Beaucaire : Globalement décevant

 

Les gros efforts de l’équipe de l’Aficion Taurine Beaucairoise pour organiser, aux vues des conditions sanitaires actuelles et sans l’apport financier d’une bodega, la novillada des fêtes de la Madeleine de Beaucaire n’ont pas été récompensé par un résultat qui s’averera bien décevant…. Coté novillos, ceux de Pages-Mailhan offriront plus d’option que le lot du Marques de Albasserrada, manso et decasté avec un 1er avisé et dangereux, mais hormis Solalito qui se montra sous un coté intéressant, ses deux compañeros du jour, restèrent en deçà même du peu de potentiel de leurs adversaires

 

-Jésus Diez El Chorlo (rose et azabache) Silence et silence

-Francisco Montero (blanc et or gris) Silence après avis et silence

 -Solal Calmet Solalito (bleu France et or) Salut après avis et silence

 Trois novillos du Marques d’Albasserrada (1er, 5eme et 6eme), tres bien presentés et trois de Pages-Mailhan (2eme, 3eme et 4eme), variés de type, meilleurs les 2eme et 3eme)

 Environ 1000 personnes sous une chaleur estivale. Pst Ph. Kugener. Minute de silence à la mémoire de Philippe Pages pendant le paseillo, salut des banderilleros Miguelin Murillo au 4eme et Marc Antoine Romero au dernier. Ce dernier remportant le prix du meilleur banderillero, tous les autres prix étant fort justement declarés desiertos.

 

Deux miracles ont evité deux cornadas pour M. Murillo prit violemment à la barriere en banderillant l’avisé et dangereux premier et pour El Chorlo accroché et repris plusieurs fois lors d’une cogida violente en cours de faena. L’Albasserrada ayant d’entrée affiché ses mauvaises intentions, même face au picador de turno. L’extremeño abregeant d’une entiere caida. Peu en confiance après sa premiere actuaccion accidentée, le protegé de T. Campuzano aura du mal à trouvé le sitio devant un novillo melocoton de Pages-Mailhan qui assuma bien ses trois rencontres mais qui afficha un manque de fond au dernier tiers.

 

Leger, le second fut accueillit d’une larga de rodilla avant un enchainement de faroles et de largas, deux piques bien prises et un joli quite par chicuelinas de Solalito  Muleta en main, Francisco Montero se montra plutôt brouillon, ayant du mal a baisser la main devant un adversaire certe long a demarrer mais qui prenait tres bien les passes sur les deux rives. Le novillero de Chiclana se retrouvant un peu en fin de parcours avant une lame habile au second essai. D’entrée il eut du mal à la cape devant un exigeant Albasserrada, laissant même la lidia à sa cuadrilla. Novillo compliqué, sans classe ni race qui se retrouva devant un garçon en manque de confiance qui l’occit d’une entiere à la deuxieme tentative.

 

L’épée privera Solalito d’un possible trophée face à son 1er du fer de Pages-Mailhan, noble et encaste aux charges vibrantes, peut-etre un peu trop pour un garçon qui n’en n’est qu’à sa troisieme novillada piquée. Bien conseillé par Luisito il finira par trouver le bon tempo en fin de parcours, dessinant quelques belles sequences sur les deux rives. L’épée lui otera tout espoir, le nîmois ayant banderillé son adversaire de belle façon. Le dernier, qui restera sous le fer à la premiere de ses deux rencontres, arrivera totalement eteint au dernier tiers par manque de race, n’ayant même pas une passe à offrir…

 

Remise du prix à M.A. Romero en piste a la fin de la novillada, un prix auquel pouvait aussi pretendre M. Murillo.


Tyrosse : T. Dufau, Sergio Flores et Joaquin Galdos sortent en triomphe

 

 Les arènes Marcel Dangou ont réouvert leurs portes pour la corrida des fêtes mais sans la fête autour des arènes. Un cartel international était proposé face à des toros de la ganaderia française de Pagès-Mailhan. A l’issue du paseo, une longue minute d’applaudissements fut respectée en hommage à Philippe Pagès. Beau temps et entrée convenable. Président Bernard Peytrin. Le public est reparti content de leur tarde malgré une générosité dans l’octroi des trophées mais avec l’envie de revenir.

Les toros de Pagès Mailhan, de gabarits commodes, ont été économisés sous une monopique hormis l’ultime qui reçut deux rations. (La pique « Bonijol » n’a pas été utilisée). Par la suite, malgré un manque de force, ils ont montré une noblesse douce et franche et de la mobilité, donnant du jeu permettant aux trois toreros de toréer avec profondeur. Salut de Pierre Mailhan à l’issue de la course.  

-Thomas Dufau (bleu arine et or) Saluts et deux oreilles
-Sergio Flores (vert anglais et or) Deux oreilles et saluts
-Joaquin Galdos (cannes et or) Oreille et deux oreilles

 

 Thomas Dufau reçut son premier adversaire avec élégance à la cape. Malgré son application, le toro fade ne transmet pas d’émotion. Il reçut le quatrième par deux largas de rodillas et servit un quite par chiculinas après un petit picotazo. Mathieu Guillon salua aux banderilles. Il débuta sa faena au centre par des cambiadas puis lia des séries droitières avec profondeur. Il s’imposa avant de conclure d’une lame un peu basse.

 Sergio Flores  disposé à triompher, toréa avec sincérité. A l’aise cape à main, il s’imposa face à son premier adversaire noble, chargeant avec classe dans la muleta malgré son manque de force. Il débuta par le bas avec autorité puis lia de bonnes séries avec profondeur. Le cinquième d’abîma la corne droite en tapant les planches. Plus violent que ses frères, il leva la cavalerie et resta ensuite sur la défensive. Le mexicain montra de l’envie, tirant quelques bons muletazos isolés.

 Joaquin Galdos accueillit de belles manières le bon troisième exemplaire qui s’engouffra avec franchise dans le capote. Le péruvien attaqua par le bas avec autorité, lia des séries rythmées et remata avec des pechos temples. Il donna parfois les sorties vers les extérieurs, ce qui enleva de l’émotion à son travail. L’ultime fut le seul à s’employer avec bravoure sous le fer. Le Pagès Mailhan montra de la mobilité et de la caste. Galdos en profita pour tirer des muletazos profonds avec autorité mais pas tout le temps centré. Entière en conclusion.

 

Vuelta à los toros pour Toreria


Lunel : A. Ferrera indulte “Manzanilla” et sort par la Grande Porte avec Lea Vicens…

 

 Premier indulto de la temporada 2021 et très loin de faire l’unanimité, encore moins de référence, une grâce offerte plus à un Ferrera des grands jours qu’à la bravoure d’un toro terciado, mais tres noble à ne plus s’arrêter dans la muleta de l’extremeño.

Deux toros de Fermin Bohorquez (1er et 4eme) pour le rejon et quatre de Nuñez del Cuvillo, juste de presentation et de presence  Le 5eme toro, de Nuñez del Cuvillo porteur du N°157, né en mai 2016 et de 430 kgs a été gracié.

 -Lea Vicens (en chaleco gris souris et noir): oreille et deux oreilles

 -Antonio Ferrera (bleu de France et or): oreille et deux oreilles et la queue symbolique après deux avis

 -Juan Ortega (sang de toro et or) : oreille et silence

 

Face au Bohorquez d’ouverture,  la nîmoise Lea Vicens pour son premier paseo en France en 2021, realisa une premiere partition plaisante grace  Diluvio puis Deseaedo. Elle confirmera sa position lors de son second combat montant Diamante,  Diluvio à nouveau et   Jazmín, pour un final bien mené et conclut à la premiere lame.

 Antonio Ferrera s’entendit bien avec son noble premier, de meilleure façon de la main gauche avant de comprendre, après un tercio de pique en manso, tout le potentiel de son second Nuñez. Traversant un grand moment, l’extremeño survolté tout autant qu’inspiré et relâché, mit les arènes de Lunel debout jusqu’à ce que le public obtienne la vie sauve pour le toro

 Juan Ortega se presenta avec un bouquet de véroniques et deux demies toute sevillane. Sa premiere faena fut toute en délicatesse et elegance avec quelques détails soyeux bien ajustés à la noblesse du Nuñez.  Inédit à la cape devant son second, il n’en proposera guère plus muleta en main. Lame entière pour conclure la course.

 

En matinée, finale du bolsin avec du bétail de Taurelle qui donna un bon jeu, le second de très belle présentation, le troisième un peu handicapé par une boiterie. Borja Escudero (ex-élève de l’école taurine d’Arles) et Andoni Verdejo (Adour Aficion) firent chacun de leur mieux, le second, affichant une belle élégance et remportant le trophée mis en jeu. Il combattit donc le troisième Taurelle du jour.

 

El sobresaliente.


Mejanes : D. Ventura enflamme Mejanes et remporte haut la main le 49eme Rejon d’Or

 

… Et ce après avoir coupé les deux oreilles et la queue d’un excellent toro de Luis Terron, primé d’un tour de piste posthume. Oreille pour S. Galan et Duarte Fernandes, Rui Fernandes et surtout Andy Cartagena, passant prés d’un triomphe à cause des rejons de mort. Quant à J. Salgueiro da Costa il eut a passer après la tornade venu de La Puebla del Rio…. Un cartel exceptionnel qui a tenu en très grande partie toutes ses espérances, le nombreux public se retirant satisfait des arènes de Mejanes

 

Distrait et un peu sur la réserve, le 1er L. Terron se livra vraiment que quand Rui Fernandes, le toréa parfaitement sur « Quiebro » et « El Dourado », faisant croitre l’intérêt de sa faena aux banderilles. Hélas pour le portugais, le toro ne se livra guère pour l’ultime suerte…ce qui gêna pas mal à sa réalisation.

 D’entrée avec « Mediterraneo », A. Cartagena plaça la barre haute, face à un excellent toro. Menée sans temps morts son actuaccion brilla aux banderilles avec le superbe « Cartago » précis et spectaculaire, « Cupido » et « Inocente » pour une paire à deux mains sans brides…. Le triomphe espéré s’échappa avec l’usage du descabello

 Dans un registre plus classique et tres torero, Sergio Galan fit croitre l’intérêt de son actuaccion avec « Capote » et surtout « Ojeda » avant une superbe pose à deux mains sur le dos de « Capricho ». Son adversaire de bon son manquait d’un peu de chispa pour rehausser le tout, primé d’une oreille apres un rejon sin puntilla

 D’entrée Diego Ventura, new look, ira de face attendre son toro à sa sortie du toril pour clouer une farpas impeccable avant de l’embarquer avec sa cavalerie…. « Nazari » entama la faena, brindée à Roman Perez, de manière époustouflante de précision et d’impact… les double quiebros de « Lio » faisant encore monter la pression avant d’enlever les brides de « Bronce » pour une superbe paire de palos à deux mains, précédent un final enlevé avec les roses et un rejon sin puntilla…. Mettant le public debout.

 Difficile de passer après un tel triomphe, J. Salgueiro da Costa de plus eut du mal à trouver la bonne carburation lors du premier tercio, se faisant même touche sa monture. Torero classique avec une bonne cavalerie, il prit peu à peu la mesure de son adversaire et posa d’excellents bâtonnets à l’étrier avec « Fago » ou « Alba » en citant de face, posant de la même façon roses et rejon de mort…

 Duarte Fernandes attaqua tambour battant le dernier toro. Sa faena debuta de la meilleure des manières sur le dos de « Chanel » avec des poses precises et torera… Un peu emporté par la fougue de sa jeunesse, son travail baissa un peu en fluidité, cafouillant sur la pose des roses avec « Mozart » mais se ressaisissant parfaitement pour l’ultime suerte avec un superbe rejon, qui aida l’oreille à tomber..

 

-Rui Fernandes : Salut

 -Andy Cartagena : Salut

 -Sergio Galán : Oreille

 -Diego Ventura : Deux oreilles y rabo

 -Joao Salgueiro da Costa : Vuelta

 -Duarte Fernandes : Oreille

  Six toros de Luis Terrón, de cinq ans, avec du trapio et donnant un excellent jeu, meilleurs les 2eme et 4eme, ce dernier, N° 50 honoré d’une vuelta posthume, un peu plus en retrait le 1er.  Pst : C. Rey. Soleil et mistral, trois gros quart d’entrée

 Le trophée a été remis en piste à l’issue de la course par Camille Hoteman Moya, la nouvelle reine d’Arles en presence de Michele Ricard et de Lola Jalabert.

 Avant le paseillo, Benoit Soumille et ses jeunes voltigeurs de Caval Show, vainqueur des Etoiles de Mejanes, ont presenté leur numero equestre en piste sous l’œil d’Antonio Fererra présent au callejon.


Garlin : Manuel Perera et Alejandro Mora sortent en triomphe

 

 La novillada de la peña taurine garlinoise, qui se déroule habituellement au printemps, a enfin pu avoir lieu après de multiples reports à cause de la pandémie. En ce mois de juillet, le public fut bon enfant, certainement heureux de revenir aux arènes. La présidence rendit également le résultat plus triomphaliste que le déroulement de la tarde. La moitié des picadors ont monté les piques à l’envers sans réelle contestation. Seule la cuadrilla de Manuel Perera a effectué un travail appliqué et suivant les règles. Il fut donc normal que ce fut elle qui remporta le prix de 300€ attribué à la meilleure cuadrilla. Beau temps, plein suivant la jauge maximale. Présidence Manolo Gloria.

Les novillos de Pedraza de Yeltes sont maintenant habitués au triomphe dans les arènes de la porte du Béarn. De présentation correcte, ils ont montré un comportement varié mais furent plutôt décevants avec un manque de caractère et de piquant, nobles dans l’ensemble mais sans transmission. Le sixième « Alambriso » fut brave et noble et le meilleur de lot. Le sobrero (2ème bis) du même fer remplaça le titulaire après s’être cassé la corne en tapant le burladero.  Vuelta posthume anecdotique pour le 3ème exemplaire, negro, n°62 « Alambrisco » et du bon sixième colorado, n°15, « Alambriso »

 - Tomas Rufo (vert fougère et or) silence et silence

 - Alejandro Mora (fraise et or) 2 oreilles et ovation après avis

 - Manuel Perera (framboise et or) 2 oreilles et 1 oreille

 Tomas Rufo se distingua essentiellement au capote, servant des véroniques douces avec aisance. Il eut peu de solution face au lot le moins propice. Le premier fut juste de force et se réfugia rapidement près des planches, obligeant Rufo à porter l’estocade contre les tablas. Il dut abréger face au quatrième distrait et sans combativité.

 Alejandro Mora lia de belles séries gauchères avec style et temple face au sobrero noble et avec du fond. Il logea une belle entière qui libéra généreusement deux trophées. Face au cinquième violent et manso, il eut le mérite de montrer quelques gestes de classe une nouvelle fois avant que son adversaire ne parte aux planches.

 Manuel Perera hérita du meilleur lot de la tarde. Son premier opposant s’emploie à la première pique mais pas à la seconde. Le protégé de Padilla débuta timidement sa faena avant de monter en puissance grâce à sa générosité. Il reçut deux trophées généreux après une épée efficace au second essai. Le sixième Pedraza poussa bien avec les reins la cavalerie et fut parfaitement lidié. Mathieu Guillon se distingua aux banderilles. Contrairement à son premier combat, sa faena ira de mas a menos, ne profitant pas totalement de la charge franche du Pedraza. Il reçut un trophée avec une entière engagée au troisième envoi.

 Le prix Jean Ducos fut remis en piste à Manuel Perera. A noter, que le jeune novillero alla rendre hommage à Ivan Fandiño sur le trajet du retour à l’hôtel, en y déposant les fleurs de son triomphe à la statue devant les arènes aturines.

 

Vuelta a los toros pour Toreria


Orthez : 𝐂𝐨𝐫𝐫𝐢𝐝𝐚 𝐬𝐮𝐬𝐩𝐞𝐧𝐝𝐮𝐞 𝐚𝐩𝐫𝐞̀𝐬 le 4eme toro, suite 𝐚̀ 𝐥𝐚 𝐛𝐥𝐞𝐬𝐬𝐮𝐫𝐞 𝐝 𝐄𝐥 𝐀𝐝𝐨𝐮𝐫𝐞𝐧̃𝐨.

