Tarascon : Les naturelles de Lalo

 

Dessinées devant le meilleur novillo d’une intéressante course, elles ont values à Lalo de Maria de couper la seule oreille du jour et d’emporter le trophée Nimeño II. Nino Julian a afficher sa détermination habituelle mais en cafouillant un peu ses fins de faenas et en balbutiant avec l’épée. Quant à Miguel Losana qui toréait là sa seconde novillada piquée, il est apparut encore vert à ce niveau… Mention aussi pour le lot de Blohorn par sa présence aux trois tercios…

Lalo de Maria hérita d’un 1er Gallon noble mais manquant d’alegria et de classe. Il s’appliqua à lui offrir des séries allurées sur les deux rives mais sans grand écho. La fin avec les épées limita l’impact. Il hérita ensuite d’un novillo de catégorie embestissant avec noblesse et classe, surtout à gauche dans la muleta du nîmois. Faena superbement rehaussée par la main gauche du protégé de José Antonio Campuzano qui limitera son impact par une épée plus efficace qu’orthodoxe.

Nino Julian banderillera bien son Gallon dont il profitera des charges vives, à droite d’abord, sur l’autre rive ensuite pour lier des séries entraînantes avec quelques séquences mieux abouties, l’usage des armes mettant un bémol à l’affaire. Ce fut à peu prêt le même scénario avec son excellent Blohorn dont il s’accommoda mieux à tribord, montera vissée sur la tête, l’autre rive étant plus accrochée avant de s’éparpiller un peu sur la fin et de tangiverser à nouveau avec les épées.

Pour son 3eme novillo piquée, Miguel Losana choisira un Blohorn au tempérament bien trempé, ovationné pour son tercio de pique fort et puissant, s’avérant tout aussi engagé dans le leurre du jeune espagnol qui subit à droite la caste vive de son adversaire, s’en sortant bien mieux à gauche avant de conclure d’une lame caida. Son Gallon sera livré à lui-même par une cuadrilla vite dépassée le laissant libre de ses choix au tercio de pique et sans maîtrise aux banderilles. Répétant des gestes d’écoles à défaut de pouvoir s’imposer, son manque d’expérience ne lui permit pas de s’imposer devant un adversaire à fort potentiel, concluant de la meilleure épée du jour au second envoi.

 

Trois novillos des Frères Gallon (1er, 2° et 6°) plus intéressant les second et surtout dernier et trois de Blohorn, ces derniers offrant des premiers tercios importants face à la cavalerie avant d’offrir des oreilles de catégorie qui n’ont pas été toute coupées, loin s’en faut. Tous très bien présentés, les trois derniers novillos applaudis à leur entrée en piste.

-Lalo Lambert "Lalo de Maria" (bleu France et or) : Salut après avis et oreille.

-Nino Julian (bleu OM et or gris) : Vuelta après avis et silence.

-Miguel Losana (bleu nuit et or) : Vuelta et salut.

 

Pst: M. Demissy. Ciel menaçant et pluvieux, ¾ d’arènes. Miguel Losana faisait sa présentation en France. Le trophée "Nimeño Il " a été remis en piste à la fin de la novillada à Lalo de Maria tandis que le prix au meilleur picador a été décerné à Laurent Langlois qui a piqué le 1er novillo de Blohorn. Minute d’applaudissements pour les aficionados et taurinos décédés dans l’année et hommage du maire de Tarascon à deux proches disparus, dont Thomas Guzman, vaquero amateur à la ganaderia Blohorn.

Tarascon : Sortie a hombros pour Matias.

 

L'arlésien ayant coupé les deux oreilles du dernier novillo sorti sur les épaules des capitalistas des arènes de Tarascon, le nîmois Valentin coupant une oreille au second tandis que l'autre arlésien, Juan de Morena se blessa en estoquant le Tardieu d’ouverture. Les meilleures séquences furent au crédit de l’espagnol, mais l’épée lui fut fatale.

C'est au final que le plus jeune becerrista à  l'affiche, "Matias" qui s'est ouvert la grande porte par son envie et sa volonté, débutant d’une larga de rodilla pour recevoir un eral de bonne composition avec plus de classe à gauche. Sa faena certes irrégulière passa par de bonnes séquences appliquées avant une conclusion d’une épée longue d’effet, nécessitant l’usage du descabello. Le novillo d’ouverture fut certes peu évident, vif avec des charges désordonnées et des retours courts et rapides à gauche. Juan de Morena réussit quelques passages méritoires de la droite avant de se désavouer l’épée en main, se fracturant l’articulation du pouce en portant une enieme estocade, laissant Valentin en finir avec le Tardieu à la limite du 3eme avis. Valentin qui réceptionna de bonne façon le second avant de construire une faena à géométrie variable en deçà des possibilités du novillo, montrant quelques passages bien agencés avant une conclusion verticale mais suffisante. Quant au becerrista espagnol, Daniel Fernandez, il hérita d’un eral cherchant la querencia mais qui se livra de belle bien qu’inégale manière sur les séries bien composées, de meilleure tenue à gauche avant de sécher avec les armes…

Organisée par l'école taurine du Pays d'Arles en partenariat avec l'ACCM, les éleveurs français de toros de combat et la ville de Tarascon, cette novillada sans picador s'est déroulée sous le chant des cigales, devant une jolie chambrée. Avec quatre erales de la ganaderia d'Alain et Frédérique Tardieu de robes et de jeux variés, permettant l'expression de bon toreo a condition de le mettre en pratique, plus compliqué le premier.

-Hassad Ouache "Juan de Morena" (rose et or) de l'école taurine du Pays d'Arles : Silence avec blessure à la main après deux avis

-Valentin (vert et or) du C.F.T. de Nîmes : Oreille.

-Daniel Fernandez (purissima y azabache) de l'école taurine de Lucena : Silence après deux avis.

-Mathias Sauvaire "Matias" (fushia et or) de l'école taurine du Pays d'Arles : deux oreilles après avis.

 

Ciel mitigé, entrée familiale. Pste: Graziella Bortolin.


Boujan : Enfin des toros !

 

 En cette temporada 2024 où l'on ne cesse de faire remarquer la faiblesse des toros présentés, cet Acte VIII de Toros y Campo à Boujan-Sur-Libron (34), aura redonné confiance, au moins un certain temps, à l'aficion présente ce week-end. Les quatres élevages retenus, ont amené sur les bords du Libron, des exemplaires remarquables, chacun dans leur type et avec leur personnalité, rendant chaque actuation digne d'intérêt, mais... Mais quel dommage, qu'à quelques encablures des arènes biterroises et de ses nombreux clubs taurins, si peu se soient déplacés (certes les élections, certes le temps menaçant le samedi, certes le football et pourquoi pas le départ du tour de France...). Il est regrettable que le travail des organisateurs de cet événement comme souvent lorsqu'il s'agit de novilladas, ne rencontre pas le succès escompté en taquilla et ce, même avec un plateau aussi qualitatif que nous ont présenté Elodie Daure Laval et Marin Laval et leur équipe tout au long du week-end. Alors profitons en pour remercier toutes ces personnes qui s'investissent la plupart du temps bénévolement, tout au long d'une année, parfois dans un contexte difficile, afin de nous présenter ces courses, car sans novillada que sera la tauromachie demain ? 

Samedi 29 juin 2024 18h30 Désafio Ganadero entre les élevages français de Valverde sortis en 1,2 et 6 et Turquay en 3,4 et 5. Une demi arène pour accueillir les deux lots dignes d'une catégorie supérieure, d'une présentation irréprochable, qui aurait dû donner l'occasion aux novilleros présents de s'exprimer avec plus d'autorité. Les Conde de la Corte du Curé de Valverde, tous en pointe et équilibrés et les Santa Colona de Turquay hauts, puissants, avec un fond de sauvagerie, ont redonné le sourire aux toristes héraultais.

-Jésus Moreno, très attendu, revenait assurément trop tôt de sa blessure madrilène. Physiquement et certainement moralement en dessous de ses performances récentes, son envie ne lui a pas été suffisante pour profiter de la noblesse du Valverde sorti en premier et de l'excellent Turquay N°14 qui ne demandait qu'à offrir ses trophées. Pris lors de cette dernière estocade, il fera un passage à l'infirmerie, la plaie à la cuisse droite s'étant rouverte. Silence et salut. L'Albaceteno est certainement à revoir une fois remis.

-Clémente Jaume, le biterrois, suppléant le très attendu Alejandro Chicharro, est la satisfaction de l'après-midi. Il aurait certes pu s'impliquer davantage sur son premier magnifique Valverde dont il n'a pas voulu voir les qualités. Son élégance plus que son poder et une épée efficace lui permettront de couper une oreille de peu de poids. Plus en confiance sur son Turquay, il fera preuve d'un engagement constant, initié par une larga à l'accueil, puis d'une prise de risque parfois limite, comme sur la cambiada qui lui vaudra une voltera sans dommage. Son enthousiasme et des séries enchaînées sur les deux cornes porteront sur une partie du public qui obtiendra une oreille et la sortie a hombros... Oreille et Oreille.

-Cid de Maria n'a pas été le mieux servi mais, peu de poids dans ses actuations alors qu'il donnait une impression de maturité dans ses premières interventions. Son premier Turquay, plus compliqué et moins coopérant, aurait nécessité d'autres qualités pour le mettre à l'honneur. Son second, maltraité sur une pique assassine, lui permettra quelques séries droitières alors que le potentiel du Valverde était bien au delà. Silence et oreille.

 

Cette course aura été marquée par la nonchalance, pour le moins, des cuadrillas présentes notamment aux banderilles. Les monopiques systématiques souvent trop appuyées et mal posées n'offraient pas la possibilité d'apprécier la bravoure du bétail sur une deuxième rencontre, quand elles ne nuisaient pas à l'intégrité de l'animal. 

Dimanche 30 juin 2024 à 11h00 Novillade non piquée Les erales de Roland Durand étaient répétés cette année à Boujan et c'est tant mieux. Devant une petite assistance, tous les exemplaires présentés ont été excellents. Noblesse et caste ont permis au novilleros de s'exprimer (ou pas..) avec leur moyen. Le 5ème sera honoré d'une vuelta largement méritée. Chez les apprentis, très belle présentation d'Isaac Galvin de Chiclana à ce même cinquieme. Élégance, poder et des gestes de classe des 2 côtés comme d'intenses pechos lui permettront logiquement de couper les 2 oreilles d'un novillo de gala qu'il aura su faire briller. Dans une moindre mesure Adrian Monroy de Badajoz s'est fait remarquer par son temple avec un bicho plus faible mais tout aussi noble. Plus brouillon au final mais avec un bel enthousiasme, il ne conclut pas très bien à l'épée et repart avec une oreille encourageante. Une dernière mention pour Dani Hartazos qui bien que plus vert laisse entrevoir des possibilités qu'il devra confirmer Au bilan : Luis Torres de Béziers : Salut. Adrian Monroy de Badajoz : Oreille. Jorge Hurtado de Badajoz : Vuelta (très généreuse). Valentin de Nîmes : Silence. Isaac Galvin de Chiclana : 2 Oreilles et Dani Hartazos de Valencia : Silence 

Dimanche 30 juin 2024 à 18h00 Six novillos de Guadeira. Superbe présentation des novillos andalous. Hauts, forts, armés, dignes d'une arène de 1ère catégorie, leur noblesse extrême (Sosos?) auront permis aux trois piétons de s'exprimer. On peut regretter cependant leur discrétion à la pique, comme il est malheureusement la norme chez les Domecq modernes. Seulement une grosse demi arène pour assister à cette course d'un très bon niveau global.

-Mario Navas. Élégant et suave avec son premier mais souvent sur le pico, il obtiendra une oreille plutôt généreuse suite à une faena, engagée sur les deux bords, avec quelques beaux gestes d'une agréable lenteur et une épée après pinchazo. Sur son second, une belle main gauche mais une transmission moindre avec un toro allant à menos ne lui offriront, après une demi épée, que de saluer l'assistance. Oreille et Salut.

-Nino Julian Son premier Guadaira, le plus beau du lot, se cassant sèchement une corne sera remplacé par un Valverde compliqué. Cela n'empêchera pas le nîmois de s'engager, notamment à gauche, avec l'enthousiasme, le courage et la fougue qu'on lui connaît. Bien aux banderilles, une épée sincère lui octroie une oreille. Devant son second Guadaira d'une grande noblesse, il saura démontrer ses progrès et à la muleta et dans son sens de la lidia. Une faena de qualité, complète sur les deux bords, en laissant le toro à bonne distance et une belle épée sincère et efficace lui permettront de récolter deux oreilles méritées et un triomphe encourageant. Oreille et 2 Oreilles

-Samuel Navalon n'aura pas été le plus chanceux ni au sortéo ni par les circonstances de courses. S'il produit, à son premier, sûrement la plus belle faena de l'après-midi, élégante et classique, un échec à l'acier le prive d'une seconde oreille qu'aurait mérité son toréo puissant, profond et lent. On peut cependant trouver l'oreille discutable après 3 tentatives à l'épée. Son 2ème durement handicapé par une sévère vuelta de campana et trois violents chocs aux planches, ne lui laissera aucune option. Oreille et Salut

 

 

El burgalés


Arles : Quand les novilleros arrêtent le vent et la pluie !

 

Ceux que la pluie et le vent annoncés ont empêché d’assister à la novillada sans picador organisée ce samedi 29 juin par l’Ecole Taurine du Pays d’Arles dans les arènes de la ville ont eu tort. D’abord parce que leurs craintes ne se sont pas confirmées, vent et pluie s’arrêtant dès le début de la novillada. Ensuite et surtout parce qu’ils auraient assisté à une très intéressante course.

Le bétail présenté par Alain et Frédérique Tardieu y a largement contribué. Mobiles, d’une belle noblesse alliée à une exigence obligeant les apprentis toreros à toréer plutôt qu’à faire le spectacle, les quatre novillos de l’élevage arlésien, tous applaudis à l’arrastre, ont permis à chaque novillero de s’exprimer.

Avec un premier exemplaire très mobile qu’il fallait fixer et dominer, la tauromachie pleine de douceur de Marco Polope (ET Valence) a tardé à prendre le dessus. Une épée portée « à l’encuentro » et d’effet rapide méritait sans aucun doute la première oreille de la soirée accordée par la présidence. Victor (ET du Pays d’Arles) faisait sa présentation dans ses arènes. Sa verticalité, son temple lui ont permis d’affirmer une tauromachie déjà personnelle face à un novillo dont il a su accompagner le rythme et la noblesse. La faena était de deux oreilles. La nécessité de s’y prendre à deux fois après une première épée trop en avant ont laissé la récompense en une oreille joyeusement fêtée. Valentin (CFT Nîmes) est un novillero plein d’entrain. Face à un adversaire dont les charges courtes demandaient à être conduites le trop plein d’envie faisait plaisir à voir mais n’évitait pas une faena un peu brouillonne. Une épée tombée très basse réduisit la récompense à une vuelta. Cristian Restrepo (ET Navas del Rey) revenait après une prestation méritoire malgré un tirage malchanceux lors de la novillada de la Feria du Riz de l’an dernier. En coupant l’oreille de son novillo, peut-être le plus faible du lot, après une faena où il a fait montre de beaucoup de toreria, le jeune colombien a pleinement justifié son engagement.

 

Tendido Bajo

 

Fiche technique : Temps gris avec quelques courts épisodes pluvieux

Quatre becerros d’Alain et Frédérique Tardieu, bien présentés, nobles, exigeants, donnant du jeu, surtout les 1er et 2ème, tous applaudis à l’arrastre.

-Marco Polope (rouge d’Espagne et or) ET Valencia : Oreille

-Victor (blanc et azabache) ET Pays d’Arles) : Oreille

-Valentin (vert du fond d’étang et or) CFT Nîmes : Vuelta

 

-Cristian Restrepo (bleu de ciel étoilé et or) ET Navas del Rey) : Oreille


Saint Sever : Fernando Adrian sort en triomphe

 

L’évènement des fêtes de la Saint Jean 2024 était bien le cartel de luxe imaginé par la commission taurine dès les mois de l’hiver. Un cartel de vedettes avec des toros de Santiago Domecq qui ont séduit dans les arènes importantes. Un cartel attractif avec une arène qui affichait le « No Hay billettes » pour la deuxième fois consécutive. Le soleil est revenu pour cette tarde. Malheureusement, malgré la sortie en triomphe de Fernando Adrian, l’après midi fut décevante avec le manque de race et de force des toros de Santiago Domecq malgré les efforts en vain des maestros.

-Sébastien Castella (lilas et or gris) silence et oreille

-Daniel Luque (grenat et or) silence et ovation

-Fernando Adrian (blanc et or) deux oreilles et oreille

Présidence : Miguel Telleria.

Les petits toros de Santiago Domecq ont été économisés sous le fer. Malgré cela, ils ne durèrent guère au dernier tiers manquant de force et de fond. Un lot décevant en plus de leur pauvre présentation.

Sébastien Castella reçut par véroniques le premier torito de l’après-midi. Il l’économisa sous le fer et tenta de soumettre sans brusquer son adversaire fade et sans force. Il dut s’y reprendre à plusieurs reprises avec l’estoc. Son second toro fut également fade et la faena du maestro français resta sans transmission. L’entière libéra un gentil trophée qu’il se pressa de donner au public.

Daniel Luque reçut quant à lui son premier opposant par le bas et s’appliqua dans la mise en suerte. Son picador chuta sans gravité à la première rencontre puis le toro tenta de contourner le cheval à la seconde. Après un début timide, il tira le maximum avec sa technicité puis la musique s’arrêta au milieu et la faena coula. Face au cinquième, il tenta de faire avancer un adversaire sans charge avant de conclure en deux temps.

 

Fernando Adrian triomphe à chaque paseo qu’il fait. Malgré ses stats, sa prestation ne fut pas entièrement aboutie. Il sut profiter avec précision de la noblesse de son premier adversaire. Son début de faena à genoux et au centre donna le ton. Il lia des séries rythmées sur les deux bords avec une certaine douceur. L’épée résultant sur le côté ne priva pas la présidence de céder pour un trophée doublé. Face à l’ultime qui se distingua au premier tiers, levant la monture à la première rencontre, Adrian débuta pieds joints puis resta un peu en dessous des qualités de son adversaire. Il ne pesa pas assez sur son adversaire, liant des séries souvent sur le passage, laissant partir le toro vers les planches. Le bajonazo final aurait dû le priver d’un trophée supplémentaire.


La Brede : Sortie à hombros pour Adriano

 

Adrien Salenc “Adriano” est le triomphateur de la traditionnelle corrida des fêtes de La Brède, en coupant deux fois une oreille aux toros de Robert Margé après deux faenas pleines d’autorité et de savoir-faire, Malgré une impressionnante cicatrice au niveau de la joue droite, Dorian Canton a signé une prestation particulièrement aboutie, coupant une oreille au dernier toro, perdant un triomphe plus important avec l’épée au troisième.

Le madrilène Uceda Leal fut l’auteur d’une bonne faena devant le 1er, limitée en une vuelta pour maniement délicat des armes. Son second, limité de forces ne lui offrit guère d’option.

Cette corrida des Fêtes s’est déroulée devant 2/3 d’arène sous un ciel gris et pluvieux avec six toros de Robert Margé, dans le type de la maison, nobles dans l’ensemble, mais sans mordant, certains faibles. Le cinquième a été remplacé par un sobrero du même fer.

-José Ignacio Uceda Leal (violette et or) : vuelta et salut

-Adrien Salenc “Adriano” (bleu maya et or) : oreille et oreille

 

-Dorian Canton (sang et or) : silence après deux avis et oreille après avis


Aire sur l’Adour : Morenito de Aranda assure. Blessure de Dorian Canton

 

Il y avait de l’attente sur cette corrida pour la présentation dans le Sud-Ouest d’un lot complet de Peñajara de Caste Jijona. Il y avait longtemps que les arènes Maurice Lauche n’avaient pas été aussi garnies. L’affluence au guichet spécial a fait retarder le paseo de 10 minutes. Malheureusement le lot a déçu par sa faible présentation et son manque de force. La tarde fut marquée par la blessure à l’oreille et au visage de Dorian Canton qui fut évacué à l’hôpital de Mont de Marsan. En attendant, comme ce sera le cas de plus en plus souvent, la course fut interrompue pendant 35min, le temps que l’infirmerie et son équipe médicale soient de nouveau opérationnelles. L’opération réalisée ensuite à l’hôpital dura près de deux heures et nécessita 45 points de sutures pour recoudre la grosse entaille.

 

-Morenito de Aranda (vert pin et or) vuelta, 1 oreille et silence après avis

-Jésus Enrique Colombo (vert tilleul et or) silence et 1 oreille

-Dorian Canton (tabac et or) : blessure

Présidence : Franck Lanati. Près de 2/3d’arène environ. Ciel nuageux.

Les toros de Peñajara aux robes variées mais justes de présentation, plus novillo que toro le second, ont montré peu de présence au premier tiers et de la faiblesse par la suite malgré un fond de noblesse pour certains.

 

Morenito de Aranda a une nouvelle fois dominé les débats et se distingua toute la tarde avec une sérénité et un métier certain. Il fut sérieux dans la lidia, plaçant avec précision ses adversaires face à la cavalerie. Il accueillit le premier toro en avançant. Sa faena fut essentiellement gauchère mais manquant de transmission et longue. Après l’interruption, il réceptionna le quatrième toro d’une larga de rodillas, puis tira des muletazos méritoires après avoir laissé sa montera à la porte de l’infirmerie pour Dorian. Il conclut en deux temps comme à son premier passage. Face à l’ultime, prévu pour Dorian Canton, il tira des muletazos autoritaires et méritoires au vu du manque de qualités de son adversaire. Malheureusement, il pincha à plusieurs reprises en conclusion.

Jesus Enrique Colombo, dans un autre registre, mit de la bonne humeur au grand public mais beaucoup moins aux aficionados. Certes jovial, il fut plus spectaculaire qu’efficace aux banderilles. Sur ses sept paires, seulement deux furent posées près de cornes. A cornes très passées le restant. Cependant il reste un bon capeador. A la muleta, il torée avec distance et de façon profilé. Il réalisa une faena champêtre et tarda à abréger au cinquième qui se blessa à la patte. Il tenta même une estocade sans muleta et prenant le large face au second toro.

Dorian Canton reçut plusieurs avertissements durant la lidia par son adversaire. A la cape tout d’abord où il se fit désarmer et durant sa faena. Un toro peu clair dans ses intentions mettant le jeune béarnais sur la défensive. Faena irrégulière avec des passages de meilleures factures. Canton s’engagea et logea une bonne épée mais se fit accrocher une nouvelle fois et le toro lui infligea une grosse entaille au visage avec la corne nécessitant son évacuation à l’infirmerie.

 

 

Vuelta a los toros pour Toreria


Istres 5eme : Un final de rêves et d’émotions…

 

Pouvait on rêver d’un meilleur final pour les adieux d’un somptueux Enrique Ponce que cette corrida exceptionnelle qui marquera tous ceux qui auront eu le privilège d’y assister… Et surtout dix minutes de larmes de bonheur et de pelizco dans son ultime et sensationnelle faena face à "Broncisto"  qu’il raccompagnera jusqu’au toril par un simulacre d’estocade a recibir…. David Galvan avec sa classe et son toreo différent poursuit sa temporada de reconquête, Clémente dans un tel contexte, avec une telle pression, se montra à la hauteur mais ne put s’exprimer pleinement avec tout son talent…

 

Enrique Ponce toucha un 1er commode mais qui fit culbuter le groupe équestre, se montrant tout au long de sa lidia, un collaborateur parfait, charges nobles au ralentis sans aucunes aspérités. Le torero valencian le toréa tout en douceur, les poncinas finales étant même passées au Soupline. L’épée fut un peu moins au rendez-vous. Et puis vint "Broncisto" et le récital de gala de Ponce devant un noble et infatigable toro envoûté par la douceur et le temple d’un torero au sommet de sa plénitude, arrêtant les horloges du Palio jusqu’à l’indulto et cet ultime geste accompagnant le Juanpedro dans les chiqueros. Double vuelta et trophées maxima, chaleureusement fêtée, sous une ovation à tout rompre et des larmes de bonheur, aux cris de "torero ! Torero !". Enorme et inoubliable…

 

Superbe réception de David Galvan qui brinda son toro à Enrique Ponce, qui avec son toreo si personnel, tout en finesse et compositions artistiques, fit grimper la température, le noble mais juste de force juanpedro répondit présent jusqu’au final par poncinas allurées et une superbe séquence d’abanicos… avant une entière sin puntilla. Sa seconde prestation, avec son toreo différent, fut supérieure à la première, le torero de San Fernando fit oublier ses problèmes de genoux à "Nebli" qui se livrera dans la douce, parfois théâtrale mais surtout torera muleta, du gaditano qui ira l’occire d’une entière au centre du ruedo…

Réception douce et allurée de Clémente qui vit son adversaire, déjà juste de forces, s’amoindrir dans une vuelta de campana. Il s’appliqua a très bien le toréer, mais le juanpedro ne transmettait pas, l’ensemble manquant de chispas avant une lame tombée… Entame de feu avec son second, à genoux, debout par faroles et véroniques pieds joints alternées, un toro qu’il brindera à Ponce avant d’enchaîner des séries vibrantes à droite, avec classe à gauche. Avec cette palpable pression qu’il avait sur les épaules pour conclure cette corrida d’exception, le bordelais eut un peu de mal à exprimer le meilleur de sa tauromachie dans les ultimes moments de sa néanmoins belle prestation qu’il conclut magnifiquement…

 

Six toros de Juan Pedro Domecq de belles présentations, triés sur le volet, donnant un jeu ideal pour les trois toreros, en deçà le 3°, supérieur le 4°, "Broncisto"  N°18, gracié par E. Ponce en conclusion d’un très grand moment d’émotion et d’une faena exceptionnelle. Correct et economisés face à la cavalerie, le 1er bousculera et fera chuter la cavalerie.

