un trophée fut remis à JL Couturier après le paseillo par Mr Bernardini, maire d’Istres pour les 150 ans de la ganaderia Concha y Sierra

 Salut des banderilleros Mathieu Guillon et José Luis Neiro au 4eme toro. M. de Los Reyes, se fit crocheter sans mal par le sixieme aux banderilles.

 Le 1er prix "Maurice Priaulet" au meilleur toro : « Don Salvador » N°128 de Robert Margé

 Le prix du Toro Club "Denis Gouin" du meilleur matador : Adrien Salenc

 Le prix de la CTEM d'Istres au meilleur picador : Pedro Ituralde qui a piqué le 6eme toro. Prix remis en piste avant la sortie à hombros du Palio d’A. Salenc et de L. Valadez.

 

T. Dufau réceptionnera très bien son 1er CyS qui ira deux fois au cheval avec de belles arrancadas avant d’afficher une belle noblesse dans la muleta du landais qui en restera un peu en retrait, surtout avec la main gauche, avant de finir avec de meilleures dispositions Tuant au deuxième essai après un enchainement de redondos inversés et des manoletinas finales, il recevra le 1er trophée du jour. Il aurait du plus que doubler la mise face à l’important toro de Margé avec lequel il finira par lier de superbes series des deux bords, « Don Salvador » proposant des charges vibrantes dans la muleta de T Dufau….  Ce dernier allant a mas avec son adversaire, l’épée hélas le trahira et lui ôtera tout espoir de récompense.

 

Le second, un jabonero, poussera avec force lors de ses deux rencontres, L. Valadez paraissant assez distant comme lors de son tercio de banderilles. Le mexicain se retrouvera parfaitement muleta en main, devant un adversaire noble mais manquant de transmission, d‘autant que le toreo de l’hydrocalido est fleuri mais manquant d’engagement, sauf à l’épée ou il tuera efficacement ses deux adversaires. Devant le R. Margé, il se montrera varié avec le capote, y allant d’un quite par zapopinas avant de partager les banderilles avec A. Salenc pour un tercio ovationné. Devant un toro aux charges vibrantes, il composa une faena bien liée sur les deux rives avec les mêmes annotations que pour son premier bien que faisant grimper l’intérêt jusqu’au bout avec un final à genoux. Epée efficace et deux oreilles pour le mexicain.

 

 A.Salenc touchera les deux toros les moins évidents de l’après-midi et c’est lui qui affichera les meilleures dispositions dans deux registres différents mais toujours avec une muleta efficace et sure. On doutait sur le superbe sardo de CyS qui souleva l’équipage comme fœtus de paille et qui se trouva réservé en debut de faena… C’était sans compter sur le poder du protégé d’O Baratchar qui l’amena à se livrer sur les deux bords et de prendre de mieux en mieux les muletazos. Trois piques pour le dernier de Margé, prisent avec entrain mais qui s’avérera particulièrement exigeant au dernier tiers. La encore l’efficacité d’A. Salenc lui permettra d’en tirer le meilleur parti face à un toro noble et vif mais qu’il fallait allé chercher avec décision. L’ensemble ira à mas avant une lame suffisante et deux pavillons en récompense.


Riscle : L’unique oreille pour Andy Younes

 

 Public assez nombreux pour la première corrida de l’histoire des arènes de Riscle, une première qui s’est vue joindre une météo pourrie.  Six toros de Camino de Santiago, propriété du ganadero gersois Jean-Louis Darré d’origines Albarreal. Tous très bien présentés, lourds, nobles dans la grande majorité, juste de forces et de race pour certains, plus encasté le 4eme, offrant des possibilités de succès, inédits ou presque les 2eme et 5eme, le 3eme ayant une preference pour les tablas.

 -Andy Younès (eau de rose et or) : oreille et salut au tiers après avis
- Yanis Djeniba El Adoureño (encre de seiche et noir) : silence et silence

 -Tibo Garcia (violette et or) : silence et salut au tiers après avis

 Salut de Julien Breton après avoir banderillé le quatrième

 

L’histoire retiendra qu’Andy Younes fut le premier torero à couper une oreille en corrida de toros dans ses arènes. Elle le sera devant un toro noble et un peu juste de forces de meilleur son a droite, qu’il torea avec douceur avant de conclure d’une demi-lame suffisante. Le 4eme, superbe d’allure et de présentation, renversa l’équipage sur l’unique pique, prit sans mal, Julien Merenciano aux banderilles avant d’afficher une noblesse vive et encasté devant laquelle l’arlesien prit confiance avant de se faire prendre violemment, une situation qui le perturba lors de la mise à mort.

 El Adoureño reprenait l’épée après sa blessure d’Orthez du 14 juillet. Reprise prématurée ? Du coup il passa l’après-midi sans peine ni gloire et ce avec le sorteo le plus favorable.

 Tibo Garcia, hérita lui par contre du moins bon lot. Son premier s’avéra tardo mais surtout querencioso invétéré. L’imposant dernier se montra noble mais de peu de race et de forces et sous une pluie fine qui réapparaissait. Le nîmois put réaliser néanmoins les enchainements les plus aboutis de la course…

 

El Sobresaliente.


Bayonne : Adrien Salenc coupe deux oreilles et sort en triomphe

 

 Les portes des arènes de Lachepaillet ont enfin pu rouvrir pour la corrida des fêtes sous un ciel nuageux mais sans pluie. Les arènes bien garnies suivant la jauge sanitaire maximale retrouvaient la ganaderia de Pedraza de Yeltes qui avait brillé lors de l’encerrona de Daniel Luque en 2019. Président Bernard Peytrin.

 Les toros de Pedraza de Yeltes furent variés en présentation et en comportement. Certains lourds et mal armé d’autres bien faits et bien présentés. En comportement, certains ont manqué de force et de fond. Deux sobreros du même fer, 1er bis et 6ème bis. Le bon troisième numéro 37, « Holandero » de septembre 2016, negro, 562 kgs fut primé d’une vuelta posthume, tandis que le brave et encasté cinquième « Sombrillo » de janvier 2017, numéro 42, negro chorreado de 567kg fut fortement ovationné.

 

-Daniel Luque (rouge et noir) : salut au tiers et salut au tiers
-Sergio Flores (vert olive et or) : oreille et silence après avis
-Adrien Salenc (purissima et or) : deux oreilles et silence

 Salut du banderillero Antonio Chacon au troisième et Raul Caricol au quatrième

 

Daniel Luque eut peu d’options face à ses deux adversaires. Le premier, boiteux à sa sortie, fut renvoyé aux corrales et remplacé par un mastodonte de 642kg, lourd et mal armé. Luque tira une à une la charge de son opposant avec son métier et sa classe. Face au quatrième bien présenté, qui fit chuter la cavalerie à sa première rencontre, il effectua une faena de chirurgien, en tentant de donner un peu d’allant à son adversaire éteint.

 

Sergio Flores fut irrégulier. Le second toro « Liebroto » est juste de force mais alla à trois reprises à la cavalerie sans trop s’employer. Il livra une bonne faena sur les deux bords, toréant avec profondeur un toro noble mais fade. Il logea une épée efficace au second envoi. Il ne faudrait pas toujours compenser l’oreille refusée de la temporada 2019. Il reçut par chicuelinas l’excellent cinquième « Sombrillo » qui fut brave lors de ses trois rencontres avec la cavalerie. Il partit de plus en plus loin en s’employant sous le peto. Ovation au lancier Romualdo Almodovar. Après un bon début par statuaires et une grande série droitière dans lequel le Pedraza s’engouffra avec caste, il perdit le fil de sa faena sans exploiter le potentiel de son adversaire qui dut également baisser de régime après un long premier tiers. Ovation au toro.

 

Adrien Salenc reçut avec envie « Holandero » qui alla pousser la cavalerie à sa première et seconde pique. Le torero demanda le changement alors qu’une partie du public souhaitait voir la bravoure du toro sur une troisième rencontre. Il donna ensuite une faena, brindée à Rafael Cañada, intense et rythmée sur les deux bords avec des muletazos autoritaires et profonds, profitant de la belle et noble charge du Pedraza. Il logea une épée engagée pour deux oreilles un peu généreuses. Le sixième est aussi renvoyé rapidement aux corrales pour boiterie. Face au second sobrero fade et court de charge, il abrégea avant de conclure d’une lame foudroyante.  (Vuelta a los toros pour Toreria)


Beaucaire : Globalement décevant

 

Les gros efforts de l’équipe de l’Aficion Taurine Beaucairoise pour organiser, aux vues des conditions sanitaires actuelles et sans l’apport financier d’une bodega, la novillada des fêtes de la Madeleine de Beaucaire n’ont pas été récompensé par un résultat qui s’averera bien décevant…. Coté novillos, ceux de Pages-Mailhan offriront plus d’option que le lot du Marques de Albasserrada, manso et decasté avec un 1er avisé et dangereux, mais hormis Solalito qui se montra sous un coté intéressant, ses deux compañeros du jour, restèrent en deçà même du peu de potentiel de leurs adversaires

 

-Jésus Diez El Chorlo (rose et azabache) Silence et silence

-Francisco Montero (blanc et or gris) Silence après avis et silence

 -Solal Calmet Solalito (bleu France et or) Salut après avis et silence

 Trois novillos du Marques d’Albasserrada (1er, 5eme et 6eme), tres bien presentés et trois de Pages-Mailhan (2eme, 3eme et 4eme), variés de type, meilleurs les 2eme et 3eme)

 Environ 1000 personnes sous une chaleur estivale. Pst Ph. Kugener. Minute de silence à la mémoire de Philippe Pages pendant le paseillo, salut des banderilleros Miguelin Murillo au 4eme et Marc Antoine Romero au dernier. Ce dernier remportant le prix du meilleur banderillero, tous les autres prix étant fort justement declarés desiertos.

 

Deux miracles ont evité deux cornadas pour M. Murillo prit violemment à la barriere en banderillant l’avisé et dangereux premier et pour El Chorlo accroché et repris plusieurs fois lors d’une cogida violente en cours de faena. L’Albasserrada ayant d’entrée affiché ses mauvaises intentions, même face au picador de turno. L’extremeño abregeant d’une entiere caida. Peu en confiance après sa premiere actuaccion accidentée, le protegé de T. Campuzano aura du mal à trouvé le sitio devant un novillo melocoton de Pages-Mailhan qui assuma bien ses trois rencontres mais qui afficha un manque de fond au dernier tiers.

 

Leger, le second fut accueillit d’une larga de rodilla avant un enchainement de faroles et de largas, deux piques bien prises et un joli quite par chicuelinas de Solalito  Muleta en main, Francisco Montero se montra plutôt brouillon, ayant du mal a baisser la main devant un adversaire certe long a demarrer mais qui prenait tres bien les passes sur les deux rives. Le novillero de Chiclana se retrouvant un peu en fin de parcours avant une lame habile au second essai. D’entrée il eut du mal à la cape devant un exigeant Albasserrada, laissant même la lidia à sa cuadrilla. Novillo compliqué, sans classe ni race qui se retrouva devant un garçon en manque de confiance qui l’occit d’une entiere à la deuxieme tentative.