 

 Privé de fêtes, les peñas taurines d’Orthez se sont réunies pour prendre le relais et monter une corrida sérieuse avec un défi ganaderos du Campo Charro. Avancé au 14 juillet pour ne pas être en concurrence avec les arènes montoises ou tyrossaises, tout devait être réuni pour passer une bonne après-midi. Les réservations ont bien marché malgré une jauge limitée et l’équilibre financier assuré. Malgré cela, les organisateurs ont dû gérer des imprévus de dernière minute qui ne récompensèrent pas entièrement tout leur travail : une météo capricieuse, des cuadrillas ne voulant plus aider gracieusement le novillero béarnais à quelques minutes du paseo, un toro à remplacer et la blessure d’El Adoureño qui nécessita l’arrêt de la course par manque d’équipe médicale.  Le gersois fut pris par le sobrero de Camino de Santiago en début de faena, souffrant d’une cornada de plus de 20cm qui transperça la cuisse gauche. Il dut être transporté à l’hôpital de Dax où se déroulait déjà une opération. L’équipe médicale des arènes a préféré l’accompagner durant le trajet car la blessure se trouvait proche de la fémorale. Et sans équipe médicale pour assurer les autres toreros, la corrida ne peut plus continuer. La course fut donc arrêtée à l’issue du quatrième toro. Les toros de Pedrés et d’El Risco n’ont pas été lidié. Belle entrée, ciel nuageux, la pluie fine s’étant arrêtée à quelques minutes du paseo.

 Toros de Juan Luis Fraile, Sanchez Herrero, Fraile de Valdefresno, Julio Garcia et un sobrero de Camino de Santiago (3ème bis)

-Octavio Chacón (bleu ciel et or) : oreille et silence sur celui d’El Adoureño.

 -Alejandro Marcos (vert algue et or) : silence et oreille.

 - Yannis Djeniba « El Adoureño » (blanc et or) : blessure.

 -Le novillero sans picadors, Jean Larroquette « Juanito » (bleu et or) : oreille.

 

En début de course, le jeune Béarnais originaire de Bescat, en vallée d’Ossau Jean Larroquette « Juanito »  a affronté un eral d’Alma Serena qu’il reçut par chicuelinas. Le bicho est juste de force et ne transmet pas d’émotion. « Juanito » le toréa avec douceur pour une faena allurée mais sans transmission. Il coupa une oreille après une entière efficace.

 1-« Rondiño » de Juan Luis Fraile démarra bien la tarde, brave à la pique, s’élançant avec promptitude du centre de piste, mais manquant un peu de force sur les antérieurs. Il fut bien piqué par Manuel Jésus Espartaco. Au dernier tiers, Octavio Chacon lia de bonnes séries droitières mais sans réelle domination face à un animal montrant de la caste malgré sa force limitée. Entière devant mais d’effet rapide. Oreille pour la maestro et palmas au toro.

 2-« Rodillero » de Sanchez Herrero ira à trois reprises à la cavalerie pour la forme où il ne s’emploie pas et piqué à petite dose. Il s’avise et s’arrête rendant le tercio de banderilles compliqué. Alejandro Marcos se montre peu à l’aise et le torée uniquement à tribord. Il s’éternisa avec les aciers. Silence après avis.

 3-« Manzano » de Fraile de Valdefresno se cassa la corne en rematant fort contre les planches. Il fut renvoyé au toril et fut remplacé par « Felito » de Camino de Santiago qui ne reçut qu’une seule pique, montrant de la fixité au peto mais juste de force. Faible et avec peu de charge, il surprit Yannis « El Adoureño » après une série gauchère et lui infligea un coup de corne. Octavio Chacon en tant que chef de lidia ira porter l’estocade.

 4-« Infundio » de Julio Garcia, prévu en cinquième position, sortit en piste pour Alejandro Marcos suite à la blessure d’El Adoureño. Il fut bien reçu à la cape avec une réception allurée du torero de la région de Salamanque. Il alla à deux reprises sous le fer avec puissance mais ne s’employa pas. A la muleta il fut noble mais fade. Marcos le toréa avec plus d’assurance qu’à son premier combat, montrant une certaine classe dans son toreo qui transmit dans les tendidos. ¾ lame nécessitant un coup de descabello.

 Course arrêtée à l’issue du 4ème.

 

Reseña y fotos : Vuelta à los toros pour Toreria


Mugron : Tomas Rufo et Solalito sortent en triomphe d’une intéressante novillada

 

 La première novillada de la temporada du Sud-Ouest a enfin eu lieu grâce à l’abnégation de la peña taurine mugronnaise qui malgré les reports n’a pas baissé les bras. Avec une jauge arrêtée à mille personnes sans pass sanitaire, les aficionados ont timidement répondu à l’appel des organisateurs. Pourtant le soleil était au rendez-vous mais il va sembler difficile de remplir les arènes hors contexte habituellement et surtout sans feria autour.   

L’après midi s’est déroulée en deux temps. Avec tout d’abord, deux erales d’Alma Serena furent combattus par Jean Baptiste Lucq et Andoni Verdejo qui faisait sa présentation en costume de lumière

  -Jean Baptiste Lucq (framboise et noir) Oreille

 -Andoni Verdejo (nazareño et o) Vuelta

 

Le premier eral fut un bon pensionnaire de la famille Bats qui ne demandait qu’à charger en s’employant. Jean Baptiste Lucq fut irrégulier et ne domina pas son adversaire qui lui infligea deux volteretas sans gravité. Le second manqua de force et Andoni Verdejo le toréa avec douceur sans le brusquer. Il montra un toreo épuré avec temple pour ses débuts. L’épée lui enleva toute chance de trophée.

Le second paseo débuta après une courte pause autour des arènes. Le cartel rassemblait trois toreros de styles différents. Les novillos de José Cruz de Rafael Iribarren furent bien présentés, mobiles et nobles permettant une après midi intéressante. Ils s’employèrent peu sous le fer néanmoins. Vuelta posthume du numéro 7, Morisqueto de décembre 2017 lidié en quatrième position. Présidence Franck Lanati.

 -Francisco Montero (blanc et or gris) silence et oreille

 -Tomas Rufo (vert et or) Ovation après avis et deux oreilles

 -Solalito (lilas et or) Oreille et oreille

 

Francisco Montero attendit son premier adversaire « Liriquillo » a porta gayola où il reçut une grosse tumade qui aurait peut-être nécessité un protocole commotion en rugby. Le novillo s’emploie peu sous le fer malgré une bonne lidia de Mathieu Guillon au capote. Montero est appliqué mais sa faena manqua de liant avec un adversaire de peu de fond. Le quatrième « Morisqueto » alla au picador en attaquant la tête du cheval et cherchant à le contourner. Il montra ensuite du caractère dans la muleta de Montero après un tercio de banderilles aérien du maestro. Faena bien débutée par le bas mais irrégulière par la suite où il se fit accrocher plusieurs fois malgré son envie de bien faire. Epée engagée en conclusion. Vuelta au novillo.

 Tomas Rufo qui devait prendre son alternative en juillet dernier à Mont de Marsan a montré une nouvelle fois de la maturité. Un torero fin et élégant, qui fut le plus en vue de la tarde. Face à son premier adversaire discret sous le fer puis un peu fade, il lia de belles séries avec douceur, sans fioriture, avec transmission tout en dominant son adversaire. Il perdit une récompense aux aciers. Face au noble cinquième « Incitador » il récidiva. Il s’imposa avec style et donna des naturelles de belles factures. Après une épée efficace, il reçut un double trophée.

 Solalito affronta un bon exemplaire de José Cruz « Jabalin » mobile dès sa sortie en piste. Solal le banderilla avec brio et conclut par un quiebro ajusté. Sous les conseils de Luisito, le nîmois s’appliqua, donnant de bons muletazos mais subit par moment les charges de son adversaire, manquant parfois de douceur. Face à l’ultime plus compliqué, il prit le temps de bien faire les choses mais manqua de liaison, avant un final plus abouti et intéressant et conclut d’une entière tombée.   

 

Le trophée « Lestage » au triomphateur du jour fut sans surprise attribué à Tomas Rufo. Bonne première novillada dans l’ensemble.

 

Reseña y fotos : Vuelta a los toros pour Toreria


La Grande Porte pour P. Ureña

 

 On retiendra de cette corrida de clôture en mode charro, la grande partition du torero de Lorca à son 1er, les oreilles perdues avec les aciers par A. Fererra, qui remplaçait E. Ponce, tandis que Luis David Adame ne convainquit guère avec son toreo manquant de style, populiste parfois, comme d’inviter à banderiller Leo Valadez, son compatriote en civil dans le callejon. Une corrida entretenue et intéressante par le lot de Victoriano del Rio et qui impacta sur le public du Palio

-Six toros de Victoriano del Rio tres bien présentés, sérieux de comportement et qui demandaient à être toréer, meilleurs les 3eme, 6eme et surtout second. Monopique generalement bien prise sauf pour le 3eme, qui fut légèrement répété.

 -Antonio Ferrera (traje charro gris) Silence après avis et vuelta après avis

 -Paco Ureña (traje charro noir) Deux oreilles et oreille

 -Luis David (traje charro bleu) Salut après avis et oreille après avis.

 Corrida en mode charros mexicanos…Pst M. Cervantes, casi lleno de l’aforo autorisé, ciel voilé et vent, démonstration charra avant le paseillo, arène décorée par Tom Garcia. Salut de Curro Vivas au 2eme. Antonio Ferrera remplaçait Enrique Ponce. Vuelta à la mexicaine et musique mariachis, des partitions pas très en adéquation avec les deux faenas qu’ils accompagnèrent, pas plus que l’air de Mission avec la seconde faena de P. Ureña.

 A Ferrera brinda sa faena à ses compañeros du jour, une faena qui connut de superbes passages, surtout les dernières naturelles données au ralenti, mais qui manqua de continuité de par le manque de forces et la fadeur de son toro. Entière au 2eme essai avec accrochage sans mal apparent, sauf pour sa tenue. Vêtu d’un vaquero, il invita Luis David Adame aux banderilles pour un tercio qui enflamma le Palio… A l’entame de son second trasteo, il fit arrêter Chicuelo pour les mariachis mais devant un toro plus exigeant qu’il n’y pensait, l’extremeño dut se contenter de séquences enlevées dans son style peu orthodoxe, mais toujours en faisant le maximum, perdant à nouveau un trophée avec les épées.

 

P. Ureña n’est jamais très démonstratif avec la cape, mais quand, après les superbes paires de banderilles de C. Vivas, il prend la muleta devant un excellent toro, noble et suave, la magie opère. A droite tout d’abord, à gauche ensuite avec plus de douceur pour finir avec des enchainements au ralenti. Les ¾ de lame suffiront et le torero de Lorca promènera ses deux oreilles, tout heureux… Le 5eme, sérieux, encasté et peu évident, demandera à Ureña, après un émouvant brindis à Manolo Vanegas, une partition pus efficace que brillante d’où émergèrent des naturelles très méritoires. Conclusion par une entière caidita et petite oreille

 

Le 3eme Victoriano, qui envoya au sol le piquero, noble mais manquant de classe, trouva avec L.D. Adame une tauromachie appliquée mais manquant de personnalité. Sa faena connut quelques bonnes séquences ambidextres avec un long enchainement de manoletinas et un toro enclin aux « pasitos a tras » au moment de l’estocade…  Il rendit l’invitation à A. Ferrera pour les palos en y invitant L. Valadez en civil, comme dans un festival !!!! Tercio enlevé avec enchainements a cuerpo limpio pour une belle ovation. Face à un excellent toro, le mexicain s’appliqua sur des séries d’intérêt variable mais qui ne décollèrent pas vraiment. Les poncinas finales et une demi-lame à l’encuentro, aidèrent l’oreille à tomber…

Le triomphe à l’arrachée de M. Perera

 

 Le protégé de J.J. Padilla, seul rescapé d’une novillada accidentée, triomphera pleinement après s’être montré courageux à l’extrême devant son 1er, un peu brouillon face au 5eme et excellent devant le dernier, un novillo de vuelta. A. Samira, qui tracera les plus beaux gestes de la matinée avec ses naturelles, péchera avec les aciers, le descabello en particulier. Blessure au sternum et cornada interne à une jambe… Quant à C. Parejo, il affichera ses qualités, mais après deux volteretas sévères, il finit sur « une jambe » avant de gagner l’infirmerie, blessure au péroné.

 

A. Samira dessinera quelques fresques allurées de la droite face à un novillo qui serrait et bien plus délicat à gauche. Le protégé de Roman Perez frôlera la correctionnelle lors des manoletinas finales. Les épées lui ôteront tout espoir de trophées. Il débutera sa seconde faena à genoux, ce qui lui valut de se faire prendre. Il dessinera par la suite, des séries de naturelles, certaines de haute définition, mais toujours à la merci des cornes avant de connaitre une nouvelle fois des problèmes avec le verduguillo…

 M. Perera reçut son 1er à genoux et un quite afarolado après la pique. Des la 2eme série de muletazos, il se fait cueillir une première fois. La seconde sera plus sévère et Padilla viendra à rescousse pour le sortir du novillo. N’écoutant que son courage, il repartira au combat pour quelques passes tres méritoire avant une épée entière en s’engageant au second essai et une course poursuite qui lui valut un nouvel accrochage. Il ira attendre le 5eme à porta gayola, deux véroniques à genoux, trois debout et mise en suerte par chicuelinas marchées. Il attaquera sa faena, genoux en terre avant de se montrer volontaire mais brouillon, mieux à droite, devant un novillo de bonne composition qu’il occira en trois chapitres. Arès un joli tercio de piques, le dernier Pages-Mailhan, s’avérera excellent sur ses deux pitons. Après un brindis aux cuadrillas de ses deux malheureux compañeros du jour, M. Perera pourra enfin exprimer son toreo et de fort belles manières, sur les deux rives, avant un final plus rapproché et une épée décisive portée avec beaucoup d’envie.

 Pour sa présentation en France, C. Parejo se montrera à son avantage à la cape avant d’initier sa faena de cambiadas et passes par le haut. La première série verra son novillo lorgner les pourtours, le protégé de T. Cerqueira parvenant à le retenir et finaliser par quelques « passes du mépris » bien ajustées. Il se fera prendre par surprise et sévèrement, avant un second accrochage en prenant la gauche. Handicapé, il restera pour loger une épée suffisante, prendre son oreille et gagner l’infirmerie.

 

-Six novillos de Pagès-Mailhan tres bien présentés, avec de la race et un genio plus ou moins développé chez les quatre premiers qui mit les trois novilleros, très décidés, dans des situations souvent critiques. Plus accessibles les deux ultimes, excellent le dernier « Rebueno »,N°895, honoré d’une vuelta posthume. Une rencontre pour tous sauf deux pour le dernier.

 -Adam Samira (violette et or) Silence après deux avis et salut après deux avis, puis infirmerie

 -Manuel Perera (bleu ciel et or) Oreille, oreille après avis et deux oreilles.

 -Christian Parejo (violet et or) Oreille, direction l’infirmerie

 Pst C. Roche, temps gris avec vent et pluie à partir de 4eme, ¾ de l’aforo permit, minute de silence à la mémoire de Philippe Pages et devise noire sur le panneau d’affichage.

Istres : La Monumental de Mexico pour Andy Younes…

 

 Le matador de toros arlésien confirmera ainsi son alternative au Mexique après avoir couper les deux oreilles d’un très bon toro de Pages-Mailhan, primé d’un tour de piste posthume. Thomas Dufau et Leo Valadez entrant eux dans le cartel de la corrida du mois d’aout au Palio. Aucun des six toreros n’a vraiment laissé passer sa chance, ce sont les toros par leur comportement qui ont marqué les différences. Et contrairement à la veille, on ne s’est jamais ennuyé au cours de cette course, six toreros de concept différent du toreo, six toros de six élevages différents qui ont apporté leur lot de satisfaction.

 

T. Dufau recevra son Cuillé d’une larga à genoux et après une pique légère bien prise, le joli castaño prendra bien la muleta des deux bords tout en gardant une pointe de violence. Le landais, qui comprit son toro, saura aller a mas avant de conclure d’une superbe épée.