-Enrique Ponce (blanc et azabache) Salut après avis et deux oreilles y rabo symboliques

-David Galvan (nazareño et or) Deux oreilles et oreille après avis

-"Clémente" (bleu et or) Deux oreilles après avis, protestée avec raison la 2eme et oreille après avis.

 

Pst : A. Cervantes, arenes pleines avec un "No hay billetes" affiché sous un soleil estival. Salut de Thomas Ubeda au 6°. Standing ovation à l’issue du paseillo pour E. Ponce, qu’il fit partager avec ses compagnons de cartel avant la remise d’une œuvre souvenir au maestro de Chiva par F. Bernardini, maire de la ville et B. Carbuccia, directeur des arenes d’Istres. Sortie a hombros des trois toreros, du mayoral et de Juan Pedro Domecq sous l’ovation…

Istres 4eme : Carlos Olsina sort en triomphe du Palio

 

Le torero biterrois, avec trois oreilles coupées, dont deux à un toro de vuelta, à marqué les arènes d’Istres pour cette corrida de la main tendue de la CTEM. Une opportunité que le protégé de Swan Soto a sut parfaitement saisir, invitant les ganaderos Pascal et Pierre Mailhan à partager son tour de piste triomphal. La faena la plus empreinte de toreria est à mettre au crédit d’El Rafi face à l’excellent toro d’ouverture. Quant à Jorge Martinez il est passé à coté du sujet surtout devant le dernier qui avait les oreilles déjà coupées en pointillé…

 

Reçu par delanteras, soulignées d’une vuelta de campana, le 1° Pages-Mailhan s’avéra d’une qualité supérieure mais avec un certain manque de forces pour bémol. El Rafi le toréa relâché avec beaucoup d’allure par des derechazos aux tracés limpides avant de superbes naturelles. Trois quart de lame sin puntilla mirent fin à leur rencontre. Son second toro fit aussi un roulé-boulé avant la pique et se laissa faire dans le leurre mais sans s’y investir. Il faudra que le protégé de Patrick Varin lui "lui monte dessus"  en fin de cycle pour animer un peu la faena…

 

Carlos Olsina hérita d’un 1er toro pas des plus évident avec lequel il débuta sa faena à genoux, au centre du ruedo, un toro qui se montra tardo avec quelques petits crochets à gauche. Le biterrois finit par trouver le bon équilibre en fin de parcours, liant de très méritoires muletazos avant une entière caidita. Il réceptionna le toro de la matinée de deux largas de rodilla, débutant sa faena de statuaires élancées avant d’enchaîner de superbes séries droitières grâce aux charges vibrantes de son adversaire, surtout à droite, les dernières au ralenti. Le desplante final lui valut une voltereta spectaculaire mais n’empêcha pas sa décision de conclure d’une superbe épée…

 

Jorge Martinez hérita du plus compliqué du lot qu’il reçu d’un farol de rodilla avant un joli quite par tafalleras. Mal ficelée des le départ, la faena laissa le toro marquer son empreinte en décochant quelques avertissements heureusement sans frais. Le torero de Totana s’arrima avec plus de sincérité sur la fin, se faisant prendre d’un violent derrote avant une épée à vite oublier…Il ne sut trop comment prendre le dernier Pages-Mailhan qui pourtant lui offrait ses oreilles, le toréant avec application mais sans trop d’engagement ni d’alegria avant de chiffonner le final et de conclure d’une épée de gendarme.

 

Six toros de Pages-Mailhan bien presentés, de jeux et de comportement variés, meilleurs les 1er, 5° et 6°, le cinquieme, "Fanfaron"  N°55 primé d’une vuelta posthume. Economisés lors du tercio de piques, peu s’y sont investis, seul le toro primé s’y impliqua un peu plus…

-"El Rafi" (bleu canard et or) Oreille et vuelta

-Carlos Olsina (Sangre y oro) Oreille et deux oreilles

-Jorge Martinez (Sangre y oro) Salut après avis et silence après avis.

 

Pst : N. Dagnan, plus de ¾ d’entrée sous un soleil printanier. Salut de Marco Leal pour ses banderilles au second toro

Istres 3eme : Ch. Parejo conquiert le Palio

 

Avec quatre oreilles dans son esporton le torero chiclano-biterrois est sorti par la grande porte après avoir séduit tous les aficionados présents. S. Castella mal servi au sorteo, ne pourra corriger le tir malgré les efforts déployés quant à L. Valadez, il s’investit mais resta en un peu en deçà de ses deux toros…

 

Face à un 1er juste de forces qui passa d’entrée en mode défense, Sébastien Castella, à force d’insister finit par corriger quelque peu le récalcitrant, de meilleure tenue à droite avant de porter une bonne épée. Son second d’avéra court d’entrée en donnant des coups de tête rendant brouillon et irrégulier un ensemble qui ne décollera jamais malgré les efforts du biterrois.

Après un quite serré par chicuelinas, Leo Valadez eut du mal à interpréter le potentiel du joli burraco qui se laissa conduire mais finit par sortir la tête à mi-hauteur du leurre, aussi bien à droite qu’a gauche. Conclusion par une lame tombée. Il se montra un peu plus à son avantage face à l’excellent 5° qui poussa au fer après une vuelta de campana initiale, un tercio conclut d’un quite par zapopinas. Entame de faena à genoux, cites de loin pour embarquer son adversaire dans de bons enchaînements, plus vibrant à droite, plus doux sur l’autre corne. Le mexicain remata moins bien son trasteo et conclut approximativement.

 

Christian Parejo toucha d’entrée le toro de la course qui s’employa à la pique mais aussi à la muleta avec ses charges longues et vibrantes sur les deux bords, avec plus de classe à gauche. Un triomphe que ne laissa pas passer le protégé de Thomas Cerqueira, enchaînant des séries allurées, parfois profondes sur chaque coté. Statuaires serrées avant une épée efficace… Il récidiva face au dernier de la course, un joli castaño enclin à chercher les pourtours et qu’il mit dans sa muleta dans des échanges engagés entre les deux partis, courant et baissant bien la main, avant que le Victoriano ne baisse un peu de ton et une nouvelle lame efficace.

 

Six toros de Victoriano del Rio formant un lot intéressant, offrant des possibilités de triomphes exceptés le lot de S. Castella, meilleurs les 3°-N° 122 "Campesino"  honoré d’une vuelta al ruedo et le 5° qui aurait put aussi y prétendre. Tous ont fait honneur à leur devise face au cheval, même s’il y furent économisé, le 4° étant mis deux fois à la pique. Et hormis le 1er, ils furent d’une présentation correcte

-Sébastien Castella (bleu et noir) : Oreille après avis et salut après deux avis

-Leo Valadez (rouge et noir) Oreille et salut après avis

-Christian Parejo (argile et or) : Deux oreilles et vuelta au toro et deux oreilles

 

Pst : Rayane Abid, casi lleno sous un ciel enfin estival… Ovation post paseillo pour S. Castella qui invita ses compañeros à la partager. Salut des banderilleros R. Viotti au 1er et J. Chacon au 4°

Istres 2eme : Triomphe important de Marco Perez…

 

Plus encore que pour ses débuts en octobre dernier, Marco Perez a marqué les aficionados par sa prestation de haut de gamme dans deux registres différents, l’épée à son second, le privant d’un score bien plus important. Nino Julian mit tout son cœur pour relever le défi, mais en plus, ce matin, les épées lui ont fait défaut…

 

Le nîmois afficha d’entrée sa détermination avant d’être ovationné pour son tercio de banderilles. Il s’appliquera pour tirer le meilleur parti d’un noble mais juste de forces Juanpedro, alignant de beaux enchaînements sur les deux bords, mais tout le bénéfice s’envolera lors du maniement des épées… Il montrera encore son envie face à son second, mais aprés la démonstration exceptionnelle, juste avant, du protégé de Jean-Baptiste Jalabert, le moral en avait prit un coup, comme on le senti lors du tercio de banderilles. La faena très bien débutée rentrera très vite dans le terrain des barrières, la querencia d’un novillo qui peu à peu se mit à se défendre, Nino Julian essayant d’en tirer le meilleur avant un nouvel échec avec les armes..

 

Réception élégante et raffinée avant un brindis à Bernard Carbuccia, le directeur des arènes. D’entrée Marco Perez se cale le Juanpedro dans la muleta avec quiétude, et un corte torero a faire pâlir les plus grands. Tout est lisse, enchaîné autant efficace qu’esthétique avec toreria et varieté, allant à mas jusqu’aux circulaires inversées avec changement de main dans le tempo. Le tout conclut d’une lame entière contraire libérant deux oreilles indiscutables. Bien moins évident fut son second qu’il se mit peu a peu dans le leurre en modelant ses charges et ce sur les deux cornes. L’intérêt fut croissant jusqu’aux bernardinas finales mais là, les épées ne furent pas au rendez-vous…

 

Quatre novillos de Juan Pedro Domecq,  joliment présentés, donnant du jeu dans l’ensemble mais sans naïveté. Tercios de pique réduit à sa plus simple expression ou seul le second ne s’y prêta guère. Au dernier tiers, le second s’avéra de gala, mais il est vrai dans la muleta d’un prodige en devenir.

-Nino Julian (lavande et zan) : Salut après avis et silence après avis

-Marco Perez (rose malabar et or) : Deux oreilles et silence après avis.

 

Mano à mano avec pour sobresaliente : Pablo Sanchez Jaramillo. Le souvenir Jean Teisseire au meilleur novillero de la course a été remis, sans surprise, en piste à la fin de la novillada à Marco Perez. Pst : A. Cervantes, ½ arènes sous un ciel menaçant, le paseillo s’arrêta pour une minute de silence à la mémoire du photographe Jean-Claude Carbonne, et du revistero nîmois Rodolfo Arias, décédés tous les deux ce week-end.

Istres 1ere : D. Luque et B. Jiménez sortent en triomphe…

 

Avec trois oreilles pour l’andalou de Gerena et deux pour celui d’Espartinas… Thomas Joubert coupant un pavillon à son second après avoir subit une forte cogida en toréant son 1er toro.

 

Reçu par des véroniques en tablier, le Jandilla d’entame ne s’employa pas au fer avant d’affiche une noblesse assez fade surtout sur la droite, offrant à D. Luque le soin d’exprimer la suavité et le temple de sa muleta, devant s’employer un peu plus sur l’autre corne. L’ensemble ira à mas avec des derechazos genoux pliées et le final de la casa avant une entière, une vuelta de campana du toro qui luttera jusqu’au bout… Rechignant au 1er tercio, le 4° se laissera conduire avec classe par la muleta poderosa et suave à la fois du sévillan, faisant croître fortement l’intérêt avec des naturelles de catégorie, malgré quelques avertissements de cette corne. Final type par luquesinas mais dans la querencia finale du toro. Entière nécessitant un coup de descabello.

 

Le 2° partira de loin et s’employa sous le fer avant un quite fleuri et varié de T. Joubert. Face à un toro mobile, noble avec un bon fond de race, l’arlésien exprima son toreo relâché, vertical pour dessiner des muletazos de grande pureté à en oublier jusqu’à son adversaire qui le lui rappela en lui faisant subir une violente cogida, heureusement sans mal. Retour par la droite avant un cafouillage avec les épées. Son second fut bien moins évident et le torero marqué par son accrochage précèdent… Devant un toro aux charges brusques et désordonnées il fit front avec courage pour tirer quelques muletazos valeureux de la droite, de bien meilleures saveurs de l’autre main avant de porter l’estocade de l’après-midi.

 

Borja Jiménez a confirmé l’excellent moment qu’il traverse face à deux adversaires différents. Le 1er puissant et fort face au cheval, s’avéra noble, enracé et mobile jusqu’au bout, permettant au blond andalou d’afficher maîtrise et allure dans des muletazos la main basse sur les deux rives avant un final plus enlevé, plus porteur sur les tendidos. Conclusion d’une demie lame efficace, le Vegahermosa luttant jusqu’au bout et l’octroi d’une deuxième oreille fut protesté. Il mettra en suerte par chicuelinas marchées son second toro pour une arrancada puissante mais très peu piqué. Face à un adversaire encasté qui conserva une pointe de violence, il s’arrima pour s’imposer et calibrer peu à peu les charges, finissant par lier des naturelles de catégorie avant un final plus recentré et des luquesinas serrées. L’épée hélas ne fut pas au rendez-vous…

 

Six toros de Jandilla (1,2 et 6) dont trois du fer de Vegahermosa correctement présentés avec un tempérament et un jeu varié, Monopiques mais certaines prises avec engagement, le 3° et surtout le 2° s’y employant avec forces. Au dernier tiers les 2°, 3° et 4°, affichèrent une bonne noblesse, plus retors et exigeant le 5°, avec de la violence en plus le 6°.

-Daniel Luque (abricot et or blanc) : Oreilles et deux oreilles après avis

-Thomas Joubert (bleu et or) : Salut après avis et oreille

-Borja Jiménez (vert et or) : Deux oreilles après avis et silence après avis

 

Pst : C. Buttet. Arene presque pleine sous un ciel gris et menaçant. Palmas pour Mathias Forestier qui piqua le 2°


Captieux : deux trophées de sympathie lors d’une décevante novillada

 

L’édition 2024 de Rugby y Toros ne laissera pas beaucoup de traces dans les souvenirs des aficionados présents en nombre dans les arènes Jean Sango. Une novillada sous un ciel nuageux en attendant de retrouver le soleil pour de vrai. C’était à l’occasion du défi ganadero made in Jalabert, la présentation dans le Sud-Ouest du fer de La Golosina, encaste Buendia par La Quinta. Les trois novillos sont sortis dans le type de la maison, commode de gabarit, nobles avec de l’exigence mais manquant de classe et chargeant à mi-hauteur. Ils prirent deux piques tandis que ceux du fer de Jalabert faibles et sans fond ne sont allés qu’à une seule reprise au cheval.

-Jarocho (aluminium et or) Oreille et ovation

-Tristan Barroso (rouge et or) Oreille et silence après avis

-Tomas Bastos (aluminium et or) Silence et silence

9/10 d’arène environ. Paseo retardé de quelques minutes. Présidence : Denis Labarthe.

 

Jarocho, le triomphateur de Madrid se montra sincère banderilles en main, avec une dernière paire exposée. Il réalisa une faena irrégulière, perdant du terrain par moment sur son adversaire. Il fut récompensé d’un trophée sans aucune pétition du public. Il accueillit le quatrième d’une larga de rodillas avant un tercio de banderilles bien mené une nouvelle fois. Sa prestation resta méritoire, recevant une voltereta sans gravité face à un opposant faible et court de charge. Il conclut d’un bajonazo qui lui enleva, sans doute, un trophée plus demandé qu’à son premier passage.

Tristan Barroso tira le maximum de ses adversaires muleta en main. Le premier de la Golosina fut noble mais fade et sortant du leurre la tête haute, en regardant les tendidos. Il lia de bonnes séries rythmées mais il conclut mal avec les armes. Ce qui ne priva pas la présidence d’octroyer un trophée. De même qu’au cinquième faible, il parvint à imposer son rythme au novillo mais il s’éternisa à la conclusion au descabello perdant ainsi tout espoir de récompense.

Tomas Bastos est apparu plus en retrait malgré une envie de bien faire. Son premier tercio de banderilles fut approximatif au début mais il le finira mieux. Le novillo exigeant, avec des intentions peu claires, mit à mal le torero portugais. Il resta appliqué face à l’ultime court de charge avec des muletazos de bonnes factures et dominateurs.

 

 

Vuelta a los toros pour Toreria


Mauguio : Le triomphe de Nino Julian

 

Pour la seconde année consécutive, le panneau “No hay billetes” est affiché à la taquilla

 

Le nîmois en coupant trois oreilles, dont deux à un novillo de vuelta de Blohorn, a remporté sans discussions possibles le second trophée Daniel Gimenez.

 

Réceptions décidées de ses deux adversaires, le 1er d’une larga afarolada de rodillas et deux tercios de banderilles enlevés, surtout le 1er face à un Piedras Rojas encasté, qui lui valurent deux fortes ovations. Une seconde rencontre aurait peut-être gommé le zeste de violence que conserva le novillo de Patrick Laugier et qui, ajouté à la race de “Cantarero”, mit le nîmois à l’épreuve. Il fit front avec vaillance pour le contenir au mieux, posant une série de chaque bord en fin de cycle avant une épée sin puntilla au second essai. Le Blohorn ne se fera pas prier pour ses deux rencontres ou il ne s’employa guère, par contre dans la muleta de Nino Julian, il offrit des séries vibrantes et inlassables sur sa corne droite, avec un coté plus class sur l’autre bord. Avec son cœur et son envie, le protégé de Patrick Varin fit vibrer les gradins, même qu’emporté par sa générosité, il embrouilla un peu le final avant une lame caidita et deux coups de descabello. Deux oreilles avec invitation au ganadero Guillaume Chabre a partager sa vuelta triomphale.

 

Lalo de Maria réceptionna son San Sebastian d’une larga de rodilla et de capotazos allurés, un novillo juste forces mais qui s’affirmera en deux belles rencontres et qui montrera une belle noblesse au dernier tiers bien que lorgnant vers le pourtour. Séries allurées sur les deux cornes avant une première déconvenue avec les armes. Le nîmois prit trop à la légère son second novillo, un Pages-Mailhan qui offrait des possibilités à condition de le consentir. Un novillo qui lui prit peu à peu la donne au cours d’un trasteo essentiellement droitier avec un échec à l’épée jusqu’aux trois avis fatidiques, “Iluminado” étant puntillé en piste.

 

Quant à Tristan Barroso, s’il a séduit par son toreo alluré et un certain poder, mais il a aussi affiché un certain manque d’engagement, ce qui lui valut notamment de perdre un possible trophée au moment des mises à mort. Mal piqué le Gallon n’aura pas l’allonge suffisante dans ses embestidas mais permettant au franco-espagnol de montrer un beau corte torero finalisé par des naturelles de la main droite. Ce fut moins évident avec celui de La Golosina qu’il brinda à Patrick Laugier, un novillo santacolomeño qui ira bien au cheval, déséquilibrant le groupe lors de la 1ere rencontre et qui se laissa faire au dernier tiers, tercio tres bien initié à genoux suivit d’enchaînements sans trop de transmission, le cardeño gardant la tête en l’air en sortant du leurre surtout à droite. Ultime tercio cafouillé au terme d’un ensemble qui ne decolla jamais.

 

Six novillos, dans l’ordre de sortie, des ganaderias, de San Sebastian (G. et M. Vangelisti), de Piedras Rojas (Patrick Laugier),  des frères Gallon, de Pagès-Mailhan, de Blohorn, et de La Golosina (J.B. Jalabert) bien présentés dans l’ensemble, donnant un jeu varié, meilleur celui de Blohorn, “Cosserou”, N° 25 honoré d’une vuelta posthume.

-Lalo de Maria (tabac et or) : Saluts et silence après les trois avis

-Nino Julian (aluminium et or gris) : Oreille et deux oreilles après avis

-Tristan Barroso (violette et or) : Saluts après avis et silence

Pst : C. Buttet. Ciel couvert avec vent parfois gênant. Arènes pleines, “No hay billetes” affiché. Une minute d’applaudissements à l’issue du paseillo en hommage à Thomas Guzman, vaquero amateur chez Blohorn, disparu récemment. Nombreux ganaderos français présents tout comme la toujours reine d’Arles Camille Otheman.


Ales 3eme : Morenito de Aranda coupe la seule oreille d’une décevante corrida de Yonnet

 

Proposée par les arènes d’Ales pour marquer les 10 ans de la disparition d’Hubert Yonnet, cette corrida, à l’exception du 4eme, qui laissera le seul trophée du jour sera une déception pour les aficionados presents et surtout pour Charlotte qui devait attendre bien mieux de ses toros… Superbement présentés avec du tamaño et de la tête, la plupart applaudis à leur sortie en piste, les pupilles de La Belugue, quatre du fer d’Hubert Yonnet (1er, 3°, 5° et 6°) et deux des Héritiers de Christophe Yonnet (2° et 4°), hormis celui précité, manquèrent de race et de mobilité et face à la cavalerie ou ils étaient particulièrement attendus, seul le 4eme s’y employant en deux rencontres appuyées…

 

Morenito de Aranda ouvrira la course avec un toro vite court dans la muleta et jouant du chef que le protégé de J.F. Piles parviendra quelque peu à canaliser à gauche avant une lame habile. L’astifino 4eme s’emploiera au cheval avant de faire de même dans la muleta de Morenito de Aranda qui sut avec oficio le mettre en valeur surtout sur la droite au cours de quelques enchaînements vibrants avant de conclure superbement à la seconde tentative une faena brindée à Manolo Vanegas…

 

Le second fit une incursion surprise dans le callejon au burladero des toreros et sans toucher quelqu’un par miracle… Luis Gerpe, décidé à s’imposer, trouva face à lui un toro tardo et très vite enclin à se défendre qu’il tua d’une belle épée après avoir essayé d’en tirer quelque chose. Son second juste de forces et surtout de race ne lui permettra pas d’exprimer sa tauromachie ni son envie, en terminant d’une lame plus efficace qu’orthodoxe…

 

Pas plus de chance pour Tibo Garcia avec deux adversaires vites aux abonnés absents, particulièrement son second qui marchait la tête à mi-hauteur sans s’employer. Le nîmois essaya mais en vain de proposer une muleta allurée et ses efforts furent dissipés par un maniement approximatif des armes…

 

Six toros d’Hubert et des Héritiers de Christophe Yonnet

- Jesús Martínez Barrios ²Morenito de Aranda² (framboise et or) Salut et oreille

-Luis Gerpe (blanc et or) Salut et salut

-Tibo Garcia (aubergine et or) Silence après avis et silence

 

Pst : C. Buttet, temps ensoleillé et 2/3 d’entrée

Ales 2eme : Les prix pour Gimeno Fernandez et Valentin

 

Oreille aussi pour Matias (Arles), l’élève de l’Ecole Taurine du Pays d’Arles qui débutait avec picadors

 

Une novillada sans picador entretenue avec dans l’ordre cinq becerros des ganaderias de  San Sebastian, R. Durand, honoré d’un tour de piste posthume, de M. Barcelo, de La Suerte et des Héritiers de François André pour

-Santiago López Ortega vainqueur du Bolsin de la Primavera des Aficionados : Silence

-Bruno Gimeno Fernandez (Valencia) : Oreille

-Valentin (Nîmes) : Oreille

-Baptiste Angosto (Nîmes) : Silence après avis

-Matias (Arles) : Oreille

 

A l'issue de la novillada, trois prix ont été décernés en piste...  

 

Celui au triomphateur de la course et à la meilleure estocade ont été attribué à Gimeno Fernández, celui pour la meilleure faena étant décerné à Valentin.

Ales 1ere : Sortie a hombros pour Isaac Fonseca…

 

Mais les meilleures partitions sont à créditer à Carlos Olsina hélas incertain à l’épée. Il coupera une oreille à son 1er, tout comme El Rafi, le mexicain en coupant deux à un toro de Pages-Mailhan brave et encasté, honoré d’un tour de piste posthume.

 

El Rafi hérita d’un toro noble mais manquant d’un peu d’épices des frères Tardieu qu’il brinda à Manolo Vanegas avant de lui offrir une faena templée avec douceur et élégance sur les deux cotés, un ensemble conclue d’une entière suffisante. Avec le superbe astifino de Valverde qui ne se livra qu’à moitié surtout à gauche, le nîmois ne put doubler la mise, son adversaire se fermant de plus en plus.

Economisé au cheval, le second Tardieu se livra sur des séries profondes à gauche au début puis sur l’autre rive, allant à mas tout comme Carlos Olsina avant un final droitier enlevé et 3/4 de lame nécessitant l’usage du descabello. Le biterrois confirma ses excellentes dispositions devant le Pages-Mailhan qui s’envoya très fort deux fois au cheval, désarçonnant J.L. Aillet à la 1ere. Muleta en main, Olsina sut profiter de la noblesse jamais naïve de son adversaire pour lier d’excellents enchaînements, le tout hélas mal conclue avec les armes…

Colorado doré, “Sacacuertos” vint trois fois avec forces et décisions bousculer et faire reculer la cavalerie au cours d’un tercio de piques spectaculaires souligné par la musique. Le Pages-Mailhan prit David Sanchez Peix, le 3eme de la cuadrilla d’El Rafi au quite au sortir d’une pose de banderilles avant qu’I. Fonseca n’entame sa faena en essayant de canaliser les charges encastées de son adversaire. Le mexicain fit front avec vaillance et sincerité mais sans vraiment imposer sa muleta, surtout à gauche, le tout avec le concerto d’Aranjuez joué par le trompettiste Stéphane Damour. Le final s’avéra plus intéressant avant une lame habile efficace. Le brave dernier de Valverde laissa pas mal de forces au cheval et du être toréer à mi-hauteur entraînant un ensemble décousu et manquant de fond avant une conclusion en trois essais.