 

L’épée privera Solalito d’un possible trophée face à son 1er du fer de Pages-Mailhan, noble et encaste aux charges vibrantes, peut-etre un peu trop pour un garçon qui n’en n’est qu’à sa troisieme novillada piquée. Bien conseillé par Luisito il finira par trouver le bon tempo en fin de parcours, dessinant quelques belles sequences sur les deux rives. L’épée lui otera tout espoir, le nîmois ayant banderillé son adversaire de belle façon. Le dernier, qui restera sous le fer à la premiere de ses deux rencontres, arrivera totalement eteint au dernier tiers par manque de race, n’ayant même pas une passe à offrir…

 

Remise du prix à M.A. Romero en piste a la fin de la novillada, un prix auquel pouvait aussi pretendre M. Murillo.


Tyrosse : T. Dufau, Sergio Flores et Joaquin Galdos sortent en triomphe

 

 Les arènes Marcel Dangou ont réouvert leurs portes pour la corrida des fêtes mais sans la fête autour des arènes. Un cartel international était proposé face à des toros de la ganaderia française de Pagès-Mailhan. A l’issue du paseo, une longue minute d’applaudissements fut respectée en hommage à Philippe Pagès. Beau temps et entrée convenable. Président Bernard Peytrin. Le public est reparti content de leur tarde malgré une générosité dans l’octroi des trophées mais avec l’envie de revenir.

Les toros de Pagès Mailhan, de gabarits commodes, ont été économisés sous une monopique hormis l’ultime qui reçut deux rations. (La pique « Bonijol » n’a pas été utilisée). Par la suite, malgré un manque de force, ils ont montré une noblesse douce et franche et de la mobilité, donnant du jeu permettant aux trois toreros de toréer avec profondeur. Salut de Pierre Mailhan à l’issue de la course.  

-Thomas Dufau (bleu arine et or) Saluts et deux oreilles
-Sergio Flores (vert anglais et or) Deux oreilles et saluts
-Joaquin Galdos (cannes et or) Oreille et deux oreilles

 

 Thomas Dufau reçut son premier adversaire avec élégance à la cape. Malgré son application, le toro fade ne transmet pas d’émotion. Il reçut le quatrième par deux largas de rodillas et servit un quite par chiculinas après un petit picotazo. Mathieu Guillon salua aux banderilles. Il débuta sa faena au centre par des cambiadas puis lia des séries droitières avec profondeur. Il s’imposa avant de conclure d’une lame un peu basse.

 Sergio Flores  disposé à triompher, toréa avec sincérité. A l’aise cape à main, il s’imposa face à son premier adversaire noble, chargeant avec classe dans la muleta malgré son manque de force. Il débuta par le bas avec autorité puis lia de bonnes séries avec profondeur. Le cinquième d’abîma la corne droite en tapant les planches. Plus violent que ses frères, il leva la cavalerie et resta ensuite sur la défensive. Le mexicain montra de l’envie, tirant quelques bons muletazos isolés.

 Joaquin Galdos accueillit de belles manières le bon troisième exemplaire qui s’engouffra avec franchise dans le capote. Le péruvien attaqua par le bas avec autorité, lia des séries rythmées et remata avec des pechos temples. Il donna parfois les sorties vers les extérieurs, ce qui enleva de l’émotion à son travail. L’ultime fut le seul à s’employer avec bravoure sous le fer. Le Pagès Mailhan montra de la mobilité et de la caste. Galdos en profita pour tirer des muletazos profonds avec autorité mais pas tout le temps centré. Entière en conclusion.

 

Vuelta à los toros pour Toreria


Lunel : A. Ferrera indulte “Manzanilla” et sort par la Grande Porte avec Lea Vicens…

 

 Premier indulto de la temporada 2021 et très loin de faire l’unanimité, encore moins de référence, une grâce offerte plus à un Ferrera des grands jours qu’à la bravoure d’un toro terciado, mais tres noble à ne plus s’arrêter dans la muleta de l’extremeño.

Deux toros de Fermin Bohorquez (1er et 4eme) pour le rejon et quatre de Nuñez del Cuvillo, juste de presentation et de presence  Le 5eme toro, de Nuñez del Cuvillo porteur du N°157, né en mai 2016 et de 430 kgs a été gracié.

 -Lea Vicens (en chaleco gris souris et noir): oreille et deux oreilles

 -Antonio Ferrera (bleu de France et or): oreille et deux oreilles et la queue symbolique après deux avis

 -Juan Ortega (sang de toro et or) : oreille et silence

 

Face au Bohorquez d’ouverture,  la nîmoise Lea Vicens pour son premier paseo en France en 2021, realisa une premiere partition plaisante grace  Diluvio puis Deseaedo. Elle confirmera sa position lors de son second combat montant Diamante,  Diluvio à nouveau et   Jazmín, pour un final bien mené et conclut à la premiere lame.

 Antonio Ferrera s’entendit bien avec son noble premier, de meilleure façon de la main gauche avant de comprendre, après un tercio de pique en manso, tout le potentiel de son second Nuñez. Traversant un grand moment, l’extremeño survolté tout autant qu’inspiré et relâché, mit les arènes de Lunel debout jusqu’à ce que le public obtienne la vie sauve pour le toro

 Juan Ortega se presenta avec un bouquet de véroniques et deux demies toute sevillane. Sa premiere faena fut toute en délicatesse et elegance avec quelques détails soyeux bien ajustés à la noblesse du Nuñez.  Inédit à la cape devant son second, il n’en proposera guère plus muleta en main. Lame entière pour conclure la course.

 

En matinée, finale du bolsin avec du bétail de Taurelle qui donna un bon jeu, le second de très belle présentation, le troisième un peu handicapé par une boiterie. Borja Escudero (ex-élève de l’école taurine d’Arles) et Andoni Verdejo (Adour Aficion) firent chacun de leur mieux, le second, affichant une belle élégance et remportant le trophée mis en jeu. Il combattit donc le troisième Taurelle du jour.

 

El sobresaliente.


Mejanes : D. Ventura enflamme Mejanes et remporte haut la main le 49eme Rejon d’Or

 

… Et ce après avoir coupé les deux oreilles et la queue d’un excellent toro de Luis Terron, primé d’un tour de piste posthume. Oreille pour S. Galan et Duarte Fernandes, Rui Fernandes et surtout Andy Cartagena, passant prés d’un triomphe à cause des rejons de mort. Quant à J. Salgueiro da Costa il eut a passer après la tornade venu de La Puebla del Rio…. Un cartel exceptionnel qui a tenu en très grande partie toutes ses espérances, le nombreux public se retirant satisfait des arènes de Mejanes

 

Distrait et un peu sur la réserve, le 1er L. Terron se livra vraiment que quand Rui Fernandes, le toréa parfaitement sur « Quiebro » et « El Dourado », faisant croitre l’intérêt de sa faena aux banderilles. Hélas pour le portugais, le toro ne se livra guère pour l’ultime suerte…ce qui gêna pas mal à sa réalisation.

 D’entrée avec « Mediterraneo », A. Cartagena plaça la barre haute, face à un excellent toro. Menée sans temps morts son actuaccion brilla aux banderilles avec le superbe « Cartago » précis et spectaculaire, « Cupido » et « Inocente » pour une paire à deux mains sans brides…. Le triomphe espéré s’échappa avec l’usage du descabello

 Dans un registre plus classique et tres torero, Sergio Galan fit croitre l’intérêt de son actuaccion avec « Capote » et surtout « Ojeda » avant une superbe pose à deux mains sur le dos de « Capricho ». Son adversaire de bon son manquait d’un peu de chispa pour rehausser le tout, primé d’une oreille apres un rejon sin puntilla

 D’entrée Diego Ventura, new look, ira de face attendre son toro à sa sortie du toril pour clouer une farpas impeccable avant de l’embarquer avec sa cavalerie…. « Nazari » entama la faena, brindée à Roman Perez, de manière époustouflante de précision et d’impact… les double quiebros de « Lio » faisant encore monter la pression avant d’enlever les brides de « Bronce » pour une superbe paire de palos à deux mains, précédent un final enlevé avec les roses et un rejon sin puntilla…. Mettant le public debout.

 Difficile de passer après un tel triomphe, J. Salgueiro da Costa de plus eut du mal à trouver la bonne carburation lors du premier tercio, se faisant même touche sa monture. Torero classique avec une bonne cavalerie, il prit peu à peu la mesure de son adversaire et posa d’excellents bâtonnets à l’étrier avec « Fago » ou « Alba » en citant de face, posant de la même façon roses et rejon de mort…

 Duarte Fernandes attaqua tambour battant le dernier toro. Sa faena debuta de la meilleure des manières sur le dos de « Chanel » avec des poses precises et torera… Un peu emporté par la fougue de sa jeunesse, son travail baissa un peu en fluidité, cafouillant sur la pose des roses avec « Mozart » mais se ressaisissant parfaitement pour l’ultime suerte avec un superbe rejon, qui aida l’oreille à tomber..

 

-Rui Fernandes : Salut

 -Andy Cartagena : Salut

 -Sergio Galán : Oreille

 -Diego Ventura : Deux oreilles y rabo

 -Joao Salgueiro da Costa : Vuelta

 -Duarte Fernandes : Oreille

  Six toros de Luis Terrón, de cinq ans, avec du trapio et donnant un excellent jeu, meilleurs les 2eme et 4eme, ce dernier, N° 50 honoré d’une vuelta posthume, un peu plus en retrait le 1er.  Pst : C. Rey. Soleil et mistral, trois gros quart d’entrée

 Le trophée a été remis en piste à l’issue de la course par Camille Hoteman Moya, la nouvelle reine d’Arles en presence de Michele Ricard et de Lola Jalabert.

 Avant le paseillo, Benoit Soumille et ses jeunes voltigeurs de Caval Show, vainqueur des Etoiles de Mejanes, ont presenté leur numero equestre en piste sous l’œil d’Antonio Fererra présent au callejon.


Garlin : Manuel Perera et Alejandro Mora sortent en triomphe

 

 La novillada de la peña taurine garlinoise, qui se déroule habituellement au printemps, a enfin pu avoir lieu après de multiples reports à cause de la pandémie. En ce mois de juillet, le public fut bon enfant, certainement heureux de revenir aux arènes. La présidence rendit également le résultat plus triomphaliste que le déroulement de la tarde. La moitié des picadors ont monté les piques à l’envers sans réelle contestation. Seule la cuadrilla de Manuel Perera a effectué un travail appliqué et suivant les règles. Il fut donc normal que ce fut elle qui remporta le prix de 300€ attribué à la meilleure cuadrilla. Beau temps, plein suivant la jauge maximale. Présidence Manolo Gloria.