 A. Younes touchera le toro de la course et ne le laissa pas passer. Après une superbe pique de Gabin, la faena débuta par des cambiadas au centre avant des enchainements vibrant des deux rives, le Pages-Mailhan, noble et mobile chargeant inlassablement le leurre jusqu’au final plus rapproché avec adornos et desplante. Entière caidita au 2eme essai. Vuelta partagée avec le ganadero.

 Veleto, le Fernay s’avérera tardo et pour le moins compliqué, voire avisé, se retournant vite dans la muleta toujours bien présentée par L. Valadez qui fera front jusqu’à finir par trois manoletinas à genoux. Auparavant, forte ovation après un superbe tercio de banderilles partagé par les deux sud-americains. Le mexicain portera une épée engagée après un pinchazo.

 Le Laget reçu un léger picotazo avant un tercio de banderilles enlevé à charge du vénézuélien qui brinda sa faena à Manolo Vanegas. Début à genoux avant deux belles séries de la droite, juste avant que le toro commence a protester et à baisser de ton.

  J. E. Colombo liera de bons enchainements mais le manque de transmission du toro mettra un bemol à sa partition. Conclusion par une entière après trois bernardinas serrées.

 Avec un excellent toro de R. Margé, A. Salenc confirma le bon moment qu’il traverse, composant une faena bien charpentée avec d’excellentes séries sur les deux bords avant de proposer un final plus rapproché avec redondos inversés et, hélas une épée caida et quelques descabellos qui feront retomber l’impact…

 Tibo Garcia héritera d’un Rolland Durand assez porté par la mansedumbre avec des charges vives dans la cape mais qui après deux séries bien séquencées, baissera rapidement de ton et de son dans la muleta. Le nîmois tentera de suppléer a ce manque de transmission mais sa faena ne décollera pas. Lame plate et arrière plus descabello pour conclure…

 

-Dans l’ordre, six toros de Cuillé, Pagès-Mailhan, O. Fernay, Laget, R. Margé, et R. Durand tous très bien présentés et donnant des jeux variés, meilleurs, celui de Pages-Mailhan, « Edyl », N° 60, honoré d’une vuelta posthume, et ceux de Margé et Cuillé.

 -Thomas Dufau (bleu nuit et or) Oreille

 -Andy Younes (eau de rose et or) Deux oreilles

 -Léo Valadez (bleu ciel et or) Vuelta après avis

 -Jesus Enrique Colombo (bleu piscine et or) Oreille

 -Adrien Salenc (rouge et or) Salut après avis

 -Tibo Garcia (blanc et or blanc) Salut.

Remise d’un prix au maire d’Istres par l’Association des Eleveurs Français de Taureaux de Combat pour son action en faveur des ganaderos français, trophée remis par V. Alexandre son président et P. Mailhan. Temps gris, 90% de l’aforo autorisé. Pst. K. Kehiha. Remises des prix en piste à la fin de la corrida.

 

Oreille pour Antonio Plazas

 

 -Samedi en matinée. Quatre erales de Rolland Durand de bon jeu, plus compliqué le 3eme, pour

-Raphaël Ponce de Léon (Centre Français de Tauromachie) bleu GDF et or : Vuelta

 -Lenny Martin (E.T. de Beziers) bleu ciel et or : Salut après avis

 - Jean Larroquette "Juanito"  (Adour Aficion) lilas et or : Salut après avis

 - Axel "Antonio Plazas"  (Ecole Taurine du Pays d’Arles) rouge et or : Oreille après avis

 

Istres 1ere : Le triomphe pour A. Ferrera…

 

 Il aura fallut attendre le 4eme Zalduendo et surtout Antonio Ferrera pour que s’égrènent les premières notes de cette corrida dite symphonique. La faute en incombant surtout a un lot de toros plus ou moins noble mais manquant de fond et de race. Morante hérita d’un lot bien trop aphone tandis que Juan Leal fut assez mal inspiré, surtout avec le dernier de la course. Logique donc que l’envie et le toreo personnalisé de l’extremeño, qui banderilla même son second toro, lui ouvre la grande porte du Palio.

 

Face à un 1er noble mais fade, A.Ferrera saura faire aller à mas sa faena en passant par la gauche avant de monter d’un ton par des naturelles de la droite fort bien ciselées. L’estocade tentée à l’encuentro à sa façon mettra un bemol une actuaccion parsemée de détails. Le public obtint qu’il banderille le 4eme et l’on retrouva le Ferrera d’antan pour un tercio qui déclenchera la 1ere ovation de la course. Après un excellent debut à genoux, le toro s’en ira chercher le pourtour et il faudra toute la force de la muleta de l’extremeño pour en tirer une faena ornée de passages superbes avec une estocade superbe mais longue d’effet…

 

Morante héritera d’un lot sans option et pourtant il offrit au public du Palio quelques séquence marquée par sa toreria, trincherillas, naturelles toute en finesse, mais pour que les effluves fassent leur effet il fallait être deux. Véroniques les genoux pliés avant d’autres toutes aussi arrondies et un quite por chicuelinas avant que son Zalduendo ne  l’abandonne. Le sevillan insista en vain avant de cafouiller avec l’épée devant un toro qui perdit en plus un sabot en fin de parcours.

 

J. Leal nous offrit deux séries droitières et deux gauchères après une cambiada au centre à genoux, enchainant six passes de rodillas. Finissant par son toreo de proximité, sur pieds puis à genoux, devant un adversaire de peu de répondant, la faena ne prit jamais vraiment son envol avant une conclusion par pinchazo et demi lame. Son second arriva mobile au dernier tiers et après quelques enchainements, bien meilleur à droite, l’arlesien se retrouva à court d’inspiration, se faisant accrocher la muleta, s’embrouillant lui-même devant un toro qui par force s’éteint bien vite. L’entière en place contribuera à l’octroi d’un pavillon !!!

 

-Six toros de Zalduendo décevants et commode dans l’ensemble, les 3 premiers de 4 ans, de plus de volume les 3 derniers, cinqueños. Tous économisés au cheval

 -Antonio Ferrera (rouge et or) Salut après avis et 2 oreilles après deux avis

 -Morante de la Puebla (moût d’olive et or) Salut  et silence après avis

 -Juan Leal (purissima et or) Salut après avis et oreille !!! après avis

 Pst. C. Roche. La bailaora Angélique Blasco en prelude, paseillo chanté par F. Cornille, minute de silence pour les victimes du Covid et à la mémoire de Jean Teissere. Plein de l’aforo autorisé.


Saint Gilles : A. Salenc et El Rafi s’imposent….

 

 …Devant un excellent lot de novillo du fer de Malaga, le dernier honoré d’une vuelta posthume, le public appelant l’éleveur à saluer à la fin du festejo.

 La ville de Saint-Gilles et son délégataire des arènes, avaient programmé une fiesta taurina appelé « Toros y flamenco » afin d'éviter une temporada 2020 blanche. Pas de paseillo, pas de palco c’est le public qui se prononça pour les trophées attribués… Deux oreilles pour A. Salenc et El Rafi, une pour C. Olsina mais surtout un bien agréable après-midi pour le public dans un excellent esprit de convivialité

 Le 1er , à la robe lavada en castaño, chuta sous le cheval avant de s’agenouiller plusieurs fois. A. Salenc saura lui faire quasiment oublier sa faiblesse en liant d’excellentes séries de la droite en profitant de la noblesse de son adversaire, menant à mas sa faena avant de loger une lame efficace.

Le joli castaño sorti en second s’avéra très intéressant, noble et encasté, mais sa caste prendra rapidement le dessus sur C. Olsina qui eut du mal a imposer sa muleta avant de cafouiller avec l’épée.

El Rafi reçu de belle manière, cape en main, le dernier de la course qui se montra aussi un adversaire idéal pour le nîmois. Début de faena supérieur de la droite avant un passage par la gauche, de meilleur son au deuxième parcours et un superbe final qui sera de plus d’un intérêt croissant…. Le public oubliera ses maladresses à l’épée en lui octroyant une double récompense…

 -Adrien Salenc : Deux oreilles

-Charles Pasquier « Carlos Olsina » : Oreille

-Raphael Raucoule « El Rafi » : Deux oreilles

Trois novillos de la ganaderia de Malaga (Pierre-Henri Callet), très bien présentés pour une fiesta campera, donnant un jeu excellent, manquant d’un peu de forces le 1er, nobles et mobiles les deux autres, le dernier, N°15, de plus de classe,, honoré d’un tour de piste. Chacun ne prenant qu’une pique, plus engagé le second..

 Excellente animation musicale flamenca par le groupe flamenco « Los Chiquitans ». Avant la sortie du 1er novillo, un cadre souvenir a été remis en piste à tous les participants et à ceux qui s’y sont investis. ¾ d’aforo suivant les règles sanitaires sous un ciel gris….


Istres ...

 

Les arènes du Palio d’Istres avaient décidé de programmer une grande journée taurine caritative afin de ne pas connaitre une année blanche pour cause de Covid. Novillada en matinée et un seul contre six l’après-midi. Première réussite, ces deux festejos se sont déroulés à guichet fermé en conformité avec les dispositions gouvernementales concernant les jauges des manifestations…. Et le public s'est retiré satisfait de cette journée taurine conclue par la sortie par la grande porte de Juan Leal

Oreille pour El Rafi lors de la matinale

 

 En matinée, un mano à mano entre deux novilleros aux portes de l’alternative, entre deux conception opposées du toreo. L’un que l’on qualifiera de vaillant s’est colloqué avec un novillo de Concha y Sierra et un de Yonnet, l’autre à la tauromachie plus épurée avec un novillo de Malaga et un de Cuillé, tous très bien présentés et de comportements variés… Pour Maxime Solera, comme pour El Rafi, cette rare opportunité en cette année de Coronavirus, leur à permit de remettre le costume de lumières, avec plus de bonheur pour le nîmois qui héritera du meilleur novillo de la matinée, celui de Cuillé, auquel il coupera le seul trophée de la course.

 - Maxime Solera (vert et or) Salut après avis et silence après avis

-Raphael Raucoule « El Rafi » (gris palombe et or) Oreille après avis et salut

Pst. C Roche. Sobresaliente : Clément Hargous (bleu ciel et or). Plein pour l'aforo autorisé sous un beau soleil d'automne. Salut de Marco Leal pour ses banderilles au second.

 

Avec une robe typique de son encaste, le Concha y Sierra, suelto au depart, prendra ses deux piques sans histoire avant de laissé faire avec une certaine fadeur, dans la muleta de Maxime Solera qui enchainera quelques jolies séquences sur les deux rives avant que le novillo ne baisse encore de ton en fin de cycle... C'est de la main gauche que le protégé de D. Loré mettra un terme au combat d'une belle lame au second essai. Face au pupille de la Belugue, le torero de Fos, jouera sa carte d'entrée en mettant le Hubert Yonnet en suerte de plus en plus loin pour trois rencontres. Si le colorado répondit bien aux sollicitations, il le fit au petit trop et sans s'employer sous le fer. Ce fut le même comportement que l'on retrouvera au dernier tiers, l'utrero court de charge et peu enclin à se livrer, obligea M. Solera a insister pour obtenir des muletazos méritoires sur les deux cornes avant de loger une entière verticale longue d'effet.

 

Jolie réception allurée pour le Cuillé qu'El Rafi mettra en suerte par chicuelinas marchées pour une unique rencontre avant un joli quite par zapopinas. Le protégé de Patrick Varin débutera sa faena à genoux , au centre de la piste avant de lier de superbes séries droitières qui impacteront. Nobles mais manquant d'un peu de forces, l’excellent novillo se laissera aussi à gauche avec de bonnes manières, avant que la faena ne se dilue quelque peu sur la fin. Entiere contraire en guise de conclusion, nécessitant l'usage du descabello.... La pétition sera suivie d'effet. Le dernier, du fer de Malaga, sera le plus encasté du lot, poussant sur l'unique rencontre. Arrivé au dernier tiers, après un tercio de banderille réduit, il averti deux fois El Rafi de la corne droite, avant de le prendre sans mal sur la première série de la gauche, coté sur lequel insistera le nîmois mais sans pouvoir se livrer. Devant les intentions peu claire du novillo, il l'occira d'une lame habile à la seconde tentative.

Pari reussi pour Juan Leal

 

 .... Qui sort par la grande porte des arenes du Palio avec six oreilles dans son esporton et paradoxalement sans avoir coupé de trophée sur ses deux prestations les mieux agencées, face aux deux toros de meilleures composition, le Pages-Mailhan et le Margé, l'épée lui ayant fait plus ou moins défaut face à eux.

 S’enfermer seul face à six toros n’est pas à la portée de n’importe quel torero. Qui plus est le faire en bénévole à 100% afin d’aider les associations qui œuvrent pour lutter contre la pandémie qui nous affecte tous, cela mérite un énorme coup de chapeau. Du début à la fin, Juan Leal répondra présent avec son toreo engagé et sincère, multipliant les gestes tremendiste et risqués, s'ouvrant le soutien d'un public acquit à sa cause. Il ne lui aura manqué qu'une grande faena rematée efficacement. Mais pour cela il lui aurait fallut une opposition plus consistante et si les deux toros cités précédemment, surtout celui de Margé, le lui ont apporté, la conclusion fut plus moyenne et le public même froid à la fin du dernier toro.

 

Steeven Jean Groux « Juan Leal » (sangre y oro) Oreille! salut après avis, deux oreilles, oreille, deux oreilles et silence après avis

Sobresalientes : Jeremy Banti et Salvador Ruano.

 Pst. K. Kehiha Plein pour l'aforo autorisé sous un beau soleil d'automne. Salut de Rafael Viotti pour ses banderilles au dernier.

 A l'issue du paseillo, chanté par le baryton P. Cornille, remise en piste d'un trophée souvenir à Juan Leal par Mr Bernardini, maire de la ville, et des cheques aux associations par le torero arlésien et les deux novilleros de la matinée, Maxime Solera et El Rafi. Le tout suivit d’une vibrante Marseillaise.

 

Le torero arlésien avait choisi dans l'ordre, six toros de six ganaderias françaises.  Gallon, Pages-Mailhan, Fernay (en remplacement du R. Durand) Jalabert, Olivier Fernay y hijas et Robert Margé. Tous tres bien présentés et de comportement varié globalement noble mais manquant de fond, excepté les second et sixième. Le Gallon noble manquant de jus, les Fernay et le Jalabert de bon fond mais ayant du mal à garder leur tenue en fin de parcours, tous prenant une pique correctement, avec force le Pages-Mailhan, deux pour le Margé, partant de loin à la seconde.