 

Corrida du samedi 11 mai, hommage à Maurice André, avec un desafio ganaderos français avec des  toros de Valverde (4° et 6°), Tardieu Frères (1er et 2°) et Pages-Mailhan (3° et 5°), tous superbement présentés, les Pages-Mailhan spectaculaires au cheval et encastés, le second Valverde surtout affichant plus de bravoure que le 1er, moins sollicités les Tardieu sur ce tercio, le second montrant classe et transmission dans la muleta… Vuelta au troisième “Sacacuertos” N°38 de Pagès-Mailhan

-Raphael Raucoule ²El Rafi² (gris et or) Oreille et silence

-Charles Pasquier ²Carlos Olsina² (fushia et or) Oreille après avis et salut après avis

-Isaac Fonseca (sangre y oro) Deux oreilles et silence après avis.

 

Pst : G. Raoux, 4/5 d’arenes sous un soleil estival.


St Etienne du Grès : Le triomphe de Lama de Gongora

 

Des arômes andalouses au cœur des Alpilles…

 

Le sevillan a gracié l’excellent novillo “Ejecutivo” du fer de San Sebastian, propriété de Gilles et Matthieu Vangelisti, un novillo qui s’est livré inlassablement avec classe au cours d’une faena marquée par la toreria raffinée du matador de toros du barrio del Arenal qui faisait pour l’occasion sa présentation en France. Avant de brindé à M. Segura son faenon, Paco Lama de Gongora avait marqué sa différence par une réception de cape aux senteurs sevillanes. La suite fut du même tonneau avec un plus par ses naturelles, jusqu’à l’apparition du mouchoir orange.

Deux oreilles ont été coupées par Thomas Joubert et par Victor, celles du matador de toros arlésien après une faena dans le type de la maison mais marquée par trois volteretas violentes par un excès de confiance à un novillo encasté mais pas toujours franc et qui s’était mis en valeur au cheval après une superbe réception à la cape notamment par zapopinas. Il brindera sa faena à R. Del Testa, l’ancien président de la peña organisatrice.

En conclusion de cette excellente fiesta campera, double récompense aussi après une épée engagée et fulgurante du novillero saintois Victor mettant un terme à une superbe actuaccion, toréant dans la quiétude et variété avec sa tauromachie en verticalité allurée, allongeant avec douceur un novillo noble mais manquant de fond…

La fiesta avait commencé avec le torero aztèque de Zacatecas, Antonio Romero qui hérita d’un adversaire plutôt retord dont il tira un bon parti sur la corne gauche, obtenant un trophée au terme d’une longue faena. Oreille aussi pour le novillero nîmois Nino Julian obtenue par sa volonté et son engagement, ne renonçant jamais devant un adversaire court et violent

Quant au franco-mexicain André Lagravere  ²El Galo², il toucha un excellent novillo, noble et encasté du fer de Malaga dont il resta bien en deçà des possibilités, le comprenant un peu vers la fin avant de sécher avec les armes… Il avait invité Nino Julian a partager les palos, geste que lui rendit le protégé de P. Varin dans la foulée.

 

-Antonio Romero : Oreille.

-Thomas Joubert : Deux oreilles.

-Francisco Lama de Gongora : Deux oreilles et queue symbolique

- André Lagravere  ²El Galo² : Vuelta !!

-Nino Julian : Oreille

-Victor Clauzel ²Victor² : Deux oreilles.

Quatre novillos de Michel Barcelo (1er, 2°, 5° et 6°) plutôt compliqués, meilleur le second honoré d’une vuelta posthume !, un de San Sebastian (3°) indulté et un de Malaga (4°), excellent mais mal exploité et qui aurait mérité néanmoins un tour de piste….

Lama de Gongora invitera les ganaderos de San Sebastian a partager sa vuelta triomphale.

 

A l'issue de la course, le maire de St Etienne du Gres Jean Mangion, qui présida egalement la course, a remis en piste le trophée à Francisco Lama de Góngora. Temps enfin de saison et plein sur les gradins. Mathias, Sofiane et Luc Tosello se sont partagés les tercios de piques.


Aire/Adour : tarde pluvieuse, tarde heureuse avec les novillos de Palha

 

La peña Los Arsouillos d’Aire sur l’Adour organisait la traditionnelle novillada du 1er mai dans les arènes Maurice Lauche. Sous une météo digne d’un mois de novembre, une pluie fine et continue est tombée toute la journée. Il en fallait plus aux organisateurs pour abandonner. Malgré la météo et tout en sachant qu’il serait difficile de déplacer les aficionados aux arènes avec la perte financière que cela pouvait engendrer, ils ont décidé de maintenir la course par aficion avec la belle novillada dans les corrales. Même au moment de débâcher la piste, de longues discussions avec les cuadrillas dans le patio auraient pu les pousser à annuler.

-Alejandro Peñaranda (bleu marine et or) Oreille et oreille

-Victor Cerrato (vert et or) Silence après avis et silence après avis

-Pepe Luis Cirugeda (vert et or) Oreille et oreille

Paseo retardé de 30min. Présidence : Michel Florenza. A l’issue de la course, le prix du meilleur tercio de piques fut attribué à Adrian Majada qui piqua le sixième novillo. Le choix pouvait être autre car plusieurs picadors se sont distingués. Ovation et tour de piste du Mayoral.  

Malgré le temps pluvieux, il aurait été fort dommage de laisser repartir un tel lot de Palha au campo. Bien présenté dans l’ensemble, ils ont permis une après midi entretenue. Des novillos complets, braves au cheval et nobles par la suite, présents dans les trois tercios. Plus compliqué l’ultime qui alla à quatre reprises au cheval. Le quatrième exemplaire, « Carpetista » fut crédité d’une vuelta posthume. Un lot qui sera sans doute nommé dans les prix de fin d’année.

Alejandro Peñaranda fut appliqué et plus à l’aise que lors de sa prestation à Mugron. Cependant, il fut encore irrégulier. Le premier novillo prit trois piques et montra une belle noblesse sur les deux cornes. Alejandro Peñaranda en profita sans parvenir à exploiter toutes les qualités du novillo. Le quatrième, bravito au cheval, fut bien piqué par JL Aillet. Après un début par le bas, Peñaranda servit de bons muletazos sans réellement prendre le dessus sur son adversaire. Il s’engagea lors de l’estocade et récolta un trophée supplémentaire synonyme de triomphe.

Victor Cerrato ne s’est pas montré à son avantage toute la tarde. Pourtant après un début de faena prometteur, il perdit peu à peu le fil et reçut une voltereta. Puis il fut en difficulté et sécha avec les armes. Face au cinquième, il fut de nouveau approximatif et hésitant avec le maniement des aciers.

Pepe Luis Cirugeda fut la découverte de la journée. Malgré sa grande taille, il parvint à servir les meilleures passes de la tarde et avec une certaine esthétique. L’épée d’effet rapide libéra un trophée. Face au compliqué et sérieux dernier novillo qu’il accueillit par une larga de rodillas, il se montra volontaire. Un novillo qui alla à quatre reprises au cheval avec bravoure qui déclencha la musique. Il coupa un trophée généreux pour son envie.

 

 

Vuelta a los toros pour Toreria


Gamarde : El Rafi sort en triomphe malgré la faiblesse des Castillejo de Huebra

 

La peña gamardaise organisait leur traditionnelle journée taurine dans les arènes couvertes de Gamarde les Bains. Si les organisateurs peuvent être satisfait de l’affluence, ils sortiront déçu de la qualité des toros d’encaste Murube de Castillejo de Huebra. Malgré la faiblesse des toros et montrant peu de race, les faenas furent trop longues dans l’ensemble au vu de la qualité du bétail.

-Diego Urdiales (rouge et or) Silence et silence après 2 avis

-Clemente (blanc et or) Silence après 2 avis et silence après 2 avis

-El Rafi (bleu et or) Oreille après avis et oreille

Arènes pleines sous la couverture, beau temps à l’extérieur. Le paseo démarra avec cinq minutes de retard.

Privés de sortie l’an passé, les toros de Castillejo de Huebra ont montré de la faiblesse à plusieurs niveaux. Simple monopique pour le règlement et les deuxièmes tiers furent écourtés dans la mesure du possible. Certains toros possédaient un fond de noblesse cependant.

Diego Urdiales, honoré à l’issue du paseo pour ses 25ans d’alternative qu’il prit à Dax, accueillit un premier toro très faible dès ses premières foulées sur le sable. Sans moteur et décasté, le toro fuit le combat. Faena poussive du torero d’Arnedo. Au quatrième, il servit de belles véroniques douces et personnelles. Faena discrète avec des muletazos donnés avec trop de distance face à un animal fade.

Clemente reçut son premier adversaire qui se montra distrait rapidement. Puis distrait pendant la lidia avec des gens qui circulent dans les travées au grand désespoir du torero. (Les gens continuèrent à circuler par la suite malgré l’annonce au micro à la demande de la présidence.) Faena prudente avec une série droitière à relever cependant. Il allongea la faena inutilement et sécha avec les armes. Face au cinquième, il livra une prestation irrégulière. De bonnes séries furent données avec classe mais les suivantes de façon approximatives. Il prolongea de nouveau et prit un premier avis avant de porter l’estocade puis fut long avec les armes et coucha son adversaire juste avant le gong final.

El Rafi hérita du moins mauvais lot et sut faire bon usage du fond de noblesse de ses opposants. Il fut appliqué face au troisième, liant des séries en rondeur mais avec douceur. Le final par des naturelles de la main droite fut de bon goût avec relâchement. Face à l’ultime, il fut dominateur sous le son de Caridad del Guadalquivir. Contrairement à ses compañeros du jour, il sut abréger la faena avant que le toro ne se décompose. L’épée approximative ne l’empêcha pas de récolter un nouveau trophée, synonyme de grande porte.


Vuelta a los toros pour Toreria


St Martin : Une seule oreille pour Alberto Lamelas dans une décevante corrida de Saltillo

 

Mais les meilleures séquences sont a mettre au crédit de Damian Castaño qui malheureusement a échoué avec les épées, écoutant même les trois avis à son second. Quant à Tibo Garcia, pas particulièrement gâté au sorteo, il a justifié sa place pêchant lui aussi avec les aciers.

Déception avec ce lot de Saltillo de très belle morphologie, mais ne donnant pas beaucoup de jeu, n’offrant non plus guère d’émotion face à la cavalerie, decasté et manso la plupart, surtout les deux derniers, le froid glacial n’aidant pas non plus a faire croître l’intérêt du final.  La Unica de Saint Martin de Crau n’ayant toujours pas débusqué le chat noir du dérèglement climatique qui sévit depuis 29 ans pour la Feria de La Crau

 

Alberto Lamelas verra son banderillero Fernando Perez sauvé d’un mauvais coup par un quite salvateur de Tibo Garcia, glissant en banderillant un toro à charges réduites, que le torero de Jaen prolongera un peu en fin de parcours, liant même une paire de série autant avec le leurre qu’avec la voix avant d’en finir au 2eme essai. Il coupera la seule oreille du jour au 4eme qui livrera un bon combat au cheval, surestimée la 3eme rencontre. Le Saltillo, peu enclin a se livrer sur les deux rives, se livrera un petit peu plus grâce à la muleta de Lamelas gardant la tête haute tout en réduisant progressivement ses charges jusqu’à avertir sans frais le torero qui conclura d’une épée plus efficace qu’orthodoxe.

Superbement reçu par Damian Castaño, le second permettra les meilleurs moments de toreria après une entame autant efficace qu’allurée, le tout rehaussé de quelques naturelles relâchées du meilleur effet. L’épée hélas une première fois ne sera pas au rendez.  Son manso de second jouera du couvre chef avec violence devant le salmantino qui le toréera coiffé de sa montera en essayant de le retenir dans sa muleta et corrigeant quelque peu ce fuyard qui réagira avec des retours de plus en plus tordus. Et son actuaccion sera malheureusement ternie par une déroute avec les épées jusqu’aux trois avis fatidiques.

Le troisième laissant entrevoir des possibilités à Tibo Garcia qui l’entreprendra de belle manière, mieux de la droite, y rajoutant quelques improvisations bienvenues pour compenser la baisse de régime du Saltillo. Pour lui aussi l’épée ne fut pas rendez-vous. Il touchera en second le pire du lot, decasté au possible, cherchant sans cesse a fuir le combat la tête herchant les nuages, ne lui offrant aucune option malgré la volonté du nîmois qui l’occira en trois essai…

 

-Six toros de Saltillo, très bien présentés, bien que le premier présenta un piton droit escobillé, de peu de jeu dans l'ensemble, de meilleures conditions le second.

-Alberto Lamelas (lavande et or) : Saluts et oreille.

-Damian Castaño (blanc et or et détails noirs) : Silence et silence après les 3 avis fatidiques.

-Tibo Garcia (violette et or un) : Silence et silence.

 

Pst: N. Petriat. Salut de Thomas Ubeda au 3eme. Vent violent en rafale et temps plutôt frisquet, froid sur la fin, pour le public qui remplissait les arènes aux quatre cinquièmes.

St Martin : C. Jaume et N. Julian se justifient devant un important lot de Valverde…

 

Pas évident pour les deux novilleros français de triompher d’un lot qui physiquement aurait fait faire quelques cauchemars à plus d’un et qui moralement n’était pas des plus évident de part leur fond de race, à l’exception du 4eme le meilleur de l’envoi. Et comme La Unica semble avoir passé un pacte avec le diable Météo et son cousin Mistral, leur mérite en est d’autant à valoriser. A la décharge de Clémente Jaume et de Nino Julian, un usage mal assuré de l’épée, les privant de meilleures récompenses.

 

Les novillos porteurs du fer de Valverde ont parfaitement commémoré les 77 ans d’ancienneté à Madrid de ce fer mythique. Quatre novillos superbement présenté, le plus harmonieux le quatrième, avec un certain fond de caste, pas toujours à bon escient et dominé par un excellent troisième, “Tabaco”, honoré d’une vuelta posthume.

 

Reçu d’une larga de rodilla, le 1er ira a mas lors de ses deux rencontres avec le picador avant que C. Jaume en tire de valeureuses séries, essentiellement droitières, le Valverde se retenant peu à peu dans la muleta du biterrois. Il verra sa taleguilla ouverte en deux après une épée glissée qui aurait put lui réserver un mauvais sort, en terminant de ¾ de lame au 4eme essai. Il héritera en second d’un novillo important, qui, bien que mal piqué, conservera jusqu’au sa noblesse et de la classe, dont Clémente Jaume ne profitera pas suffisamment. De bien meilleure façon à gauche, se montrant un peu trop électrique sur l’autre rive. L’épée à nouveau le privera de trophée.

 

Le second ira fort se mesurer à la cavalerie en deux occasions, bien que de forces limitées. Après un tercio de banderilles ovationné de Nino Julian, le Valverde se laissera faire mais sans vraiment s’impliquer dans les muletazos, finissant de plus en plus compliqué sur sa corne droite ou il réduira peu à peu ses charges. Après un pinchazo, le nîmois s’engera pour loger une entière, y laissant au passage sa taleguilla avec en prime une cogida sans conséquences. Physiquement toro, le dernier de la course, prendra trois piques, les deux dernières, la seconde surtout avec une superbe arrancada du centre, valant le soutien de la musique pour souligner le tercio à charge de Gabin. Toujours décidé avec son esprit novillero qui connecte avec les tendidos, Nino Julian aura a composer avec un novillo qui paraissait se laissé faire mais humiliant guère et peu évident à calibrer, de meilleure contenance à droite ou il lia de méritoires séries avant de conclure d’une lame trasera suffisante.

 

Quatre novillos du fer de Valverde, superbement présentés, plus proches du toro que de l’utrero, formant un lot, intéressant pour l’aficionado, plus que pour les jeunes novilleros, dont on mettra en avant le fait d’avoir accepter de s’y mettre devant, et qui plus est, dans des conditions climatiques défavorables, étant obliger de toréer a l’abri de violentes rafales..

 

-Clemente Jaume (grenat et or) Salut après avis et vuelta après deux avis

-Nino Julian (rouille et or gris) : Salut après avis et vuelta

 

Sobresaliente : Pablo Jaramillo. Vuelta au 3eme novillo, “Tabaco” N°32.

 

Pst : E. Parra. Prêt d’une demi entrée sous un mistral violent, obligeant les faenas à se dérouler dans un tiers plus abrité. Minute d’applaudissements à la mémoire de l’ancien président de La Unica, Pierre Doumenc.


Garlin : unique oreille pour Aaron Palacio d’une décevante tarde de Pedraza

 

La peña taurine garlinoise organisait sa traditionnelle novillada de printemps sous un temps estival. Pour la onzième année consécutive, les organisateurs ont été fidèles à la ganaderia de Pedraza de Yeltes. Une confiance gagnée avec des novilladas de qualités les premières années. Au fil du temps, la ganaderia a pris de l’ampleur et fournit de plus en plus de toros en corrida. Pendant ce temps, les lots de novillos perdent en qualité. Les garlinois sont-ils allés au bout de leur aventure avec la famille Uranga ? Vu la qualité des novillos de ce dimanche, il est fort à parier que les discussions et les réflexions entre les bénévoles ne vont pas tourner autour du pot.

-Sergio Sanchez (lilas et or) Silence après avis et silence après 2 avis

-Cristiano Torres (rouge alizarine et or) Silence et ovation après avis

-Aaron Palacio (bleu ciel et or) Oreille et ovation après 2 avis

Les aficionados qui garnissaient les arènes qu’aux 8/10 montre-t-il également une lassitude ? Présidence : Franck Lanati

Les novillos de Pedraza de Yeltes, de présentations variées, et pauvres de tête ont été décevants. Peu de présence au cheval hormis le second, puis de la faiblesse et un manque de race. Noblons par moment mais fades.

Sergio Sanchez qualifié à la fiesta campera matinale resta discret. Il fut trop long face au novillo d’ouverture attiré par les planches, après une faena décousue. Il reçut une voltereta après avoir allongé inutilement la faena. Il resta appliqué face au manso quatrième, regardant derrière les planches dès sa sortie en piste et tentant de sauter dans le callejon à deux reprises après avoir fuit au cheval.

Cristiano Torres affronta un novillo bravito au cheval, poussant sous le peto mais qui arriva éteint au dernier tiers. Faena plus esthétique qu’efficace, de façon tremendiste sur des terrains réduits. Au cinquième, il tira le maximum de son opposant toujours sur des terrains réduits mais sans transmission.

Aaron Palacio fut le plus en vue de la tarde. Elégant cape en main, il réalisa les meilleures faenas, profitant du fond de noblesse de ses adversaires. Il servit de bons passages au troisième mais la faiblesse du Pedraza qui fléchit très souvent enlève du liant à son travail. Face à l’ultime, il réalisa une bonne faena en douceur, avec des naturelles douces et templées. Après avoir obtenu un trophée généreux à son premier combat, il perdit un trophée mérité avec les aciers au dernier où il frôla les trois avis. Il fut donc logiquement le triomphateur de la journée.

 

 

Vuelta a los toros pour Toreria


Aignan : Dorian Canton le plus en vue de la tarde face aux Baltasar Iban

 

Après le report de la corrida du dimanche de Pâques suite aux intempéries, la course a enfin pu se donner sous un soleil voilé et des températures agréables. Les toros de Baltasar Iban repartis au campo pour raisons administratives sont revenus aux corrales d’Aignan. A vue d’œil, la taquilla resta à peu près identique à la semaine passée.

-José Ignacio Uceda Leal (gris foncé et or) silence et salut

-Dorian Canton (bleu roi et or) oreille après avis et salut après avis

-Christian Parejo (sangre y oro) silence et oreille après avis

Environ ½ arène. A l’issue du paseo, le club taurin d’Aignan a mis à l’honneur le mayoral de la ganaderia Domingo Gonzalez pour sa carrière. Présidence Jean Christian Dabadie.

 

Les toros de Baltasar Iban, de présentation correcte dans l’ensemble ont manqué de tonus et de transmission. Faisant le travail à la pique, restant fixes sous le fer, ils ont rapidement baissé de régime durant la lidia. Le premier, le plus costaud n’était pas prévu la semaine dernière.

Uceda Leal resta plutôt en retrait par rapport à ses compañeros du jour. Il accueillit le premier toro qui répéta avec fougue dans ses véroniques. Le bicho prit trois piques, montra de la puissance et se montra violent dans le peto. Le début de faena, après le brindis au public, fut donné par le bas puis le torero ne montra pas de la sérénité. Il se méfia de son adversaire qui se blessa en plus à une patte. Le quatrième toro freina ses charges dans le capote. Deux rencontres plutôt discrètes où le Baltasar fut mal piqué. Uceda Leal se montra appliqué mais prudent. Il distilla quelques passes de bon goût de façon éphémère sans domination.

Dorian Canton fut le plus en vue de la tarde. Approximatif dans la mise en suerte de son premier opposant, il montra de bonnes dispositions muleta en main. Face à un toro noble et mobile, il servit de bonnes séries sur les deux bords avec calme et domination. L’épée fut longue d’effet après un final pied joint. Une oreille tombe du palco. Le cinquième resta longuement sous le peto. Par la suite, le béarnais servit un quite par chicuelinas ajusté. Il débuta sa faena un genou au sol puis construisit une faena intelligente, tirant le maximum de son adversaire qui manqua un peu de personnalité et de fond. Il pincha à deux reprises et perdit l’oreille et le triomphe avec le descabello.

Christian Parejo montra une belle envie mais fut parfois brouillon et manqua de patience. A son premier combat, il débuta au centre par cambiadas puis tenta de donner de la distance avec son adversaire qui manqua de fond. La faena baissa rapidement d’intensité malgré l’envie du torero. Face à l’ultime de la soirée, la faena alla de menos a mas. Il enchaîna des séries avec rapidité, sans prendre le temps de laisser souffler son adversaire. Puis petit à petit il prit le dessus de façon plus suave, liant de bonnes naturelles. Le public encouragea le jeune torero de Chiclana et obtint un trophée.

 

 

Vuelta a los toros pour Toreria

Les sans picadors pascales.

 

Trois oreilles pour Julio Norte à Mugron

Julio Norte, le novillero de l’Ecole Taurine de Salamanca, a triomphé ce lundi de Pâques, lors de la novillada non piquée de Mugron. Quant à, Hadrien Lucq, aidé par un eral très noble d’Alma Serena, il a réalisé une prestation plus aboutie et d’un bien meilleur niveau que celle d’hier à Aignan. Trois erales d’Alma Serena avec vuelta pour le premier.

-Hadrien Lucq: une oreille

-Julio Norte: deux oreilles et oreille

Julio Norte, triomphateur de la matinée,a lidié le dernier novillo. Il a reçu le prix de l‘UCTF. Celui des organisateurs du Sud-ouest a été partagé entre les deux novilleros.

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Aignan : Jaïro Lopez triomphateur de la novillada sans picadors

 

Jairo Lopez est sorti et triomphe des arènes André Ladoues après avoir coupé une oreille à chacun de ses adversaires, un de l’Astarac et un du Camino de Santiago de Jean-louis Darré. Face à ses deux adversaires, Hadrien Lucq sembla manquer de confiance. Face à son premier de l’Astarac il fut rapidement débordé et châtié. Devant un Camino, lourd et bien fait, il s’appliqua subissant une cogida impressionnante. Jaïro Lopez emporta le pris de l’ACOSO et Hadrien Lucq le prix du club taurin d’Aignan remis par son président Michel Pupin


Saint Perdon : Miguel Andrades coupe la seule oreille face aux Valdellan

 

Habitué à conclure l’été fin août, la novillada de la peña La Muleta a été déplacée dès le début de la temporada à l’occasion des 100 jours des fêtes de la Madeleine. Un changement de date qui semble avoir été réussi à la taquilla en comparaison des années antérieures avec une bonne entrée aux arènes et beaucoup de monde dans les rues de Mont de Marsan dès la présentation de l’affiche. Près d’un millier de personnes, ciel gris et agréable. Les novillos de Valdellan ont plus déçu cette après midi sur le sable du Plumaçon. De présentation moyenne niveau tête et de physique hétérogène, ils ont manqué de combativité. Discret dans l’ensemble au cheval allant rapidement à menos au dernier tiers. Seul le bravito second se distingua avec l’exigeant troisième.

-Daniel Medina (vert et or) Silence et silence

-Jésus de la Calzada (rose et or) Ovation et silence après avis

-Miguel Andrades (rose et or) Vuelta et oreille

Présidence technique assurée par Jean Christian Dabadie. Les trois novilleros du jour faisaient leur présentation et ont tous défilé montera à la main.