Les novillos de Pedraza de Yeltes sont maintenant habitués au triomphe dans les arènes de la porte du Béarn. De présentation correcte, ils ont montré un comportement varié mais furent plutôt décevants avec un manque de caractère et de piquant, nobles dans l’ensemble mais sans transmission. Le sixième « Alambriso » fut brave et noble et le meilleur de lot. Le sobrero (2ème bis) du même fer remplaça le titulaire après s’être cassé la corne en tapant le burladero.  Vuelta posthume anecdotique pour le 3ème exemplaire, negro, n°62 « Alambrisco » et du bon sixième colorado, n°15, « Alambriso »

 - Tomas Rufo (vert fougère et or) silence et silence

 - Alejandro Mora (fraise et or) 2 oreilles et ovation après avis

 - Manuel Perera (framboise et or) 2 oreilles et 1 oreille

 Tomas Rufo se distingua essentiellement au capote, servant des véroniques douces avec aisance. Il eut peu de solution face au lot le moins propice. Le premier fut juste de force et se réfugia rapidement près des planches, obligeant Rufo à porter l’estocade contre les tablas. Il dut abréger face au quatrième distrait et sans combativité.

 Alejandro Mora lia de belles séries gauchères avec style et temple face au sobrero noble et avec du fond. Il logea une belle entière qui libéra généreusement deux trophées. Face au cinquième violent et manso, il eut le mérite de montrer quelques gestes de classe une nouvelle fois avant que son adversaire ne parte aux planches.

 Manuel Perera hérita du meilleur lot de la tarde. Son premier opposant s’emploie à la première pique mais pas à la seconde. Le protégé de Padilla débuta timidement sa faena avant de monter en puissance grâce à sa générosité. Il reçut deux trophées généreux après une épée efficace au second essai. Le sixième Pedraza poussa bien avec les reins la cavalerie et fut parfaitement lidié. Mathieu Guillon se distingua aux banderilles. Contrairement à son premier combat, sa faena ira de mas a menos, ne profitant pas totalement de la charge franche du Pedraza. Il reçut un trophée avec une entière engagée au troisième envoi.

 Le prix Jean Ducos fut remis en piste à Manuel Perera. A noter, que le jeune novillero alla rendre hommage à Ivan Fandiño sur le trajet du retour à l’hôtel, en y déposant les fleurs de son triomphe à la statue devant les arènes aturines.

 

Vuelta a los toros pour Toreria


Orthez : 𝐂𝐨𝐫𝐫𝐢𝐝𝐚 𝐬𝐮𝐬𝐩𝐞𝐧𝐝𝐮𝐞 𝐚𝐩𝐫𝐞̀𝐬 le 4eme toro, suite 𝐚̀ 𝐥𝐚 𝐛𝐥𝐞𝐬𝐬𝐮𝐫𝐞 𝐝 𝐄𝐥 𝐀𝐝𝐨𝐮𝐫𝐞𝐧̃𝐨.

 

 Privé de fêtes, les peñas taurines d’Orthez se sont réunies pour prendre le relais et monter une corrida sérieuse avec un défi ganaderos du Campo Charro. Avancé au 14 juillet pour ne pas être en concurrence avec les arènes montoises ou tyrossaises, tout devait être réuni pour passer une bonne après-midi. Les réservations ont bien marché malgré une jauge limitée et l’équilibre financier assuré. Malgré cela, les organisateurs ont dû gérer des imprévus de dernière minute qui ne récompensèrent pas entièrement tout leur travail : une météo capricieuse, des cuadrillas ne voulant plus aider gracieusement le novillero béarnais à quelques minutes du paseo, un toro à remplacer et la blessure d’El Adoureño qui nécessita l’arrêt de la course par manque d’équipe médicale.  Le gersois fut pris par le sobrero de Camino de Santiago en début de faena, souffrant d’une cornada de plus de 20cm qui transperça la cuisse gauche. Il dut être transporté à l’hôpital de Dax où se déroulait déjà une opération. L’équipe médicale des arènes a préféré l’accompagner durant le trajet car la blessure se trouvait proche de la fémorale. Et sans équipe médicale pour assurer les autres toreros, la corrida ne peut plus continuer. La course fut donc arrêtée à l’issue du quatrième toro. Les toros de Pedrés et d’El Risco n’ont pas été lidié. Belle entrée, ciel nuageux, la pluie fine s’étant arrêtée à quelques minutes du paseo.

 Toros de Juan Luis Fraile, Sanchez Herrero, Fraile de Valdefresno, Julio Garcia et un sobrero de Camino de Santiago (3ème bis)

-Octavio Chacón (bleu ciel et or) : oreille et silence sur celui d’El Adoureño.

 -Alejandro Marcos (vert algue et or) : silence et oreille.

 - Yannis Djeniba « El Adoureño » (blanc et or) : blessure.

 -Le novillero sans picadors, Jean Larroquette « Juanito » (bleu et or) : oreille.

 

En début de course, le jeune Béarnais originaire de Bescat, en vallée d’Ossau Jean Larroquette « Juanito »  a affronté un eral d’Alma Serena qu’il reçut par chicuelinas. Le bicho est juste de force et ne transmet pas d’émotion. « Juanito » le toréa avec douceur pour une faena allurée mais sans transmission. Il coupa une oreille après une entière efficace.

 1-« Rondiño » de Juan Luis Fraile démarra bien la tarde, brave à la pique, s’élançant avec promptitude du centre de piste, mais manquant un peu de force sur les antérieurs. Il fut bien piqué par Manuel Jésus Espartaco. Au dernier tiers, Octavio Chacon lia de bonnes séries droitières mais sans réelle domination face à un animal montrant de la caste malgré sa force limitée. Entière devant mais d’effet rapide. Oreille pour la maestro et palmas au toro.

 2-« Rodillero » de Sanchez Herrero ira à trois reprises à la cavalerie pour la forme où il ne s’emploie pas et piqué à petite dose. Il s’avise et s’arrête rendant le tercio de banderilles compliqué. Alejandro Marcos se montre peu à l’aise et le torée uniquement à tribord. Il s’éternisa avec les aciers. Silence après avis.

 3-« Manzano » de Fraile de Valdefresno se cassa la corne en rematant fort contre les planches. Il fut renvoyé au toril et fut remplacé par « Felito » de Camino de Santiago qui ne reçut qu’une seule pique, montrant de la fixité au peto mais juste de force. Faible et avec peu de charge, il surprit Yannis « El Adoureño » après une série gauchère et lui infligea un coup de corne. Octavio Chacon en tant que chef de lidia ira porter l’estocade.

 4-« Infundio » de Julio Garcia, prévu en cinquième position, sortit en piste pour Alejandro Marcos suite à la blessure d’El Adoureño. Il fut bien reçu à la cape avec une réception allurée du torero de la région de Salamanque. Il alla à deux reprises sous le fer avec puissance mais ne s’employa pas. A la muleta il fut noble mais fade. Marcos le toréa avec plus d’assurance qu’à son premier combat, montrant une certaine classe dans son toreo qui transmit dans les tendidos. ¾ lame nécessitant un coup de descabello.

 Course arrêtée à l’issue du 4ème.

 

Reseña y fotos : Vuelta à los toros pour Toreria


Mugron : Tomas Rufo et Solalito sortent en triomphe d’une intéressante novillada

 

 La première novillada de la temporada du Sud-Ouest a enfin eu lieu grâce à l’abnégation de la peña taurine mugronnaise qui malgré les reports n’a pas baissé les bras. Avec une jauge arrêtée à mille personnes sans pass sanitaire, les aficionados ont timidement répondu à l’appel des organisateurs. Pourtant le soleil était au rendez-vous mais il va sembler difficile de remplir les arènes hors contexte habituellement et surtout sans feria autour.   

L’après midi s’est déroulée en deux temps. Avec tout d’abord, deux erales d’Alma Serena furent combattus par Jean Baptiste Lucq et Andoni Verdejo qui faisait sa présentation en costume de lumière

  -Jean Baptiste Lucq (framboise et noir) Oreille

 -Andoni Verdejo (nazareño et o) Vuelta

 

Le premier eral fut un bon pensionnaire de la famille Bats qui ne demandait qu’à charger en s’employant. Jean Baptiste Lucq fut irrégulier et ne domina pas son adversaire qui lui infligea deux volteretas sans gravité. Le second manqua de force et Andoni Verdejo le toréa avec douceur sans le brusquer. Il montra un toreo épuré avec temple pour ses débuts. L’épée lui enleva toute chance de trophée.

Le second paseo débuta après une courte pause autour des arènes. Le cartel rassemblait trois toreros de styles différents. Les novillos de José Cruz de Rafael Iribarren furent bien présentés, mobiles et nobles permettant une après midi intéressante. Ils s’employèrent peu sous le fer néanmoins. Vuelta posthume du numéro 7, Morisqueto de décembre 2017 lidié en quatrième position. Présidence Franck Lanati.

 -Francisco Montero (blanc et or gris) silence et oreille

 -Tomas Rufo (vert et or) Ovation après avis et deux oreilles

 -Solalito (lilas et or) Oreille et oreille

 

Francisco Montero attendit son premier adversaire « Liriquillo » a porta gayola où il reçut une grosse tumade qui aurait peut-être nécessité un protocole commotion en rugby. Le novillo s’emploie peu sous le fer malgré une bonne lidia de Mathieu Guillon au capote. Montero est appliqué mais sa faena manqua de liant avec un adversaire de peu de fond. Le quatrième « Morisqueto » alla au picador en attaquant la tête du cheval et cherchant à le contourner. Il montra ensuite du caractère dans la muleta de Montero après un tercio de banderilles aérien du maestro. Faena bien débutée par le bas mais irrégulière par la suite où il se fit accrocher plusieurs fois malgré son envie de bien faire. Epée engagée en conclusion. Vuelta au novillo.

 Tomas Rufo qui devait prendre son alternative en juillet dernier à Mont de Marsan a montré une nouvelle fois de la maturité. Un torero fin et élégant, qui fut le plus en vue de la tarde. Face à son premier adversaire discret sous le fer puis un peu fade, il lia de belles séries avec douceur, sans fioriture, avec transmission tout en dominant son adversaire. Il perdit une récompense aux aciers. Face au noble cinquième « Incitador » il récidiva. Il s’imposa avec style et donna des naturelles de belles factures. Après une épée efficace, il reçut un double trophée.

 Solalito affronta un bon exemplaire de José Cruz « Jabalin » mobile dès sa sortie en piste. Solal le banderilla avec brio et conclut par un quiebro ajusté. Sous les conseils de Luisito, le nîmois s’appliqua, donnant de bons muletazos mais subit par moment les charges de son adversaire, manquant parfois de douceur. Face à l’ultime plus compliqué, il prit le temps de bien faire les choses mais manqua de liaison, avant un final plus abouti et intéressant et conclut d’une entière tombée.   

 

Le trophée « Lestage » au triomphateur du jour fut sans surprise attribué à Tomas Rufo. Bonne première novillada dans l’ensemble.

 

Reseña y fotos : Vuelta a los toros pour Toreria


La Grande Porte pour P. Ureña

 

 On retiendra de cette corrida de clôture en mode charro, la grande partition du torero de Lorca à son 1er, les oreilles perdues avec les aciers par A. Fererra, qui remplaçait E. Ponce, tandis que Luis David Adame ne convainquit guère avec son toreo manquant de style, populiste parfois, comme d’inviter à banderiller Leo Valadez, son compatriote en civil dans le callejon. Une corrida entretenue et intéressante par le lot de Victoriano del Rio et qui impacta sur le public du Palio

-Six toros de Victoriano del Rio tres bien présentés, sérieux de comportement et qui demandaient à être toréer, meilleurs les 3eme, 6eme et surtout second. Monopique generalement bien prise sauf pour le 3eme, qui fut légèrement répété.