 

Ménagé au 1er tercio, le superbe jabonero de Gallon sera accueillit au centre par des passes cambiadas sans bouger et permettra à J. Leal de montrer un toreo esthétique et soigné face la noblesse sans forces du toro lors d'une faena larga. 1/2 lame suffisante pour conclure. Le Pages-Mailhan poussera sur son unique rencontre et la faena débutera en étirement puis les deux genoux sur le sable avant de lier de belles séries avec changement de main, se montrant le plus à l'aise par naturelles sur la bonne corne gauche. Il remettra les deux genoux sur l'albero pour finir avec des redondos inversés pour le moins osés, les trophées s'envolant avec l'épée... Face au sobrero de Fernay, c'est à genoux au centre qu'il débutera son trasteo par cambiadas et après un bon début le toro se désunira quelque peu et c'est par sa tauromachie encimista entre les cornes qu'il ira chercher sa première double récompense. Ce fut un peu le même scenario avec le Jalabert, mais de façon plus classique, la faena bien débutée se diluera avec un adversaire qui alla a menos. Redondos inversé et bernardinas avant un final en deux essais. Le second Fernay sera reçu les deux genoux en terre pour des véroniques allurées et une mise en suerte par chicuelinas marchées et quite par tafalleras Il partagera les palos avec Marco Leal avant une faena débutée et finie à genoux et entretemps un adversaire de bon son au début mais qui déclina un peu, l'arlesien assurant l'essentiel pour un double trophée après un final rapproché, des redondos inversés, un desplante bien venu et une 1/2 lame efficace. J. Leal ira attendre le Margé à porta gayola et le mettra deux fois en suerte pour des piques prises en s'employant.... Noble et encasté il offrit à l'arlesien la possibilité d'un triomphe important. Le début de faena le confirmera mais le torero eut un peu de mal à garder la main en milieu de trasteo, se retrouvant sur la fin avec de belles séries de deux rives et de longues luquesinas mais pêchant surtout avec le descabello.... Silence ! et ovation au toro


Deux oreilles pour fêter les 20 ans d’alternative de Morenito d’Arles

 

 Un anniversaire commémoré lors d’une bien sympathique après-midi taurine dans les arènes de Chateaurenard et avec le meilleur scenario possible pour le torero arlésien. Elle avait commencé, à l’issue du paseillo, par une remise de trophées souvenir. Pour Morenito d’Arles en premier lieu mais aussi pour ses deux compagnons de cartel, Thomas Dufau et El Rafi…. En présence de Marcel Martel, Maire de la ville, de Lucien Limousin, maire et conseiller général de Tarascon, de Mandy Graillon, ancienne reine d’Arles et adjointe élue à la mairie d’Arles, de Christian Rossi, pst du CAT organisateur taurin de cette journée…

Elle s’est poursuivit avec le festival taurin qui vit Morenito d’Arles triompher en coupant les deux oreilles du dernier novillo de Jalabert, « Moreno » le bien nommé, N°247, qui fut honoré d’un tour de piste posthume. L’arlésien se montrant décidé d’entrée, partageant les banderilles avec Marco Leal et El Rafi et clouant une superbe paire por dentro,  retrouvant peu à peu ses sensations au cours d’une faena qui sera d’un intérêt croissant devant un excellent pupille de La Chassagne…. Et comme l’estocade fut à la hauteur, c’est une double récompense qui enjolivera une fête réussie…

Auparavant, T. Dufau qui ouvrait les débats, brinda sa faena à Rachid et à sa famille, avant de devoir construire un trasteo suave et technique, adapté à un bon novillo qui subit un violent choc sur un burladero, y laissant sa corne droite, choc dont il se ressentit tout au cours de sa lidia. Le second, noble aussi, se montrera trop juste de forces. El Rafi qui le mis en suerte par chicuelinas marchées, débutera et finira sa faena les deux genoux en terre, liant entre temps, d’excellentes séries des deux bords mais sans pouvoir estomper totalement les carences physiques de son adversaire. L’épée en place valait bien à elle seule l’oreille accordée…

 

-Thomas Dufau : Salut aux tiers

 -Raphael Raucoule « El Rafi » : Oreille

 -Rachid Ouramdane « Morenito d’Arles » : Deux oreilles

 Pst : M. Vion, Entrée sympathique sous le soleil mais avec un vent gênant contraignant les toreros à garder la zone abritée. Animation musicale par la peña Camargua.

 Trois novillos du fer de Jalabert, joliment présentés pour un festival, nobles dans l’ensemble et de bonne composition, juste de forces le second, excellent le dernier primé d’une vuelta posthume…


Dax : Daniel Luque le plus en vue d’une après-midi décevante de Pedraza

 

 (Vuelta a los toros pour Toreria) Bien sûr cette corrida était très attendue de la part de l’aficion du Sud-Ouest étant donné que ce fut la seule tarde de toros de la temporada. Alors oui, l’aficion est ressortie déçue des arènes mais très contente d’avoir pu s’y rendre cette année. Personne n’en voudra ni aux organisateurs ni aux ganaderos et toreros car les aficionados ont pris plaisir à venir s’asseoir dans les tendidos. La preuve fut la forte ovation que reçut le maire de Dax, Julien Dubois, pour avoir eu l’audace d’organiser cette journée taurine malgré les contraintes sanitaires qui furent claires, précises et bien respectées. Pendant le paseo, un hommage fut rendu aux victimes de la pandémie, au raseteur français Kévin Bruguière suivies des hymnes Espagnol et Français. Enfin, pour cette journée en hommage à la ganaderia de Pedraza de Yeltes, le ganadero Luis Uranga reçut la médaille de la ville de Dax.

 Plein une nouvelle fois dans la limite des places disponibles soit 4000 personnes. La course fut télévisée par Movistar. Ciel alternant passages nuageux et rayons de soleils.

 

-Daniel Luque (rose malabar et or) Oreille après avis et ovation après avis

 -Alberto Lopez Simon (purissima y oro) Silence après avis et silence après avis

 -Alvaro Lorenzo (praline et or) Silence et silence après 2 avis

 Six toros et un sobrero (2ème bis) de Pedraza de Yeltes bien présentés et homogènes, ils furent décevants surtout lors du premier tiers où ils montrèrent peu de présence. Par la suite, ils furent éteints et sans fond ni transmission.

 

 Daniel Luque fut une nouvelle fois la seule satisfaction de la tarde. Il aurait affronté les six toros, il aurait réussi, sans doute, à sortir en triomphe tant par sa faculté à s’imposer et à dominer les toros que par sa classe. Face au premier toro manso, distrait et désordonné, il livra une grande prestation et s’imposa en soumettant son adversaire dès les premières passes. Il a une facilité à trouver le bon sitio rapidement et par son élégance emmène le toro et le public avec lui. Face au quatrième et faible opposant, il s’appliqua à lier des séries avec douceur, laissant la muleta à mi-hauteur pour ne pas brusquer son adversaire.

 

 Alberto Lopez Simon  et Alvaro Lorenzo furent décevants et n’ont pas donné de satisfactions cette tarde. Peu aidé par des cuadrillas souvent dépassées pendant la lidia, ils ont donné beaucoup de passes sans liaison et sans relief. Ils n’ont pu également remplacer la fadeur de leurs adversaires

En matinée, oreille pour Montero, El Rafi et J.F. Molina

 

 Pour la seule journée taurine du Sud-Ouest, la commission taurine de Dax a souhaité mettre à l’honneur la ganaderia de Pedraza de Yeltes qui séduit les aficionados locaux chaque année.  Avant la corrida du soir, la matinée s’est déroulée sous un beau soleil. Une lueur d’espoir dans cette sombre année. Plein dans la limite des places disponibles soit 4000 personnes.

Les quatre novillos de Pedraza de Yeltes bien présentés et sérieux ont laissé une bonne prestation dans l’ensemble même s’il a manqué un peu de bravoure et de force. Les deux premiers ont fini près des planches alors que les deux autres ont montré de la noblesse mais manquant un peu de transmission. Le quatrième et dernier exemplaire, “Potrico” N° 54,  fut récompensé d’une vuelta posthume.

 

-Maxime Solera (rouge et or gris) Silence

 -Francisco Montero (blanc et or gris) Oreille après avis

 -El Rafi (vert olive et or) Oreille après avis

 -José Fernando Molina (canne et or) Oreille

 

Maxime Solera attendit son opposant au centre de la piste. Il eut du mal à le fixer mais s’appliqua dans la lidia. Le novillo ira à trois reprises sous le fer de Jean Loup Aillet, s’élançant avec promptitude, montra de la puissance sous le peto. Par la suite il donna des signes de faiblesse obligeant le français à réduire les distances. Faena discrète et sans domination tandis que le novillo se réfugia rapidement aux planches.   

 

Francisco Montero ira attendre son adversaire à porta gayola avec sa cape de paseo. Il donna une série de rodillas, faisant lever les tendidos. Le novillo montra des signes de faiblesse sur la première pique mal administrée et la présidence décida d’arrêter le premier tiers malgré les deux piques réglementaires exigées. Le novillo chargea ensuite avec de la noblesse et Montero fit preuve de sincérité et d’enthousiasme mais il alterna le bon et le spectaculaire. Il en fit trop et perdit le crédit gagné avec une muleta souvent accrochée, ce qui donna un ensemble plutôt brouillon.  

 

El Rafi reçut discrètement le troisième novillo qui montra de la fixité au peto et prit deux piques appuyées de Nicolas Bertoli. Après un bon début par des trincheras ajustées, il donna beaucoup de passes avec une certaine allure mais qui manquèrent de domination, laissant un petit goût d’inachevé.

 

José Fernando Molina fut le novillero le plus en vue de la matinée. Après une bonne réception par véroniques, le Pedraza montra de la fixité dans le peto lors des deux bonnes rencontres mais sans puissance. Après un brindis à Daniel Luque, il profita de la belle noblesse de son adversaire et construisit une belle faena harmonieuse et avec douceur et domination.


Bellegarde : C. Parejo remporte le 4eme trophée Sebastien Castella

 

 Un prix largement mérité mais qu’aurait pu lui contester Tristan seulement celui ci sécha sévèrement avec les armes lui otant tout espoir…. Coté ganaderia, le trophée est allé à celle de La Paluna qui présenta trois bons becerros dont deux excellents, le 4eme, N°140 baptisé « Dictator » étant honoré d’une vuelta posthume, honneur qu’aurait pu recevoir le 5eme, N°130 mais le final raté de l’arlésien fit retomber le soufflet. Coté Alain Tardieu, les 2eme et 6eme méritaient bien mieux que ce qu’on leur offrit, le dernier surtout.

 -Christian Parejo de l’Ecole Taurine de Béziers Méditerranée (gris palombe et or blanc) Silence après avis et deux oreilles après avis

 -Tristan (Espigue) de l’Ecole Taurine du Pays d’Arles (fushia et or) Silence après avis et silence après avis

 -Fabien Castellani de l’Ecole Taurine du Pays d’Arles (blanc et or gris) Salut après avis et silence après deux avis et grâce présidentielle pour le trois…

 Trois becerros d’Alain et Frédérique Tardieu (1er, 2eme et 6eme) et trois de La Paluna de Vincent Farre (3eme, 4eme et 5eme). Tous joliment présentés, plus sérieux les deux précédemment cités de LaPaluna, les Tardieu présentant quelques signes de faiblesse des antérieurs.

Minute de silence à l’issue du paseillo à la mémoire de Josy Fabre, ½ entrée sous un ciel nuageux. Pst: Ch Gibert. Les pluies du matin avaient lavé les pavés des indésirables, seul un important dispositif policier resta en place par précaution

 

Vainqueur de ce trophée en 2018, Tristan n’est pas passé loin de réaliser un doublé après sa superbe faena au 5eme ou l’on retrouva tout le potentiel du jeune tarasconnais, face à un novillo de catégorie. Christian Parejo, lui, revenait dans ces arènes un an après avoir frôlé le titre. Héritant d’un excellent becerro de La Paluna, le protégé de T. Cerqueira ne laissa pas passer l’occasion, embarquant son adversaire de la meilleure des manières sur les deux rives avant de conclure efficacement. Ce qui fit en partie la différence, le novillero de Chiclana, affichant lui une toreria déjà bien plus affirmée.

 Face au novillo d’ouverture fade et de peu d’option, C. Parejo ne put guère que réciter ses gammes pour un morceau qui ne décolla guère et qui fut mal conclut à l’épée. Le pensionnaire de l’école taurine de Béziers se rattrapa parfaitement avec son second

 Tristan s’appliqua des le début par une réception genoux plié avant de banderiller très inégalement. Muleta en main, il eut un peu de mal à s’entendre avec son Tardieu malgré quelques passages mieux agencés… Et une première fois l’épée lui ôta tout espoir…. Il se rattrapa en grande partie face au 5eme avant sa déroute avec les armes.

 Quant à Fabien Castellani, il n’est pas apparut sous son meilleur jour malgré sa bonne volonté. Largas de rodilla pour recevoir son 1er, des séquences allurées avec la muleta devant un adversaire qui le permettait mais lui aussi sécha une première fois avec la rapière. Il eut par la suite plus de mal à trouver le sitio devant un intéressant novillo de Tardieu, certes un peu plus exigeant mais qui lui offrit quelques jolis enchainements avant de connaitre un gros échec avec les épées…


Les Saintes Maries de La Mer : Sortie en triomphe pour J Leal et L. Vicens

 

 Lalo de Maria perdant tout le bénéfice de ses deux belles prestations àcause d’un mauvais maniement des épées. L’arlésien avec trois oreilles dans son esporton fut le triomphateur de la corrida, la rejoneadora nîmoise repartant avec les deux appendices du 4eme.

 Cette course mixte au sens large du terme restera dans les annales comme la première corrida de la temporada en France et ce, un 9 aout. Elle attira un nombreux public, festif qui remplit jusqu’aux limites des règles sanitaires, les arènes saintoises…

 

-Lea Vicens (Rejon) Salut et deux oreilles

 -Juan Leal (purissima et or) Deux oreilles et oreille

 -Lalo de Maria (lilas et or) Silence et silence

 

Pst. G. Magnoni, dans le ton de la course, une minute d’applaudissement à la mémoire de Robert Barrachin et des victimes du Covid. Soleil chaud puis voilé et lumières à partir du 5eme

 Quatre toros des frères Gallon, deux pour le rejon, arreglados, deux correctement présentés pour Juan Leal dont un sobrero après que le 5eme fut changé pour s’être casser une corne en frappant au burladero et deux becerros, diversement présentés de Roland et Rafi Durand, plus sérieux le dernier, pour la présentation en France du becerrista Lalo de Maria qui n’est autre que le fils de Marie Sara

 

L. Vicens trouva l’entente en début de faena sur Betico, toréant de la meilleure façon un excellent Gallon Elle poursuivit avec des poses à l’étrier, alignant trois roses qui freinèrent le toro, ce qui ne l’aida point pour la conclusion en deux rejons et un descabello. Boitant de la main gauche, le 4eme fut protesté mais maintenu en piste. La nîmoise eut du mal à trouver la bonne carburation, redressant la situation avec son cheval de quiebro avant d’aligner trois fleurs et de conclure d’un rejon plus efficace qu’en place….

 

Le 1er toro de Gallon pour J. Leal prit bien sa pique avant un quite fort por saltilleras de l’arlésien. Il débuta superbement sa faena les deux genoux en terre, liant par la suite d’excellents enchainements droite et gauche, mais le toro noble manquait de transmission. Il fallut un final resserré en liant entre les cornes pour faire grimper l’intérêt lors des deux longues séries finales. L’épée un peu tombée mais sans puntilla fit le reste… Avec le cinquième bis, moins évident et un peu court de charge, il eut du mal à trouver le bon rythme, frôlant l’accrochage sur un quite. Après l’avoir brindé à Lalo de Maria, l’arlésien à nouveau débuta sa faena à genoux, faena qu’il eut du mal à faire decoller devant un adversaire affichant quelques signes de faiblesse. C’est à nouveau avec un final encimista et une superbe série de luquesinas qu’il ira chercher sa 3eme oreille après une demi-lame efficace.

 

Lalo de Maria vit de suite les qualités de son 1er R. Durand, un noble et infatigable becerro dans un quite varié et rematé d’un superbe changement de main. Muleta en main il lia d’excellentes séries coulées et enchainées sur les deux rives, le tout allant à mas avec élégance et esthétique surtout à gauche, jusqu’à l’épée qui lui fut fatidique…. Son second bien plus encasté ne fut pas des plus facile pour un debutant. Il commença à genoux mais il fut à la recherche du bon rythme face à un adversaire aux charges assez brusques. Il parvint à ses fins lors d’une superbe série droitière avec changement de main et une poignée de naturelles plus que méritoires… Mais hélas à nouveau, il sécha les armes à la main.


Beaucaire : No hay quinto malo…. “Comadroso” de Dolores Aguirre et Montero sauvent la course

 

 Il aura fallut attendre ce cinquième novillo pour que la course sorte de sa léthargie…

 Au cartel, trois novillos de la ganaderia du Conde de la Corte, sans options, decastés et mansos (1er, 2eme et 3eme) et trois de Dolores Aguirre Ybarra avec un spectaculaire 5eme honoré d’une vuelta posthume et un 4eme resté inédit. Novillada en commémoration des 100 ans de l’encaste Conde de La Corte formée de deux lots très bien présentés, la plupart applaudit à leur entrée en piste. 100 ans aussi pour la cuadra de caballos de Philippe Heyral avec hommage à l’issue du paseillo….

-Jose Cabrera (saumon et or) Silence après avis et silence après deux avis

-Francisco Montero (blanc et or gris) Oreille et vuelta

-Jose Antonio Valencia (bleu France et or) Silence et silence.