Daniel Medina reçut discrètement son premier adversaire qui fut mal piqué et ressortit très faible du cheval, offrant peu de possibilité au vainqueur du Zapato de Oro 2023 malgré un début par le haut sans brusquer le novillo. Face au quatrième fade, la faena ne décolla jamais et repartit des arènes sur la pointe de pieds avant de défiler le lendemain à Madrid.

Jesus de la Calzada laissa une bonne impression dans l’ensemble, montrant courage et sincérité. Face au bravito « Corrion » qui s’employa avec fixité au cheval, il échangea des quites avec Miguel Andrades. Il débuta au centre avec de la distance et montra de bonne disposition en se croisant. Il lia des séries de bonnes factures à tribord, les meilleures de la tarde. Sur la main gauche, le novillo est moins évident et la faena alla a menos. Il partit à porta gayola dos au toril accueillir son second adversaire puis enchaîna par deux largas de rodillas. Sa faena fut par la suite sans transmission et longue.

Miguel Andrades, le plus ancien en âge, finaliste du Bolsin de Bougue en 2013 montra de la détermination et séduit le public du Plumaçon. Il se montra à l’aise cape en main avec une certaine personnalité. Il se fit cependant secouer lors de son quite à son premier novillo avant de poser les banderilles de façon efficace. Face à un novillo exigeant et court de charge, il fut appliqué mais ne parvint pas à peser sur son adversaire. Il accueillit lui aussi le dernier novillo de l’après midi à porta gayola. Nouveau tercio de banderilles propre qui séduit les tendidos. Il fut de nouveau appliqué mais la faena resta irrégulière. L’épée sur le côté en conclusion ne refroidira pas le public qui souhaita récompenser le novillero pour ses bonnes dispositions tout au long de la tarde.

 

 

Vuelta à los toros pour Toreria


Mugron : Alejandro Chicharro se distingue face aux intéressants  Baltasar Iban

 

Le soleil est revenu ce lundi sur les arènes de Mugron après une première journée consacrée à la ganaderia de Baltasar Iban reportée du côté d’Aignan dimanche. Attendus par les aficionados, les novillos n’ont pas déçu. Ils ont permis une après-midi entretenue face à des novilleros parfois en manque de solutions techniques. Le public est venu en nombre, un peu moins que l’an passé, environ 2/3 d’arène, ciel ensoleillé et fraicheur à l’ombre avec le vent. La présidence technique fut la même que celle de la matinée, avec Mathieu Lacoume en président.

Avant le paseo, les critiques taurins du Sud-Ouest ont remis le prix Tio Pepe à la meilleure ganaderia de la temporada 2023 à Luis Miguel Encabo, représentant de Baltasar Iban.

Six novillos de Baltasar Iban, sérieux en présentation avec du trapio et de comportement varié. Le brave et encasté second exemplaire et le noble avec du fond cinquième se distinguèrent. L’exigeant premier et noble sixième furent également intéressants.

-Alejandro Peñaranda (bleu acier et or) Silence après avis et silence

-Alejandro Chicharro (blanc et or) Oreille et deux oreilles

-Tomas Bastos (blanc et azabache) Silence et oreille après avis

 

Alejandro Peñaranda fut la grande déception de la tarde. Absent et sans solution face à ses deux adversaires. A l’exigeant et compliqué premier, il se fit désarmer à plusieurs reprises quand il ne se fit pas toucher la muleta. Au quatrième novillo, le moins intéressant du lot, lourd et faiblote, il ne trouva jamais le bon tempo.

Alejandro Chicharro fut le plus en vue et mérita sa sortie en hombros après avoir montré une belle envie de bien faire. Le second novillo « Santanero » sortit avec fougue du toril. Il se montra brave sous le fer lors des deux rencontres, s’employant avec fixité. Exigeant avec du moteur au dernier tiers, Alejandro Chicharro fut appliqué, parfois en difficulté mais parvint à lier de bons muletazos dès qu’il put baisser la main. Face au cinquième, plus discret au cheval mais doté d’une grande noblesse, il sut exploiter l’excellente corne gauche du Baltasar Iban, liant de belles séries de naturelles pour la meilleure faena de la tarde. Il conclut au descabello et reçut deux trophées quelques peu généreux cependant.

Tomas Bastos le jeune portugais, apodéré par Cristina Sanchez, faisait ses débuts en France en piquée. Pour sa deuxième de l’année, il fut généreux mais se trouva souvent à cours techniquement, peu habitué à affronter un élevage exigeant. Il fut moins à l’aise aux banderilles que d’habitude. Face au noble sixième, sa faena fut irrégulière sans peser réellement sur son adversaire mais parvint à servir des passages plus aboutis surtout en début de faena. Il toréa avec douceur sous le concerto d’Aranjuez. Le final plus brouillon sur des terrains réduits ne lui enlèvera pas un trophée d’encouragement.

 

 

Vuelta a los toros pour Toreria


Bellegarde : Victor enlève le 8ème trophée Sébastien Castella.

 

Le jeune novillero saintois sortant en triomphe après avoir coupé trois oreilles à deux becerros de vuelta aux cotés de Julio Norte qui lui en coupera deux au dernier de la course. Deux novilleros qui ont marqué cette excellente novillada sans picador, de celles dont on en redemande, alors que le colombien Cristian Restrepo pêchera avec les armes et avec un second adversaire ne lui permettant pas d’accompagner ses compañeros du jour dans leur sortie à hombros…

 

Toréant avec quiétude et lenteur, s’entendant parfaitement avec deux excellents adversaires, d’ailleurs honorés les deux d’un tour de piste posthume mais de comportement différents, Victor a séduit tout le monde et plus particulièrement devant son second. Il recevra l’excellent novillo d’ouverture avec des capotazos allurés, la noblesse non naïve et la classe de son adversaire sera testée sur des cambiadas ajustées avant d’enchaîner sereinement des séries ambidextres de superbe corte, rehaussées de gestes spontanés et bienvenus. Seule l’épée au second envoi mettra un bémol à l’affaire. Maîtrisant très bien son sujet et avec le sorteo idéal du jour, le jeune saintois qui brinda son trasteo à son arrière-grand-mère, afficha un toreo plein de rondeurs, de créativité et de profondeur lors d’une faena qui alla a mas avec des luquesinas de rodillas pour pimenter le final et un petit accrochage avant une lame efficace. Le ganadero saluant à l'invitation du novillero à la fin de sa vuelta.

Cristian Restrepo débutera par des cambiadas de rodillas à un R. Durand noble mobile et encasté liant d’excellentes séries avant une cogida sans conséquences si ce n’est d’avoir fait baisser l’intérêt de la faena en toréant avec moins de fond avant une entière au 2eme essai longue d’effet. Il héritera en second d’un novillo fort de V. Fare guère évident, manso attiré par les tablas qui d’entrée lui enverra la corne, une droite plutôt avisée. Le jeune colombien parviendra à lui arracher de méritoires séries dans sa querencia au prix d’un bel effort mais l’épée sera déficiente.

J. Norte reçu son R. Durand par véroniques à genoux et des capotazos décidés mais brouillons. Il initiera sa faena à genoux, liant d’excellents enchaînements, surtout ceux de la gauche avant que son envie de triomphe ne dérègle quelque peu la continuité dans ses séries. Final les genoux en terre avant des enchaînements plus enlevés des deux bords et une lame peu orthodoxe. Noble bien qu’un peu tardo et juste de forces, le dernier eral lui offrira la possibilité d’étaler un potentiel torero des plus prometteurs lors d’un ensemble qui ira a mas avec efficacité et profondeur, de meilleur son à droite, connectant avec les tendidos. L’ultime série sera un peu moins nette tout comme l’épée portée au 2eme essai…

 

Une novillada sans picadors, désafio ganadero avec dans l’ordre, trois erales de Roland Durand et trois de La Paluna donnant un excellent jeu dans l’ensemble, excepté le 5eme bien moins évident. Le 1er de R. Durand, ²Tarifa² N°10 et le 4eme de La Paluna, ²Angelito² N°50, un desafio qui tournera à l’avantage des éleveurs de Mas Thibert.

 

-Victor Clauzel ²Victor² (blanc et azabache) de l’E.T. du Pays d’Arles : Oreille après avis et deux oreilles

-Cristian Restrepo (bleu nuit et or) de l’E.T. de Navas del Rey : Silence après deux avis et salut après deux avis. 

-Julio Norte (vert eau et or) de l’E.T. de Salamanca : Salut après avis et deux oreilles après avis.

 

Plein apparent, Pst : F. Etienne, une minute de silence au paseillo pour les aficionados disparus et notamment Yvon Verdier pilier de la Coordination. Echanges de quite entretenus et variés entres les trois becerristas. Soleil avec vent, frisquet en fin de battue. Nombreux matadors de toros présents comme Tibo Garcia, Luis Gerpe, Andy Younes, Solal, Julio Norte père, ou le novillero Nino Julian…

Gimeaux : Deux oreilles pour Sanchez Vara et Clémente Jaume

 

Le matador de toros fosséen, Maxime Solera, quittant la Monumental de Gimeaux avec une oreille dans son esporton…

 Les aficionados habitués au Club Taurin Lou Fourmigo sont sortis globalement satisfait de leur après-midi, d’autant que les deux toros et le novillo de la ganaderia Sol ont démontré que ce fer semble être sur la bonne voie… Et surtout comblé par la présence de Sanchez Vara, qui en plus d’assurer sa partition en lidiador accomplit, apporta de nombreux conseils à ses jeunes compañeros de cartel… 

Le toro d’ouverture ira bien volontiers au cheval pour deux piques bien prises, restant un bon moment dans le peto. Après un tercio de banderilles partagé avec M. Solera, Sanchez Vara proposa une muleta ajustée, à mi-hauteur pour profiter du fond de noblesse du Sol, sachant parfaitement le retenir à droite ou il avait plus tendance à lorgner vers les bordures. Conclusion par une entière efficace.

Le second se montra plus fade tant au picador que dans la muleta où il humilia peu et de charge réduite. Maxime Solera, après avoir banderillé avec Sanchez Vara, cherchera la bonne carburation, y parviendra en fin de parcours pour lui offrir quelques séries bien ficelées avant une belle épée au second envoi.

Le novillo sortit en dernier restera longtemps en s’employant bien face à la cavalerie y revenant sans se faire prier… Plutôt exigeant avec un zeste de violence, il mit un peu de doute dans les premiers muletazos de C. Jaume qui peu a peu en prit un peu plus la mesure. Le biterrois en termina d’une belle épée libérant une double récompense. 

-Deux toros et un novillo de la ganaderia Sol à la devise "sang et or" s’avérant intéressants dans l’ensemble, finissant tous la bouche fermée, de meilleures compositions les 1er et 3eme, de meilleurs comportement aussi au cheval ces deux la.

-Francisco Javier Sanchez Vara : Deux oreilles

-Maxime Solera : Oreille

-Clémente Jaume : Deux oreilles 

-Pst : M. Lescot, bonne petite entrée sous un ciel plutôt couvert. Sofiane piqua le 1er toro, J. L. Aillet les deux autres. Les trois toreros ont brindé leur toro au public.


Magescq : Deux oreilles pour Ruiz de Velasco

 

Pablo Hernandez est volontaire comme en témoignent ses volteretas face à ces deux novillos mais il est encore vert. De plus l’élève d’Adour Aficion connaîtra quelques problèmes avec l’épée. Roberto Martin a affiché de jolis gestes et tua bien son 1er, le palco lui octroya un trophée peu pétitionné. L’élève de l’école taurine “Mar de nubes” de Zaragoza passa à coté de l’excellent 5eme et la mise à mort le privera cette fois de trophée. Eduardo Ruiz de Velasco a profité fort bien des qualités de son premier mais l’épée aurait dû le priver d’un double trophée. Le dernier plus compliqué ne lui offrit que peu de possibilités et comme la rapière faillit…

Arènes de Magescq, novillada non piquée avec six erales bien présentés d’encaste Coquilla de la ganaderia de La Interrogacion qui faisait sa présentation en France, un lot manquant de forces dans l’ensemble mais avec des cotés intéressants, meilleurs les 3eme et 5eme.

-Pablo Hernandez (violette et or) : salut après avis et silence

-Roberto Martin (bleu et or) : oreille après avis et salut après avis

-Eduardo Ruiz de Velasco (purissima y oro) : deux oreilles et silence après avis

 Le prix des organisateurs du Sud-ouest est revenu à Eduardo Ruiz de Velasco et celui de la meilleure estocade à Roberto Martin. ¾ d’arènes


Temporada 2024


Fourques : Ruiz Mariscal enlève le 1er trophée Javier Cortes

 

Le N° 182 de Pages-Mailhan  se voyant désigné meilleur becerro de la course. Le novillero de Mairena del Aljarafe (Sevilla), confirmant l’excellent moment qu’il traverse en coupant les deux oreilles de son excellent adversaire. Miriam Cabas aurait pu se voir octroyer un trophée si elle n’avait pas faillit avec les armes, les deux derniers erales offrant moins de dispositions pour A. Martin et P. Hernandez, le 1er coupant une oreille en faisant l’effort jusqu’au bout.

 

Miriam Cabas ouvrit la course face à un intéressant Pages-Mailhan qu’elle reçu de bonne manière avant de brinder sa faena à Javier Cortes. Face à un eral mobile et qui répétait inlassablement, serrant un peu à droite, elle proposa un ensemble parfois décousu mais rehaussé d’excellents muletazos sur l’excellente corne gauche, l’ensemble allant a mas avant de connaître quelques problèmes avec la mise à mort…

D’entrée, cape en main, Ruiz Mariscal afficha ses différences avant de banderiller lui-même son novillo. Un R. Durand mobile et noble malgré une tendance à lorgner vers le pourtour, qu’il embarqua de superbes manières dans sa muleta, sur de longues séries, de bien meilleure composition à droite avant de loger une entière qui libera une double récompense.

Le pupille de M. Barcelo se montra peu évident des les premiers capotazos et se montra court sur la corne gauche avant d’afficher sur l’autre rive une certaine réserve après un paire de bonnes series. A. Martin parviendra à lui arracher des muletazos méritoires en insistant, se faisant bousculer lors du final en mode rapproché. Demi lame suffisant en conclusion d’un bel effort et oreille en récompense.

Vaillant, P. Hernandez se fera bousculer et accrocher plusieurs fois, sans mal par un eral de La Suerte peu enclin a humilier et qui de part ces accrochages se livra moins. Il parvint à dessiner quelques muletazos méritoires avant de sécher avec l’épée.

 

Organisée par les clubs taurins gardois, le Cercle Taurin Campuzano, la peña Cayetano Rivera Ordoñez et la peña Javier Cortes, cette novillada sans picadors, 1er Trophée Javier Cortes, marquant le retour des habits de lumieres à Fourques, s’est deroulée avec, dans l’ordre de sortie, des erales de Pages-Mailhan, Roland Durand, Pages-Mailhan, Michel Barcelo et La Suerte (J. Gabourdes) pour :

-Mirian Cabas (blanc et vieil or) de l’Ecole Taurine de Gibraltar, silence après deux avis.

-Mariscal Ruiz (nazareño et or) de la fondation El Juli, deux oreilles.

-Andy Martin (blanc et or gris) de l’Ecole Taurine du Pays d’Arles, oreille après avis.

-Pablo Hernandez (tabac et or) d’Adour Aficion, silence.

 

Pste : J. Berard, arenes quasiment pleines sous un ciel gris. Accompagnement musical par le cuadro flamenco Sueño de rumba. 


Mejanes : Carlos Olsina et Nino Julián ressortent du festival caritatif

 

Ce festival "Un toro pour un rêve d'enfant" s'est déroulé ce dimanche à Mejanes, mettant en valeur les notions de solidarité, de générosité taurine et aussi la qualité dans le toreo avec plusieurs générations de toreros français qui se sont impliqués pour recueillir des fonds en faveur des enfants malades.

Ouverture avec un Stéphane Fernandez Meca toujours autant affûté face à un excellent novillo de Pages-Mailhan, le seul qu’on mettra deux fois face à la cavalerie. Le nîmois invita d’abord Patrick Varin pour un superbe quite por collera, puis Richard Milian pour le même exercice, deux toreros qu’il invita à partager son tour de piste après une faena entretenue de meilleur son à droite… Palmas por bulerias pour accompagner la réception du Cuillé par Marc Serrano qui invita Morenito d’Arles pour un quite al alimon avant de partager avec lui et Christian Romero son tercio de banderilles. Organisateur et torero il fit l’effort devant un novillo sérieux et peu évident, de meilleure tenue à gauche. Il avait confié le tercio de pique à Patrick Alarcon. Richard Milian fut à nouveau sollicité pour un qui por collera par Maxime Solera qui lui, partagera les palos avec Frédéric et Chico Leal. Face à un novillo de San Sebastian qui se "laissa" sur les deux rives mais manquant de présence, le fosséen réalisa une faena agrémentée d’excellentes séquences avant une belle épée de la main… droite. Carlos Olsina confirmera qu’il sera un torero à suivre de près dans un proche avenir. Il toréera très bien un peu évident et exigeant Tardieu qu’il finit par mettre dans sa muleta, faisant croître l’intérêt de sa faena avec un final tout en verticalité et une épée efficace… Vêtu d’un traje campero camarguais, Lalo de Maria n’est pas apparut à l’aise devant un Jalabert qu’il fallait soumettre alignant quelques passages aux contours personnels avant de sécher avec les épées. Nino Julian partagera les banderilles avec Thomas Ubeda avant d’afficher son envie et sa décision face à un excellent Curé de Valverde qu’il embarquera sur les deux cotés sur des séries bien rematées et soulignées par une copla flamenca. Seule l’épée ne sera pas au même niveau. Marcos Adame, le catalan de Calafell, issu du bolsin matinal eut plus tendance à composer la figure, ce qu’il fit fort bien, qu’à toréer, n’exploitant pas l’excellent potentiel du becerro d’El Campo qui lui infligera une voltereta sans conséquence par excès de confiance avant de cafouiller avec les aciers.

 

Six novillos des ganaderias françaises de Pages-Mailhan, D. Cuillé, San Sebastian, Tardieu Frères, Jalabert Frères, Valverde et un becerro d’El Campo donnant d’en l’ensemble un jeu varié, souvent intéressant, pour les matadors de toros

-Stéphane Fernandez Meca (Pages-Mailhan) : Oreille.

-Marc Serrano (D. Cuillé) : Oreille.

-Maxime Solera (San Sebastian) : Oreille.

-Carlos Olsina (Tardieu Frères) : Deux oreilles.

-Lalo de Maria (Jalabert Frères) : Silence après avis.

-Nino Julian (Valverde) : Deux oreilles avec pétition de vuelta pour le novillo.

-Marcos Adame, le vainqueur du bolsin matinal, (El Campo) : Oreille après avis.

 

Pst : G. Raoux, 1/3 d’arènes par une température automnale agréable et sous un ciel nuageux. Durée 3h35 !!! Tous les intervenants l’ont fait bénévolement. L’acteur Yannis Ezziadi a lu le discours d’ouverture avant de donner la parole à Philippe Caubere le parrain de cette édition  tandis Phénix Varbanor et Stanislas Blohorn avaient réalisé le décorum des arènes.

 Le bolsin matinal à vu "s'affronter" six élèves des écoles taurines de Nîmes, Arles, Béziers, de Catalunya, Adour Aficion et de l'Afap. C'est la ganaderia El Campo de Manon et Hugo Alexandre qui a fourni les  trois becerras et c’est le vote du public qui a désigné le vainqueur, Marcos Adame de l’ Escuela Taurina de Catalunya…


 

Istres : Marco Perez ouvre la grande porte du Palio

 

Le jeune novillero salmantino a réussi sa présentation en novillada piquée en coupant trois oreilles aux Gallon, dont deux au 3eme, "Despierto" N°21 honoré d’une vuelta posthume.

 

C’est devant une arène du Palio pleine et les camera de One Toros que Marco Perez à toréé sa première novillada piquée, en solitaire et porté son 1er habit de lumières en Europe…

Suite à des problèmes vétérinaires, il l’a fait devant des novillos des Frères Gallon, en remplacement des Garcigrande initialement prévus. Des Gallon qu’il avait toréé aux corrales de Gimeaux le dimanche 9 avril 2017 lors de sa présentation en France… Et qui à nouveaux lui ont permis de triompher, Marco Perez invitant l’un des ganadero, Jean-Pierre à partager sa vuelta au 3eme.

 

Le scénario fut idéal jusqu’à l’avant dernier. Un salut, une oreille, deux oreilles et… puis l’espoir d’une ultime grande faena s’est envolé, faute d’adversaire… A tout juste 16 ans, le protégé de Juan Bautista a affiché un savoir assez impressionnant, une autorité en piste et un sens de la lidia même s’il eut plus de mal face au dernier. Marco Pérez, un ex niño sabio, possède aussi un corte torero, un registre varié tant à la cape qu’à la muleta et une toreria que peu de torero ont…  Tout ne fut pas parfait et en particulier le maniement de l’épée mais il faut laisser le temps au temps. Un vent violent et des températures fraîches n’auront pas aidé non plus le jeune torero

 

Sa première faena fut brindée à son aporado et culmina sur la droite d’un novillo commode manquant de forces et de fond avec une pointe de genio qu’il sut bien embarquer sur quelques belles séquences avant de sécher avec les armes. Il salua son second d’une larga de rodilla avant des capotazos décidés et un quite par chicuelinas. Il offrit à un Gallon noble mais aux forces limitées des séries droitières d’école avec temple et douceur avant d’appliquer le même rythme sur l’autre bord précédant un retour à droite, de longues circulaires inversées et un épée au deuxième essai…

Le meilleur moment vint avec le troisième chapitre, attaquant sa faena les deux genoux en terre avant de lier trois naturelles de gala et de poursuivre en enchaînant des séries ambidextres aux courbes parfaites, faisant croître l’intérêt de sa composition jusqu’à l’ultime naturelle au ralenti. Et là l’épée fut au rendez-vous malgré un effet un peu long…

Il ira attendre le dernier à porta gayola enchaînant des véroniques somptueuses soulignées par la musique… Juste de forces et rechignant avec ses charges courtes, l’ultime novillo ne fut pas celui de la fête, même s’il parvint à lui allonger un peu ses charges à gauche. Et comme il s’égara avec le descabello le silence fut de mise. 

Il quittera le Palio d’Istres par la grande porte, ovationné par le public…

 

-Marco Perez (bleu ciel et or) : Salut après avis, oreille, deux oreilles et silence après avis.

Sobresaliente : Pablo Jaramillo (sangre y oro). Pst : K. Kehiha. Ciel voilé avec mistral violent et température allant a menos, frisquettes à la fin. Une minute de silence à la mémoire de Pepe de Montijo avant une remise d’un souvenir en piste à Marco Perez pour ce jour exceptionnel par Mr Bernardini, maire d’Istres et B. Carbuccia directeur des arènes.

 

Quatre novillos des Frères Gallon diversement présentés, très commode celui d’ouverture, meilleur le 3eme, primé d’un tour de piste posthume, à un degré moindre le second, le dernier, le moins intéressant, plombant un peu le final. Une pique légère et deux paires de banderilles pour tous. Un entracte au milieu du festejo avec un spectacle plus ou moins flamenco, n’apporta rien à l’affaire.


Saint Sever : Tomas Bastos surclasse l’intéressante novillada non piquée

 

La 39ème semaine taurine et culturelle de la peña Jeune Aficion de Saint Sever s’est terminée ce dimanche avec une intéressante novillada non piquée de la ganaderia de Vieux Sulauze de la famille Fano. Il faisait chaud mais bon dans les arènes Henri Capdeville. Cependant la concurrence rugbystique et avec un temps très estival ont enlevé quelques personnes dans les gradins.

-Andoni Verdejo (blanc et or) oreille

-Javier Zulueta (fushia delavé et or) Deux oreilles

-Julio Mendez (granat y oro) oreille

-Tomas Bastos (lilas et or) Deux oreilles

Cinq cent personnes environ. Présidence : Jean Christian Dabadie. A l’issue du paseo, une minute d’hommage a été respectée au son de la trompette.  

Quatre erales du Vieux Sulauze bien présentés dans l’ensemble, nobles hormis l’exigeant troisième.  Le quatrième exemplaire fut crédité d’une vuelta posthume.

Andoni Verdejo reçut discrètement le premier exemplaire. Après un timide début à droite, il lia de belles séries gauchères avec douceur et une certaine toreria personnelle. Face à un noble mais fade opposant, sa faena manquant par moment de transmission. Les trincheras finales furent de bons goûts mais conclut sa prestation par une estocade en trois temps. Il obtint cependant un trophée.

Javier Zulueta affronta un noble novillo mais distrait, regardant souvent les gradins. Il lia des passes sans réelle construction avec un placement souvent excentré. Quelques naturelles de bons goûts mais sans dominer son adversaire du jour. Il logea une belle épée et obtint deux oreilles généreuses.

Julio Mendez accueillit son eral par des véroniques données à genoux. Il se montra volontaire mais fut également brusque dans ses gestes. Sa faena débutée à genoux fut irrégulière et ne put corriger un adversaire exigeant, donnant des coups de têtes aléatoires. Il se fit surprendre à deux reprises pour deux volteretas sans gravité. L’épée ne fut pas en place. Son envie sera récompensée d’un trophée également.