 -Antonio Ferrera (traje charro gris) Silence après avis et vuelta après avis

 -Paco Ureña (traje charro noir) Deux oreilles et oreille

 -Luis David (traje charro bleu) Salut après avis et oreille après avis.

 Corrida en mode charros mexicanos…Pst M. Cervantes, casi lleno de l’aforo autorisé, ciel voilé et vent, démonstration charra avant le paseillo, arène décorée par Tom Garcia. Salut de Curro Vivas au 2eme. Antonio Ferrera remplaçait Enrique Ponce. Vuelta à la mexicaine et musique mariachis, des partitions pas très en adéquation avec les deux faenas qu’ils accompagnèrent, pas plus que l’air de Mission avec la seconde faena de P. Ureña.

 A Ferrera brinda sa faena à ses compañeros du jour, une faena qui connut de superbes passages, surtout les dernières naturelles données au ralenti, mais qui manqua de continuité de par le manque de forces et la fadeur de son toro. Entière au 2eme essai avec accrochage sans mal apparent, sauf pour sa tenue. Vêtu d’un vaquero, il invita Luis David Adame aux banderilles pour un tercio qui enflamma le Palio… A l’entame de son second trasteo, il fit arrêter Chicuelo pour les mariachis mais devant un toro plus exigeant qu’il n’y pensait, l’extremeño dut se contenter de séquences enlevées dans son style peu orthodoxe, mais toujours en faisant le maximum, perdant à nouveau un trophée avec les épées.

 

P. Ureña n’est jamais très démonstratif avec la cape, mais quand, après les superbes paires de banderilles de C. Vivas, il prend la muleta devant un excellent toro, noble et suave, la magie opère. A droite tout d’abord, à gauche ensuite avec plus de douceur pour finir avec des enchainements au ralenti. Les ¾ de lame suffiront et le torero de Lorca promènera ses deux oreilles, tout heureux… Le 5eme, sérieux, encasté et peu évident, demandera à Ureña, après un émouvant brindis à Manolo Vanegas, une partition pus efficace que brillante d’où émergèrent des naturelles très méritoires. Conclusion par une entière caidita et petite oreille

 

Le 3eme Victoriano, qui envoya au sol le piquero, noble mais manquant de classe, trouva avec L.D. Adame une tauromachie appliquée mais manquant de personnalité. Sa faena connut quelques bonnes séquences ambidextres avec un long enchainement de manoletinas et un toro enclin aux « pasitos a tras » au moment de l’estocade…  Il rendit l’invitation à A. Ferrera pour les palos en y invitant L. Valadez en civil, comme dans un festival !!!! Tercio enlevé avec enchainements a cuerpo limpio pour une belle ovation. Face à un excellent toro, le mexicain s’appliqua sur des séries d’intérêt variable mais qui ne décollèrent pas vraiment. Les poncinas finales et une demi-lame à l’encuentro, aidèrent l’oreille à tomber…

Le triomphe à l’arrachée de M. Perera

 

 Le protégé de J.J. Padilla, seul rescapé d’une novillada accidentée, triomphera pleinement après s’être montré courageux à l’extrême devant son 1er, un peu brouillon face au 5eme et excellent devant le dernier, un novillo de vuelta. A. Samira, qui tracera les plus beaux gestes de la matinée avec ses naturelles, péchera avec les aciers, le descabello en particulier. Blessure au sternum et cornada interne à une jambe… Quant à C. Parejo, il affichera ses qualités, mais après deux volteretas sévères, il finit sur « une jambe » avant de gagner l’infirmerie, blessure au péroné.

 

A. Samira dessinera quelques fresques allurées de la droite face à un novillo qui serrait et bien plus délicat à gauche. Le protégé de Roman Perez frôlera la correctionnelle lors des manoletinas finales. Les épées lui ôteront tout espoir de trophées. Il débutera sa seconde faena à genoux, ce qui lui valut de se faire prendre. Il dessinera par la suite, des séries de naturelles, certaines de haute définition, mais toujours à la merci des cornes avant de connaitre une nouvelle fois des problèmes avec le verduguillo…

 M. Perera reçut son 1er à genoux et un quite afarolado après la pique. Des la 2eme série de muletazos, il se fait cueillir une première fois. La seconde sera plus sévère et Padilla viendra à rescousse pour le sortir du novillo. N’écoutant que son courage, il repartira au combat pour quelques passes tres méritoire avant une épée entière en s’engageant au second essai et une course poursuite qui lui valut un nouvel accrochage. Il ira attendre le 5eme à porta gayola, deux véroniques à genoux, trois debout et mise en suerte par chicuelinas marchées. Il attaquera sa faena, genoux en terre avant de se montrer volontaire mais brouillon, mieux à droite, devant un novillo de bonne composition qu’il occira en trois chapitres. Arès un joli tercio de piques, le dernier Pages-Mailhan, s’avérera excellent sur ses deux pitons. Après un brindis aux cuadrillas de ses deux malheureux compañeros du jour, M. Perera pourra enfin exprimer son toreo et de fort belles manières, sur les deux rives, avant un final plus rapproché et une épée décisive portée avec beaucoup d’envie.

 Pour sa présentation en France, C. Parejo se montrera à son avantage à la cape avant d’initier sa faena de cambiadas et passes par le haut. La première série verra son novillo lorgner les pourtours, le protégé de T. Cerqueira parvenant à le retenir et finaliser par quelques « passes du mépris » bien ajustées. Il se fera prendre par surprise et sévèrement, avant un second accrochage en prenant la gauche. Handicapé, il restera pour loger une épée suffisante, prendre son oreille et gagner l’infirmerie.

 

-Six novillos de Pagès-Mailhan tres bien présentés, avec de la race et un genio plus ou moins développé chez les quatre premiers qui mit les trois novilleros, très décidés, dans des situations souvent critiques. Plus accessibles les deux ultimes, excellent le dernier « Rebueno »,N°895, honoré d’une vuelta posthume. Une rencontre pour tous sauf deux pour le dernier.

 -Adam Samira (violette et or) Silence après deux avis et salut après deux avis, puis infirmerie

 -Manuel Perera (bleu ciel et or) Oreille, oreille après avis et deux oreilles.

 -Christian Parejo (violet et or) Oreille, direction l’infirmerie

 Pst C. Roche, temps gris avec vent et pluie à partir de 4eme, ¾ de l’aforo permit, minute de silence à la mémoire de Philippe Pages et devise noire sur le panneau d’affichage.

Istres : La Monumental de Mexico pour Andy Younes…

 

 Le matador de toros arlésien confirmera ainsi son alternative au Mexique après avoir couper les deux oreilles d’un très bon toro de Pages-Mailhan, primé d’un tour de piste posthume. Thomas Dufau et Leo Valadez entrant eux dans le cartel de la corrida du mois d’aout au Palio. Aucun des six toreros n’a vraiment laissé passer sa chance, ce sont les toros par leur comportement qui ont marqué les différences. Et contrairement à la veille, on ne s’est jamais ennuyé au cours de cette course, six toreros de concept différent du toreo, six toros de six élevages différents qui ont apporté leur lot de satisfaction.

 

T. Dufau recevra son Cuillé d’une larga à genoux et après une pique légère bien prise, le joli castaño prendra bien la muleta des deux bords tout en gardant une pointe de violence. Le landais, qui comprit son toro, saura aller a mas avant de conclure d’une superbe épée.

 A. Younes touchera le toro de la course et ne le laissa pas passer. Après une superbe pique de Gabin, la faena débuta par des cambiadas au centre avant des enchainements vibrant des deux rives, le Pages-Mailhan, noble et mobile chargeant inlassablement le leurre jusqu’au final plus rapproché avec adornos et desplante. Entière caidita au 2eme essai. Vuelta partagée avec le ganadero.

 Veleto, le Fernay s’avérera tardo et pour le moins compliqué, voire avisé, se retournant vite dans la muleta toujours bien présentée par L. Valadez qui fera front jusqu’à finir par trois manoletinas à genoux. Auparavant, forte ovation après un superbe tercio de banderilles partagé par les deux sud-americains. Le mexicain portera une épée engagée après un pinchazo.

 Le Laget reçu un léger picotazo avant un tercio de banderilles enlevé à charge du vénézuélien qui brinda sa faena à Manolo Vanegas. Début à genoux avant deux belles séries de la droite, juste avant que le toro commence a protester et à baisser de ton.

  J. E. Colombo liera de bons enchainements mais le manque de transmission du toro mettra un bemol à sa partition. Conclusion par une entière après trois bernardinas serrées.

 Avec un excellent toro de R. Margé, A. Salenc confirma le bon moment qu’il traverse, composant une faena bien charpentée avec d’excellentes séries sur les deux bords avant de proposer un final plus rapproché avec redondos inversés et, hélas une épée caida et quelques descabellos qui feront retomber l’impact…

 Tibo Garcia héritera d’un Rolland Durand assez porté par la mansedumbre avec des charges vives dans la cape mais qui après deux séries bien séquencées, baissera rapidement de ton et de son dans la muleta. Le nîmois tentera de suppléer a ce manque de transmission mais sa faena ne décollera pas. Lame plate et arrière plus descabello pour conclure…

 

-Dans l’ordre, six toros de Cuillé, Pagès-Mailhan, O. Fernay, Laget, R. Margé, et R. Durand tous très bien présentés et donnant des jeux variés, meilleurs, celui de Pages-Mailhan, « Edyl », N° 60, honoré d’une vuelta posthume, et ceux de Margé et Cuillé.

 -Thomas Dufau (bleu nuit et or) Oreille

 -Andy Younes (eau de rose et or) Deux oreilles

 -Léo Valadez (bleu ciel et or) Vuelta après avis

 -Jesus Enrique Colombo (bleu piscine et or) Oreille

 -Adrien Salenc (rouge et or) Salut après avis

 -Tibo Garcia (blanc et or blanc) Salut.

Remise d’un prix au maire d’Istres par l’Association des Eleveurs Français de Taureaux de Combat pour son action en faveur des ganaderos français, trophée remis par V. Alexandre son président et P. Mailhan. Temps gris, 90% de l’aforo autorisé. Pst. K. Kehiha. Remises des prix en piste à la fin de la corrida.

 

Oreille pour Antonio Plazas

 

 -Samedi en matinée. Quatre erales de Rolland Durand de bon jeu, plus compliqué le 3eme, pour

-Raphaël Ponce de Léon (Centre Français de Tauromachie) bleu GDF et or : Vuelta

 -Lenny Martin (E.T. de Beziers) bleu ciel et or : Salut après avis

 - Jean Larroquette "Juanito"  (Adour Aficion) lilas et or : Salut après avis

 - Axel "Antonio Plazas"  (Ecole Taurine du Pays d’Arles) rouge et or : Oreille après avis

 

Istres 1ere : Le triomphe pour A. Ferrera…

 

 Il aura fallut attendre le 4eme Zalduendo et surtout Antonio Ferrera pour que s’égrènent les premières notes de cette corrida dite symphonique. La faute en incombant surtout a un lot de toros plus ou moins noble mais manquant de fond et de race. Morante hérita d’un lot bien trop aphone tandis que Juan Leal fut assez mal inspiré, surtout avec le dernier de la course. Logique donc que l’envie et le toreo personnalisé de l’extremeño, qui banderilla même son second toro, lui ouvre la grande porte du Palio.