Prix au meilleur novillero, Oreille d’Or : Montero, meilleur picador : Adian Navarette et JL Aillet aequo, meilleure ganaderia : Dolores Aguirre, meilleur banderillero : desierto  Pst : B. Cissé, Arènes copieusement garnies, un peu en trompe l’œil avec les règles sanitaires, soleil. Vuelta au 5eme « Comadroso » du fer de Dolores Aguirre

-On accordera les circonstances atténuantes à J. Cabrera à son 1er qu’il attendra à porta gayola avant deux rencontres ou il s’emploie par a-coup et de poser lui-même les palos. Muleta en main il dut éviter les gestes félins d’un adversaire decasté et court de charge qu’il occit d’une lame habile…. Par contre, après un bon tercio de banderilles, il restera sans recours devant un intéressant novillo de D. Aguirre qui s’emploiera à la première pique, sortant vite seul des deux autres et qui aurait mérité une bien meilleure opposition au 3eme tiers, le novillero d’Almeria se trouvant même à la dérive lors de ses tentatives pour la suerte suprême….

- Montero coupera une oreille à son premier un Conde de La Corte, fuyard qui prendra trois piques en manso, finissant sans aucune option en errant dans la piste après deux jolies series d’entame, le chiclanero en tira bien plus avec son toreo populaire qu’il n’en n’avait sous les sabots avant de conclure efficacement…  Il ira attendre « Comadroso » à porta gayola avec sa cape de paseillo avant un tercio de piques spectaculaire avec au 1er assaut une longue poussée vibrante jusqu’à la chute de la cavalerie et deux autres piques déclenchant la musique et les ovations du public envers A. Navarette son picador. Montero posera lui-même la 3eme paire de banderilles avant de dessiner une faena ambidextre valant surtout par son engagement et sa volonté avec son toreo barroque portant sur le public avant tout…. L’estocade en place le fut au 4eme essai et les trophées s’envolèrent pour l’occasion.

Quant à J.A. Valencia il toucha un 1er sans race et limité en forces devant lequel il ne put que montrer sa volonté et son envie, en finissant en deux épées. Il herita pour finir d’un manso de gala qui fuyait la cavalerie avant d’y rentrer dedans tel un missile que sut superbement contenir JL Aillet. Après l’avoir banderillé, le D. Aguirre finit très vite éteint contre les barrières, le protegé de D. Cabanis ne pouvant s’exprimer plus, il fut contraint à l’estoquer rapidement…


Gimeaux : Une oreille pour chacun

 

La Monumental aux portes d’Arles avait enregistré un nouveau plein pour sa traditionnelle fiesta campera de printemps, le temps printanier y apportant son écot. Une oreille pour chacun des quatre toreros à l’affiche avec des teneurs plus nuancées devant des novillos des héritiers de François André qui s’avéreront globalement intéressants pour l’aficionado, meilleur le dernier pour le torero, plus sérieux les deux réservés aux matadors de toros, de moins de physique les deux pour les novilleros, trop juste même celui qui échut au jeune nîmois.

Paco Ramos hérita du client le plus sérieux, qui se montra court dans la muleta, essentiellement toréé par la droite et qui finit plutôt compliqué, accrochant même David Estève, matador de toros valencian qui débutait comme banderillero et ce aux ordres du torero de Onda.

Ivan Abasolo n’a pas semblé très inspiré par son François André qui pourtant offrait des possibilités, surtout sur sa gauche comme on le vit sur quelques séquences du torero basque qui conclut d’une épée dans le Sud-ouest.

Les deux derniers reçurent un picotazo pour la forme et furent banderillés par les deux novilleros du cartel. Celui de Solalito, noble mais manquant de présence et de forces, permit au protégé de Serge Almeras d’affiché douceur et plastique, surtout à droite mais sans lui permettre d’exprimer tout son potentiel.

Tristan hérita du meilleur de l’envoi, ce qui lui permit de réciter ses gammes avec application sur les deux bords, même s’il en garda un peu sous le pied, le privant d’une connexion avec le conclave, ce que le novillo lui permettait. Conclusion en trois temps après un 1er essai au recibir.

 

Présidence à  nouveau assurée par le jeune Anton, JL Aillet et L Tosello ont alterné aux piques. Les quatre François André ont été brindé au public.

En matinée, Jérôme de l’Ecole Taurine du Pays d’Arles avait été invité, comme cela est devenu une tradition pour les élèves de l'école, à porter sa première épée lors de la Fiesta Campera du club taurin Lou Fourmigo. Au terme d'une faena toute de tranquille assurance, élégance et temple mêlés, il tua son adversaire, un eral des héritiers de François André, parfaitement choisi pour l'exercice, d'un beau volapié plein d'engagement. Les deux oreilles que lui attribua le palco ne devaient rien à la bienveillance et tout à son mérite. Après lui son camarade Luca Spagna coupa aussi les deux oreilles d'un novillo plein d'allant de Virgile Alexandre (Ganaderia El Campo).

 


Mont de Marsan : Alberto Lopez Simon triomphe pour l’anniversaire du CTM

 

 Le cercle taurin montois fêtait ce dimanche leur cinquantième anniversaire. Avec près de 190 adhérents, ils organisent durant l’année diverses conférences et voyages pour leurs membres. Pour marquer le coup de ce demi-siècle existence, les bénévoles ont réussi à monter un festival caritatif avec l’aide de Thomas Dufau.

L’aficion est généreuse et les bénéfices seront reversés à l’association des pitchouns du Moun qui vient en aide aux enfants landais malades et en situation de handicap.  Malheureusement la météo ne disait rien de bon, ce qui a découragé beaucoup d’aficionados. Pourtant, par chance, pas de pluie durant le festival, le soleil a même réussi à faire quelques apparitions dans le ciel montois. Il a fallu tout le savoir faire des hommes de l’ombre pour mettre les toreros dans les meilleures conditions. Bonne animation musicale de la banda Los Divinos de Grenade. Mille personnes environ.

Curro Diaz (1 oreille) ouvrit la tarde avec prudence face à un adversaire de Camino de Santiago juste de force. Il donna quelques séries avec élégance mais resta sur le quai de la gare.

Diego Urdiales (1 oreille) montra de la sincérité et de l’envie. C’est toujours étonnant de voir ce torero absent des férias. Il toréa en avançant et se croisant, tentant de peser sur un adversaire de Camino de Santiago très désordonné et compliqué.

Thomas Dufau (1 oreille) hérita d’un manso d’Alma Serena qui fuit le combat malgré une pique poussée avec fixité. Après avoir reçu une voltereta, le montois donna de bonnes séries gauchères méritantes avec autorité.

Alberto Lopez Simon (2 oreilles) livra la meilleure prestation de la tarde face à un adversaire d’Alma Serena, manso et fuyard au cheval mais noble par la suite. Le triomphateur comptable de la dernière Madeleine se distingua d’abord cape en main, fixant son adversaire avec douceur et classe. Il domina rapidement son adversaire et servit de bonnes séries templées sur les deux bords. La faena sera un peu longue mais il prit du plaisir et le public aussi. La présidence octroya ensuite une vuelta peu méritée pour le novillo. Alberto s’est lui gagné son contrat pour la Madeleine.

Yon Lamothe (2 oreilles) le novillero passa une tarde compliquée. Il fut brouillon et resta en dessous des qualités de son adversaire. Le double trophée étant trop généreux pour une conclusion.

Le cercle taurin montois a bien fêté son anniversaire. (Vuelta à los Toros pour Toreria)


Arzacq : le Bayonne de Cristal pour Jesus Romero

 

 Le jeune becerrista de Guadalajara a triomphé après avoir coupé les deux oreilles d’un becerro de vuelta de la ganaderia Casanueva. Oreille pour Sergio Rodriguez et pour Jean Larroquette "Juanito" qui portait son 1er costume de lumières et qui aurait pu doubler la mise s’il avait mieux tuer le tres bon sixieme. Coté novillos, il y eu deux excellents Casanueva dont un le 5ème « Parrandero » n° 27, honoré d’une vuelta posthume, ceux de la ganaderia Camino de Santiago s’averant plus decevants.

Desafio ganadero avec trois becerros du fer de Camino de Santiago (Jean Louis Darré) 2ème, 3ème, 4ème et trois de celui de  Casanueva (Guillaume et José Bats) 1er, 5ème et 6ème.

-Sergio Rodriguez (violette et or) : oreille et silence
-Jésus Romero (émeraude et vieil or) : vuelta et deux oreilles
-Juanito (lilas et or) : salut après avis et oreille après avis

Jesus Romero remporte le trophée du Bayonne de Cristal. Le prix des organisateurs du Sud-ouest est partagé entre les trois novilleros


Magesqc : Christian Parejo a hombros

 

 Ouverture de la temporada française avec six becerros de Santafé Marton, tous très bien présentés, mobiles et encastés. En coupant deux fois une oreille, le protégé de Tomas Cerqueira n’a pas laissé passer l’opportunité d’ouvrir la première grande porte de la saison.

-Alvaro Burdiel (rouge et or), silence après avis et oreille.

-Christian Parejo (vert bouteille et or), oreille et oreille.

-Jean-Baptiste Lucq (rose vif et azabache), silence et oreille.

A l’issue du paseo, une minute d’applaudissement a rendu hommage à Pierre Bats et Christian Coll. Christian Parejo reçoit le prix Bernard Ménard récompensant le triomphateur de la tarde. Le prix des organisateurs du Sud-ouest est partagé entre les trois novilleros.



Finale du Bolsin : 3h00 d’ennui…

 

Lors d’une interminable finale qui ne fut que longues séquences de toreo du bout des bras et démonstrations de ce qu’il ne faut pas faire avec l’épée, encore que là c’est plus excusables, les quatre n’étant encore que des apprentis becerristas

 

Furent combattus dans l’ordre : un eral de Malaga, un François André, un Pages-Mailhan, un Jalabert, un Alain Tardieu, un Taurelle, un La Paluna et un Fano. Si l’on excepte le 1er compliqué, le 6eme, trop imposant et pas facile et le dernier trop faible, les autres permettaient tous autre chose que ce qu’on proposait ces quatre finalistes. Seul A. Martinez Duarte coupera une oreille, bien généreuse après une faena brouillonne conclut d’une épée de gendarme et lui vaudra d’être désigné vainqueur du Grand Bolsin Taurin de Nîmes Métropole 2019… Les meilleurs moments de la matinée furent le quite de L. Martin au 4eme et celui de Illanguas au 7eme par zapopinas

 

-Lenny Martin (rouge et or), école taurine de Béziers Méditerranée. Silence après avis et silence après avis

-Raphaël Ponce de León (lie de vin et or), Centre Français de Tauromachie de Nîmes. Salut et silence après trois avis

-Alejandro Martinez Duarte (blanc et or gris), Los Barrioz, Cadiz Silence après avis et oreille !

-Javier Illanguas Sanchez (sangre y oro), Séville. Salut et silence

Pst R. Venan, entrée familiale bien que gratuite sous un chaud soleil, le 5eme novillo fut puntillé en piste après que R. Ponce de Leon eut entendu les trois avis fatidiques.

St Gilles : La grande porte pour C. Olsina

 

  Qui confirme ainsi sa progression, même si la vilaine épée portée au 5eme aurait du l’en priver mais c’est tout de même lui qui distilla les séquences les plus torera de l’après-midi aidé en cela aussi par le sorteo le plus favorable. Exactement l’inverse pour Maxime Solera qui eut à combattre les deux novillos les plus compliqués obtenant par son abnégation et son courage, une oreille à son second. Oreille également pour El Rafi coupée à son Cuillé mais le nîmois n’a put doubler la mise au dernier, surtout par sa défaillance à l’épée….

Novillada en ouverture de cette feria de la pêche et de l’abricot, competencia entre les ganaderias de Ph. Cuillé, dont les novillos de peu de présence et décevant dans l’ensemble sortirent en premier (une toute petite pique pour chacun) et de Malaga plus sérieux physiquement et moralement (deux, une et deux piques plus appuyées) mais avec une pointe de genio plus ou moins développée. Ces trois derniers faisant voler les trois novilleros, fort heureusement sans mal, et qui revinrent au combat sans rechigner…

-Maxime Solera (vert empire et or) Vuelta et oreille

-Charles Pasquier « Carlos Olsina » (fushia et or) Oreille et oreille

-Raphael Raucoule « El Rafi » (violette et or) Oreille et silence

Pst : C. Sevilla. Demi-entrée sous un soleil d’été. Vuelta plutôt généreuse au 5eme novillo, N°01, de Malaga, et qui reçut le prix décerné par le club taurin La Taquilla au meilleur novillo de l’après-midi.

 

Réception à genoux y comprit pour les véroniques de M. Solera avec le Cuillé, qui faible sera très économisé au cheval et qu’il banderillera lui-même, ce qui lui valut une première voltereta. Par la suite il ne pourra tirer que quelques séquences méritoires à un novillo trop juste de forces qui se défendait….  Le sérieux 4eme ira deux fois au cheval, mieux à la seconde ou il poussa mais arrivera désordonné et de plus en plus violent dans la muleta du fosséen qui insistera jusqu’à l’accrochage… Les deux fois il tuera au deuxième essai

 

Joli réception du second qui offrira à C. Olsina un début de faena très stylisée avant un passage à gauche ou le biterrois fut moins à l’aise. Il reviendra à droite pour un final bien lissé, le tout conclut de ¾ de lame efficace. Il reçut de belle façon son Malaga qui s’employa sous son unique rencontre et qu’il embarquera avec calme et douceur sur les deux cornes avant de se faire prendre sur un redondo inversé terminé en redondo voltigeur et se faire à nouveau accrocher violemment toujours de la corne gauche dans la foulée. Il revient terminer sa faena sans se démonter, hélas l’épée, bien basse, mit un bémol à l’ensemble.

 

El Rafi fut plutôt dynamique dans ses capotazos face à son Cuillé qui généra un tercio de banderilles plutôt chaotique avant de s’avérer peu facile à la muleta. Le nîmois peu à l’aise au début finit bien mieux sur la corne gauche avant de conclure en deux temps. Joli tercio de pique pour l’ultime novillo, qui se laissa faire l’espace d’une série à droite avant de faire voler sévèrement El Rafi qui ne put continuer que sur la corne gauche avec trois belles séries avant que le Malaga ne réduise ses investigations, mettant le nîmois moins à l’aise et qui en plus sechera avec la ferraille


Roquefort, du spectacle avec les La Quinta.

 

 Six novillos de La Quinta bien présentés, braves à la pique et nobles au dernier tiers

-Aquilino Giron (cendres et or gris) : oreille et saluts.

-Rafaël Gonzalez (tomate mure et or) : oreille et oreille après avis.

-Cristobal Reyes (sangre y oro) : saluts après avis et vuelta.

Saluts du banderillero Vicente Ruiz au cinquième.

Sortie en triomphe du mayoral de La Quinta et de Rafaël Gonzalez.

Les 2eme et 4eme, prirent chacun deux belles piques et, sans jamais baisser la garde, répétèrent en humiliant. Le second aurait pu faire une vuelta posthume. Les plus braves ont été les 3eme avec salut pour JL Aillet et 6eme qui prit quatre grosses piques données par Tito Sandoval. Le 4eme renversa deux fois le cheval.

Rafael Gonzalez hérita du meilleur lot et coupa à chacun de ses adversaires, une oreille. Il dessina aussi les meilleurs muletazos de la tarde. Aquilino Giron coupe une oreille au premier qui aurait put être double s’il avait mieux tué son second. Cristobal Reyes a touché le lot le moins propice, compliqué son 1er,  le dernier s’éteignant rapidement après un gros tercio de pique

Rafael Gonzalez deux oreilles, A. Giron une et Cristobal Reyes ont donné de leur personne tandis que le mayoral est porté en triomphe…


Bayonne : la grande tarde de Monsieur Daniel Luque

  qui triomphe pour son encerrona

 

L’évènement de la temporada annoncé, a eu lieu mercredi soir dans les arènes de Bayonne. Dans un décor unique avec le sable des arènes recouvert en bleu, en hommage au célèbre peintre catalan Joan Miro et dans une corrida en mode Goyesque, Daniel Luque a affronté en solitaire six toros de trois ganaderias différentes.  Torrestrella (1er et 4ème), Pedraza de Yeltes (2ème et 5ème) et Puerto de San Lorenzo (3ème et 6ème) et sobrero 6ème bis de la Ventana del Puerto. Un peu plus d’une ½ arène.

Il aura fallu un grand Daniel Luque pour tirer le maximum de ses adversaires, qui ne lui auront pas facilité la tâche dans sa conquête. Avec une muleta puissante, de l’envie, et une technique parfaite, il a pu soumettre tous ses adversaires.