Tomas Bastos, le jeune portugais a surclassé la tarde par sa classe naturelle. Le nouveau protégé de Cristina Sanchez toréa un noble opposant avec une douceur et une précision dans tous les muletazos. Bon banderillero, également, il servit une grande faena conclue par des luquesinas et une entière en place. Il invita la ganadera émue, pour un salut en piste et il remporta les prix du jour. Il fut également désigné meilleur novillero sans picador dans le Sud-Ouest par les critiques taurins à l’issue de la course.

Le prix de l’ACONCSO au triomphateur de la tarde, le prix de la peña jeune aficion au meilleur torero al natural et le prix de la Villa Mirasol furent remis à Tomas Bastos. Le prix de la meilleure estocade alla à Javier Zulueta.

 

 

Vuelta a los toros pour Toreria


Bouillargues : Les prix pour P. Andres et l’eral de R. Durand

 

Le becerrista de Vitoria et “Algar” de la ganaderia de Roland et Raphaël Durand ont été désignés lauréats de la traditionnelle novillada sin caballos de Bouillargues, la 11eme du nom, une édition qui ne restera pas dans les annales. Derrière le novillo primé on retrouvera un Blohorn de bonne composition, un F. André et un Colombeau affichant eux quelques cotés intéressants tandis que le Yonnet, trop juste de forces et le Tardieu invalide n’ont rien apporté à l’édifice. Coté novilleros ou plutôt encore becerristas, élèves d’écoles taurines, Pedro Andres par son envie et un deuxième acte de bonne tenue face au meilleur eral du jour, sera logiquement mis sur la plus haute marche du podium. Si techniquement Andoni Verdejo s’est affiché le plus affûté, il s’est aussi montré sans trop de motivation apparente et fâchée avec l’usage du descabello. Quand à El Quitos, il eut du mal à conjuguer le verbe toréer face à deux adversaires très différents, revenant tout de même avec un coup de corne dans le mollet combattre son second adversaire.

 

Le castaño d’H. Yonnet fit une incursion dans le callejon avant d’afficher des signes de faiblesse et un parcours réduit à droite, le tout allant en s’accentuant même si à gauche ce fut un peu mieux. El Quitos s’appliqua en début de faena mais ne pesant pas sur son adversaire, il se fit prendre le dessus et accrocher avec en prime un puntazo dans le mollet. Le franco-mexicain hérita ensuite d’un excellent Blohorn qui lui permit quelques belles séquences sur les deux bords mais sa faena résulta décousu et alla a menos avant un échec avec les aciers.

Devant un F. André, très dans le type de la casa, P. Andres eut du mal a trouver la bonne carburation face à la race de son opposant, finissant mieux lorsqu’il baissa enfin la main. Face au meilleur du lot, il se confia davantage et en tira de bonnes séries sur les deux rives, sachant maintenir de l’intérêt jusqu’au final. Dans les deux cas, il tua plutôt approximativement.

Andoni Verdejo ne put rien espérer d’un invalide Tardieu qui s’affaler régulièrement. Avec le Colombeau, il eut à composer un becerro exigeant et avec une pointe de violence à droite mais d’un tout autre fond à gauche. Il aura fallut que la présidente lance la musique pour que le protégé de Richard Milian s’investisse un peu plus et dessine d’excellents naturelles, profitant enfin de l’excellent coté de son opposant. L’épée ne fut pas suffisante et une nouvelle fois le descabello lui fut fatal.

 

Ont été combattus, dans l’ordre, un eral du fer d’Hubert Yonnet, un des Héritiers de François André, applaudit à l’arrastre, un des Frères Tardieu, un de Blohorn, applaudit à l’arrastre, un de Roland Durand applaudit à l’arrastre, et un des Héritiers de Cyril Colombeau d’encaste propre. Tous bien présentés. 

-César Fernandez “El Quitos” (canne et or) Indépendant : Silence et salut après avis

-Pedro Andres (blanc et or gris) Ecole taurine de Salamanca : Vuelta après avis et vuelta après avis

-Andoni Verdejo (violette et or) Adour Aficion : Silence et silence après deux avis.

 

Pste : Ch. Banuls, 9/10 d’arènes sous un temps estival. El Quitos a reçu un puntazo de 10cm dans le mollet droit à son 1er et à rejoint avec la permission du palco, l’hôpital après la mort de son second novillo. Minute de silence pendant le paseillo à la mémoire de Nicole Pince Pepe de Montijo, Alain Gaido et tous les taurins et aficionados disparus dans l’année


Vieux Boucau : Fernando Adrian et Clemente sortent en triomphe

 

La peña taurine de Vieux Boucau, La Mariposa, habituée à l’organisation de corridas portugaises, novilladas ou recorte, a fêté son 20ème anniversaire par l’organisation d’une corrida avec Sébastien Castella comme tête d’affiche. Malgré une légère pluie intermittente durant le spectacle, les arènes Joseph Laudouat ont été épargnées par l’orage, qui tomba dans les alentours, pour leur 60ème anniversaire. A l’issue du paseo, la peña a remis un trophée souvenir aux trois toreros du jour.

-Sébastien Castella (tabac et or) Silence et oreille après avis

-Fernando Adrian (rouge fané et or) Deux oreilles et deux oreilles

-Clemente (vert et or) Oreille et oreille après avis

¾ d’arène environ. Présidence : Lionel Lohiague.

 

Les toros de Victoriano del Rio, bonitos, commodes d’armures, ont été économisés au premier tiers, pour des rencontres souvent anecdotiques avec la cavalerie. Ils ont par la suite montré une noblesse suave quand la force ne leur fit pas défaut. Ils donnèrent du jeu comme on peut l’entendre dire de façon moderne. Le premier trop faible et invalide, fade le quatrième, compliqué et intéressant le sixième. Meilleurs le noble second et le très noble cinquième qui fut crédité d’une vuelta posthume.

 

Sébastien Castella hérita du lot le moins propice au succès. Il fit le maximum pour maintenir debout le premier toro de la tarde, trop faible et invalide. Il tira quelques muletazos avec douceur à mi-hauteur, sans brusquer son opposant. Il conclut au descabello. Il reçut par véroniques et chicuelinas le quatrième toro. Il débuta ensuite au centre par cambiadas puis toréa avec douceur un fade adversaire, vite éteint. Un changement de main au ralenti est à relever. La faena alla à menos et conclut une nouvelle fois au descabello. L’oreille, peu demandée, fut anecdotique et Castella la rendit à sa cuadrilla.

Fernando Adrian faisait sa présentation suite à ses deux succès à Madrid. Il accueillit son premier toro à genoux par une série de largas de rodillas qui donnèrent le ton de son après-midi. Après un début dans le dos, il servit de belles séries droitières avec rythme. La deuxième partie de faena fut moins aboutie avant de mieux finir par des luquesinas et d’une entière en avant mais d’effet rapide. Face au cinquième, il se fit surprendre dans la lidia, recevant un accrochage sans gravité. Le second tercio fut abrégé alors que le toro suivait les banderillos aux tablas ! Adrian débuta à genoux et lia de bons derechazos qui déclenchèrent la musique. Il profita de la belle noblesse de Victoriano, manquant un peu de transmission dans ses douces embestidas. Adrian allongeant la faena pour indulter le toro. Le président oublia de faire sonner les avis mais laissa fort heureusement le mouchoir orange dans la poche. Entière tombée. Il obtint deux trophées supplémentaires et partagea son tour de piste avec le ganadero et le mayoral. Le torero sera sans doute dans les cartels des arènes de première catégorie l’an prochain

 

 

Vuelta a los toros pour Toreria

 


Saint Perdon : Garcia Pulido se distingue

face aux très décevants Pedraza de Yeltes

 

Le défi ganadero entre Pedraza de Yeltes et Escolar Gil, initialement prévu, n’a pas pu avoir lieu en raison de la crise sanitaire en Espagne. Les novillos de la ganaderia d’Escolar Gil n’ont pas pu être embarqués. En accord avec les ganaderos de Pedraza de Yeltes, c’est un lot complet qui fut lidié afin de maintenir la novillada. Malheureusement, la présentation des novillos n’était pas conforme à l’attente du public, loin de la présentation que les aficionados ont l’habitude de voir en corrida avec cette ganaderia.

De plus, le novillos envoyés ont plombé la tarde, faibles, peu présents au premier tiers, sans race. Une mauvaise tarde pour Pedraza de Yeltes. Trois d’entre eux ne sont allés qu’une seule fois au cheval contre les deux réglementaires, exigées pour une arène de première catégorie. Quand on sait que la peña La Muleta doit payer les tarifs d’une arène de première depuis la délocalisation à Mont de Marsan, cela a quelque peu irrité le public exigeant du Plumaçon. Meilleur le noble second avec une certaine classe.

-Solalito (lavande et or) silence et ovation après avis

-Guillermo Garcia Pulido (lilas et or) oreille et vuelta après avis

-Diego Bastos (bleu et azabache) silence après avis et silence après avis

Alternance de nuages et soleil, vent frais gênant par moment. 1/4 d’arène environ. Présidence : Franck Lanati.

Solalito handicapé par une douleur au dos, ne banderilla pas son premier adversaire qui poussa légèrement la première rencontre avec la cavalerie. Le novillo se montra par la suite court de charge et sans fond. Faena essentiellement droitière et sans transmission. A gauche, Solal donna un court et timide passage avec un novillo sans grande qualité. Face au quatrième qui prit qu’une seule pique, il banderilla avec efficacité et sobriété. Après un brindis à Thomas Dufau, il servit de bonnes naturelles lors d’une faena irrégulière face à un adversaire manquant cruellement de caste.

Guillermo Garcia Pulido fut la seule satisfaction de la tarde, il domina ses deux adversaires. Le deuxième novillo répéta dans son capote mais montra rapidement un manque de force en fléchissant sous le peto lors de sa seule rencontre. G.Pulido débuta au centre par des cambiadas puis lia de belles séries droitières avec profondeur face un animal noble, mettant bien la tête dans le leurre mais sa faiblesse prit malheureusement le dessus. Un final par Bernadinas serrées puis l’épée entière mais de côté en conclusion ne le priva pas d’un trophée. Le cinquième fut plus costaud de trapio mais également juste de force. Il parvint à lier des derechazos avec rythme. Il fut plus brouillon à bâbord. Faena longue allant a menos. Il s’éternisa au descabello et perdit un possible trophée.

Diego Bastos reçut par véroniques un novillo protesté pour son trapio et sa faiblesse, recevant en plus qu’un seul picotazo. La faena fut discrète et longue face à un opposant qui fléchit trop souvent des antérieurs. L’ultime novillo s’employa légèrement sous le fer mais fut très mal piqué. Le second tiers fut abrégé par la présidence suite à la prestation chaotique de la cuadrilla. Malgré quelques gestes allurés et des naturelles de bons goûts de D.Bastos, la faena ne décolla pas à cause du manque de race du Pedraza.

 

 

Vuelta a los toros pour Toreria


Rion des Landes : Tomas Bastos domine la tarde et sort en triomphe

 

Le portugais de l’école taurine de Badajoz, Tomas Bastos a survolé la tarde, montrant classe et domination face à ses deux adversaires. Il y a eu moins de monde dans les tendidos que l’an passé, moins de 2/3 d’arènes environ sous des températures caniculaires. En matinée, c’est le jeune Pablo Hernandez qui est sorti en triomphe d’une bonne novillada d’Alma Serena. L’après midi les novillos de Valdefresno ne furent pas aussi bien présentés que les années précédentes, qui faisait la renommée de cette novillada des fêtes.

-Andoni Verdejo (violet et or) oreille et ovation après avis

-Salvador Herrero (fushia et or) silence après avis et silence

-Tomas Bastos (lilas et or) Deux oreilles et oreille

Présidence : Lionel Lohiague

Les erales de Valdefresno de présentation correcte, furent de comportement varié. Ils ont manqué de force, parfois violents et exigeants dans leurs charges, avaient une tendance à partir aux planches. Le noble troisième novillo fut crédité d’une vuelta posthume généreuse.

Andoni Verdejo accueillit par véroniques le premier exemplaire de la soirée, distrait, et sans grandes qualités, restant sur la défensive. L’aturin débuta par le bas, et donna des derechazos appliqués mais accrochés sans pouvoir donner du liant. Il se montra plus autoritaire face au quatrième manso, fuyant aux planches. Après un début hésitant, il s’affirma et domina avec autorité son adversaire avant de pouvoir distiller quelques gestes allurés en fin de faena. Malheureusement, il perdit un trophée avec les aciers.

Salvador Herrero servit une belle série de véroniques lors de la réception de son premier eral, qui s’employa. Mais l’animal montra de la faiblesse malgré une certaine classe dans ses charges, museau au sol, avant de fléchir des antérieurs. Herrero donna une faena irrégulière, se faisant désarmer. Faena sans transmission avant d’échouer avec les épées. Le cinquième novillo fut violent dans ses charges et montra vite des signes de mansedumbre. L’élève de l’école taurine de Salamanque resta brouillon.

Tomas Bastos fut le plus en vue dans tous les tercios. Bon capeador, il banderilla avec brio ses deux adversaires mais sur la même corne à chaque fois. Il débuta sa première faena à genoux au centre, puis lia des belles séries profondes sur les deux bords, avec domination et classe. Il profita de la noblesse de son adversaire pour servir des changements de main templés et de bons goûts. L’épée tombée mais rapide ne le priva pas d’une double récompense. Vuelta posthume généreuse pour le Valdefresno. Il accueillit l’ultime avec classe et originalité. Après trois belles paires de banderilles, il prit rapidement la commande du combat, montra la marche à suivre à un novillo qui manqua de parcours. Il réduit alors les distances, garda son adversaire, avec des tendances à vouloir partir aux tablas, près de lui. Bernadinas serrées et une demie lame au second envoi conclurent la soirée.

Il fut déclaré, sans surprise, triomphateur de la journée.

 

Vuelta a los toros pour Toreria


Saint Gilles : Sortie à hombros de S. Castella à l’issue d’un mano à mano entretenu…

 

Avec trois oreilles coupées grâce à la meilleure des conceptions du toreo du biterrois, la grande porte des arènes de Saint Gilles s’est ouverte à lui,  une grande porte qu’aurait du franchir également Thomas Joubert qui s’est fait voler par le président une seconde oreille devant le 4eme toro… Quelle injustice !!!!

 

C’est avec une réception coulée avant une pique simulée que S. Castella ouvrira les débats avant d’initier sa faena de quatre statuaires et un enchaînement sans scories. Essentiellement droitier, l’autre bord ayant moins de répondant, l’ensemble ira à menos avec toro baissant de ton. "Ojador" se verra offrir un quite par chicuelinas et tafalleras alternées avant d’être capté par la douce et efficace muleta d’un Sébastien Castella affichant la meilleure facette de son toreo… Capté prés des barrières et mené en déroulant les muletazos au centre avec une facilité déconcertante par des séries allurées avec changement de main tout en retenant un toro qui lorgnait les bordures. Le biterrois ramènera son adversaire vers son terrain de prédilection pour loger une estocade décisive…. Moins dans le type, un peu mieux armé, manso, chassant la cavalerie au deuxième assaut avant d’y revenir en peleant, le 5eme se fera embarquer d’entrée par le leurre d’un S. Castella maîtrisant parfaitement et esthétiquement son sujet, à droite surtout, l’autre montrant quelques aspérités vite effacées, le tout conclut d’une entière engagée mais nécessitant un double usage du descabello.

T. Joubert toucha en 1er un toro noble mais manquant de fond avec tendance à s’échapper. Il débuta sa faena au centre pour lui offrir des enchaînements, doux, templés, variés et improvisés, impressionnant pour un torero qui revient après plusieurs années d’arrêt, mais la fadeur de l’opposition fit que la mayonnaise ne prit pas. Le 4eme fut changé pour faiblesse des antérieurs, le sobrero lui poussa jusqu’à faire chuter le groupe équestre, en sortant par une vuelta de campana… L’arlésien après un quite par gaoneras, le laissa venir patiemment, avec des gestes purs et académiques avant de faire croître ces moments de toreo vraiment différents et personnels en augmentant la lenteur et la pureté des muletazos avec notamment une série de cartucho de pescao, la muleta se posant sur le sable… Après des bernardinas ajustées, T. Joubert loge ¾ de lame en place mais pas suffisante. Il la retire en s’engageant lui-même façon simulacre. Nouvelle épée dans la foulée, cette fois fulminante. Pétition de seconde oreille ultra majoritaire d’un public debout et conquit. Seul un président imbu de son autorité, injuste, gâchera la fête pour s’offrir une énorme et justifiée bronca…

Il héritera en dernier d’un toro qui permettra à JL Aillet d’être applaudit après deux piques bien prises. La faena, entièrement donnée avec l’épée de mort, culminera à gauche avec des muletazos épurés, sans un faux plis mais la fadeur de l’opposition impacta la tenue d’ensemble avant une lame portée un peu précipitamment et avant se sécher avec le descabello…

 

Corrida de toros, six Victoriano del Rio, dont un 4eme bis et un du fer de Toro de Cortes (2eme) en remplacement des Garcia Jiménez, bloqués pour raisons sanitaires. Un lot juste en tamaño, commode de tête, noble mais manquant de forces, économisé au cheval, avec des tercios de banderilles réduits, meilleur le 3eme et surtout le 4eme bis

Mano a mano pour un double retour Sébastien Castella - Thomas Joubert. Le 1er après une pause taurine de 3 ans, le second après un arrêt pour raisons personnelles familiales de même durée. Deux retours très attendus à Saint Gilles qui enregistra une grosse entrée, 9/10 environ malgré un  prix de place élevés… 39€ les générales !!!!

-Sébastien Castella (bleu roi et azabache) Oreille, deux oreilles et salut

-Thomas Joubert (bleu outremer et or) Salut, oreille après avis avec énorme pétition de la seconde et silence après avis

Pst : B. Dumas, sobresaliente : Jeremy Banti, chaud soleil estival. Salut de J. Chacon au 5eme

Paseillo chanté par la soprano Estelle Mazillo et prolongé par une ovation aux deux toreros. Bronca sonore finale pour le président.

 

 

Saint Gilles : Solalito enlève la Chaquetilla d’Or

 

Il remporte ce prix après avoir coupé la seule oreille de la partie concernée de cette novillada mixte. Un prix auquel aurait put tout aussi bien prétendre Nino Julian s’il avait mieux tué. Le prix décerné au meilleur novillo le fut pour "Despreciado" des Freres Gallon mais celui de Blohorn aurait pu aussi l’avoir. Quant au jeune becerrista saintois, Victor, il quitta les arènes de Saint Gilles avec une oreille d’encouragement dans son esporton.

A l’issue du paseillo, le Centre Français de Tauromachie de Nîmes qui fête ses 40 ans fut honoré en piste avec Ch. Lesur, P. Varin et de nombreux élèves dont le sobresaliente du jour Rafael Ponce de Leon… Ce mano a mano nîmo-nîmois s’est également déroulé avec deux anciens élèves du CFT qui eurent à combattre quatre novillos de quatre élevages français, Malaga, Blohorn, Gallon et A. Tardieu, le sorteo se montrant assez équilibré dans l’ensemble. Pour la partie non-piquée, c’est un eral de La Paluna qui fut lidié par Victor.

Solalito et Nino Julian banderillérent fort bien leur 1er novillo avant de partager ce tercio au troisième. Aux portes de l’alternative, le 1er cité eut à composer avec un novillo de Malaga pas évident au début, surtout à droite et qui sur la fin suivit plus harmonieusement le leurre efficace présenté par Solalito, et ce sur les deux rives. L’entière efficace mit un terme au combat et l’oreille tomba. En second il tomba sur le meilleur novillo de l’envoi, aux charges lisses avec classe, le nîmois templant avec douceur sur les deux bords, rehaussant le final de luquesinas ajustées mais cette fois, l’épée ne fut pas au rendez-vous.

Nino Julian héritera d’un excellent novillo de Blohorn, chargeant avec engagement sur les séries droitières initiales avant de se livrer de la gauche dans la muleta allègre du nîmois dans un ensemble enlevé et de belle tenue. L’usage du descabello mis un bémol au final. Face au Tardieu qui prenait le leurre au début, mais sans s’y employer, N. Julian essayera d’animer la faena et y parviendra en fin de cycle sur les deux cornes avant de cafouiller avec les aciers.

En supplément un becerro de bonne composition, bien que de tendance querencioso, fut reçu à portta gayola et combattu par le becerrista Victor, encore vert et un peu trop timoré, ayant du mal à faire passer un message, d’autant qu’il rallongea un peu trop sa faena… avant une conclusion en deux essais…

 

-Novillada mixte de la Chaquetilla d'Or avec quatre novillos de Malaga, Blohorn, Gallon Frères et Alain Tardieu et un becerro de La Paluna pour

-Solalito (bleu de France et or) : Oreille et vuelta

-Nino Julian (sangre et or gris) : Vuelta après avis et salut après avis

-Victor (crème de lait et réglisse) Oreille !

Pst : Mr. Vultaggio. Demie arène sous un chaud soleil. Sobresaliente : Rafael Ponce de Leon

Deux piques sans grand relief  dans l’ensemble, le Gallon n’y étant mis qu’une fois.

 

Vendredi, pour l’ouverture de la feria, Valentin du Centre Français de Tauromachie à été déclaré vainqueur du Bolsín de Nîmes Métropole… L’épée ayant eu un impact sur le résultat des trois toreros qui ont affichés envie et potentiel, les trophées du jour allant à Valentin, qui en plus fut efficace avec les armes

Arènes décorées par Laurent Arpinon. Trois erales de Roland Durand (1er, 2° et 6°) et trois de Raphael Chaubet, donnant un bon jeu dans l’ensemble, meilleurs les 5eme et 6eme honorés d’une vuelta posthume. 

-Raphael Ponce de León : silence aux deux.

-Francisco Benito : silence et oreille.

 

-Valentin : oreille puis deux oreilles.


Roquefort : Unique oreille pour José Antonio Valencia devant une difficile novillada de Yonnet

 

Trois heures sans ennui ni alegria mais avec une tension nerveuse casi permanente. Difficile après-midi pour les novilleros, J.A. Valencia s’en sortant le mieux et pour la ganadera avec un novillo sifflé et un autre applaudi, car la majorité se sont montrés incommodes, courts de charge, manso et manquant de fond pour la plupart. Les Hubert sortant mieux que les Christophe Yonnet. 

Jose Rojo en remplaçait de Victor Barroso qui a décidé récemment de mettre un terme à sa carrière.

 

Diego Peseiro : Silence après avis et silence après avis
Jose Rojo : Silence après 2 avis et silence après avis
José Antonio Valencia : Ovation et oreille


Villeneuve de Marsan : Thomas Dufau sort en triomphe pour sa dernière chez lui

 

Le cercle taurin de Villeneuve organisait la corrida des fêtes en hommage à l’enfant du pays, Thomas Dufau. Depuis son alternative en 2011, une corrida était organisée dans les arènes Camille Couralet, habituées aux novilladas dans le passé, pour soutenir le torero du Frêche. Depuis 2011, Thomas Dufau a sa corrida à Villeneuve. Cette année, pour sa dernière, il était accompagné de Dorian Canton, qui prit son alternative dans ces arènes et Yon Lamothe, récent matador de toros, pour la relève. L’affluence aux guichets a nécessité le report du paseo de 20min. Arènes quasi pleines pour l’évènement avec le beau temps.

Malheureusement les toros de D. Cuillé ont gâché la fête prévue. Commodes de têtes et faibles dans l’ensemble. Ils furent à peine piqués. Malgré ceci, ils ont beaucoup fléchi avec des pattes en coton. Les trois toreros ont tenté d’extirper le maximum de leurs adversaires.

-Thomas Dufau (bleu et azabache) palmas et deux oreilles

-Dorian Canton (violet et or) silence et oreille

-Yon Lamothe (vert fougere et or) ovation et ovation après avis

Présidence : Jacques Grué. Salut aux banderilles de El Monteño” au quatrième toro.

Baptiste Bordes, était invité par Thomas Dufau, et a écarté le premier toro de la soirée.

 

Thomas Dufau accueillit le toro d’ouverture par une larga de rodillas après l’écart serré de Baptiste Bordes. Il fut doux, cape en main, avec sa réception par véroniques et son quite par chicuelinas. Après un début par cambiada au centre, il lia deux séries droitières posées avant que le toro ne se blessa au sabot. Le toro alla cependant jusqu’au bout et montra son fond de noblesse. Dufau pincha au moment de conclure. Face au quatrième avec un peu plus de force, il lia de bonnes séries sur les deux bords et conclut d’une entière qui libéra les deux oreilles tant attendues. Thomas sera fêté lors de son tour piste avec ses deux enfants.

Dorian Canton fut sans option face au deuxième toro invalide qui fléchit des antérieurs. Le béarnais tenta de tirer quelques muletazos mais s’éternisa avec les armes. Le cinquième fléchit également dès les premières passes de cape. Canton tira le maximum avec des muletazos et des naturelles précises mais sans émotion.