 

Face à un 1er noble mais fade, A.Ferrera saura faire aller à mas sa faena en passant par la gauche avant de monter d’un ton par des naturelles de la droite fort bien ciselées. L’estocade tentée à l’encuentro à sa façon mettra un bemol une actuaccion parsemée de détails. Le public obtint qu’il banderille le 4eme et l’on retrouva le Ferrera d’antan pour un tercio qui déclenchera la 1ere ovation de la course. Après un excellent debut à genoux, le toro s’en ira chercher le pourtour et il faudra toute la force de la muleta de l’extremeño pour en tirer une faena ornée de passages superbes avec une estocade superbe mais longue d’effet…

 

Morante héritera d’un lot sans option et pourtant il offrit au public du Palio quelques séquence marquée par sa toreria, trincherillas, naturelles toute en finesse, mais pour que les effluves fassent leur effet il fallait être deux. Véroniques les genoux pliés avant d’autres toutes aussi arrondies et un quite por chicuelinas avant que son Zalduendo ne  l’abandonne. Le sevillan insista en vain avant de cafouiller avec l’épée devant un toro qui perdit en plus un sabot en fin de parcours.

 

J. Leal nous offrit deux séries droitières et deux gauchères après une cambiada au centre à genoux, enchainant six passes de rodillas. Finissant par son toreo de proximité, sur pieds puis à genoux, devant un adversaire de peu de répondant, la faena ne prit jamais vraiment son envol avant une conclusion par pinchazo et demi lame. Son second arriva mobile au dernier tiers et après quelques enchainements, bien meilleur à droite, l’arlesien se retrouva à court d’inspiration, se faisant accrocher la muleta, s’embrouillant lui-même devant un toro qui par force s’éteint bien vite. L’entière en place contribuera à l’octroi d’un pavillon !!!

 

-Six toros de Zalduendo décevants et commode dans l’ensemble, les 3 premiers de 4 ans, de plus de volume les 3 derniers, cinqueños. Tous économisés au cheval

 -Antonio Ferrera (rouge et or) Salut après avis et 2 oreilles après deux avis

 -Morante de la Puebla (moût d’olive et or) Salut  et silence après avis

 -Juan Leal (purissima et or) Salut après avis et oreille !!! après avis

 Pst. C. Roche. La bailaora Angélique Blasco en prelude, paseillo chanté par F. Cornille, minute de silence pour les victimes du Covid et à la mémoire de Jean Teissere. Plein de l’aforo autorisé.


Saint Gilles : A. Salenc et El Rafi s’imposent….

 

 …Devant un excellent lot de novillo du fer de Malaga, le dernier honoré d’une vuelta posthume, le public appelant l’éleveur à saluer à la fin du festejo.

 La ville de Saint-Gilles et son délégataire des arènes, avaient programmé une fiesta taurina appelé « Toros y flamenco » afin d'éviter une temporada 2020 blanche. Pas de paseillo, pas de palco c’est le public qui se prononça pour les trophées attribués… Deux oreilles pour A. Salenc et El Rafi, une pour C. Olsina mais surtout un bien agréable après-midi pour le public dans un excellent esprit de convivialité

 Le 1er , à la robe lavada en castaño, chuta sous le cheval avant de s’agenouiller plusieurs fois. A. Salenc saura lui faire quasiment oublier sa faiblesse en liant d’excellentes séries de la droite en profitant de la noblesse de son adversaire, menant à mas sa faena avant de loger une lame efficace.

Le joli castaño sorti en second s’avéra très intéressant, noble et encasté, mais sa caste prendra rapidement le dessus sur C. Olsina qui eut du mal a imposer sa muleta avant de cafouiller avec l’épée.

El Rafi reçu de belle manière, cape en main, le dernier de la course qui se montra aussi un adversaire idéal pour le nîmois. Début de faena supérieur de la droite avant un passage par la gauche, de meilleur son au deuxième parcours et un superbe final qui sera de plus d’un intérêt croissant…. Le public oubliera ses maladresses à l’épée en lui octroyant une double récompense…

 -Adrien Salenc : Deux oreilles

-Charles Pasquier « Carlos Olsina » : Oreille

-Raphael Raucoule « El Rafi » : Deux oreilles

Trois novillos de la ganaderia de Malaga (Pierre-Henri Callet), très bien présentés pour une fiesta campera, donnant un jeu excellent, manquant d’un peu de forces le 1er, nobles et mobiles les deux autres, le dernier, N°15, de plus de classe,, honoré d’un tour de piste. Chacun ne prenant qu’une pique, plus engagé le second..

 Excellente animation musicale flamenca par le groupe flamenco « Los Chiquitans ». Avant la sortie du 1er novillo, un cadre souvenir a été remis en piste à tous les participants et à ceux qui s’y sont investis. ¾ d’aforo suivant les règles sanitaires sous un ciel gris….


Istres ...

 

Les arènes du Palio d’Istres avaient décidé de programmer une grande journée taurine caritative afin de ne pas connaitre une année blanche pour cause de Covid. Novillada en matinée et un seul contre six l’après-midi. Première réussite, ces deux festejos se sont déroulés à guichet fermé en conformité avec les dispositions gouvernementales concernant les jauges des manifestations…. Et le public s'est retiré satisfait de cette journée taurine conclue par la sortie par la grande porte de Juan Leal

Oreille pour El Rafi lors de la matinale

 

 En matinée, un mano à mano entre deux novilleros aux portes de l’alternative, entre deux conception opposées du toreo. L’un que l’on qualifiera de vaillant s’est colloqué avec un novillo de Concha y Sierra et un de Yonnet, l’autre à la tauromachie plus épurée avec un novillo de Malaga et un de Cuillé, tous très bien présentés et de comportements variés… Pour Maxime Solera, comme pour El Rafi, cette rare opportunité en cette année de Coronavirus, leur à permit de remettre le costume de lumières, avec plus de bonheur pour le nîmois qui héritera du meilleur novillo de la matinée, celui de Cuillé, auquel il coupera le seul trophée de la course.

 - Maxime Solera (vert et or) Salut après avis et silence après avis

-Raphael Raucoule « El Rafi » (gris palombe et or) Oreille après avis et salut

Pst. C Roche. Sobresaliente : Clément Hargous (bleu ciel et or). Plein pour l'aforo autorisé sous un beau soleil d'automne. Salut de Marco Leal pour ses banderilles au second.

 

Avec une robe typique de son encaste, le Concha y Sierra, suelto au depart, prendra ses deux piques sans histoire avant de laissé faire avec une certaine fadeur, dans la muleta de Maxime Solera qui enchainera quelques jolies séquences sur les deux rives avant que le novillo ne baisse encore de ton en fin de cycle... C'est de la main gauche que le protégé de D. Loré mettra un terme au combat d'une belle lame au second essai. Face au pupille de la Belugue, le torero de Fos, jouera sa carte d'entrée en mettant le Hubert Yonnet en suerte de plus en plus loin pour trois rencontres. Si le colorado répondit bien aux sollicitations, il le fit au petit trop et sans s'employer sous le fer. Ce fut le même comportement que l'on retrouvera au dernier tiers, l'utrero court de charge et peu enclin à se livrer, obligea M. Solera a insister pour obtenir des muletazos méritoires sur les deux cornes avant de loger une entière verticale longue d'effet.

 

Jolie réception allurée pour le Cuillé qu'El Rafi mettra en suerte par chicuelinas marchées pour une unique rencontre avant un joli quite par zapopinas. Le protégé de Patrick Varin débutera sa faena à genoux , au centre de la piste avant de lier de superbes séries droitières qui impacteront. Nobles mais manquant d'un peu de forces, l’excellent novillo se laissera aussi à gauche avec de bonnes manières, avant que la faena ne se dilue quelque peu sur la fin. Entiere contraire en guise de conclusion, nécessitant l'usage du descabello.... La pétition sera suivie d'effet. Le dernier, du fer de Malaga, sera le plus encasté du lot, poussant sur l'unique rencontre. Arrivé au dernier tiers, après un tercio de banderille réduit, il averti deux fois El Rafi de la corne droite, avant de le prendre sans mal sur la première série de la gauche, coté sur lequel insistera le nîmois mais sans pouvoir se livrer. Devant les intentions peu claire du novillo, il l'occira d'une lame habile à la seconde tentative.

Pari reussi pour Juan Leal

 

 .... Qui sort par la grande porte des arenes du Palio avec six oreilles dans son esporton et paradoxalement sans avoir coupé de trophée sur ses deux prestations les mieux agencées, face aux deux toros de meilleures composition, le Pages-Mailhan et le Margé, l'épée lui ayant fait plus ou moins défaut face à eux.

 S’enfermer seul face à six toros n’est pas à la portée de n’importe quel torero. Qui plus est le faire en bénévole à 100% afin d’aider les associations qui œuvrent pour lutter contre la pandémie qui nous affecte tous, cela mérite un énorme coup de chapeau. Du début à la fin, Juan Leal répondra présent avec son toreo engagé et sincère, multipliant les gestes tremendiste et risqués, s'ouvrant le soutien d'un public acquit à sa cause. Il ne lui aura manqué qu'une grande faena rematée efficacement. Mais pour cela il lui aurait fallut une opposition plus consistante et si les deux toros cités précédemment, surtout celui de Margé, le lui ont apporté, la conclusion fut plus moyenne et le public même froid à la fin du dernier toro.

 

Steeven Jean Groux « Juan Leal » (sangre y oro) Oreille! salut après avis, deux oreilles, oreille, deux oreilles et silence après avis

Sobresalientes : Jeremy Banti et Salvador Ruano.

 Pst. K. Kehiha Plein pour l'aforo autorisé sous un beau soleil d'automne. Salut de Rafael Viotti pour ses banderilles au dernier.

 A l'issue du paseillo, chanté par le baryton P. Cornille, remise en piste d'un trophée souvenir à Juan Leal par Mr Bernardini, maire de la ville, et des cheques aux associations par le torero arlésien et les deux novilleros de la matinée, Maxime Solera et El Rafi. Le tout suivit d’une vibrante Marseillaise.

 

Le torero arlésien avait choisi dans l'ordre, six toros de six ganaderias françaises.  Gallon, Pages-Mailhan, Fernay (en remplacement du R. Durand) Jalabert, Olivier Fernay y hijas et Robert Margé. Tous tres bien présentés et de comportement varié globalement noble mais manquant de fond, excepté les second et sixième. Le Gallon noble manquant de jus, les Fernay et le Jalabert de bon fond mais ayant du mal à garder leur tenue en fin de parcours, tous prenant une pique correctement, avec force le Pages-Mailhan, deux pour le Margé, partant de loin à la seconde.