Le 5ème toro de Pedraza de Yeltes, Mironcillo, N° 6, colorado, de 633 kilos, spectaculaire au tercio de varas fut crédité d’une vuelta posthume  Sobresialientes : Jérémy Banti et Miguel Angel Sanchez Pascual  Salut de Curro Robles au 1er, Marco Leal au 5ème, Juan Contreras au 6ème

 

-Daniel Luque (costume goyesque purissima y azabache) Oreille, salut, oreille, silence, deux oreilles et la queue après avis et silence

 

Dani, comme les gens l’appellent, reçut son premier adversaire de Torrestrella par des véroniques autoritaires qui donnèrent le ton de son après midi. Face à un noble mais fade adversaire, il tira le maximum, lui volant même des muletazos de grandes qualités mais isolés.
Avec le Pedraza de Yeltes qui ne s’employa pas sous le fer de Tito Sandoval lors de ses trois rencontres, il fallut toute son expérience pour donner des muletazos méritoires. Il fut moins à l’aise à bâbord. Il perdit un possible trophée à cause d’un vilain mete y saca sur le côté.
Face au troisième, un toro de Puerto de San Lorenzo sans grande qualité et désordonné, il fit le maximum avec une muleta très autoritaire pour faire avancer un adversaire peu combatif.
Il reçut le quatrième par des véroniques genoux pliés avec décision. Il essaya de le soumettre par le bas en début de faena mais le Torrestrella manqua de race et le sévillan abrégea le combat.
Mais ce fut pour mieux repartir face au cinquième, un Pedraza qui sortit bizarrement sur le ruedo, distrait et incertain. Il s’alluma sous la première pique et renversa la cavalerie. Il ira faire chuter l’équipage à la troisième rencontre où il fut placé à longue distance, assurant ainsi le spectacle par sa puissance. Le toro se livra sur les premières séries mais fut distrait et se décomposa peu à peu et finira aux planches et proche du toril. Mais Monsieur Luque réalisa un faenon, inventant une faena contre les planches après avoir lier des séries de grande classe. Il logea une épée en place et obtint les trophées maximum. Il partagea son tour de piste en compagnie du représentant de Pedraza, José Ignacio Sanchez. Vuelta généreuse pour le toro.
Ce fut compliqué de continuer après ce chef d’oeuvre, mais il reçut à genoux le sixième de Puerto de San Lorenzo qui se cassa par la suite la corne au cheval. Il fut remplacé par un sobrero de La Ventana del Puerto qui fut brave à la pique avant de s’arrêter au dernier tiers. Luque n’insista pas et profita au plus vite d’une sortie à hombros chaleureusement fêtée.

 

Vuelta a los toros pour Toreria


Millas : La seule oreille pour Miguel Aguilar...

 

 Novillada concours avec des élevages français. Malgré un temps frais et un vent gênant, l’après-midi fut intéressante notamment grâce à la disposition de Maxime Solera et la découverte de Miguel Aguilar. Les utreros venant tous du Sud’Est, ont été intéressants bien que aucun n’a réalisé un grand tiers de piques.

Le prix de la meilleure faena fut attribué à Miguel Aguilar, celui du novillo au Jalabert. Le prix du meilleur piquero étant décerné à l’ensemble des picadors pour leurs volontés de mettre en valeurs les novillos. Novillos de H. Yonnet, Turquay, Jalabert, C. Yonnet, Malaga et St Cécile pour

-Maxime Solera (encre violette et or) : Silence après deux avis et salut

-Antonio Grande (indigo et or) : Silence et silence

-Miguel Aguilar (vert olive et or) : Salut et oreille après avis

 

Maxime Solera a touché les deux Yonnet. Celui du fer d’Hubert en 1er, un novillo sérieux qui prit ses trois piques, la dernière du bout de la piste, et qui finira avisé. Le torero ne cedera rien mais pechera avec l’épée. Celui des Heritiers de Christophe ensuite. Trois piques aussi mais de moins d’intensité et tout autant, sinon plus compliqué au dernier tiers. M. Solera une nouvelle fois restera ferme face au danger mais aussi à nouveau il s’égarera avec l’épée.

 

Déception avec le novillo de Turquay fade et faible qui ne permettra pas grand-chose à un Antonio Grande anquant de recours. Ce qui se confirmera face au serieux Malaga (Callet) qui se montra à son avantage lors de ses trois piques et dont la caste débordera rapidement l’espagnol

 

Après s’en être prit aux burladeros, le sérieux novillo de Jalabert prendra ses trois piques en allongeant la distance avant de se livrer dans la muleta de Miguel Aguilar profonde et relâchée surtout à droite, une excellente faena helas mal rematée avec les aciers. Le jeune mexicain confirmera face au dernier, un novillo de Sainte Cecile (M. Megias), lors d’un trasteo de meilleure facture à droite avant une épée cette fois de meilleure efficacité

 

Reseña : Francine, photos : Jean-François


Parentis : … et des jours avec !

 

 -Juan Carlos Carballo (rose bonbon et blanc) : oreille et silence

-José Cabrera (bleu de France et or) : silence et vuelta

-Cristobal Reyes (cœur de bœuf et or) : salut et oreille

 

Quelle bonne idée de la part de l’ADA que de faire sortir en piste les ganaderias emblématiques de ces dernières années pour fêter comme il se doit les 100 ans de la première corrida donnée à Parentis. Les burladeros des portes du patio de caballos et de la Puerta Grande étaient d’ailleurs peints avec notamment un portrait de Roland Portallier, dont les arènes portent le nom. A l’inverse de la veille, ce fut une tarde entretenue et intéressante, avec de bons novillos, surtout le 1er Raso de Portillo, le Los Maños et des novilleros a l’entrega débordante et à la technique assurée.

Le (premier) Raso de Portillo bien réceptionné à la cape par Juan Carlos Carballo, s’illustra dès la première rencontre sous le fer, mais fut plus discret lors de la seconde. JCC sut profiter de la noblesse de son sérieux et exigeant Raso en trouvant le bon sitio et exploitant au mieux sa bonne corne droite. Entière. Avis. Face au Pablo Mayoral, faible et sans transmission, le protégé de Fernando Cruz s’appliqua mais la faena ne décolla pas, le novillo à la charge courte restant sur la défensive. Entière contraire.

Le Prieto de la Cal, à la robe cendrée, manqua de s’assommer dès sa sortie en piste, en rematant violement contre un burladero et réalisa de nombreux tours d’arène avant que Cabrera ne puisse le fixer capote en main. Il s’efforça en suite de la banderiller avec application. Malheureusement Escandaloso arriva au troisième tiers à bout de force, la charge courte et avisé. Cabrera écourta rapidement sa faena. Pinchazo, entière, quatre descabellos.

Segoviano de Los Maños fut le novillo de la tarde et marqua les esprits dès sa sortie du toril, avant d’humilier et répéter à merveille dans la cape de Cabrera. Ce fut incontestablement le meilleur tercio du pique de la Féria 2019 : le Maños s’employant sous le fer, lors de la première rencontre et revint à deux reprises supplémentaires avec bravoure. Et malgré une vuelta de campana lors d’un quite de Cristobal Reyes, le novillo entama le second tercio frais comme un gardon. Le novillo fut encasté et exigeant, Cabrera fit son maximum pour essayer de se mettre au niveau d’un tel opposant, baissant bien la main pour le faire humilier et profitant de la noble corne droite. On sentit tout de même que ce novillo permettait plus. Deux pinchazos, entière. Vuelta al ruedo pour le novillo, le novillero et la fille du ganadero.

Le Valdellan, juste de forces, fut finalement peu et mal piqué, notamment en raison du décrochage du diamant de la première pique. Cristobal Reyes s’illustra comme souvent banderilles en main, notamment lors d’un quiebro aux planches. Après une voltereta sans gravité lors de l’entame de faena, Cristobal se résolut à lidier son novillo dans sa querencia où il parvint avec succès à enchainer trois séries inespérées. Entière, deux descabellos.

Le Tabernero de Vilvis s’étant abimé dans les corales, il fut remplacé par un deuxième Raso de Portillo. Discret au cours du premier tercio, le novillo fut banderillé par la cuadrilla. La faena commença bien, mais très rapidement le Raso s’éteignit et Cristobal étira en longueur une faena sans fond. Après avoir pris l’épée de mort, et suite à un changement de terrain Cristobal Reyes dut endiguer une énergie aussi explosive qu’inattendue du Valdellan. Le novillero s’appliqua et s’engagea au moment de vérité. Entière en place et efficace.

 

¾ d’arènes Soleil revenu après les pluies diluviennes de la matinée. Hommage par une minute d’applaudissements pour Michel Benito

(Reseña : Vicente, photos Louise2z)


Les Stes Maries de La Mer : Les trois toreros à hombros

 

 Cette 1ère corrida provençale aura au moins eu le mérite de quasiment remplir les arènes et après un long paseillo aux couleurs camarguaises avec la Reine d’Arles, ses demoiselles d’honneurs, les arlésiennes, gardians et calèches, démarra cette courses au concept original par l’indulto de « Destocado » N°45 le toro desFreres Gallon par S. Castella qui doubla la mise en quantité de trophées au 4eme. On ne pouvait commencer mieux. Et l’on termina dans un tout autre registre avec Juan Leal qui coupa deux oreilles au sobrero de Cuillé et entretemps les séquences émotions et risques avec T. Joubert. Les trois toreros sont sortis en triomphe à l’issue de cette corrida marathon qui finit sous les projecteurs et un public à forte connotation touristique qui y trouva largement son compte.

-Sébastien Castella (habit goyesque gris/gris) Deux oreilles symboliques après avis et deux oreilles

-Thomas Joubert (habit goyesque paille et noir) Oreille et oreille

-Juan Leal (habit goyesque noir/noir) Oreille et deux oreilles

Pst G.Magnoni, salut des banderilleros R.Viotti et V. Herrera au 4eme et Marco Leal au 6eme. Ovation pour les toreros à l’issue du paseillo. Arènes décorées par Muriel Goro

Ont été, dans l’ordre, combattu sept toros de ganaderias françaises des Frères Gallon, de Bruno Blohorn, de Robert Margé, de Philippe Cuillé, Piedras Rojas (Patrick Laugier) et Los Galos (Marie Sara), plus un sobrero (6emebis) de Cuillé, fournissant un lot varié physiquement et moralement, meilleurs les 1er, gracié par S. Castella et 6eme bis mais l’ensemble donnant un jeu intéressant, tous ne prenant qu’une pique plus ou moins appuyée

 

De petite maille, juste de forces mais grand par la classe et la noblesse, « Destocado » tomba dans la muleta d’un torero au faîte de son toreo, l’exprimant relâché et tout en douceur. Le Gallon répondit jusqu’au bout aux sollicitations ajustées de S. Castella et ce jusqu’à l’apparition d’un mouchoir orange au palco. Le torero biterrois invitant les deux frères ganaderos à partager sa vuelta après la grâce du toro, une décision quelque peu contestée pour un tercio de pique limité et une tendance à lorgner vers le pourtour en fin de cycle. Il imposa à nouveau sa tauromachie devant un sérieux toro de Cuillé, noble mais juste de forces aussi qui l’obligea à un final rapproché approprié. Double récompense pour un tour de piste chaleureusement fêté après une épée sin puntilla.

 

Deux fois Thomas Joubert ira attendre ses toros à porta gayola. Enchainant de deux largas de rodilla devant un Blohorn qui poussa la cavalerie jusqu’à la chute avant une vuelta de campana. Mais une seconde rencontre n’aurait pas été de trop pour un toro qui resta violent et désordonné  jusqu’au bout. L’arlésien l’accepta sans essayer de le soumettre, se faisant accrocher lors d’un quite osé, restant stoïque jusqu’au bout, terminant d’une lame caida suffisante… Il aura un peu de mal à imposer sa cape devant le Piedras Rojas, s’y faisant même accrocher sans mal mais trouvera ensuite la bonne combinaison après un début faena à genoux qui lui vaudra à nouveau une sévère voltereta. Face à la bonne noblesse de son opposant, il alignera des séries de belles factures surtout à gauche mais dans un ensemble irrégulier conclut d’une media lagartija et d’un descabello après avoir repris l’épée en simulant une estocade.

 

Le Margé combattra plus qu’il ne s’employa au cheval ainsi qu’au dernier tiers et Juan Leal eu quelques difficultés à trouver la bonne carburation en début de faena. Et comme le toro se montra vite court de charge il se situera dans un toreo au près des cornes en fin de parcours avant une estocade autant efficace qu’engagée. Le toro de Los Galos frappa très fort dans une entrée de burladero, s’y cassant une corne. Il fut changé pour un Cuillé qui permit beaucoup à J. Leal, notamment un excellent début de faena les deux genoux en terre et lui aurait accordé encore plus si l’arlésien avait donné plus dans le fond que dans la forme, Mais son toreo exposé trouva encore de la matière dans un final de proximité d’intérêt croissant et une dernière série à genoux de haute intensité précédent une nouvelle estocade engagée et efficace..


Parentis : Il y a des jours sans …

 

 -Aquilino Giron (écume de l’Atlantique et argent) : double silence

-Emilio Silvera (lagon des mers du Sud et or) : double silence

-Hector Gutierrez (ocre de Roussillon et or) : silence et sifflets

 

Il y a des jours sans toros : les deux novillos de José Maria Aristrain (1er et 5ème) et les quatre d’Aguadulce sortirent bien présentés en piste où ils furent tous applaudis mais au fil de la lidia ils manquèrent cruellement de force, de race et s’éteignirent rapidement.   

Il y a des jours sans tercio de piques : les novillos étaient faibles mais ils ne furent pas arrangés par des premiers tiers sans mise en suerte, aux carriocas nombreuses et aux piques forts mal placées (batacazo à la toute première rencontre).    Il y a des jours sans novillero : les hommes en piste déçurent par leur manque d’engagement et d’envie.

Aquilino Giron, pourtant habitué aux corridas dures, n’a peut être pas encore retrouvé son niveau d’avant sa blessure à Grenade lors de la Féria du Corpus. Il ne put rien faire avec son premier, et laissa passer le 4ème pourtant celui qui permettait le plus.

On ne retiendra d’Emilio Silvera que sa bonne entame du premier à la cape, et une série de derechazos à son second, pour le reste il ne parvint jamais à trouver le bon sitio et à s’imposer.

Hector Gutierrez, dès son premier novillo ne parut pas à l’aise dans ses zapatillas, toujours sur le reculoir et dépassé face à un novillo qui donnait des coups de tête. Dès sa sortie en piste l’ultime Aguadulce fit forte impression, prenant rapidement possession de l’arène. Mal piqué, il commença par mettre en déroute les banderilleros avant de s’occuper du Mexicain. Le novillo tel un snipper fixa son regard sur Hector et ne l’en détacha plus. Le jeune novillero fut alors pris d’une crise de panique et ce fut Waterloo. A noter le soutien remarquable d’Aquilino Giron, en vrai de chef de lidia.

Il y a des jours où l’acier ne rentre pas : les trois novilleros repartirent de Parentis avec une collection de pinchazos, et de descabellos …

Il y a des jours sans public : non par le nombre (3/4 d’arènes) mais par l’attitude inadmissible d’une partie des tendidos qui manqua cruellement de respect pour le pauvre Hector Gutierrez en pleine débâcle qui risquait sa vie en piste.

Mañana es otro dia (Reseña : Vicente, photos Louise2z)


Châteaurenard : R. Perez et le mayoral a hombros. Triomphe moral pour S. Fernandez-Meca

 

 Trois oreilles !!! pour l’arlésien, un salut non pétitionné et une vuelta fêtée pour le nîmois, qu’il partagera avec toute sa cuadrilla et deux silences !! pour Javier Conde, le public du Nord (des Bouches du Rhône) n’ayant pas tout à fait les mêmes sensibilités culturelles en matière de tauromachie que celui du Sud. Si Roman Perez est le triomphateur comptable de cette intéressante corrida, pour son retour pour un jour, Stéphane Fernandez Meca a réalisé les prestations les mieux rematés de la tarde et pour sa première devant cette ganaderia, J. Conde a dessiné quelques belles séquences par naturelles surtout à son second.