Yon Lamothe parvint à lier quelques derechazos précis et dominateurs mais la faena resta sans transmission à cause de la fadeur et la faiblesse du toro. L’ultime montra enfin un peu de puissance au contact du cheval. La faena du tarusate fut irrégulière et mit du temps de trouver le bon sitio. Il lia deux bonnes séries droitières dans un terrain adéquat. L’épée lui fit perdre un possible trophée.

  

Vuelta a los toros pour Toreria


Parentis : Deux oreilles pour I. Martin lors de la seconde novillada

 

Les novilleros ont essayé de faire leur possible. Garcia Pulido a confirmé qu’il était un bon technicien. Ismaël Martin est volontaire et banderille bien. Lalo de Maria est encore vert. Hélas les novillos de Pedres sans forces, sans poder et sosos ont plombé l’après-midi. Six piques au total, pour une novillada parentissoise, cela doit être un (triste) record. Par contre, les deux quasi llenos en deux jours sont un fait notable et encourageant pour les organisateurs.

A l’exception du second, fuera de typo et commode de tête, les toros de Pedres sortis à Parentis étaient bien présentés et armés. Pour le reste, la novillada est sortie sans forces, fade à des titres divers, décastés,

Garcia Pulido a touché un premier toro juste de forces qu’il a toréé sur le passage. Faena et toro ont manqué de transmission. En bon technicien, Garcia Pulido a gardé le quatrième debout. De bons derechazos mais la soseria du toro a généré plus d’ennui que d’émotion.  Contrairement à son premier Pulido a failli avec les aciers à ce second novillo.

Le second est un invalide auquel Lalo de Maria s’est obstiné à faire une faena très et trop longue. Le cinquième fut sans options, Lalo de Maria a instrumenté une faena sans construction ni rythme et mal conclue à l’épée. 

Il n’y avait pas grand-chose à tirer du troisième, Ismaël Martin a tué d’une de ces épées modernes basses et efficaces qui font tomber une oreille. Face au dernier,  le plus solide de l’envoi Ismaël Martin instrumente une faena volontaire,  appliquée mais brouillonne. Il coupe une nouvelle oreille après un final en trois temps et sort à hombros par la porte des cuadrillas.  

-Guillermo Garcia Pulido (blanc et or gris): oreille et silence après avis

-Lalo de Maria (lilas et or): silence après avis et silence après avis

-Ismael Martin (rouge et or) : oreille et oreille

 

Président: Denis Labarthe quasi lleno

Parentis samedi : Sergio Rodriguez séduit et sort en triomphe des arènes

 

La féria de la Sen Bertomiu a débuté avec, pour la première novillada de la féria, la ganaderia française de Blohorn. La toiture des arènes Roland Portalier a permis aux aficionados de rester à l’abri avec une pluie fine digne du mois d’octobre. L’an passé, la présentation de la première novillada avait fortement déçu. Cette année les organisateurs ont rectifié le tir avec une bonne présentation des novillos de Blohorn. Ils ont manqué un peu de force malgré de bonnes intentions avec des comportements encastés. La déception vient du premier tiers où seul les deux derniers prirent deux piques. Le cinquième novillo fut le plus complet et intéressant de la tarde. Les quatrième et sixième ont débordé les jeunes novilleros.  

-Jorge Molina (bleu et or) silence et ovation

-Sergio Rodriguez (lavande et or) oreille et 2 oreilles

-Marcos Linares (lait et or) silence et silence après avis

Les tendidos étaient remplis aux 8/10 environ. Présidence : Lionel Lohiague.

 

Jorge Molina avait les stigmates sur son visage des deux volteretas reçues à Madrid jeudi soir. Il resta superficiel et n’a pas convaincu l’assemblée. Le premier novillo, juste de force, reçut un petit picotazo. Malgré cela, il resta fade dans la muleta hésitante du novillero de Tolède. Face au quatrième, qui fit sonner les étriers sur la mononique, Molina servit une faena sans parvenir à lier ses muletazos, cherchant le bon sitio, en vain.

Sergio Rodriguez fut le plus en vue de la tarde. Il accueillit son premier adversaire par des véroniques. Après la monopique, il débuta à tribord en laissant de la distance. Il lia de bonnes naturelles douces. La fin de faena, trop longue, alla a menos avec des derechazos moins fluides et décousus. Le cinquième novillo prit deux piques, poussant à la première rencontre. Le natif d’Avila montra de la détermination et lia de bonnes séries sur les deux bords avec rythme. Une Faena irrégulière par moment, mais un final, plus abouti, transmit de l’émotion dans les tendidos. Il s’engagea avec l’épée, logeant une lame entière et en place au second essai. Ovation au novillo.

Marcos Linares passa une après midi difficile. Il abrégea rapidement ses deux combats, débordé par ses deux adversaires, parvenant difficilement à lier une série complète. Son premier opposant fut trop faible avec un problème du train avant. Il connut en plus de nombreux échecs avec les armes. Une tarde à oublier pour le jeune apprenti de Linares.

  

Vuelta a los toros pour Toreria

Soustons : Cristiano Torres remporte le trophée de France 2023

 

Pour la troisième année consécutive, les organisateurs de Soustons ont reconduit la formule du trophée de France. Quatre novilleros ont affronté un novillo puis le jury sélectionna deux finalistes qui ont toréé un second adversaire. Les novillos de Camino de Santiago d’une présentation correcte, d’un bon trapio mais court de tête, furent décevants par leur manque de force. Ils reçurent chacun un petit picotazo pour la forme. Ils avaient un fond de noblesse mais la fadeur de leurs charges ont pris le dessus. Meilleur le cinquième, échu à Cristiano Torres. Suite à une erreur au toril, le sixième novillo est sorti en cinquième et les deux finalistes ont donc dû inverser l’ordre de passage.

 

-Solalito (lilas et or) Oreille et ovation après avis

-Victor Cerrato (vert olive et or) silence après avis

-Tristan Barroso (purissima y azabache) ovation

-Cristiano Torres (praline et or) vuelta après avis et 2 oreilles

Suite à un problème informatique à la billetterie, il fallait être patient pour se procurer un billet non réservé. Le paseo fut donc retardé de 30min. Le beau temps est revenu. 2/3 d’arène environ. Présidence généreuse de Lionel Lohiague.

 

Solalito ouvrit les débats en recevant le premier novillo d’une larga de rodillas. Le double vainqueur montra la voie en se distinguant dans les trois tercios, en donnant des quites et en posant des banderilles. Il servit de bonnes naturelles douces face à un adversaire fade et faible mais possédant un fond de noblesse. L’entière de côté ne le priva pas d’un trophée. Sélectionné logiquement pour la finale, il affronta un Camino au physique imposant et aux charges désordonnées, donnant des coups de têtes. Sa faena fut irrégulière et perdit toute chance de remporter le trophée en séchant avec les armes.  

Victor Cerrato reçut son opposant par des véroniques décidées. Après un début par le bas, sa faena manqua de construction et fut saccadée malgré une bonne volonté. Il toréa le plus souvent en redondos ou en donnant des passes dans le dos. Il tarda à conclure avec les aciers.

Tristan Barroso venu en remplacement de Raquel Martin, affronta un Camino faible et fade. Il débuta à genoux et lia une belle série de naturelles avec domination. A droite, les muletazos manquèrent de transmission. Il connut un nouvel échec avec les armes et perdit tout espoir de trophée.

Cristiano Torres tira le maximum d’un très faible exemplaire de Darré. Il s’appliqua à toréer à mi-distance, sans brusquer son adversaire. Malgré une faena longue, il réduit les distances pour extraire les dernières passes au novillo. L’épée contraire est longue d’effet. Qualifié pour la finale, il tira le bon numéro, un novillo noble lui permit de lier des longues séries essentiellement droitières et profilées. Il s’engagea pour loger une lame de nouveau contraire et obtint cependant deux oreilles très généreuses qui lui firent gagner le trophée de France 2023.

 Vuelta a los toros pour Toreria

Les Saintes Maries de La Mer : Avec trois oreilles, El Rafi ouvre la Grande Porte …

 

Comme en 2022, après-midi triomphale sur le front de mer pour le nîmois El Rafi qui est sorti en triomphe de la plaza saintoise pour avoir ravi un total de trois oreilles aux toros d’El Pilar. Succès statistique qu’il faut savoir relativiser, celui-ci étant galvaudé par une présidence, disons bienveillante, et donc généreuse dans l’attribution des récompenses. Nul se sait ce qu’il en aurait été des combats des toros d’Adolfo Martin sans cette satanée maladie dite “du moustique” qui touche principalement les régions d’Extremadure et d’Andalousie, mais, les El Pilar retenus pour les remplacer m’ont globalement déçus. Décevants à Madrid puis à Mont-de-Marsan, les toros du fer salmantino de Moises Fraile ont confirmé le moment délicat traversé par la devise verte et blanche…

Très bien présentés pour la catégorie de la plaza, hauts, lourds et correctement armés, les Pilar firent impression à leur entrée sur le sable saintois avant de progressivement se dégonfler. En cause, un manque de fond certain chez la majorité, de forces, et d’un tempérament qui fit souvent illusion lors d’uniques rencontres à la cavalerie où les 1, 2, 3, 4 et 6 rentrèrent avec force dans le matelas, poussant, pour les 1, 3 avec conviction, sur une corne pour les 4 et 6, le 2 s’avérant de loin le plus brave, s’employant en deux rencontres. Un deuxième exemplaire qui fut le meilleur animal de l’envoi car animé, noble, mobile et investi grâce à sa promptitude a charger l’étoffe, allant a menos mais aux qualités indéniables. Le reste du lot fut mobile, déployant de la noblesse mais un manque de fond les 1, 3 et 6, le 4 avec de la mansedumbre, vide le 5 car dénué de forces et de tempérament.

 

Président : Mr Soler

Poids des toros d’El Pilar : 555, 530, 520, 560, 545, 550

Saluts des banderilleros Thomas Ubeda et David Sanchez Peix au quatrième.

Sobresaliente : Miguel Angel Sanchez (rouge et or)

-Clemente (blanc du Nil et or) : saluts, oreille et saluts

-El Rafi (Rose dragée et or) : oreille, saluts et deux oreilles. 

 

Sur le costume blanc et or de Clémente, apparu très vite une tâche de sang au niveau de la cuisse droite nous rappelant la fraîcheur de sa blessure montoise (29 juillet) et quel cran faut-il pour aller défier des toros, les chairs encore à (presque) vif … Pour cela, chapeau bas, mais on compris aussi très vite que l’aquitain ne serait pas ce dimanche en totale possession de ses moyens physiques et on le vit, au sortir de son troisième et dernier combat, physiologiquement éreinté. On ne peut pas dire, en plus, que le torero de Pouillon ait été bien aidé par l’opposition, héritant d’un premier adversaire aussi noble que dénué de transmission. Le blond torero, toréa, et toréa bien, en aspirant la charge de son adversaire afin de dessiner plusieurs séquences droitières valant la haute mention. A gauche, vent gênant additionnel, le Pilar ne passait pas. Vilain bajonazo en conclusion. Son second qui avait davantage de coffre et de moral lui permit de déployer le toreo que l’on affectionne du bordelais : fin, imprégné de style, avec du son et du sens. Faena ajustée aux bonnes, mais déclinantes conditions de l’animal, avant une fin de partie plus brouillonne et hachée, parachevée d’un pinchazo puis d’une demi lame basse, n’empêchant pourtant pas l’octroi d’une oreille généreuse. Clémente signa enfin devant le quinto l’un des plus jolis capoeto de la tarde, mais ce fut tout, ou presque, le Pilar jetant rapidement l’éponge car plombé par un manque de forces avéré. Pinchazo puis entière.

La première oreille (la plus justifiée) fut coupée par le nîmois El Rafi devant le second, de loin le meilleur toro de l’envoi. Bien salué à la cape par trois véroniques et la demi puis brave au cheval en deux rencontres, bien captées par Mathias Forestier, l’astado se révéla particulièrement investi dans la muleta du gardois qui embarqua le fauve sur plusieurs séquences allurées sur les deux mains, au tracé supérieur à droite. El Rafi s’appliqua à gauche, en musique, mais l’animal transmit moins sur cette rive. Retour droitier fructueux, pour un final d’intensité inégale, le El Pilar perdant peu à peu de sa vibration. Lame tombée et oreille. Le cuarto, haut et fort, infligea une sévère paliza au banderillero David Sanchez qui plus tard salua sous l’ovation, joint à Thomas Ubeda auteur d’une grande paire. S’en est suivie une faena d’intensité décroissante, inégale en tracé, chiche en émotions de par la condition limitée du toro. Bons derechazos plongés avant pinchazo puis demi lame. Abanto de salida, l’ultime fut préservé sous le fer. El Rafi proposa ensuite une faena qui porta sur un public enclin à s’enthousiasmer, mais (à mon goût), quelque peu trop énergique, voir électrique a certains moments. De meilleur son a droite, le nîmois masqua la condition déclinante de son adversaire par plusieurs passes d’ornement, remportant au passage l’adhésion du grand public. Lame entière, en place, libérant deux nouvelles oreilles… Généreuse au moins la seconde.

 

 

Sol y Sombra pour Toreria

Riscle : Trois oreilles pour A. Lamelas

 

Le Tendido Risclois avait opté pour un desafio de ganaderias françaises.

Des toros du Curé de Valverde, Tardieu frères, Turquay, Alain Tardieu, Camino de Santiago, et Michel Barceló, de belle présentation, aux comportements plus variés, intéressants à des degrés divers bien moins le second.

Pour les toreros, ce fut cara y cruz. Deux destins du jour diametralement opposés avec trois oreilles pour Alberto Lamelas et trois avis pour Francisco Montero.

 

D’un côté Alberto Lamelas sortant triomphant par la grande porte aprés avoir coupé trois pavillons aux toros du Curé de Valverde et d’Alain Tardieu.

De l’autre, un Francisco Montero, héroïque, rejoignait au bout de ses forces l’infirmerie des arènes pour avoir été pris très violemment au moment de conclure une faena enthousiaste devant un opposant compliqué de Barcelo qu’il ne put tuer…. Auparavant, il s’entendit sur quelques séquences avec un bon et noble Turquay.

Andre Lagravère “El Galo” écouta deux fois un silence, héritant d’un Tardieu Frères sans options avant de ne pas se connecter avec celui du fer du Camino de Santiago…

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Toros de Curé de Valverde, Tardieu frères, Turquay, Alain Tardieu, Camino de Santiago, Michel Barceló  pour 

-Alberto Lamelas (lavande et or) : oreille et deux oreilles

-El Galo (vert anglais y azabache) : silence et silence

 

-Francisco Montero (violette et or) : silence après deux avis et silence après trois avis 

Maurrin : vuelta pour Luis Rivero et Manuel Fuentes lors de la novillada

 

La novillada des fêtes patronales, organisée par le comité des fêtes et la peña Toro Cardeno, a attiré plus de monde que l’année précédente. Malgré les difficultés pour monter ce spectacle dans un week-end taurin très chargé, les organisateurs ont retroussé les manches.

-Clément Hargous (nazareño y oro) ovation après avis

-Andoni Verdejo (rose et or) silence après avis

-Luis Rivero (bleu ceruleum et or) vuelta

-Manuel Fuentes (rose et or) vuelta après avis

 Le paseo fut retardé de plusieurs minutes dans l’attente du médecin en retard. Plus de 8/10 d’arène environ. Ciel nuageux et venteux. Présidence : Jean Christian Dabadie.

Les erales d’Alma Serena, de bonne présentation dans l’ensemble, furent de comportements variés mais mobiles avec de l’intérêt en piste, du compliqué second au bon et noble quatrième.

Clément Hargous reçut par véronique le premier exemplaire avant de poser les banderilles dont la troisième avec un quiebro. Il brinda sa faena à Frédéric Leal. Il débuta parfaitement par le bas avec autorité puis lia une série droitière de bonne facture. A bâbord, le novillo fut compliqué et coupa ses charges sur l’homme et infligea des volteretas à l’expérimenté élève de centre français. Après un retour à droite, il allongea un peu trop sa faena en durée et pincha avec les armes.

Andoni Verdejo affronta un novillo violent et exigeant qui le mit en difficulté. Il tenta, en vain, de canaliser et corriger la charge de son adversaire. Sans domination, l’animal fut difficile à cadrer pour l’estocade et l’aturin dut conclure au descabello.

Luis Rivero accueillit son opposant d’une larga de rodillas et banderilla lui aussi le novillo d’Alma Serena. Après un brindis au public, il débuta par des cambiadas au centre de la piste. La série droitière suivante déclencha la musique. Le jeune novillero de l’école taurine El Yiyo de Madrid fut par la suite plus irrégulier et moins dominateur sur la corne gauche. Il logea une entière efficace au deuxième essai.

Manuel Fuentes fut débordé cape en main dès la réception de l’ultime novillo. Il connut des débuts compliqués mais petit à petit, il put profiter du bon exemplaire, noble et mobile d’Alma Serena. L’élève du centre français de Nîmes lia des séries rythmées et appliquées sans dominer réellement le combat. Il conclut lui aussi au descabello.

Le prix de l’Acoso fut partagé entre Luis Rivero et Manuel Fuentes. Le prix de la peña toro cardeno fut partagé entre Luis Rivero et Manuel Fuentes et Clément Hargous.

 

 

Vuelta a los toros pour Toreria

Millas : Le prix pour le novillo de Gallon

 

2023 sera à marquer pour les organisateurs puisqu’ils ont enregistré un  » no hay billetes ». Il ne fallait pas arriver en retard puisque le novillo de Gallon sorti en premier, fut le novillo de l’après-midi, remportant le prix de cette novillada concours de ganaderias françaises.

 

Face à un novillo très noble des frères Gallon qui a pris deux piques en brave, Jorge Martinez a coupé une oreille en exploitant son adversaire à la perfection notamment par de magnifiques séries de naturelles exécutées la main basse. Le protegé de Ruiz Manuel a insisté en vain face à un novillo de Yonnet de peu d’opotions.

Diego Bastos coupera une oreille au novillo de Blohorn, noble mais faible, puis passera totalement à côté de celui de Cuillé, un novillo brave et encasté, avec beaucoup de classe qui aurait put, ou dut, prétendre au prix si…..

Enfin, Niño Julian poursuit son parcours crescendo avec son alegria novillera et son implication dans les trois tercios. Facile à la cape, spectaculaire aux banderilles, il a rendu une belle copie face au Jalabert mais la récompense entrouverte s’est refermée par ses échecs à l’épée. Le novillo de La Golosina, exigeant et manso ne lui a laissé aucune option. 

Millas : Novillada concours de ganaderias. Novillos de Gallon, Blohorn, Jalabert, Héritiers de Christophe Yonnet, Cuillé, La Golosina pour

-Jorge Martinez (fushia et or) oreille, saluts

-Diego Bastos (fushia et or) oreille, silence

-Nino Julian (sangre y oro blanco) saluts, silence.

 

Le prix au meilleur novillo a été attribué à « Santanderino » de la ganadería Gallon lidié en 1ere position. Le prix au meilleur picador a été attribué à Juan Melgar qui a piqué le novillo de Gallon. Lleno de No hay billetes 


Beaucaire : Des Dolores Aguirre maître de la piste

 

Même s’ils furent sérieux dans leurs comportements les novillos, à l’exception du 3eme très vite éteint, les autres permettaient, surtout le lot de D. Peseiro et le cinquième, tout autre chose que ce qu’on montrait les trois novilleros à l’affiche. Une seule oreille pour J. Rojo qui remporta par là même le trophée de l’Oreille d’Or, mais sans vraiment convaincre… C’est surtout au 1er tercio que les aficionados ont trouvé des satisfactions…

 

Diego Peseiro banderilla fort bien ses deux novillos, hormis cela il restera très en dessous du lot qui lui échut, celui qui offrait le plus de possibilités. Le 1er anodin au cheval affichera plus de noblesse, le portugais débutera par deux belles séries avant de perdre la main, la distance et de laisser son adversaire s’imposer de plus en plus. Son second sera reçu de deux largas de rodillas et mis en suerte par chicuelinas marchées. Le novillo poussera à la 1ere pique, les deux autres avec moins d’éclats et la de nouveau Peseiro perdit vite la maîtrise du jeu en restant sur la défensive avec des muletazos très extérieurs avant une fin en quatre épisodes…

Le second poussera très fort et restera longtemps sous le fer avant d’y revenir de belle façon se montrant puissant et exigeant au dernier tiers, mettant J. Rojo, pourtant décidé,  en mode défensif, subissant son adversaire qu’il occira en prenant le périphérique…. Son second, un manso con casta sortira seul des 2eme et 3eme rencontres mais ira avec forces en poussant aux 1ere et 4eme piques, piques applaudies. Le protégé de C. R. Albiol débutera plutôt sur la défensive sa faena en doutant des possibilités de son adversaire avant de finir un peu mieux après une bonne série gauchère et quelques enchaînements de meilleur fond avant une épée suffisante.

V. Cerrato héritera il est vrai du lot le moins propice, notamment avec le troisième qui, après avoir prit deux piques en s’employant, arrivera au dernier tiers complètement aplomado. Son second qui poussa surtout à la 1ere rencontre, se montra court, se retournant promptement dans le leurre. Sans grand recours, le madrilène abrégera d’une estocade en faisant le grand écart….

 

Six novillos de Dolores Aguirre Ybarra, diversement mais sérieusement présentés, plus spectaculaire que brave au cheval, les 1er, 4eme et 5eme offraient des possibilités mais inexploitées par leur opposant, sous le regard de la ganadera Isabel Lipperheide,

-Diego Peseiro (vert et or) Salut et silence

-José Rojo (bleu nuit et or) Salut et oreille

-Victor Cerrato (praline et azabache) Silence et silence

 

Pst : M. Crouzet. Minute de silence au paseillo pour B. Dumarché, président du club taurin Camarina, décédé récemment. Demi arènes sous un chaud soleil estival accompagné du chant des cigales. Le prix au meilleur picador est resté desierto. Le prix au meilleur novillero est revenu à José Rojo, prix remis en piste à l’issue de la course.


Hagetmau : Guillermo Garcia Pulido se distingue et sort en triomphe

 

Après la bonne prestation de la ganaderia de Montealto l’an passé, les organisateurs avaient, de nouveau, fait confiance au même fer pour la novillada piquée de la feria du novillo. Après un débarquement tardif suite à des problèmes sanitaires en Espagne, les novillos n’ont pas donné la prestation attendue. Correctement présenté, mais juste de tête, le lot de novillos de ce jour fut décevant, de comportements variés, peu de bravoure en piste et manquant de race. Le premier tiers fut le plus souvent réduit au strict minimum et vite abrégé. Dommage pour les nouveaux et jeunes aficionados, venus plus nombreux que d’habitude dans les arènes Marcel Lux.

-Solalito (bleu France et or) silence après avis et silence après avis

-Guillermo Garcia Pulido (blanc et or gris) oreille et deux oreilles

-Tristan Barroso (rose et or) silence après avis et ovation après avis

Temps nuageux, 2/3 d’arène environ. Présidence : Denis Labarthe. Le prix des trois peñas d’Hagetmau, (La Cinco, El Rocio et Muy Bien) a été remis à Garcia Pulido pour l’engagement et le coup d’épée à son second toro.

Solalito reçut discrètement le premier novillo, long à fixer. Après un petit picotazo où le novillo partit seul et un quite par chicuelinas, Solal banderilla avec plus ou moins de réussite. Il donna une faena appliquée mais sans transmission face à un adversaire fade et chargeant sans classe. Le quatrième, violent dans ses charges et sur la défensive mit à mal la cuadrilla. Le nîmois décerna quelques naturelles de bonnes factures mais de façon isolée. Il échoua avec les armes lors de ses deux passages.

Guillermo Garcia Pulido fut le plus en vue de la tarde. Il sut être efficace. Le deuxième novillo mit du temps à sortir de sa monopique. Le torero de Tolède lia des séries propres sur les deux bords, sans fioriture mais manquant de transmission. Il obtint un trophée après une lame de 3/4 suffisante. Le cinquième, d’un joli trapio, poussa avec puissance la première rencontre avant une seconde anecdotique. Guillermo tira le maximum de son adversaire en s’affirmant et en servant de bons muletazos. Il reçut une voltereta sans gravité avant de loger une entière de côté mais efficace.

Tristan Barroso accueillit avec détermination son premier opposant qui se montra vite violent dans ses charges. Après un bon début par le bas avec autorité, il ne parvint pas à canaliser un novillo donnant des coups de têtes. Il reçut le sixième d’une larga de rodillas. Sur la seule mise en suerte de la tarde où le novillo est fixé, il chercha à contourner le cheval puis se défendit sous le peto. Le montois débuta bien à genoux, lia une belle première série qui déclencha rapidement la musique. Mais sa faena alla rapidement à menos sans peser sur son adversaire. Il sécha ensuite avec les armes. 

 

Vuelta a los toros pour Toreria

Hagetmau : Andoni Verdejo sort en triomphe de la novillada non piquée

 

La féria du novillo a débuté samedi avec la novillada non piquée et le bétail d’Alma Serena de Cauna. Alors que les courses se rallongent inutilement en durée, les organisateurs ont souhaité, avec le président de la course, retrouver un rythme plus normal. Muletier, areneros, musiciens, alguazils doivent faire un effort pour donner plus de rythme entre les toros. Une bonne chose que toutes les arènes doivent suivre.