 

Ménagé au 1er tercio, le superbe jabonero de Gallon sera accueillit au centre par des passes cambiadas sans bouger et permettra à J. Leal de montrer un toreo esthétique et soigné face la noblesse sans forces du toro lors d'une faena larga. 1/2 lame suffisante pour conclure. Le Pages-Mailhan poussera sur son unique rencontre et la faena débutera en étirement puis les deux genoux sur le sable avant de lier de belles séries avec changement de main, se montrant le plus à l'aise par naturelles sur la bonne corne gauche. Il remettra les deux genoux sur l'albero pour finir avec des redondos inversés pour le moins osés, les trophées s'envolant avec l'épée... Face au sobrero de Fernay, c'est à genoux au centre qu'il débutera son trasteo par cambiadas et après un bon début le toro se désunira quelque peu et c'est par sa tauromachie encimista entre les cornes qu'il ira chercher sa première double récompense. Ce fut un peu le même scenario avec le Jalabert, mais de façon plus classique, la faena bien débutée se diluera avec un adversaire qui alla a menos. Redondos inversé et bernardinas avant un final en deux essais. Le second Fernay sera reçu les deux genoux en terre pour des véroniques allurées et une mise en suerte par chicuelinas marchées et quite par tafalleras Il partagera les palos avec Marco Leal avant une faena débutée et finie à genoux et entretemps un adversaire de bon son au début mais qui déclina un peu, l'arlesien assurant l'essentiel pour un double trophée après un final rapproché, des redondos inversés, un desplante bien venu et une 1/2 lame efficace. J. Leal ira attendre le Margé à porta gayola et le mettra deux fois en suerte pour des piques prises en s'employant.... Noble et encasté il offrit à l'arlesien la possibilité d'un triomphe important. Le début de faena le confirmera mais le torero eut un peu de mal à garder la main en milieu de trasteo, se retrouvant sur la fin avec de belles séries de deux rives et de longues luquesinas mais pêchant surtout avec le descabello.... Silence ! et ovation au toro


Deux oreilles pour fêter les 20 ans d’alternative de Morenito d’Arles

 

 Un anniversaire commémoré lors d’une bien sympathique après-midi taurine dans les arènes de Chateaurenard et avec le meilleur scenario possible pour le torero arlésien. Elle avait commencé, à l’issue du paseillo, par une remise de trophées souvenir. Pour Morenito d’Arles en premier lieu mais aussi pour ses deux compagnons de cartel, Thomas Dufau et El Rafi…. En présence de Marcel Martel, Maire de la ville, de Lucien Limousin, maire et conseiller général de Tarascon, de Mandy Graillon, ancienne reine d’Arles et adjointe élue à la mairie d’Arles, de Christian Rossi, pst du CAT organisateur taurin de cette journée…

Elle s’est poursuivit avec le festival taurin qui vit Morenito d’Arles triompher en coupant les deux oreilles du dernier novillo de Jalabert, « Moreno » le bien nommé, N°247, qui fut honoré d’un tour de piste posthume. L’arlésien se montrant décidé d’entrée, partageant les banderilles avec Marco Leal et El Rafi et clouant une superbe paire por dentro,  retrouvant peu à peu ses sensations au cours d’une faena qui sera d’un intérêt croissant devant un excellent pupille de La Chassagne…. Et comme l’estocade fut à la hauteur, c’est une double récompense qui enjolivera une fête réussie…

Auparavant, T. Dufau qui ouvrait les débats, brinda sa faena à Rachid et à sa famille, avant de devoir construire un trasteo suave et technique, adapté à un bon novillo qui subit un violent choc sur un burladero, y laissant sa corne droite, choc dont il se ressentit tout au cours de sa lidia. Le second, noble aussi, se montrera trop juste de forces. El Rafi qui le mis en suerte par chicuelinas marchées, débutera et finira sa faena les deux genoux en terre, liant entre temps, d’excellentes séries des deux bords mais sans pouvoir estomper totalement les carences physiques de son adversaire. L’épée en place valait bien à elle seule l’oreille accordée…

 

-Thomas Dufau : Salut aux tiers

 -Raphael Raucoule « El Rafi » : Oreille

 -Rachid Ouramdane « Morenito d’Arles » : Deux oreilles

 Pst : M. Vion, Entrée sympathique sous le soleil mais avec un vent gênant contraignant les toreros à garder la zone abritée. Animation musicale par la peña Camargua.

 Trois novillos du fer de Jalabert, joliment présentés pour un festival, nobles dans l’ensemble et de bonne composition, juste de forces le second, excellent le dernier primé d’une vuelta posthume…


Dax : Daniel Luque le plus en vue d’une après-midi décevante de Pedraza

 

 (Vuelta a los toros pour Toreria) Bien sûr cette corrida était très attendue de la part de l’aficion du Sud-Ouest étant donné que ce fut la seule tarde de toros de la temporada. Alors oui, l’aficion est ressortie déçue des arènes mais très contente d’avoir pu s’y rendre cette année. Personne n’en voudra ni aux organisateurs ni aux ganaderos et toreros car les aficionados ont pris plaisir à venir s’asseoir dans les tendidos. La preuve fut la forte ovation que reçut le maire de Dax, Julien Dubois, pour avoir eu l’audace d’organiser cette journée taurine malgré les contraintes sanitaires qui furent claires, précises et bien respectées. Pendant le paseo, un hommage fut rendu aux victimes de la pandémie, au raseteur français Kévin Bruguière suivies des hymnes Espagnol et Français. Enfin, pour cette journée en hommage à la ganaderia de Pedraza de Yeltes, le ganadero Luis Uranga reçut la médaille de la ville de Dax.

 Plein une nouvelle fois dans la limite des places disponibles soit 4000 personnes. La course fut télévisée par Movistar. Ciel alternant passages nuageux et rayons de soleils.

 

-Daniel Luque (rose malabar et or) Oreille après avis et ovation après avis

 -Alberto Lopez Simon (purissima y oro) Silence après avis et silence après avis

 -Alvaro Lorenzo (praline et or) Silence et silence après 2 avis

 Six toros et un sobrero (2ème bis) de Pedraza de Yeltes bien présentés et homogènes, ils furent décevants surtout lors du premier tiers où ils montrèrent peu de présence. Par la suite, ils furent éteints et sans fond ni transmission.

 

 Daniel Luque fut une nouvelle fois la seule satisfaction de la tarde. Il aurait affronté les six toros, il aurait réussi, sans doute, à sortir en triomphe tant par sa faculté à s’imposer et à dominer les toros que par sa classe. Face au premier toro manso, distrait et désordonné, il livra une grande prestation et s’imposa en soumettant son adversaire dès les premières passes. Il a une facilité à trouver le bon sitio rapidement et par son élégance emmène le toro et le public avec lui. Face au quatrième et faible opposant, il s’appliqua à lier des séries avec douceur, laissant la muleta à mi-hauteur pour ne pas brusquer son adversaire.

 

 Alberto Lopez Simon  et Alvaro Lorenzo furent décevants et n’ont pas donné de satisfactions cette tarde. Peu aidé par des cuadrillas souvent dépassées pendant la lidia, ils ont donné beaucoup de passes sans liaison et sans relief. Ils n’ont pu également remplacer la fadeur de leurs adversaires

En matinée, oreille pour Montero, El Rafi et J.F. Molina

 

 Pour la seule journée taurine du Sud-Ouest, la commission taurine de Dax a souhaité mettre à l’honneur la ganaderia de Pedraza de Yeltes qui séduit les aficionados locaux chaque année.  Avant la corrida du soir, la matinée s’est déroulée sous un beau soleil. Une lueur d’espoir dans cette sombre année. Plein dans la limite des places disponibles soit 4000 personnes.

Les quatre novillos de Pedraza de Yeltes bien présentés et sérieux ont laissé une bonne prestation dans l’ensemble même s’il a manqué un peu de bravoure et de force. Les deux premiers ont fini près des planches alors que les deux autres ont montré de la noblesse mais manquant un peu de transmission. Le quatrième et dernier exemplaire, “Potrico” N° 54,  fut récompensé d’une vuelta posthume.

 

-Maxime Solera (rouge et or gris) Silence

 -Francisco Montero (blanc et or gris) Oreille après avis

 -El Rafi (vert olive et or) Oreille après avis

 -José Fernando Molina (canne et or) Oreille

 

Maxime Solera attendit son opposant au centre de la piste. Il eut du mal à le fixer mais s’appliqua dans la lidia. Le novillo ira à trois reprises sous le fer de Jean Loup Aillet, s’élançant avec promptitude, montra de la puissance sous le peto. Par la suite il donna des signes de faiblesse obligeant le français à réduire les distances. Faena discrète et sans domination tandis que le novillo se réfugia rapidement aux planches.   

 

Francisco Montero ira attendre son adversaire à porta gayola avec sa cape de paseo. Il donna une série de rodillas, faisant lever les tendidos. Le novillo montra des signes de faiblesse sur la première pique mal administrée et la présidence décida d’arrêter le premier tiers malgré les deux piques réglementaires exigées. Le novillo chargea ensuite avec de la noblesse et Montero fit preuve de sincérité et d’enthousiasme mais il alterna le bon et le spectaculaire. Il en fit trop et perdit le crédit gagné avec une muleta souvent accrochée, ce qui donna un ensemble plutôt brouillon.  

 

El Rafi reçut discrètement le troisième novillo qui montra de la fixité au peto et prit deux piques appuyées de Nicolas Bertoli. Après un bon début par des trincheras ajustées, il donna beaucoup de passes avec une certaine allure mais qui manquèrent de domination, laissant un petit goût d’inachevé.

 

José Fernando Molina fut le novillero le plus en vue de la matinée. Après une bonne réception par véroniques, le Pedraza montra de la fixité dans le peto lors des deux bonnes rencontres mais sans puissance. Après un brindis à Daniel Luque, il profita de la belle noblesse de son adversaire et construisit une belle faena harmonieuse et avec douceur et domination.


Bellegarde : C. Parejo remporte le 4eme trophée Sebastien Castella

 

 Un prix largement mérité mais qu’aurait pu lui contester Tristan seulement celui ci sécha sévèrement avec les armes lui otant tout espoir…. Coté ganaderia, le trophée est allé à celle de La Paluna qui présenta trois bons becerros dont deux excellents, le 4eme, N°140 baptisé « Dictator » étant honoré d’une vuelta posthume, honneur qu’aurait pu recevoir le 5eme, N°130 mais le final raté de l’arlésien fit retomber le soufflet. Coté Alain Tardieu, les 2eme et 6eme méritaient bien mieux que ce qu’on leur offrit, le dernier surtout.

 -Christian Parejo de l’Ecole Taurine de Béziers Méditerranée (gris palombe et or blanc) Silence après avis et deux oreilles après avis

 -Tristan (Espigue) de l’Ecole Taurine du Pays d’Arles (fushia et or) Silence après avis et silence après avis

 -Fabien Castellani de l’Ecole Taurine du Pays d’Arles (blanc et or gris) Salut après avis et silence après deux avis et grâce présidentielle pour le trois…

 Trois becerros d’Alain et Frédérique Tardieu (1er, 2eme et 6eme) et trois de La Paluna de Vincent Farre (3eme, 4eme et 5eme). Tous joliment présentés, plus sérieux les deux précédemment cités de LaPaluna, les Tardieu présentant quelques signes de faiblesse des antérieurs.