Six toros de La Quinta bien présentés dans l’ensemble, intéressants et donnant un bon jeu, de moindre tenue le second, meilleurs les 1er, 5eme, et surtout le 3eme, Colmentience, N°21, honoré d’une vuelta quelque peu genereuse, brave, Bravito N°5, le 4eme qui hélas paya par la suite ses quatre rencontres, encasté et exigeant le dernier, tous finissant bouche fermée. 14 piques pour l’ensemble avec le bonus pour les 1er, sixième et surtout 4eme. Les 3eme et 4eme, ont combattus sous le regard de Juan Bautista, leur père, Golosino étant l’un des futurs semental de sa nouvelle ganaderia.

-Stéphane Fernandez Meca (blanc sur blanc) Silence et vuelta

-Javier Conde (noir sur noir) Silence après avis et silence

-Romain Fluet ‘’Roman Perez’’ (vert provence et or blanc) Deux oreilles et oreille !!

Pst M. Vion, généreux, 3/5 d’entrée sous un ciel bleu, 20 mns de retard du paseillo pour cause de taquilla incompétente, minute de silence pour Jordan Boiselle, "P'tit Jo", gardian amateur décédé accidentellement et remise de tableaux souvenirs pour les

30, 20, 10…. Stéphane Fernandez Meca et ses 30 ans d’alternative, Javier Conde pour ses 20 ans de confirmation d’alternative à Madrid et Roman Perez pour  les 10 ans de son doctorat…. Salut de Mehdi Savalli au 1er et de Morenito d’Arles au 4eme avec Miguelito aux deux. Sortie par la grande porte de Roman Perez et du mayoral de La Quinta

 

Peu évident à la cape, le 1er, qui poussa surtout à la première pique, se laissa conduire par la muleta de Meca qui peu à peu trouva le bon rythme, surtout sur la corne droite, l’autre coté étant un peu moins allongé, Entière longue d’effet au 2eme essai plus un descabello ont fait oublier au public la bonne composition du nîmois… Galopant et chargeant franc, le 4eme fut très bien mis en valeur au premier tiers avec Gabin à la manœuvre. Quatre rencontres franches, de plus en plus loin et dans le sens long de la piste, l’ultime avec le regaton et le tout souligné par la musique et l’ovation du public. « Bravito » paiera ses efforts au dernier tiers. Brindé à Renaud Ripard, la faena débuta sous les meilleurs auspices mais en passant sur la corne gauche, le toro commença à bien baisser de pieds. S. Fernandez Meca fort justement n’insista pas avant de cafouiller avec l’épée en prelude à une vuelta fêtée.

Brindé à Ch. Rossi, la première faena de J. Conde ne le fut que par des détails et des gestes inspirés. Il faut dire que le toro accusa la lourde première pique, se couchant même avant les pinchazos, catastrophiques et après aussi… Le malagueño se sentit plus à l’aise avec le 5eme de meilleur son qui faillit prendre l’un de ses banderilleros et devant lequel il se laissa aller surtout à gauche, la muleta relâchée, concluant de ¾ de lame.

Sortie impétueuse et bris de planches avant deux piques légères bien prises. Nouveau bris de bois durant le brindis à Juan Bautista avant de charger avec engagement dans la muleta de Roman Perez qui débuta bien sa faena mais qui eut plus de mal par la suite a templer et à peser sur son adversaire qui rechargeait sans cesse, tout en ayant une petite attirance pour le pourtour. Estocade efficace à l’encuentro… Le dernier, annoncé à 590kgs !!!!!  poussa fort par deux fois avant de se montrer une caste exigeante dans la muleta de l’arlésien qui eut un peu de mal à le contenir et à le dominer, ce qui posa problème pour préparer l’estocade, en place plus un coup de descabello, l’oreille restant anecdotique, R. Perez invitant le mayoral à partager son tour de piste.


Villeneuve de Marsan : No hay billetes pour l’alternative  de Dorian Canton

 

Pour la traditionnelle corrida des fêtes patronales de Villeneuve de Marsan, le malheur des uns fait le bonheur des autres. L’alternative repoussée de Dorian Canton, programmée samedi dernier à Bayonne et annulée pour cause de pluie, a permis aux organisateurs du club taurin de Villeneuve de programmer à leur tour son alternative. L’évènement de l’alternative, jour très important pour un torero, a permis d’afficher le « No Hay Billetes » pour cette alternative historique pour les arènes de Villeneuve de Marsan. Malheureusement, il n’y aura rien d’autre à retenir de cette soirée gâchée par la faiblesse prononcée des toros de Patrick Laugier, n’offrant aucune possibilité hormis le noble second, malgré les monopiques et les tercios de banderilles abrégés à la limite du règlement…un petit fracaso comme on dit dans le jargon.

Ruben Pinar (bleu France et or) Deux oreilles et salut

Thomas Dufau (bleu ciel et or) Silence et silence après avis

Dorian Canton (blanc et or) Silence et silence

 

Dorian Canton : il semblerait que le mauvais sort continue de s’acharner sur le jeune torero béarnais. Même si son alternative fut annoncée très précocement, elle fut retardée par les événements. Bayonne annulée, il a choisi d’honorer son contrat suivant. Ce fut tout à son honneur, d’accepter de toréer pour son examen dans une arène de troisième catégorie, loin des paillettes et du bling bling. Au moment où la cérémonie d’examen allait débuter, le toro se cassa la patte avant et la présidence octroya avec sympathie le changement. Malgré ce nouvel incident, Dorian resta calme et serein. Il reçut le sobrero numéro 781 de Piedras Rojas qui fut faible et fade. Il fut appliqué, donna de bons muletazos avec douceur pour ne pas brusquer son adversaire, sans pouvoir les lier. Face à l’ultime, il essaya de provoquer la chance, larga et véroniques à genoux. Le béarnais tenta un quite mais son adversaire faible, effectua une petite vuelta de campana. Le toro est tellement faible et invalide qu’il se coucha quelques instants au milieu de la faena. Dorian partit déçu mais reçut une chaleureuse ovation à sa sortie. Il aura une autre cartouche fin août dans les arènes de Bayonne.

 

Ruben Pinar eut le bonheur de tomber sur le seul toro qui avait assez de force pour exprimer sa noblesse et ses qualités. Il put lier des séries rythmées sur les deux bords, conduisant la charge de l’animal avec profondeur mais tout en restant profilé. Il logea une bonne épée au second essai. Mais de là à avoir deux oreilles ! Même en troisième catégorie! Le quatrième fut très court de charge et Pinar tenta de lui arracher quelques passes avec autorité.

 

Thomas Dufau semble aller un peu mieux physiquement. Il fut sans option face à son premier adversaire fade et très court de charge. Face au cinquième, il débuta par des cambiadas au centre. Le bicho venant bien de loin avant de s’éteindre très rapidement malgré les efforts du landais.

 

Vuelta a los toros pour Toreria


Hagetmau : Oreille pour Manuel Diosleguarde et Diego San Roman

 

 Le soleil brillait une nouvelle fois pour la novillada piquée de la féria du novillo. Malgré le beau temps, il n’y avait pas assez de monde dans les gradins, à peine une ½ arène. Hagetmau, comme d’autres « petites arènes » ont du mal à attirer les aficionados qui se cantonnent malheureusement qu’aux grandes férias. Les novillos de Montealto furent très bien présentés, sérieux et armés. Ils imposaient le respect dès leur sortie en piste. Ils furent exigeants avec intérêt, se défendant avec une dose variée de mansedubre. Puissants au premier tiers, désarçonnant les cavaliers à plusieurs reprises.

-Rafael Gonzalez (bleu marine et or) Silence après deux avis et silence après avis

-Diego San Roman (rouge et or) Oreille et salut

-Manuel Diosleguarde (bleu France) Oreille et salut

 

Rafael Gonzalez, le triomphateur de Madrid fut décevant et peu engagé. Il fit piquer son premier adversaire qu’à une seule reprise, où le novillo désarçonna le cavalier. L’habitude sans doute de changer de tiers sans juger si le novillo méritait d’être plus piqué. Il resta en dessous de son adversaire qui montra un fond de noblesse tout en restant court de charge. Le quatrième fut le plus sérieux de trapio et d’armure. Il manqua ensuite de race. Gonzalez fut discret et long et connut comme à son premier passage des difficultés avec les armes.

 

Diego San Roman, le mexicain reçut discrètement le second novillo qui fléchit des antérieurs mais qui poussa son unique rencontre avec la cavalerie Garcia avec les pattes avant. Diego San Roman débuta par des statuaires bien rematées avec classe. Malgré un début intéressant avec une certaine toreria et citant de face, le novillo se dégonfla et partit aux planches. La fin de faena sera exécutée dans la querencia près des planches et conclue d’une entière. Face au sérieux cinquième qui reçut trois piques appuyées, il fut appliqué mais ses muletazos manquèrent de fluidité, se replaçant souvent. Il se fit déborder et accrocher. 

 

Manuel Diosleguarde reçut par véronique son adversaire qui vint avec puissance dans le capote. Il fut peu appliqué dans la lidia pour mettre en suerte le novillo face à la cavalerie. Par la suite le salmantin montra de l’envie, lia des séries rythmées mais profilées avant que son adversaire ne se dégonfla aussi en partant aux planches. Il s’engagea et logea une belle épée. Face au sérieux sixième qui se défendit dans le capote et au cheval avec puissance lors des trois rencontres, Manuel se montra vaillant et généreux face à l’exigence de son adversaire.

 

Le prix du meilleur geste taurin de la peña Muy Bien fut attribué à Manuel Diosleguarde. Le prix de la meilleure faena fut attribué à Diego San Roman. L’ordre des prix aurait tout aussi bien pu être inversé. (Vuelta a los toros pour Toreria)


Hagetmau : Solalito domine la tarde et sort en triomphe avec trois oreilles

 

La féria du novillo a débuté sous un beau et chaud soleil avec une novillada non piquée. Dans le passé, cette novillada fermait les fêtes mais depuis la suppression d’une novillada piquée pour des raisons budgétaires, les organisateurs ont du revoir leur programme. Petite entrée rassemblée à l’ombre.

Le vainqueur du Bolsin de Bougue 2019, Christian Parejo partageait le cartel avec le vainqueur de l’année 2018, Solal Calmet « Solalito » et le jeune Jean Baptiste Lucq.

Les erales des Frères Bats d’Alma Serena, de présentation variée, de bonne présentation les trois premiers, plus petits les deux derniers, ne furent pas au même niveau que ceux des années passées. Mansitos dans leurs comportements, cherchant souvent les planches, ils ont souvent posés des difficultés aux jeunes toreros avec leur mobilité désordonnée. Meilleur le second. Seul Solalito, aux portes du passage à l’étage supérieur, s’est imposé avec une certaine maîtrise technique et facilité.

 

-Christian Parejo (bleu EDF et or) Silence

-Solalito (bleu ciel et or) Deux oreilles et oreille

-Jean Baptiste Lucq (prune et or) Salut et salut après avis

 

Christian Parejo eut quelques difficultés à fixer son adversaire qui fuira à plusieurs reprises au toril ou aux planches. Il débuta par le bas et près des planches, mais ne parvint pas à le soumettre. Il réussit par moment à le garder dans sa muleta, en se croisant mais il fut brouillon par la suite et tarda à remater la faena.

 

Solalito reçut avec douceur le second bicho qui se montra violent dans ses charges et avec aussi une tendance à chercher les planches. Après un bon tercio de banderilles, Solalito parvint rapidement à le canaliser grâce à sa technicité et la souplesse de son poignée. Il profita par la suite de la mobilité de son adversaire pour lier des séries dominatrices, essentiellement droitières et reçut deux pavillons après une entière efficace. Il affronta un second adversaire après délibération de la commission taurine où il partagea les banderilles avec Mehdi Savalli. Le novillo moins bien présenté que les trois premiers montra un fond de noblesse et permit à Solal de toréer avec douceur et de lier les muletazos avec profondeur.

 

Jean Baptiste Lucq montra de l’envie et du courage malgré un manque de pratique. Souvent brusque, il reçut plusieurs accrochages heureusement sans gravité et sans le décourager. Il enchaîna trop rapidement des séries irrégulières sans laisser le temps au novillo de souffler. Qualifié pour affronter le cinquième, il montra une nouvelle fois de l’envie. Sa faena manqua de construction et reçut une impressionnante voltereta lors de l’estocade.

 

Vuelta a los toros pour Toreria


Soustons : El Rafi a hombros

 

 Très bonne novillada de Bruno Blohorn avec un lot bien présenté et encasté. Les novillos, exigeants, ont mis les piétons en difficultés tout au long de la tarde. C’est El Rafi qui s’en sort le mieux notamment face à son second qu’il torée avec précision et engagement. El Galo et Yon Lamothe sont restés en dessous de leur lot, certes exigeant mais avec un fond de caste bien présent. La mobilité et les fortes charges des novillos, ont mis les deux novilleros en difficulté. 
Six novillos de Bruno Blohorn, correctement présentés, nobles, encastés et donnant du jeu pour :

-André Lagravere El Galo (prune et or blanc) : vuelta et salut après avis
-Raphael Raucoule El Rafi (bleu ciel et or) : Oreille après avis et oreille après avis
-Yon Lamothe (violette et or) : salut et silence


Riscle, déception ganadera

 

Six novillos du Lartet, dont un sobrero, 3eme bis, du même fer remplaçant le titulaire qui s'etait cassé une patte, dans l’ensemble mansos et décastés pour :

-Cristian Perez (nazareño et or) : un avis et silence, silence
-Hector Guttierez (praline et or) : silence, silence
-Diego San Roman (violette de Toulouse et or) : silence, silence

 

Riscle, novillada non piquée matinale


Avec quatre erales de Turquay, bien présentés, nobles mais manquant de forces les deux premiers, excellent le troisième, compliqué le dernier pour :

-Guillermo Garcia (nazareño y oro) : Silence après deux avis et vuelta après avis
-Nino Julian (sangre y oro) : Oreille et silence après deux avis


Orthez le 28 juillet..

 

 Trois toreros sur une planche savonneuse …

 

Cette course de Prieto de la Cal était très attendue tant les sorties des pupilles de la Marquise sont rares. Derniers vestiges du sang Veragua, les six toros sortis en piste étaient jabonero, de belle présentation, avec du trapio mais souvent aux cornes abimées, voire suspectes … Mansos et décastés dans l’ensemble, toréables les 2 et 3, plus dangereux 4 et 5.

-Alberto Lamelas (lagon et or) : silence et sifflets

-Jesus Enrique Colombo (pastel et or) : silence et sifflets

-Angel Sanchez (lilas et or) : double silence

 

Alberto Lamelas, pourtant habitué des corridas dures, mais pas des Prieto eut du mal tout au long de la tarde. ‘’Castañero’’ toro aux cornes en pince de crabe fit grand effet à sa sortie en piste. Malheureusement en rématant à un burladero, il se cassa le bout d’un piton, ce qui ne le rendant pas impropre à la lidia, ne fut pas une raison suffisante pour le changer, mais quelle horreur que ce bout de corne sanguignolant. Ce 62 vint se défendre par trois fois sous le fer, avant qu’Alberto ne brinde sa faena à Alain Lartigue. Tant sur la droite, que sur la gauche, le Prieto donna de forts coups de tête tout au long du combat annihilant tout espoir de muletazos enchainés. Alberto dont les fans garnissaient abondement les tendidos, et qu’il gratifia de desplantes hors sujet, fit preuve de courage mais ne parvint jamais à dominer son toro au cours d’une faena qu’il étira bien plus qu’il ne le fallait. Entière caida.  Malchanceux au sorteo, Lamelas hérita en suite d’un autre toro violent qui après trois piques sans s’employer mit en déroute des banderilleros dépassés. Arrivant peu confiant face à un tel opposant, aux coups de têtes intempestifs et aux retournements rapides, le chouchou du Sud Ouest abrégea une faena à peine entamée. Entière caida.

 

Jesus Enrique Colombo se montra très habile capote en main lors de la réception de son Prieto, et excella lors de la pose des banderilles ! Après avoir brindée sa faena au public des Arènes du Pesqué, JEC débuta la main sur les planches une faena qui ira à menos, la faute des deux protagonistes : l’un restant superficiel et l’autre s’effaçant. Pinchazo, media, deux descabellos. Avis.