-Rafael Ponce de Leon (blanc et or) ovation et oreille

-César Fernandez El Quitos (bleu France et or) ovation

-Andoni Verdejo (violet et or) deux oreilles et oreille

Environ ¼ d’arène du côté ombre. Temps lourd et nuageux. Président : Philippe Darraillan.

 

Les cinq erales d’Alma Serena de présentation convenable, n’ont pas donné l’émotion et le jeu espéré. Ils ont montré de la mansedumbre en finissant tous aux tablas à divers degrés. Les deux derniers ont montré un peu plus de mobilité que les premiers.

Les trois novilleros ont d’abord affronté un eral puis la commission taurine a désigné les deux finalistes pour affronter les deux derniers. Andoni Verdejo et Rafael Ponce de Leon ont été finalistes. L’acoso leur remit un prix à l’issue de la course. Andoni Verdejo est sorti en triomphe.

Rafael Ponce de Leon montra un répertoire varié cape en main. Il reçut un premier adversaire compliqué à fixer, fuyant vers le toril. Il débuta sa faena à genoux, et enchaîna des séries rythmées, parfois électriques avec un adversaire sur la défensive. Il reçut le quatrième novillo d’une larga de rodilla puis par des passes de tablier en avançant vers le centre. Il lia beaucoup de séries sur les deux bords, manquant par moment de douceur. Il se montra cependant dominateur.

César Fernandez El Quitos reçut une voltereta sans gravité lors d’un quite. Le novillo se défend et charge de façon désordonnée mettant en difficulté le jeune nîmois qui laissa une prestation brouillonne.

Andoni Verdejo dans un registre différent, accueillit son opposant avec douceur. Le novillo montra un peu plus de fixité malgré la tentation de fuir en fin de faena. L’aturin donna une faena irrégulière parsemée de quelques détails personnels. Il obtint deux oreilles généreuses après une lame entière. Il reçut le cinquième avec un genou au sol. Sa faena fut appliquée mais manqua de transmission. L’épée résulta en arrière et obtint un nouveau trophée à la demande du public.

 

 

Vuelta a los toros pour Toreria


Orthez : Montero assure le show

 

-Sanchez Vara (neige et or) : silence et oreille

-Maxime Solera (eau de bleuet et or) : double silence

-Francisco Montero (fraise de Huelva et or) : double vuelta

Ce lot du Curé de Valverde présenté dans les arènes orthéziennes avait fière allure et des pitons à donner des cauchemars. Mais les armures ne font pas tout … et dans l’ensemble ces toros manquèrent de mobilité et de caste, laissant les aficionados a los toros sur leur faim.

Le premier Valverde fut lourdement châtié lors du premier tercio, banderillé sans grand éclat par le maestro Sanchez Vara et ensuite pas grand-chose, toro et torero n’y sont pas … Pinchazo – demi – 2 descabellos. Avec Cubetisto, le 4ème ce n’est pas la même limonade : batacazo à la première pique, la seconde fut plus légère, la troisième en partant du centre est ultra-light, et la quatrième partant d’encore plus loin fut symbolique. Sanchez Vara régala le public de ses banderilles. Le maestro fit l’effort, profita de la noblesse de son toro, mais la mayonnaise ne prit jamais vraiment. Tentative de récibir avortée, puis entière caida efficace qui après recomptage des mouchoirs confirma que la pétition s’avérait majoritaire : oreille.

Le moins que l’on puisse dire c’est que Servicioso ne rendit pas de grands services à Maxime Solera. Après deux mauvaises piques, et un quite réalisé par Francisco Montero, le toro de Valverde était court de charge, se retournait vite et restait sur la défensive. La corne droite permit à Maxime de lui arracher au compte-gouttes quelques derechazos, mais une fois à gauche il n’y avait plus rien. Pinchazo – entière caïda. Lors des 3 rencontres avec la cavalerie, Rompe-Hilo s’employa peu et sortit vite. Maxime brinda sa faena à son compagnon de cartel Sanchez Vara, avant de profiter de la noblesse de son Valverde qui passa et repassa mais le tout manquait de transmission et d’intensité. 3 pinchazos – descabello.

Pas superstitieux pour deux sous Francisco Montero revint dans ces arènes du Pesqué où il prit une alternative mouvementée il y a 12 mois dans le même costume rouge … il était remonté comme un coucou suisse et le public orthézien le suivit dans son euphorique entame capote en main pour six véroniques électriques. Malheureusement Falton semblait cumuler faiblesse et boiterie à l’arrière train. Peu importe, Montero était là pour faire le show ! Brindis chaleureux à Laurent Morincome et Nicolas Pétriat. Démarrage par une passe dans le dos, une série à genoux, … L’envie est débordante mais assez appliquée, et Montero déroula notamment des naturelles de haute qualité. Final un peu too much par des manoletinas, capote de paseo en main, qui enflammèrent le public. Le triomphe était à portée de main, mais une épée traversante l’en priva. Au sixième l’envie était intacte et la sobriété était revenue, malheureusement Grilono était violent et sans passe. Entière.

Le sauteur landais Kévin Ribiero, triple champion de France, réalisa à chaque sortie du toril un saut sur les 6 toros de Valverde sûrement les plus grands moments d’émotion dans les tendidos de la tarde.

-Prix de la meilleure pique à Adriano Navarete au 4ème toro

-Prix de la meilleure estocade de la Peña Los Maletillas pour Sanchez Vara

-Prix du meilleur geste taurin de la Peña Sol à Kévin Ribiero pour ses 6 exploits 

 

Reseñas : Vicente, photos www.photoslouise2z.com

Novillada d’Orthez : Ils étaient petits et gris …

 

-Valentin Hoyo (épinard de Popeye et or) : silence et salut

-Joao d’Alva (ivoire de Babar et or) : double silence

Le rôle d’ouvreur de la journée taurine d’Orthez 2023 avait été confié aux Santa Coloma de la ganaderia Turquay. Ce fut effectivement quatre novillos d’Eyguières, légers de présentation et correctement armés qui ouvrirent les hostilités du jour.

Le premier novillo, prit sans bravoure ses deux piques réglementaires. Ensuite muleta en main Valentin Hoyo qui faisait sa présentation en France réalisa une faena sans envie ni éclat, où dès qu’il se plaçait sur le bon sitio les choses s’amélioraient, notamment sur une bonne série de naturelles. Final par manoletinas. 3 Pinchazos – demi – descabello. Entame plus engagée sur son second novillo capote en mains, on y croit … Après deux picotazos, le Turquay s’avéra faible et à nouveau la faena peina à décoller. Valentin tenta de le toréer à mi-hauteur pour le ménager mais rarement sur le bon terrain. Hoyo n’aura pas marqué Orthez de son passage. Media – descabello.

Après la bonne prestation réalisée par Joao d’Alva à San Agustin del Guadalix au mois de mai dernier face à un sérieux novillo de Barcial, le jeune portugais était très attendu sur les bords du Gave. Il alla attendre son premier Turquay à porta gayola, porte qui pour l’anecdote fut ouverte avant que Joao n’ait finit de se positionner face au toril ; mais Murcielago, le bien nommé, prit la tangente filant directement sur la gauche de l’arène et cela finit par une larga de rodilla sous l’ovation du public. Première pique à oublier, une seconde sans histoire et une troisième dont on aurait pu se dispenser. Le jeune portugais se chargea proprement des banderilles avant d’attaquer muleta en main. Après quelques bons derechazos la musique fut lancée, et la faena bascula toujours en sobriété sur la gauche. Deux pinchazos – entière. Ce fut Romanin qui fit preuve du plus de bravoure lors des deux premières rencontres sous le fer, mais se fit prier pour y retourner une troisième fois. Joao montra à nouveau sa maîtrise des palos. Mais tous les efforts faits durant les deux premiers tercios, vidèrent le petit gris et il arriva au 3ème à bout de souffle. Malgré ses efforts avec l’étoffe Joao d’Alva ne put rien tirer de potable. Pinchazos – descabello.

A l’issue du paseo une minute d’applaudissements fut donnée en souvenir de Roger Merlin et de « Marcelle » grande supportrice des apprentis toreros dans le Sud Ouest décédés dans l’année. 1/3 d’arènes. Temps chaud. 

 

Reseñas : Vicente, photos www.photoslouise2z.com


Châteaurenard : Les trois sortent à hombros…

 

Il y a quelques années, il eut été impensable que le remplacement d’un torero blessé et français de surcroît tel que Clemente, le fut par un autre matador de toros français et que celui-ci sorte en triomphe avec ses compañeros du jour. Ce fut hier le cas avec El Rafi qui de plus réalisa la faena la plus aboutie de l’après-midi. Adriano avec trois oreilles dans son esporton sera le triomphateur au nombre de trophée. Le rejoneador Guillermo de Mendoza coupera les deux oreilles d’un toro de vuelta des Freres Gallon et invitera les deux ganaderos à partager son triomphe.

 

Face à un 1er toro, répondant bien mais sans trop se livrer, G. de Mendoza assurera sur "Basajun" et "Malbec" avec des banderilles clouées à l’etrier, finissant avec des courtes sur "Justiciero" à un adversaire plutôt éteint et un rejon au 2eme essai. L’essentiel de sa seconde actuaccion le fut avec"Extraño" supérieur aux banderilles avec ses appuyés, ses changements de pieds, son temple et sa toreria face il est vrai à un toro plus qu’excellent. Final avec "Esencial" pour des roses, une superbe paire à deux mains et un rejon de mort en citant de loin et de face à la seconde tentative.

 

Adriano prit en 1er le Blohorn, légèrement handicapé de la main droite, aux charges assez courtes et transmettant peu, mais permettant au nîmois de réaliser une faena ambidextre bien liée, plus enlevée au final et bien conclue à l’épée. Son second, le Jalabert faillit réserver un mauvais sort à Manolo de Los Reyes prit à l’entrée d’un burladero. Toro peu évident qui prenait bien le leurre par le haut mais qui, lorsqu’il était contraint d’humilier, finissait les passes en levant la tête. Adriano fit un bel effort pour en tirer le maximum sur les deux bords, cafouillant un peu sur la fin, emporté par son envie avant de conclure efficacement.

 

El Rafi n’eut guère d’option avec son 1er qu’il brinda à Ch Rossi après une joli réception et mise en suerte par chicuelinas marchées. Juste de forces et court dans la muleta il n’offrira que peu de chose au nîmois qui en plus cafouillera avec la ferraille. Il reçut le 6eme d’une larga afarolada à genoux avant une ouverture raffinée et un quite par zapopinas…. Bien que manquant d’un peu de transmission, le Blohorn  s’avéra noble avec un fond de classe, permettant à El Rafi de réaliser la meilleure faena du jour, notamment de la gauche avec quelques naturelles splendides, les séries allant à mas. Belles séquences alternées aussi de la droite avant une conclusion par circulaires inversées et une épée efficace…

 

-Guillermo de Mendoza : Silence et deux oreilles

 Deux toros de Gallon Frères pour le rejoneo, le second N°01 "Despierto" primé d'une vuelta posthume.  

 -Adrien Salenc "Adriano" (rouge et or) Oreille et deux oreilles après avis.

-Raphaël Raucoule "El Rafi" (gris et or) Silence après avis et deux oreilles.

Pour la lidia à pieds, deux toros de Blohorn 3eme et 6eme, et deux de Jalabert Frères 4eme et 6eme.

 

El Rafi remplaçait Clémente blessé la veille à Mont de Marsan. Sobresaliente : Miguel Angel Sanchez. Monopique de rigueur. Pst : M. Vion.1/2 arènes sous un chaud soleil estival, bercée par le chant des cigales. Paseillo retardé de 10mn. Guillermo de Mendoza fera partager sa vuelta triomphale avec Michel et Jean Pierre Gallon. Remise en piste, à l’issue de la corrida, d’un trophée souvenir aux trois toreros en presence de la reine d’Arles.


Lunel : A. Talavante gracie “Malagueño” et sort à hombros avec Lea Vicens et S. Castella

 

L’extremeño a indulté le dernier et important toro d’une corrida mixte d’un intérêt croissant, supérieur en seconde partie. Deux oreilles pour Lea Vicens au 4eme, un toro des frères Gallon, “Mosquero”, honoré d’une vuelta posthume, deux oreilles pour Sébastien Castella au 5eme et final grandiose avec la grâce de “Malagueño” de Garcigrande par Alejandro Talavante qui invitera le ganadero  Justo Hernández à partager sa vuelta triomphale.

 

Lea Vicens saura profiter des qualités de son 1er Gallon pour realiser une bonne prestation grâce à “Betico” et “Fermin” aux banderilles, courtes pour ce dernier. Le dernier acte mettra un bemol à l’affaire. La torera nîmoise se montrera à la hauteur de son second et excellent toro de Gallon pour rafler la mise avec un tercio varié de banderilles sur “Diamante”, “Aladin” ou“Deseado”  avant un rejon final heureux…

Le 1er Garcigrande se cassera la main gauche des les premiers capotazos et laissera sa place à un sobrero du même fer, manso et loin d’être naïf. Il fera voler le picador et tentera de chasser le cheval bien protégé par les monosabios d’Heyral. Panique au second tercio avec un toro distrait et incertain avant que le torero biterrois ne se le mette dans la muleta mais toujours à la merci d’un revers de genio. Final compliqué à cause d’un adversaire fuyant…  Six statuaires pour initier la faena du quinto, un toro noble mais qui baissera vite de regime et il faudra toute l’expérience de Sébastien Castella pour en tirer le maximum, de meilleur son à droite avant un épilogue encimista et une épée portée en s’engageant.

Juste de forces, le 3eme, limite invalide, finira par presque oublier son etat en se laissant guider à mi-hauteur par la muleta d’A. Talavante sur quelques séries bien conçues.Trois faroles et de la douceur pour recevoir le dernier Garcigrande qui s’emploiera sur l’unique pique avant de s’investir avec classe et noblesse dans une faena toute en créativité et d’une amplitude croissante que lui offrit l’extremeño, inspiré et maître de sa toreria aussi bien avec la main droite qu’avec la gauche, “Malagueño” se grandissant au fil des minutes jusqu’à l’apparition du mouchoir orange…

 

-Deux toros des frères Gallon pour le rejon, excellent le 1er, supérieur le second, “Mosquero” N°64 primé d’un tour de piste posthume et quatre toros de Garcigrande de comportement et de forces souvent limités, comme les tercios de pique, dont un sobrero, le 2eme bis, manso et roublard et le dernier à la noblesse vive, répondant avec classe inlassablement sur les deux cotés aux suaves appels de Talavante. “Malagueño” N° 70 gagnera son retour au campo, seul bemol à l’affaire c’est qu’on aurait aimé le voir une seconde fois au cheval….

-Lea Vicens : Salut et deux oreilles

-Sebastien Castella (tabac et or) : Silence après avis et deux oreilles

-Alejandro Talavante (bleu piscine et or) Salut après avis et deux oreilles y rabo symboliques

Pst : S. Gauthier, plein apparent sous un chaud soleil d’été. Sobresaliente : Jeremy Banti (vert anglais et azabache). Le sobrero fit voler haut le piquero de turno et poussa avec force dans le peto, le cheval de la cuadra de Philippe Heyral s’en sortant très bien grâce à la tenue et au courage des deux monosabios Xavier et Quentin Brousse


Les Saintes : Quatre oreilles pour Victor

 

Le jeune novillero saintois est sorti à hombros de ses arènes après avoir coupé quatre oreilles lors de son encerrona face à trois bons becerros mais de comportement varié, dans l’ordre de sortie, Jalabert Frères, Blohorn et Gallon Frères, coupant les deux oreilles de l’excellent dernier. Une présentation réussie pour Victor dans les arènes des Saintes Maries de la Mer devant le matador de toros Saúl Jiménez Fortes ami et conseiller du torero et un bon millier d’aficionados qui ont pu assister au triomphe du novillero de la tierra. Toute la matinée, Victor a laissé entrevoir ses excellentes manières lors de faenas réfléchies et allurées se payant même le luxe de recevoir son dernier adversaire à porta gayola. Pari réussi donc pour Victor qui fut fêté lors d'une sortie a hombros triomphale. Prochain rendez-vous ce vendredi à Roquetas de Mar devant des erales de Chamaco dans le cadre de la Feria Taurina de Santa Ana 

-Erales de Jalabert frères, Blohorn et Gallon frères pour 

-Victor Clauzel “Victor” (Blanc et azabache) : Oreille, oreille et deux oreilles 

Sobresaliente : Angel Gabriel (Ecole Taurine d’Antequera)


Plaisance : S. Navalón et T. Bastos a hombros. Intéressant lot de R. Durand.

 

Les erales de Roland et Rafi Durand, de belle présentation, exigeant mais mobiles, ils ont un peu mis à l’épreuve les novilleros. Noblesse pimentée, meilleurs les 4° et 6°

Samuel Navalón de l’école taurine d’Albacete, est sorti en triomphe après deux faenas un peu fade, mais tres bien conclues à l’épée. Sa seconde prestation, un ton au dessus de la première

Aaron Palacio a perdu avec les aciers le bénéfices de ses deux faenas face au lot le moins evident. Malgré ce, le novillero de Zaragoza a convaincu les aficionados présents à Plaisance du Gers.

Tomás Bastos a remporté l’adhésion du public au dernier auquel il a coupé deux oreilles.

Novillero portugais de l’école taurine de Badajoz, bien qu’encore vert, il toréait de façon classique, actuant dans les trois tercios. 

 

Six erales de Roland et Rafi Durand pour

-Samuel Navalón (lilas et or)  Oreille et oreille

-Aaron Palacio (vanille et azabache) salut après avis et vuelta après avis 

-Tomás Bastos (blanc et azabache) Silence après avis et deux oreilles


Mejanes : Guillermo de Mendoza enleve le 51eme Rejon d’Or

 

Un trophée obtenu grace surtout à sa première prestation récompensée de deux oreilles, la mise à mort au dernier l’empêchant d’engranger au moins un autre pavillon. Oreille pour son père Pablo Hermoso de Mendoza au 4eme toro, primé lui d’une vuelta posthume. Oreille également pour la nîmoise Lea Vicens sur sa seconde actuaccion.

La meilleure actuaccion de ce Rejon d’Or 2023 est a mettre au crédit de Pablo Hermoso de Mendoza face au toro d’ouverture…. D’entrée avec “Alquimista” il donne dans du toreo de gala avec temple et dominio avant de sortir “Talento” et “Indico” pour deux superbes tercios de banderilles. L’excellent San Pelayo finira moins saillant, peut être à cause d’un surpoids et la suerte finale s’en ressentira… Le maestro navarrais coupera une oreille méritée à la fin de sa seconde actuaccion, très bien dès la salida d’un toro de vuelta avant un grand tercio de banderilles à charge de “Indico”. Un demi rejon long d’effet mettra un bémol à l’enthousiasme général…

Lea Vicens aura du mal à maîtriser son peu évident premier au cours d’une très irrégulière prestation, de plus mal rematée à l’épée. Elle coupera l’oreille de l’excellent 5eme au cours d’une faena qui ira à mas grâce surtout à “Bético” et à “Diluvio” avant de conclure d’une demie lame longue d’effet.

Deux oreilles pour Guillermo de Mendoza lors de sa première actuaccion dont il fera croître l’intérêt notamment sur le dos de “Malbec” avant une superbe paire à deux mains, une paire de fleurs et un rejon hémorragique efficace. Il se montrera à son avantage des la sortie du dernier San Pelayo, continuant avec maîtrise avec “Berlin” et “Malbec” aux banderilles avant un final enlevé mais terni en dernier par les aciers….

 

Six toros de la ganaderia San Pelayo de bonne présence, donnant du jeu en général, meilleur les 1er, 4eme, honoré d’un tour de piste posthume et 5eme, de bonne composition les 3eme et 6eme, en dessous le second.

-Pablo Hermoso de Mendoza : Salut et oreille


Tyrosse : Issac Fonseca sort en triomphe face aux toros de Pagès Mailhan

 

Pour la corrida des fêtes, les organisateurs ont, de nouveau, fait appel à la ganaderia de Pagès Mailhan suite au comportement satisfaisant de l’an passé. Les aficionados ont répondu présents garnissant aux ¾ les arènes Marcel Dangou. Les toros de Pagès Mailhan furent de présentation et de comportement hétérogènes. Mieux présentés les derniers, le second avait une corne gauche pas jolie. Bon le premier exemplaire et intéressant le dernier. Mansos le quatrième et cinquième.

 

- Morenito de Aranda (lie de vin et azabache) ovation et silence après deux avis

- Juan Leal (argile et or) silence après avis et vuelta après avis

- Isaac Fonseca (vert fougère et or)  oreille et oreille

Le paseo fut encore retardé de 10min pour l’affluence des retardataires. ¾ d’arenes. La météo fut douce avec un ciel nuageux et des températures agréables. Présidence : G.Verdier.

 

Morenito de Aranda accueillit par véroniques le premier toro de la tarde qui répéta ses charges dans le capote alluré du torero. Le Pagès Mailhan s’investit sous le cheval lors des deux rencontres, et partit du centre à la seconde sans se faire prier. Après un brindis au corps médical, Morenito profita de la belle corne droite de son adversaire mais sa faena fut irrégulière et manqua de liant avec une muleta souvent accrochée. A gauche, le toro montra plus de complication. Conclusion au descabello et ovation à l’arrastre au toro. Le quatrième toro montra plus de puissance que de bravoure au cheval, sortit seul et partit rapidement aux tablas. Morenito le toréa dans sa querencia sans peser sur son opposant. Une faena longue avant d’échouer avec les armes.

Juan Leal ne fut pas bien servi par le sorteo. Son vilain premier, faible de présentation, fut économisé sous le fer et lors du tercio de banderilles raccourci. L’arlésien débuta à genoux puis enchaîna dans un registre plus classique en liant des muletazos mais sans transmission avec un animal vite éteint et juste de force. Le cinquième traîna l’arrière train à sa sortie. Il prit deux piques en manso et fuyant le contact. Le maestro essaya de soumettre par le bas un adversaire sur la défensive. Il lui laissa au maximum la muleta sous le museau afin de ne pas le voir partir. Après un toreo en circulaire, il conclut sa faena à genoux pour porter sur le public. Il échoua aux aciers et perdit un possible trophée.  

Isaac Fonseca reçut ses deux adversaires par deux largas de rodillas. Malgré sa sortie en triomphe, sa prestation qui a séduit le grand public, n’a pas marqué les esprits des aficionados. Face au troisième toro, discret au cheval, il débuta au centre par une cambiada où il se fit désarmer. Il ne trouva pas le bon tempo, et recula souvent. Il finit mieux sa faena par une belle série gauchère et conclut d’une épée logée dans le flanc qui ne priva pas le public de demander et d’obtenir un trophée. Le bon sixième tapa fort contre le burladero à sa sortie. Le mexicain débuta à genoux et se fit à nouveau désarmer. Sa faena resta discrète face à un adversaire encasté puis il reçut une voltereta sans gravité. Le pinchazo hondo fut suffisant pour obtenir un nouveau trophée généreux.

 Vuelta a los toros pour Toreria

Novillada sans picadors matinale organisée par le Cercle Taurin Tyrossais. Deux erales de La Espera intéressants pour

-Andoni Verdejo (blanc et or) : saluts

-Hugo Tarbelli (bleu et or) : saluts 

Les épées ont coûté les trophées aux deux becerristas, le second étrennait son 1er costume de lumières.


Eauze

 

Après-midi décevante avec la corrida des Fêtes d’Eauze en Armagnac qui n’aura attiré qu’une entrée limitée à un tiers d’arène, malgré un cartel présentant trois des plus belles promesses de la tauromachie française.

Déception surtout coté bétail, très bien présenté de Blohorn (1,2bis, 3 et 5) et de Jalabert (4 et 6, le 2eme invalidé pour un coup de sang). Des toros qui le plus souvent par manque de forces et de fond n’auront que peu permis aux trois toreros de s’exprimer, meilleur le 3eme de Blohorn.

Une seule oreille coupée dans une après-midi caniculaire, a mettre au crédit du nîmois El Rafi, obtenue à l’issue de son premier combat devant un buracco de Blohorn qui infligea au torero de Nîmes une sévère paliza au moment de conclure.

Devant des adversaires offrant peu d’options, Clémente (qui remplaçait Dorian Canton) et Adriano n’ont pu que tenter de se justifier, en vain. Otra vez sera. 

Arènes d‘Eauze, deux toros de Jalabert (4ème et 6ème) et quatre de Blohorn (dont un sobrero 2ème bis) pour

-Clémente (vert pin et or) : silence après avis et silence

-Adriano (gris pâle et or) : silence et silence

-El Rafi (bleu France et or) : oreille et vuelta 

El Rafi a reçu le prix du triomphateur de la corrida des Fêtes d’Eauze 2023. Un tiers d’arène

Une novillada sans picador matinale très entretenue grâce à la bonne tenue des deux aspirants toreros, mais aussi le très bon comportement des erales du Lartet, propriété de la famille Bonnet dont deux exemplaires furent primés d’une vuelta al ruedo posthume.