Minute de silence à l’issue du paseillo à la mémoire de Josy Fabre, ½ entrée sous un ciel nuageux. Pst: Ch Gibert. Les pluies du matin avaient lavé les pavés des indésirables, seul un important dispositif policier resta en place par précaution

 

Vainqueur de ce trophée en 2018, Tristan n’est pas passé loin de réaliser un doublé après sa superbe faena au 5eme ou l’on retrouva tout le potentiel du jeune tarasconnais, face à un novillo de catégorie. Christian Parejo, lui, revenait dans ces arènes un an après avoir frôlé le titre. Héritant d’un excellent becerro de La Paluna, le protégé de T. Cerqueira ne laissa pas passer l’occasion, embarquant son adversaire de la meilleure des manières sur les deux rives avant de conclure efficacement. Ce qui fit en partie la différence, le novillero de Chiclana, affichant lui une toreria déjà bien plus affirmée.

 Face au novillo d’ouverture fade et de peu d’option, C. Parejo ne put guère que réciter ses gammes pour un morceau qui ne décolla guère et qui fut mal conclut à l’épée. Le pensionnaire de l’école taurine de Béziers se rattrapa parfaitement avec son second

 Tristan s’appliqua des le début par une réception genoux plié avant de banderiller très inégalement. Muleta en main, il eut un peu de mal à s’entendre avec son Tardieu malgré quelques passages mieux agencés… Et une première fois l’épée lui ôta tout espoir…. Il se rattrapa en grande partie face au 5eme avant sa déroute avec les armes.

 Quant à Fabien Castellani, il n’est pas apparut sous son meilleur jour malgré sa bonne volonté. Largas de rodilla pour recevoir son 1er, des séquences allurées avec la muleta devant un adversaire qui le permettait mais lui aussi sécha une première fois avec la rapière. Il eut par la suite plus de mal à trouver le sitio devant un intéressant novillo de Tardieu, certes un peu plus exigeant mais qui lui offrit quelques jolis enchainements avant de connaitre un gros échec avec les épées…


Les Saintes Maries de La Mer : Sortie en triomphe pour J Leal et L. Vicens

 

 Lalo de Maria perdant tout le bénéfice de ses deux belles prestations àcause d’un mauvais maniement des épées. L’arlésien avec trois oreilles dans son esporton fut le triomphateur de la corrida, la rejoneadora nîmoise repartant avec les deux appendices du 4eme.

 Cette course mixte au sens large du terme restera dans les annales comme la première corrida de la temporada en France et ce, un 9 aout. Elle attira un nombreux public, festif qui remplit jusqu’aux limites des règles sanitaires, les arènes saintoises…

 

-Lea Vicens (Rejon) Salut et deux oreilles

 -Juan Leal (purissima et or) Deux oreilles et oreille

 -Lalo de Maria (lilas et or) Silence et silence

 

Pst. G. Magnoni, dans le ton de la course, une minute d’applaudissement à la mémoire de Robert Barrachin et des victimes du Covid. Soleil chaud puis voilé et lumières à partir du 5eme

 Quatre toros des frères Gallon, deux pour le rejon, arreglados, deux correctement présentés pour Juan Leal dont un sobrero après que le 5eme fut changé pour s’être casser une corne en frappant au burladero et deux becerros, diversement présentés de Roland et Rafi Durand, plus sérieux le dernier, pour la présentation en France du becerrista Lalo de Maria qui n’est autre que le fils de Marie Sara

 

L. Vicens trouva l’entente en début de faena sur Betico, toréant de la meilleure façon un excellent Gallon Elle poursuivit avec des poses à l’étrier, alignant trois roses qui freinèrent le toro, ce qui ne l’aida point pour la conclusion en deux rejons et un descabello. Boitant de la main gauche, le 4eme fut protesté mais maintenu en piste. La nîmoise eut du mal à trouver la bonne carburation, redressant la situation avec son cheval de quiebro avant d’aligner trois fleurs et de conclure d’un rejon plus efficace qu’en place….

 

Le 1er toro de Gallon pour J. Leal prit bien sa pique avant un quite fort por saltilleras de l’arlésien. Il débuta superbement sa faena les deux genoux en terre, liant par la suite d’excellents enchainements droite et gauche, mais le toro noble manquait de transmission. Il fallut un final resserré en liant entre les cornes pour faire grimper l’intérêt lors des deux longues séries finales. L’épée un peu tombée mais sans puntilla fit le reste… Avec le cinquième bis, moins évident et un peu court de charge, il eut du mal à trouver le bon rythme, frôlant l’accrochage sur un quite. Après l’avoir brindé à Lalo de Maria, l’arlésien à nouveau débuta sa faena à genoux, faena qu’il eut du mal à faire decoller devant un adversaire affichant quelques signes de faiblesse. C’est à nouveau avec un final encimista et une superbe série de luquesinas qu’il ira chercher sa 3eme oreille après une demi-lame efficace.

 

Lalo de Maria vit de suite les qualités de son 1er R. Durand, un noble et infatigable becerro dans un quite varié et rematé d’un superbe changement de main. Muleta en main il lia d’excellentes séries coulées et enchainées sur les deux rives, le tout allant à mas avec élégance et esthétique surtout à gauche, jusqu’à l’épée qui lui fut fatidique…. Son second bien plus encasté ne fut pas des plus facile pour un debutant. Il commença à genoux mais il fut à la recherche du bon rythme face à un adversaire aux charges assez brusques. Il parvint à ses fins lors d’une superbe série droitière avec changement de main et une poignée de naturelles plus que méritoires… Mais hélas à nouveau, il sécha les armes à la main.


Beaucaire : No hay quinto malo…. “Comadroso” de Dolores Aguirre et Montero sauvent la course

 

 Il aura fallut attendre ce cinquième novillo pour que la course sorte de sa léthargie…

 Au cartel, trois novillos de la ganaderia du Conde de la Corte, sans options, decastés et mansos (1er, 2eme et 3eme) et trois de Dolores Aguirre Ybarra avec un spectaculaire 5eme honoré d’une vuelta posthume et un 4eme resté inédit. Novillada en commémoration des 100 ans de l’encaste Conde de La Corte formée de deux lots très bien présentés, la plupart applaudit à leur entrée en piste. 100 ans aussi pour la cuadra de caballos de Philippe Heyral avec hommage à l’issue du paseillo….

-Jose Cabrera (saumon et or) Silence après avis et silence après deux avis

-Francisco Montero (blanc et or gris) Oreille et vuelta

-Jose Antonio Valencia (bleu France et or) Silence et silence.

Prix au meilleur novillero, Oreille d’Or : Montero, meilleur picador : Adian Navarette et JL Aillet aequo, meilleure ganaderia : Dolores Aguirre, meilleur banderillero : desierto  Pst : B. Cissé, Arènes copieusement garnies, un peu en trompe l’œil avec les règles sanitaires, soleil. Vuelta au 5eme « Comadroso » du fer de Dolores Aguirre

-On accordera les circonstances atténuantes à J. Cabrera à son 1er qu’il attendra à porta gayola avant deux rencontres ou il s’emploie par a-coup et de poser lui-même les palos. Muleta en main il dut éviter les gestes félins d’un adversaire decasté et court de charge qu’il occit d’une lame habile…. Par contre, après un bon tercio de banderilles, il restera sans recours devant un intéressant novillo de D. Aguirre qui s’emploiera à la première pique, sortant vite seul des deux autres et qui aurait mérité une bien meilleure opposition au 3eme tiers, le novillero d’Almeria se trouvant même à la dérive lors de ses tentatives pour la suerte suprême….

- Montero coupera une oreille à son premier un Conde de La Corte, fuyard qui prendra trois piques en manso, finissant sans aucune option en errant dans la piste après deux jolies series d’entame, le chiclanero en tira bien plus avec son toreo populaire qu’il n’en n’avait sous les sabots avant de conclure efficacement…  Il ira attendre « Comadroso » à porta gayola avec sa cape de paseillo avant un tercio de piques spectaculaire avec au 1er assaut une longue poussée vibrante jusqu’à la chute de la cavalerie et deux autres piques déclenchant la musique et les ovations du public envers A. Navarette son picador. Montero posera lui-même la 3eme paire de banderilles avant de dessiner une faena ambidextre valant surtout par son engagement et sa volonté avec son toreo barroque portant sur le public avant tout…. L’estocade en place le fut au 4eme essai et les trophées s’envolèrent pour l’occasion.

Quant à J.A. Valencia il toucha un 1er sans race et limité en forces devant lequel il ne put que montrer sa volonté et son envie, en finissant en deux épées. Il herita pour finir d’un manso de gala qui fuyait la cavalerie avant d’y rentrer dedans tel un missile que sut superbement contenir JL Aillet. Après l’avoir banderillé, le D. Aguirre finit très vite éteint contre les barrières, le protegé de D. Cabanis ne pouvant s’exprimer plus, il fut contraint à l’estoquer rapidement…


Gimeaux : Une oreille pour chacun

 

La Monumental aux portes d’Arles avait enregistré un nouveau plein pour sa traditionnelle fiesta campera de printemps, le temps printanier y apportant son écot. Une oreille pour chacun des quatre toreros à l’affiche avec des teneurs plus nuancées devant des novillos des héritiers de François André qui s’avéreront globalement intéressants pour l’aficionado, meilleur le dernier pour le torero, plus sérieux les deux réservés aux matadors de toros, de moins de physique les deux pour les novilleros, trop juste même celui qui échut au jeune nîmois.

Paco Ramos hérita du client le plus sérieux, qui se montra court dans la muleta, essentiellement toréé par la droite et qui finit plutôt compliqué, accrochant même David Estève, matador de toros valencian qui débutait comme banderillero et ce aux ordres du torero de Onda.

Ivan Abasolo n’a pas semblé très inspiré par son François André qui pourtant offrait des possibilités, surtout sur sa gauche comme on le vit sur quelques séquences du torero basque qui conclut d’une épée dans le Sud-ouest.

Les deux derniers reçurent un picotazo pour la forme et furent banderillés par les deux novilleros du cartel. Celui de Solalito, noble mais manquant de présence et de forces, permit au protégé de Serge Almeras d’affiché douceur et plastique, surtout à droite mais sans lui permettre d’exprimer tout son potentiel.

Tristan hérita du meilleur de l’envoi, ce qui lui permit de réciter ses gammes avec application sur les deux bords, même s’il en garda un peu sous le pied, le privant d’une connexion avec le conclave, ce que le novillo lui permettait. Conclusion en trois temps après un 1er essai au recibir.

 

Présidence à  nouveau assurée par le jeune Anton, JL Aillet et L Tosello ont alterné aux piques. Les quatre François André ont été brindé au public.

En matinée, Jérôme de l’Ecole Taurine du Pays d’Arles avait été invité, comme cela est devenu une tradition pour les élèves de l'école, à porter sa première épée lors de la Fiesta Campera du club taurin Lou Fourmigo. Au terme d'une faena toute de tranquille assurance, élégance et temple mêlés, il tua son adversaire, un eral des héritiers de François André, parfaitement choisi pour l'exercice, d'un beau volapié plein d'engagement. Les deux oreilles que lui attribua le palco ne devaient rien à la bienveillance et tout à son mérite. Après lui son camarade Luca Spagna coupa aussi les deux oreilles d'un novillo plein d'allant de Virgile Alexandre (Ganaderia El Campo).