Chez les piétons, c’est le jeune Pablo Hernandez qui se taille la part du lion en coupant notamment les deux oreilles de l’ultime après être passé déjà tout près d’un triomphe avec son premier adversaire. L’apprenti torero fut déclaré triomphateur de la matinale et fit la vuelta en compagnie du ganadero Jérôme Bonnet, à l’issue de son second combat.

 

Arènes d‘Eauze, quatre erales du Lartet pour

-Andoni Verdejo (azur, bleu et or) : silence après deux avis et oreille

-Pablo Hernandez (violette et or) : silence et deux oreilles

 

Vuelta al ruedo pour le second et quatrième becerro.  Les prix de la Ville d’Eauze et du Club Taurin Elusate ont été attribués à Pablo Hernandez. Celui des organisateurs du Sud-ouest a été partagé entre les deux novilleros.


Castelnau Rivière Basse : Une oreille pour P. Hernandez, le prix pour Le Lartet

 

Les novillada concours, même en sans picadors sont peu evidentes. Et pour les apprentis novilleros au bagage technique encore limité, dures pour les ganaderos avec un seul eral a présenter ! A ce jeu c’est celui du Lartet, ganaderia habitué des non piquées, qui a réussi le meilleur amalgame. Les autres s’avérant trop exigeants pour des becerristas ou manquant de forces ou de fond….

Clément Hargous a demontrer beaucoup d’envie face à ses deux opposants, Rafael Ponce de Léon s’est montré à son avantage mais les épées l’ont trahi. Quant à Pablo Hernandez, qui débutait en non-piqué, il fut aussi vert que volontaire, une volonté qui remporta les suffrages.

Fiche Technique : Castelnau Rivière Basse .Novillada Sans Picadors. Erales de Malabat, Le Lartet, L’Astarac, Turquay, La Suerte et M. Barcelo pour

-Clément Hargous (bleu et or) : silence avec avis et salut au centre

-Rafael Ponce de Leon (blanc et or) : salut au centre et salut au centre avec avis 

-Pablo Hernandez (violette et or) : oreille et salut au centre

Trophée du meilleur novillero à Pablo Hernandez. Prix du meilleur novillo pour Le Lartet Saluts d’El Santo au 3ème


Tarascon 2eme de Feria : Solalito sort a hombros et gagne le trophée Nimeño II…

 

Un prix auquel aurait pu prétendre Nino Julian s’il avait mieux assurer avec l’épée, surtout que la meilleure faena est à mettre à son actif, face à un excellent novillo de Malaga, le 3eme, N°27 “Britano” honoré d’une vuelta posthume. Si Solalito coupera deux fois une oreille, Ch. Parejo, moins bien servit au sorteo, aura eu du mal à connecter avec les tendidos et repartit à vide, tandis que l’autre nîmois le fit avec un trophée dans son esporton…

Solalito herita d’un premier qui poussa sans retenue sur l’unique rencontre avant de lier une faena de bonne composition, surtout à droite à un novillo a la noblesse encastée, l’autre rive s’avérant moins évidente. Applaudit de salida, le 4eme s’emploiera sur ses deux piques, à la seconde, offrant mêmedix tours gratuits à JL Aillet. Le nîmois posera lui-même les palitroques avant de profiter de la corne gauche de “Frances Tres” un novillo noble mais manquant de fond avant d’arriver à lier quelques séquences en fin de cycle au prix d’un bel effort, l’épée efficace aidera l’oreille à tomber après la lutte encastée du novillo .

Le second fut moins investit face à la cavalerie tout comme dans la muleta de Ch. Parejo qui malgré sa muleta efficace eut du mal à faire croître l’intérêt, le palco attendant l’ultime tenda pour lancer la musique pour intéresser un peu plus les gradins !… Belle reception par delantera du fort castaño sortit en 5eme position et qui s’emploiera surtout à la une, la deux etant donnée pour la forme. Face à un novillo compliqué et exigeant le chiclano-biterrois parviendra a force d’insister à construire au final, de bonnes séries droite ou gauche mais qui ne connecterent pas avant une fin en deux temps.

Après deux piques fort bien dosées et de belles dispositions “Britano” permit à Nino Julian un bon tercio de banderilles ovationné. Sous l’air de “Forcados do sul” le nîmois sut profiter au mieux des charges longues et vibrantes surtout sur sa rive droite avant de parvenir à ses fins sur la corne gauche, le Malaga, chargeant avec alegria jusqu’au bout de la faena. Une oreille qui aurait du être double si l’épée avait mieux fonctionné et vuelta justifiée pour le novillo. L’imposant sixième se cassa la corne droite et fut remplacé. Le sobrero lui posa quelques problèmes avec les palos après deux piques applaudis. Si sa corne droite offrait des possibilités malgré quelques difficultés, l’autre s’avéra bien trop compliqué même si N. Julian fit front avec engagement jusqu’à la fin avant de s’embrouiller avec les aciers….

 

-Solal Calmet “Solalito” (bleu electrique et or) Oreille et oreille

-Christian Parejo (blanc et or gris) Salut après avis et silence

-Nino Julian (bleu ceruleum et or gris) Oreille après avis et silence après avis

Sept novillos, dont un 6eme bis, de la ganaderia de Malaga, propriété de Pierre-Henri Callet, tres bien presentés, serieux avec de la presence à tous les niveaux, brave à divers de degré et de comportement varié aussi au dernier tiers, meilleur les 1er et surtout 3eme.

Pst : M. Demissy, No hay billetes coté ombre plus une et ce sous un très chaud soleil estival. Ovation aux trois novilleros post paseillo et minute de silence…

 

Remise en piste du Trophée Nimeño II à Solalito après que M. L. Limousin, maire de la ville est remis, en compagnie de la Reine d’Arles, un souvenir au ganadero P. H. Callet

Tarascon 1ere de Feria : A. Martin et L. Torres sortent en triomphe…

 

… à l’issue d’une novillada sans picadors matinale excellente de part des quatre tres bons erales de Pages-Mailhan dont deux furent honorés d’un tour de piste posthume, les 3eme et 4eme alors que le second le méritait plus que celui qui le suivit… Quatre erales, deux noirs et deux colorados au final, meilleurs pour l’aficionado le second, pour le torero le dernier avec classe et noblesse en plus… Face à eux, Luis Torres de Beziers fut le plus séduisant et le mieux servi coupant deux oreilles tout comme Andy Martin que son enthousiasme emporta un peu trop en fin de parcours. H. Lucq eut du mal à connecter tandis que Juan de Morena ne sut se hisser à la hauteur de son encasté adversaire…

 

H. Lucq récita de fort belle manière ses acquits, alternant les deux bords avec élégances devant un novillo noble et mobile qui manquait d’un peu de classe, l’ensemble ayant du mal a décoller… Le second Pages-Mailhan décolla lui d’entrée affichant sa caste débordante lors d’une belle réception à la cape de J. De Morena qui brinda sa faena à J.M. Pecout. Muleta en main il réussit surtout à gauche quelques séquences de bonne composition, résistant surtout aux inlassables charges de son opposant avant de cafouiller avec les aciers. Reçu à porta gayola, le 3eme fut très bien embarqué par A. Martin lors d’un très bon début de faena, variée et créative mais qui, emporté par son envie, se laissera prendre un peu la main par son adversaire pour un final plus brouillon avant une entière suffisante. Face au meilleur becerro de la matinée, L. Torres ne laissera pas passer sa chance, templant les charges limpides de son adversaire, profitant de la classe du Pages-Mailhan pour réaliser la faena de meilleure composition de cette novillada, concluant aussi d’une jolie estocade pour s’ouvrir la grande porte…

 

Novillada sans picador organisée par l’Ecole Taurine du Pays d’Arles en partenariat avec l’ACCM et l’Association des Eleveurs Français de Toros de Combat dans le cadre de la 8eme Feria de la Jouvenço. 

-Hadrien Lucq de l’Ecole taurine Adour-Aficion, (blanc et or) Salut

-Juan de Morena de l’Ecole taurine du Pays d’Arles, (rose et or) Silence après avis

-Andy Martin de l’Ecole taurine du Pays d’Arles, (blanc et or gris) Deux oreilles après avis

-Luis Torres de l’Ecole taurine de Béziers, (bleu nuit et or gris) Deux oreilles

Novillos excellents de Pagès-Mailhan, les 3eme N°184 et 4eme N°140, primés d’une vuelta posthume

 

Pst : A. Lescot, ¼ d’arènes sous un soleil estival. José Gomez et son association Torearte à remis une muleta aux deux triomphateurs, A. Martin et L. Torres. Le ganadero aurait largement mérité de saluer à la fin de la novillada. Clarines et musique à revoir…


Boujan sur Libron 2023 : Toros y Campo Acte VII.

Dimanche 2 juillet : Une tarde entretenue

 

Six novillos de Valverde

-Alejandro Peñaranda (vert pin et or) : silence – silence.

-Nino Julian (bleu et plata) : 2 oreilles – silence.

-Jarocho (mauve et or) : vuelta – oreille. Président : M.D’Abbadi. Chaleur estivale. Vent. 4/5 d’arène. Vuelta posthume du second Valverde « Ojos chicos » n°74, né en août 2019.

Novillos sérieux de présentation bien qu’un peu desiguales (plus léger le quatrième et plus lourd le dernier). Sans être spectaculaires au cheval, ils ont chargé volontiers et sont restés dans le peto en poussant principalement sur une seule corne. 12 piques Au dernier tiers, la diversité de leur comportement a contribué à l’intérêt de la tarde. Le dernier dans une moindre mesure mais surtout le premier et le second récompensé d’une vuelta offraient de belles charges nobles, le troisième était manso, le quatrième était un Valverde à l’ancienne. Le cinquième cojo fut remplacé par un sobrero du même fer qui se trouvait depuis 2 jours dans le camion avec aller retour à Sr Martin à la clef et qui s’est avéré faible et sans charge. Du côté des novilleros, c’est Niño Julian qui s’en est le mieux tiré, coupant deux oreilles à l’excellent second, Jarocho avec une oreille moins importante, n’a pas démérité, à noter que ces deux là nous ont offert des tercios de banderilles exceptionnels, Peñaranda ne laissera pas de souvenir particulier.

Alejandro Peñaranda s’est montré peu convaincant face au premier Valverde noble et mobile dont il n’a pas su exploiter et mettre en valeur la belle charge longue lors d’une faena souvent heurtée et peu liée. Demie tendida et trois descabellos. Une seule pique tombée sévère pour ce novillo qu’on aurait aimé voir charger une seconde fois la cavalerie. Le quatrième est un castaño plus léger mais bien armé qui s’emploie moyennement en deux rencontres et qui revendique le caractère bien trempé de ses ancêtres en donnant de violents coups de tête dans la muleta de Peñaranda qui se montrera impuissant à résoudre le problème et optera très vite pour l’épée. Entière plate sous cutanée, entière plate et descabello.

Niño Julian fixe joliment le second Valverde qui prend deux piques en brave. Après un superbe tercio de banderilles dans les cornes, le nîmois va trouver d’emblée l’entente parfaite avec ce novillo dont il saura mettre en valeur la charge vibrante en le citant de loin pour l’embarquer avec autorité et temple dans de longues et belles séries liées sur les deux cornes, réalisant le tout dans un périmètre réduit et insufflant à sa faena une intensité soutenue qui a failli retomber par excès de passes au final. ¾ légèrement tombée concluante, 2 oreilles et vuelta au novillo méritées. Le sobrero sorti en 5ème qui affiche très vite des signes de faiblesse ne prendra qu’une petite pique. Face à ce Valverde qui trébuche et fléchit à plusieurs reprises, Niño Julian se verra obligé d’arracher les passes une à une sur les deux cornes avec pour principal mérite de le garder debout. Bajonazo trasero.

 

Jolie réception par véroniques pieds joints de Jarocho face au troisième novillo qui pousse en deux rencontres sur une corne mais qui va très vite afficher une prédilection marquée pour le toril. Après plusieurs tentatives infructueuses pour l’attirer dans d’autres terrains, le novillero se verra obligé de le suivre dans sa querencia où il pourra lui tirer quelques muletazos méritants. Il tue d’une entière très engagée, ce qui n’est pas si courant. Le dernier Valverde qui a plus du toro que du novillo, derrote un peu dans le capote. Très mauvaise lidia pour un premier tercio en trois temps, le bicho chargeant seul avec force à deux reprises mais deux superbes paires dans les cornes au second tiers. Ce novillo finalement, bien qu’un peu juste de force, ne manquera pas de noblesse, ce que s’efforcera d’exploiter Jarocho lors d’une faena liée avec une certaine élégance dans le geste mais trop souvent marginale et qui manque de rythme et de transmission. Bajonazo final et une oreille qui se discute.

Novillada sans picador : Un bon lot d’erales de R. Durand et une matinée agréable.

 

Quatre erales de Roland et Raphaël Durand

-Ponce de Leon (bleu ciel et or) : oreille.

-Lenny Martin (rouge et noir) : oreille.

-Manuel Leon (blanc et or) : 2 avis et salut.

-Valentin (vert bouteille et or) : avis et silence.

Président : M.Lopez. Soleil et nuages. ¼ d’arène.

Comme pour les novilleros, la présidence semblait manquer aussi un peu de métier.

Quatre erales amenés par Rolland Durand qui ont donné un très bon jeu tandis que les jeunes novilleros ont montré de leur côté une réelle envie de toréer, un peu contrariée quelquefois par leur manque de métier face à l’exigence de leurs adversaires. Une belle matinée en tout cas qui nous a fait oublier les déboires de la veille.

Le premier novillo sort avec fougue du toril et prend vite possession du ruedo. Difficile à contenir dans le capote, il envoie dans les airs Lenny Martin venu réaliser un quite, ce dernier ne s’avouant pas vaincu fera une deuxième tentative qui se terminera de la même façon et sans mal heureusement. Le Rolland met également en difficulté Ponce de Leon lors d’un tercio de banderillas pour le moins raté, cependant le novillero va montrer de réelles qualités à la fois techniques et esthétiques lors d’une faena qui ira à mas, supérieure à droite, s’imposant petit à petit à un adversaire qui répète avec une noblesse très vive dans la muleta. La mort n’est pas à la hauteur. Bajonazo.

Lenny Martin a su tirer parti de la belle charge et de la noblesse sans fadeur du second Rolland pour construire une faena a gusto, élégante, bien rythmée et composée principalement de longues séries droitières enroulées avec temple, les deux séquences de naturelles s’avérant moins réussies. Un bémol pour la mort. Entière basse.

Le troisième Rolland est un peu plus fort et surtout plus compliqué que les deux premiers. Le minuscule Manuel Leon va réaliser une faena volontaire, sincère et méritante, bien qu’un peu inégale et souvent heurtée, devant cet eral de respect qui donne des coups de tête dans les passes. Des lacunes techniques, c’est évident mais une belle envie et c’est primordial à ce stade de leur apprentissage. Entière trasera et 2 descabellos.

 

Devant le dernier eral noble mais qui avait aussi ses exigences, Valentin par manque de recour, s’est plus exprimé par la quantité que par la qualité de ses passes, se faisant beaucoup chiffonner et avertir à plusieurs reprises. Pinchazo, ¾ trasera tombée et 3 descabellos.

Samedi 1er juillet : Désastre ganadero et aburrimiento total.

 

Six novillos de Pablo Mayoral

-Alvaro Burdiel (bleu marine et or) : silence – silence.

-Clémente Jaume (lie de vin et or) : oreille – silence.

-Fabio Jiménez (chocolat et or) : silence – silence. Président : M.Pignan. 2/3 d’arène. Soleil et nuages. Vent peu gênant dans le ruedo.

Prix du meilleur novillero : Clemente Jaume.

2 novillos genre anorexique (1er et 6°), les autres plus présentables avec un cinquième nettement plus costaud, le seul d’ailleurs à avoir tenu sur ses pattes, les autres s’avérant d’une faiblesse invalidante et inaptes au combat. Monopique de rigueur sans étincelles, réduite à une égratignure pour le dernier, seul le second poussera sous le fer. Devant ces novillos qui s’affaissaient à tout bout de champ, des faenas décousues par la force des choses, mais aussi trop souvent marginales et trop longues, et enfin des mises à mort désastreuses par manque d’engagement. A l’arrivée, un ennui persistant et une aficion en berne…

Le premier Pablo Mayoral, un novillo efflanqué, affiche une faiblesse des antérieurs dès sa sortie. Après avoir subi une voltereta en début de faena, Alvaro Burdiel s’entêtera à vouloir faire passer cet adversaire sans charge et qui s’affaisse à plusieurs reprises lors de muletazos lointains et approximatifs qui s’éternisent devant un novillo parado. ¾ trasera. Le quatrième Mayoral, un peu mieux présenté, ne vaudra pas mieux et on assistera plus ou moins au même spectacle dont on vous épargnera le récit. Pinchazo et entière trasera.

Le second novillo après s’être fait prier un moment, va charger et pousser avec ardeur la cavalerie sur plusieurs mètres, laissant là le peu de forces qu’il avait au départ. Clemente Jaume parviendra à lier quelques courtes séries droitières méritantes vu l’état de faiblesse et le manque de charge de son adversaire , les passages à gauche plus profilés et moins liés offrant moins d’intérêt. Pinchazo et ¾ tombée efficace en prenant les boulevards extérieurs. Une oreille très généreuse et minoritaire, sollicitée principalement par sa peña. Le cinquième, le plus sérieux de tamaño est aussi celui qui permettra le plus. Mais après une jolie entame de faena par passes à genou ployé, le biterrois aura du mal à peser sur son adversaire par manque d’engagement, il liera bien quelques derechazos et naturelles de bonne facture mais l’ensemble restera peu dominateur et la faena finira de façon brouillonne et décousue. Pinchazo et bajonazo de catégorie.

 

Fabio Jimenez signe une belle réception au capote face au troisième Mayoral qui répète dans le leurre avec un joli recorrido. Hélas , après une mauvaise pique rectifiée, les signes de faiblesse ne tardent pas à se manifester, les jolies poses que prend le novillero devant un novillo qui se traîne avec peine sur le sable ont du mal à transmettre sur les gradins, d’autant que cela dure bien plus qu’il ne faudrait. 2 pinchazos sans s’engager, entière trasera. Débutée à nouveau joliment au capote, sa seconde faena , brouillonne et laborieuse devant un invalide pourtant à peine égratigné au premier tiers, est à oublier. Bajonazo atravesado, demie très en arrière. On notera deux desplantes d’un goût douteux à la fin de ses faenas, un peu de modestie ne fait jamais de mal

Reseñas (N. Regardier) y fotos (M. Volle) 


Saint Sever : Sébastien Castella et Emilio de Justo sortent en triomphe

 

Le mano a mano, imaginé par la commission taurine depuis début décembre, rassemblait les deux triomphateurs de Madrid. Les aficionados ont donc pris d’assaut la billetterie des arènes Henri Capdeville qui affichait le « No Hay Billetes » au guichet. Une première depuis très longtemps. Le biterrois Sébastien Castella faisait son retour dans les arènes du Sud-Ouest.

-Sébastien Castella (aubergine et or) Oreille après avis, oreille après avis et oreille.

-Emilio de Justo (Bordeaux et azabache) ovation, ovation et deux oreilles

Avant le paseo, une minute d’applaudissements fut respectée en hommage au président de la peña Saint Jean, Jean Cazaubon. A l’issue du paseo, les deux maestros furent invités à saluer. Ciel nuageux et agréable. Présidence Miguel Telleria. Sobresaliente : Jérémy Banti.

 

Les toros de La Ventana del Puerto et du Puerto de San Lorenzo (3ème et 4ème) n’ont pas donné l’émotion espérée. D’un trapio correct mais juste de têtes, ils furent économisés sous le fer. Manquant de force et fades, ils n’ont pas donné la transmission nécessaire dans le dernier tiers. Meilleur l’ultime avec plus de fond.

Sébastien Castella a montré de l’application et a construit ses faenas avec calme et précision. Le premier toro fit chuter Gabin Réhabi à la première rencontre. Castella débuta par le bas et lia une bonne série droitière dans laquelle le toro charge avec fadeur. Oreille très généreuse après une entière de côté au deuxième envoi et une faible pétition des tendidos. Le troisième du fer du Puerto chercha les tablas à sa sortie. Le groupe équestre chuta sur la seule rencontre. Le toro faible, fléchit des antérieurs dans la muleta. Castella le domina avec douceur et des naturelles bien administrées. Il réduit les distances et fit trop durer sa faena. Il obtint une seconde oreille après une lame entière. Le biterrois reçut le cinquième par véroniques. Puis après une série droitière donnée avec profondeur, le toro s’éteint et il demanda la musique afin de tenter de cacher le manque de transmission de l’animal. L’entière d’effet rapide lui donna un nouveau trophée.

Emilio de Justo se montra déterminé à ne pas laisser la tarde au français mais il fut par moment approximatif et peu aidé avec ses deux premiers adversaires. Son premier Ventana fléchit au contact du peto. Sa faena resta irrégulière avant de finir par des naturelles de face. Il pincha en conclusion. Il reçut le quatrième par une larga de rodillas puis enchaîna par des véroniques en avançant mais le toro effectua une vuelta de campana qui le rendit quasiment invalide. Il ne put rien tirer de son adversaire. Décidé à triompher, le torero de Caceres accueillit de nouveau l’ultime toro par une larga de rodillas et une série de véroniques qui enchanta les tendidos. Le toro montra plus de moteur, et De Justo servit une faena avec rythme et conclut d’une belle épée qui lui permet de sortir en triomphe.

 

 

Vuelta a los toros pour toreria


Aire sur l’Adour : retour triomphal de Morenito de Aranda à hombros avec Colombo

 

Pour la corrida des fêtes d’Aire sur l’Adour, la nouvelle organisation avait concocté un défi ganadero entre deux ganaderias françaises. Les toros de Gallon et de Pagès Mailhan se sont partagés le cartel. A la fin de la course, un eral fut offert au local Andoni Verdejo, de l’école taurine Adour aficion. La météo prévoyait des orages, mais ils ont épargné les aficionados qui remplissaient les arènes à moitié pour quelques gouttes de pluie uniquement à la fin de course.

- Morenito de Aranda (gris plomb et zan) Oreille et oreille après avis

- Juan Leal (sangre y oro) Oreille et palmas après avis

- Jésus Enrique Colombo (rouge et or) oreille et deux oreilles!

 

Une course longue qui dura plus de trois heures. Présidence : Franck Lanati. Hommage à Ivan Fandiño à l’issue du troisième toro.

Le béarnais Dorian Canton blessé à l’entraînement fut remplacé par le triomphateur de l’année dernière, Morenito de Aranda qui revenait en piste pour l’occasion après sa grave blessure à Vic Fezensac. Il fut le plus en vue de la tarde.

Les toros de Gallon (1-5-6) et de Pagès Mailhan (2-3-4) furent commodes d’armures. Juste de forces mais nobles, ils furent économisés sous la monopique. Seul le quatrième alla à deux reprises au cheval après avoir fait chuter le cavalier à la première rencontre.

Morenito de Aranda a voulu conjurer le sort. Il partit de suite attendre à porta gayola son premier adversaire à l’endroit où il fut blessé à Vic Fezensac. L’envie de repartir là où il est tombé pour se relever encore plus fort. Et c’est ce qu’il fit. Il profita de la noblesse du Gallon pour lier de belles séries sur les deux bords avant que son adversaire ne baissa de régime. L’épée sur le côté ne le priva pas du premier trophée de la tarde. Le quatrième de Pagès Mailhan renversa le picador à la première rencontre. Le début par trincheras, initié avec autorité par Morenito, lui permet de capter l’attention du toro. Il servit de bons muletazos avec domination avant que le toro ne se décomposa en voulant rejoindre les planches. Il conclut au descabello après une entière plate.

Juan Leal n’est pas en réussite avec les aciers ni même avec le sorteo. Face au fade Pagès Mailhan, il toréa essentiellement en circulaire avant un final plus tremendiste. Face au cinquième de Gallon, il débuta à droite et réduit rapidement les distances pour une faena brouillonne avec la muleta souvent accrochée. L’épée resta approximative.

Jesus Enrique Colombo accueillit le Pagès Mailhan par des véroniques à genoux. Il banderilla avec un peu plus de précision. Sa faena resta discrète avec peu de contenu avant un final à genoux qui réveilla un peu les tendidos. Il obtint un trophée après une estocade spectaculaire et d’effet immédiat. Le vénézuélien exigea beaucoup du sixième Gallon avec cinq paires de banderilles et faisant courir son adversaire. Il débuta à genoux mais le toro va s’éteindre et la faena resta sans transmission. Il reçut une voltereta avec des manoletinas finales. Après un rapide protocole commotion, il prit l’épée pour loger une nouvelle lame d’effet rapide. Deux oreilles excessives tombèrent du palco. Il passa à l’infirmerie après sa sortie à hombros.

Andoni Verdejo hérita d’un eral de Pagès Mailhan fortement présenté par rapport aux toros qui sont sortis précédemment. L’animal fut compliqué et posa des difficultés au jeune aturin qui se montra appliqué et qui fut appellé à faire une vuelta.

 

Vuelta a los toros pour Toreria