 


Mont de Marsan : Alberto Lopez Simon triomphe pour l’anniversaire du CTM

 

 Le cercle taurin montois fêtait ce dimanche leur cinquantième anniversaire. Avec près de 190 adhérents, ils organisent durant l’année diverses conférences et voyages pour leurs membres. Pour marquer le coup de ce demi-siècle existence, les bénévoles ont réussi à monter un festival caritatif avec l’aide de Thomas Dufau.

L’aficion est généreuse et les bénéfices seront reversés à l’association des pitchouns du Moun qui vient en aide aux enfants landais malades et en situation de handicap.  Malheureusement la météo ne disait rien de bon, ce qui a découragé beaucoup d’aficionados. Pourtant, par chance, pas de pluie durant le festival, le soleil a même réussi à faire quelques apparitions dans le ciel montois. Il a fallu tout le savoir faire des hommes de l’ombre pour mettre les toreros dans les meilleures conditions. Bonne animation musicale de la banda Los Divinos de Grenade. Mille personnes environ.

Curro Diaz (1 oreille) ouvrit la tarde avec prudence face à un adversaire de Camino de Santiago juste de force. Il donna quelques séries avec élégance mais resta sur le quai de la gare.

Diego Urdiales (1 oreille) montra de la sincérité et de l’envie. C’est toujours étonnant de voir ce torero absent des férias. Il toréa en avançant et se croisant, tentant de peser sur un adversaire de Camino de Santiago très désordonné et compliqué.

Thomas Dufau (1 oreille) hérita d’un manso d’Alma Serena qui fuit le combat malgré une pique poussée avec fixité. Après avoir reçu une voltereta, le montois donna de bonnes séries gauchères méritantes avec autorité.

Alberto Lopez Simon (2 oreilles) livra la meilleure prestation de la tarde face à un adversaire d’Alma Serena, manso et fuyard au cheval mais noble par la suite. Le triomphateur comptable de la dernière Madeleine se distingua d’abord cape en main, fixant son adversaire avec douceur et classe. Il domina rapidement son adversaire et servit de bonnes séries templées sur les deux bords. La faena sera un peu longue mais il prit du plaisir et le public aussi. La présidence octroya ensuite une vuelta peu méritée pour le novillo. Alberto s’est lui gagné son contrat pour la Madeleine.

Yon Lamothe (2 oreilles) le novillero passa une tarde compliquée. Il fut brouillon et resta en dessous des qualités de son adversaire. Le double trophée étant trop généreux pour une conclusion.

Le cercle taurin montois a bien fêté son anniversaire. (Vuelta à los Toros pour Toreria)


Arzacq : le Bayonne de Cristal pour Jesus Romero

 

 Le jeune becerrista de Guadalajara a triomphé après avoir coupé les deux oreilles d’un becerro de vuelta de la ganaderia Casanueva. Oreille pour Sergio Rodriguez et pour Jean Larroquette "Juanito" qui portait son 1er costume de lumières et qui aurait pu doubler la mise s’il avait mieux tuer le tres bon sixieme. Coté novillos, il y eu deux excellents Casanueva dont un le 5ème « Parrandero » n° 27, honoré d’une vuelta posthume, ceux de la ganaderia Camino de Santiago s’averant plus decevants.

Desafio ganadero avec trois becerros du fer de Camino de Santiago (Jean Louis Darré) 2ème, 3ème, 4ème et trois de celui de  Casanueva (Guillaume et José Bats) 1er, 5ème et 6ème.

-Sergio Rodriguez (violette et or) : oreille et silence
-Jésus Romero (émeraude et vieil or) : vuelta et deux oreilles
-Juanito (lilas et or) : salut après avis et oreille après avis

Jesus Romero remporte le trophée du Bayonne de Cristal. Le prix des organisateurs du Sud-ouest est partagé entre les trois novilleros


Magesqc : Christian Parejo a hombros

 

 Ouverture de la temporada française avec six becerros de Santafé Marton, tous très bien présentés, mobiles et encastés. En coupant deux fois une oreille, le protégé de Tomas Cerqueira n’a pas laissé passer l’opportunité d’ouvrir la première grande porte de la saison.

-Alvaro Burdiel (rouge et or), silence après avis et oreille.

-Christian Parejo (vert bouteille et or), oreille et oreille.

-Jean-Baptiste Lucq (rose vif et azabache), silence et oreille.

A l’issue du paseo, une minute d’applaudissement a rendu hommage à Pierre Bats et Christian Coll. Christian Parejo reçoit le prix Bernard Ménard récompensant le triomphateur de la tarde. Le prix des organisateurs du Sud-ouest est partagé entre les trois novilleros.



Finale du Bolsin : 3h00 d’ennui…

 

Lors d’une interminable finale qui ne fut que longues séquences de toreo du bout des bras et démonstrations de ce qu’il ne faut pas faire avec l’épée, encore que là c’est plus excusables, les quatre n’étant encore que des apprentis becerristas

 

Furent combattus dans l’ordre : un eral de Malaga, un François André, un Pages-Mailhan, un Jalabert, un Alain Tardieu, un Taurelle, un La Paluna et un Fano. Si l’on excepte le 1er compliqué, le 6eme, trop imposant et pas facile et le dernier trop faible, les autres permettaient tous autre chose que ce qu’on proposait ces quatre finalistes. Seul A. Martinez Duarte coupera une oreille, bien généreuse après une faena brouillonne conclut d’une épée de gendarme et lui vaudra d’être désigné vainqueur du Grand Bolsin Taurin de Nîmes Métropole 2019… Les meilleurs moments de la matinée furent le quite de L. Martin au 4eme et celui de Illanguas au 7eme par zapopinas

 

-Lenny Martin (rouge et or), école taurine de Béziers Méditerranée. Silence après avis et silence après avis

-Raphaël Ponce de León (lie de vin et or), Centre Français de Tauromachie de Nîmes. Salut et silence après trois avis

-Alejandro Martinez Duarte (blanc et or gris), Los Barrioz, Cadiz Silence après avis et oreille !

-Javier Illanguas Sanchez (sangre y oro), Séville. Salut et silence

Pst R. Venan, entrée familiale bien que gratuite sous un chaud soleil, le 5eme novillo fut puntillé en piste après que R. Ponce de Leon eut entendu les trois avis fatidiques.

St Gilles : La grande porte pour C. Olsina

 

  Qui confirme ainsi sa progression, même si la vilaine épée portée au 5eme aurait du l’en priver mais c’est tout de même lui qui distilla les séquences les plus torera de l’après-midi aidé en cela aussi par le sorteo le plus favorable. Exactement l’inverse pour Maxime Solera qui eut à combattre les deux novillos les plus compliqués obtenant par son abnégation et son courage, une oreille à son second. Oreille également pour El Rafi coupée à son Cuillé mais le nîmois n’a put doubler la mise au dernier, surtout par sa défaillance à l’épée….

Novillada en ouverture de cette feria de la pêche et de l’abricot, competencia entre les ganaderias de Ph. Cuillé, dont les novillos de peu de présence et décevant dans l’ensemble sortirent en premier (une toute petite pique pour chacun) et de Malaga plus sérieux physiquement et moralement (deux, une et deux piques plus appuyées) mais avec une pointe de genio plus ou moins développée. Ces trois derniers faisant voler les trois novilleros, fort heureusement sans mal, et qui revinrent au combat sans rechigner…

-Maxime Solera (vert empire et or) Vuelta et oreille

-Charles Pasquier « Carlos Olsina » (fushia et or) Oreille et oreille

-Raphael Raucoule « El Rafi » (violette et or) Oreille et silence

Pst : C. Sevilla. Demi-entrée sous un soleil d’été. Vuelta plutôt généreuse au 5eme novillo, N°01, de Malaga, et qui reçut le prix décerné par le club taurin La Taquilla au meilleur novillo de l’après-midi.

 

Réception à genoux y comprit pour les véroniques de M. Solera avec le Cuillé, qui faible sera très économisé au cheval et qu’il banderillera lui-même, ce qui lui valut une première voltereta. Par la suite il ne pourra tirer que quelques séquences méritoires à un novillo trop juste de forces qui se défendait….  Le sérieux 4eme ira deux fois au cheval, mieux à la seconde ou il poussa mais arrivera désordonné et de plus en plus violent dans la muleta du fosséen qui insistera jusqu’à l’accrochage… Les deux fois il tuera au deuxième essai

 

Joli réception du second qui offrira à C. Olsina un début de faena très stylisée avant un passage à gauche ou le biterrois fut moins à l’aise. Il reviendra à droite pour un final bien lissé, le tout conclut de ¾ de lame efficace. Il reçut de belle façon son Malaga qui s’employa sous son unique rencontre et qu’il embarquera avec calme et douceur sur les deux cornes avant de se faire prendre sur un redondo inversé terminé en redondo voltigeur et se faire à nouveau accrocher violemment toujours de la corne gauche dans la foulée. Il revient terminer sa faena sans se démonter, hélas l’épée, bien basse, mit un bémol à l’ensemble.

 

El Rafi fut plutôt dynamique dans ses capotazos face à son Cuillé qui généra un tercio de banderilles plutôt chaotique avant de s’avérer peu facile à la muleta. Le nîmois peu à l’aise au début finit bien mieux sur la corne gauche avant de conclure en deux temps. Joli tercio de pique pour l’ultime novillo, qui se laissa faire l’espace d’une série à droite avant de faire voler sévèrement El Rafi qui ne put continuer que sur la corne gauche avec trois belles séries avant que le Malaga ne réduise ses investigations, mettant le nîmois moins à l’aise et qui en plus sechera avec la ferraille


Roquefort, du spectacle avec les La Quinta.

 

 Six novillos de La Quinta bien présentés, braves à la pique et nobles au dernier tiers

-Aquilino Giron (cendres et or gris) : oreille et saluts.

-Rafaël Gonzalez (tomate mure et or) : oreille et oreille après avis.

-Cristobal Reyes (sangre y oro) : saluts après avis et vuelta.

Saluts du banderillero Vicente Ruiz au cinquième.

Sortie en triomphe du mayoral de La Quinta et de Rafaël Gonzalez.

Les 2eme et 4eme, prirent chacun deux belles piques et, sans jamais baisser la garde, répétèrent en humiliant. Le second aurait pu faire une vuelta posthume. Les plus braves ont été les 3eme avec salut pour JL Aillet et 6eme qui prit quatre grosses piques données par Tito Sandoval. Le 4eme renversa deux fois le cheval.

Rafael Gonzalez hérita du meilleur lot et coupa à chacun de ses adversaires, une oreille. Il dessina aussi les meilleurs muletazos de la tarde. Aquilino Giron coupe une oreille au premier qui aurait put être double s’il avait mieux tué son second. Cristobal Reyes a touché le lot le moins propice, compliqué son 1er,  le dernier s’éteignant rapidement après un gros tercio de pique

Rafael Gonzalez deux oreilles, A. Giron une et Cristobal Reyes ont donné de leur personne tandis que le mayoral est porté en triomphe…


Bayonne : la grande tarde de Monsieur Daniel Luque

  qui triomphe pour son encerrona

 

L’évènement de la temporada annonc