‘’No hay quinto malo’’ cet adage fera surement grincer de ses belles dents le jeune vénézuelien. Son toro réalisa un tour complet de callejon, et il fallut l’intervention d’Ivan Garcia pour l’en déloger. Courageusement Colombo prit à sa charge la réalisation du second tercio à ce manso, mais ne brilla pas autant qu’à son premier toro. Muleta en main, les choses se compliquèrent de plus en plus, Limpiabotas n’a pas de charge et la tête chercheuse : faute de recours efficaces, Jesus abdiqua (très) rapidement. Trois pinchazos, media.

 

Angel Sanchez fut le plus chanceux en croisant sur sa route Novaton qui mit d’entrée la tête dans la cape, s’employa lors des deux rencontres équestres et permit quelques belles séries de muletazos allant même jusqu’à déclencher une tardive musique. Toutefois on resta sur notre faim avec ce Prieto qui dans d’autres mains plus expertes aurait certainement perdu ses oreilles … Trois pinchazos, entière.  A l’issue des premiers tercios, Comilon se figea tout simplement au milieu du ruedo, et Angel ne put que l’expédier ad patrem. Entière.

 

Casi lleno, surement une des plus belles affluences depuis longtemps Soleil-soleil

Prix à la meilleure pique: Jesus Manuel Vicente Garcia qui piqua le 3ème Prix spécial à Ivan Garcia de la cuadrilla d'Angel Sanchez pour ses banderilles et sa brega

‘’Heureusement qu’il n’y en avait que quatre …’’

 

 -Cristobal Reyes (brique de Toulouse et or) : double silence

-Manuel Diosleguarde (ciel andalou et or) : double silence

 

Voilà, malheureusement, ce que l’on entendit à de nombreuses reprises à l’issue de cette novillada d’ouverture de la journée taurine orthézienne. Superbes de présentation, peut être même un peu trop bodybuildés, les novillos de Pablo Mayoral ont globalement déçu par leur manque de force, leur absence d’engagement sous le fer et leur soseria dans la muleta.

 

Après deux piques on ne retiendra de la première actuation de Cristobal Reyes que son tercio de banderilles, sa faena brindée au public ne décollant jamais en raison du manque de charge de son novillo. Trois pinchazos, une demi, quatre descabellos. Avis

Le premier tercio du troisième Pablo Mayoral, fut catastrophiquement exécuté par le castoreño. Le Pablo Mayoral mit en suite en déroute le reste de la cuadrilla. Cristobal Reyes, montera vissée sur la tête, fit preuve d’entrega mais étira en longueur une faena sans transmission. Deux pinchazos, entière. Avis

 

Le second novillo fit preuve dès son entrée en piste de faiblesse, et restera très discret lors des deux rencontres dans le peto. Manuel Diosleguarde torea avec temple et classicisme notamment sur de bonnes séries de naturelles. Il se contenta toutefois un peu trop de le toréer sur le passage. Pinchazo, entière.  Lors de la première rencontre le dernier Pablo Mayoral s’employa sous une pique trasera, avant de réaliser une demi-vuelta de campana. D’entrée de faena le novillo mit en difficultés Manuel qui eut du mal à trouver le bon sitio et la bonne hauteur de muleta pour en conduire la charge. Deux pinchazos, entière.

 

Demi-arènes Matinée ensoleillée

Prix au meilleur picador : Alberto Sandoval au 4eme novillo
Prix au meilleur novillero : desierto


Beaucaire : M. Solera au dessus du lot

 

Une seule vuelta dans l’après-midi et elle fut pour lui, omniprésent y comprit comme chef de lidia, rôle qui était celui d’A. Giron, bien transparent. Difficile de faire un constat pour J.A. Valencia qui débutait avec picadors, dans un contexte vraiment pas facile. Les efforts des responsables de l’Aficion Taurine Beaucairoise n’ont pas été récompensés. Par les entrées tout d’abord, à peine un tiers d’arènes, et par les deux ganaderias qui ont plus que déçues, surtout celle de Barcial avec trois novillos decastés et très vite au point mort. Les Jara del Retamar, de superbes présentations, sont sortis manso, qui aurait mérité les banderilles noires le 1er, et vraiment peu enclins à se laisser leurrer à la muleta. Les meilleurs passages furent pour M. Solera à son second, le plus positif du lot fut le dernier, mais trop au dessus de Valencia.

Ce défi en noir et blanc avec trois novillos de Jara del Retamar (4°, 5° et 6°) et trois de Barcial (1er, 2° et 3°) fut plutôt gris et le prix est resté « desierto ». Le prix au meilleur novillero, trophée de l’Oreille d’Or, ne pouvait échapper à M. Solera, celui du meilleur picador, Pepe Aguado de sa cuadrilla tandis que celui du meilleur banderillero a été attribué à Julien Breton Merenciano pour ses banderilles au 3eme

-Aquilino Giron (blanc et or gris) Silence après deux avis et silence

-Maxime Solera (vert anglais et or) Silence après deux avis et vuelta après avis

-José Antonio Valencia (bleu et or) Silence après avis et silence après avis

Pst : Mr Cissé, soleil cigales et petit vent

 

Aquilino Giron restera assez prudent face à son 1er de peu de forces et de fond, tardo y comprit pour aller au cheval. Il se fit accrocher sans mal en portant la 1ere estocade avant deux pinchazos et x descabellos. Il tirera le pire du lot ensuite, un manso de gala, très compliqué à banderiller et auquel il volera quelques muletazos sur le passage devant le toril, lieu de prédilection du Retamar qu’il occit au 2eme essai

Le second se mettra en valeur lors de ses deux rencontres avec la cavalerie ou il s’employa. Par la suite, malgré les efforts de M. Solera il s’éteignit très vite. Le fosseen montra avec la cape le chemin au 5eme qui ira trois fois au cheval avec de belles arrancadas mais sans suite, la mansedumbre s’affichant comme dans la muleta ou il fallut toute l’expérience de M. Solera pour lui tirer quelques séries méritoires sur les deux bords, en offrant le maximum qu’avait le novillo. Peu aidé par celui-ci lors de la mise à mort, effective au 3eme essai, il vit l’oreille s’envoler.

Le 3eme Barcial fut manso en trois rencontre et après un bon tercio de banderilles, il offrit à JA Valencia une paire de série qui firent illusion, avant, comme ses congénères, de s’éteindre peu à peu et comme le vénézuélien est encore vert, cela se compliqua surtout à l’épée. Il toucha ensuite le plus beau de l’après-midi qu’il reçu de deux largas de rodilla avant un tercio de piques chaotiques avec un autre manso de catégorie. Avec volonté et envie il arracha quelques muletazos à l’ancienne mais sans peser sur son adversaire qui l’accrocha peu avant l’estocade, une suerte qui lui posa encore problèmes…


Une bonne corrida pour le retour des toros à Lunel

 

 Après deux années sans corrida à Lunel pour cause de réfection des arènes, une belle affluence pour la corrida mixte d’inauguration. Un cartel de luxe avec

-Léa Vicens : vuelta  et 1 oreille

-Sébastien Castella : (moka et or) – 1 oreille et salut

-Tonete : (bleu de sèvres et or) - vuelta après avis et silence

Deux toros pour le rejon de Fermin Bohorquez (1er et 4ième) deux de Jandilla (2ième et 6ième) et deux de Vegahermosa (3ième et 5ième)

 

Le premier adversaire de Léa Vicens est très coopératif ce qui permet à notre nîmoise de démontrer toute ses qualités tauromachiques. Mais une difficulté au rejon de mort ne lui permet pas d’obtenir un trophée. Son second fait 530 kgs il collabore plus facilement malgré sa corpulence. Après un travail bien élaboré et une conclusion par un bon rejon le palco lui octroie une oreille méritée.

La réception par véronique du premier Jandilla par Sébastien Castella est ordinaire. Une seule pique et le quite très serré par chicuelina soulève des rumeurs sur les gradins. La faena de muleta devant ce toro noble est bien sur les deux cornes avec une série de naturelles particulièrement profondes. Une lame entière lui permet de couper la première oreille de l’après midi. Son second de Vegahermosa poussa fort contre la cavalerie. Au quite il subit une vuelta de campana. Très bon début de faena toute en douceur pour compenser le manque de force du bicho. Les deux cornes sont bien exploitées et le travail se termine dans un mouchoir de poche. Malheureux aux aciers, tout espoir de trophée s'envole.

Le premier Vegahermosa de Tonete s’engouffre violemment dans le capote. Au  dernier tiers il réalisa une faena intéressante mais ne s’engagea pas vraiment. Quelques naturelles sont à retenir. Une entière caida ne permit pas une mort rapide et après l'avis il engagea une vuelta. Son second de Jandilla dévore volontiers la cape. Echappant à la cuadrilla il prend une pique sur le passage, il s’engage fort et procure la chute de la cavalerie. A la muleta la faena est assez superficielle. Quelques passes plus approfondies en fin de travail mais après une entière basse la mort un peu longue laisse le public sans réaction.

Le trophée de la peña Victor Mendés a été attribué à Sébastien Castella.

Le prix à la meilleure cuadrilla à celle de Sébastien Castella.

Le coup de cœur de l'après midi à Léa Vicens.

 

A noter aux abords des arènes une forte concentration de force de police et gendarmerie pour quelques énergumènes fanatiques, enragés et braillards. (Roberto El Sobresaliente)


Tyrosse, Triomphe de T. Dufau pour la corrida des Fêtes 2019

 

Six toros de José Luis Pereda hétérogènes de présentation, commodes d’armures mansos et manquant de race pour :

-Daniel Luque (vert sapin or) Silence et salut après avis et pétition d’oreille

-Thomas Dufau (bleu ciel et or) Oreille et oreille

-Tomas Campos (vert drapeau du Mexique et or) oreille après avis et silence

Tres peu d’option pour D. Luque qui pourtant à fait un bel effort pour tirer un maximum du 4eme

Thomas Dufau, à peine remis d’une infection, sortira à hombros après avoir coupé une oreille à chacun de ses adversaires.  Un manso de gala en 1er  et un qui avait sorti les freins dont il arracha peu à peu une faena, tuant bien les deux fois.

Les plus beaux muletazos on les doit à  Tomas Campos qui obtiendra l’oreille de son 1er mais sans récompenses malgré ses efforts au dernier, à cause surtout de l’épée.


Le Rejon d’Or 2019 pour Duarte Fernandes

 

 D. Ventura, invité d’honneur, hors concours, c’est Duarte Fernandes, le neveu de Ruy Fernandes qui a remporté sans contestation le 48eme Rejon d’Or, un prix qu’il reçut en piste à la fin de la course des mains de Michele Ricard en presence de la Reine d’Arles et de ses demoiselles d’honneur.

En effet seuls les quatre « invités » du maestro portugais de La Puebla del Rio, étaient en lices pour le prestigieux trophée qui s’est déroulé dans le cadre du 80eme anniversaire du domaine de Méjanes. Une corrida de rejon qui est allée a mas, autant coté cavalier que betail et qui s’est terminé en apothéose avec un septième toro offert et qui, après un saut dans le callejon, a été magistralement lidié ensemble par Diego Ventura, Antonio son père et Ruy Fernandes, un ultime novillo qui voyait des chevaux partout et qui a répondu présent jusqu’au bout se laissant aller même dans la muleta del de La Puebla qui l’occit d’une entière en place…. Vuelta au novillo, comme au sixième toro et presque au 5eme, le meilleur jusque là… et deux oreilles pour les toreros

Quatre novillos et trois toros (1er, 2eme et 6eme pour D. Ventura et J.M. Munera) de la ganaderia de Diego Ventura, élevage formé avec des vaches de Luis Terrón et de Los Espartales, des étalons de ces même fers et des herederos de Conde de Cabral tous d’encaste Murube. Une ganaderia qui faisait sa presentation en France. « Je suis certes satisfait, surtout avec les novillos qui ont permis aux jeunes rejoneadors de s’exprimer, mais ce n’est pas encore le toro que je rêve de présenter pour permettre de triompher pleinement… » Ainsi s’exprimait Diego Ventura le ganadero, pourtant avec deux vueltas et presque une pour ses pupilles..

Diego Ventura hérita d’un 1er peu enclin a se livrer et malgré Nazari ou Fino, ce fut surtout le rejon final qui aida pour l’octroi d’un premier pavillon. Le sixième s’avéra excellent et après des farpas approximatives, le maestro de La Puebla trouva la bonne carburation, allant a mas sur Sueño, puis Lio et surtout Dolar debridé pour des poses à deux mains spectaculaires avant une mise à mort efficace sur Remate le bien nommé

Juan Manuel Munera, se fit souvent un peu dépasser par un toro qui manquait un peu de tout, l’albaceteño se faisant toucher plusieurs légèrement sa cavalerie et tuant d’un rejon bien bas.

Antonio Prates alterna le bon et plus approximatif devant un novillo assez incertain, brillant particulièrement avec Daviche mais s’égarant avec les descabellos

Paco Velasquez, matador de toros qui réalise son rêve d’enfant, devenir rejoneador a su mettre le public dans son esporton malgré des poses plutôt approximatives mais sachant finir de meilleure manière devant un novillo donnant du jeu malgré un peu de distraction, pour couper une oreille

Duarte Fernandes est le neveu de Ruy Fernandes qui vient de remporter le Centaure d’Or aux Saintes Maries et avec la cavalerie du tonton, il s’en est donné à cœur joie, toréant très bien d’entrée son excellent novillo, et dont le palco hesitant pour sortir le mouchoir bleu fut privé d’un tour de  piste, le blond portugais brillant avec Artista pour une faena superbe et magistralement conclut d’un rejon sin puntilla… Deux oreilles et le trophée indiscutable.

Novillos et toros (1er, 2° et 6°) de la ganaderia de Diego Ventura, meilleurs les 4eme, 5eme, 6eme et 7eme Vuelta au deux derniers

-Diego Ventura (Oreille et deux oreilles)

-Juan Manuel Munera (Vuelta)

-Antonio Prates (Silence)

-Paco Velasquez (Oreille)

-Duarte Fernandes (Deux oreilles)

Palco féminin présidé par A. Gueyraud, 1/3 d’arènes sous un chaud soleil, un public compréhensif et bon enfant, sauf en cas de petits accrocs sur les chevaux.


Les Saintes Maries de la Mer : Ruy Fernandes enlève le Centaure d’Or

 

 Le portugais s’est imposé assez facilement pour avoir su s’adapter aux qualités de ses deux opposants et en se montrant sûr avec le rejon de mort. Trois oreilles et le trophée du Centaure d’Or qui lui fut remis en piste à la fin de la course par Mr Chasseing maire des Saintes, accompagné de Marie Sara, de Marie-Pierre Callet…..  Sergio Galan aurait pu couper au moins une oreille au 5eme mais il a faillit avec l’épée. Quant à Oscar Borjas, trop impétueux il est passé un peu hors sujet face à ses deux Gallon Frères. Un lot de toros de cinq ans, de tamaño varié, dépointés réglementairement, qui donnèrent un jeu excellent, quatre sur six applaudis à l’arrastre, meilleurs les 1er et 5eme, supérieurs les 4eme et 6eme, R. Fernandes invitant les deux ganaderos de Mas Thibert à partager sa vuelta triomphale avec les deux oreilles du quatrième.
-Rui Fernandes : Oreille et deux oreilles
-Sergio Galan : Silence et silence
-Oscar Borjas : Silence et salut
Pst G. Magnani, un tiers d’arenes sous un soleil estival
Le 1er Gallon fut infatigable et d’un galop bien régulier,  permettant à Ruy Fernandes de se mettre en valeur aux banderilles, que ce soit sur El Dourado et son temple, ou avec H quiebro et ses pirouettes, le tout avec justesse et précision. Après trois banderilles courtes liées, un rejon efficace mit un terme au combat. Brindée à Marie Sara, sa seconde actuaccion se fit essentiellement sur Artista, qu’un excès de confiance lui valut une bousculade fort heureusement sans conséquences. Une faena parfaitement en adéquation avec son excellent adversaire, applaudit à l’arrastre comme son premier. Final sur Izai avec des courtes enchainées et un rejon fulgurant lui valant une double récompense.
Sergio Galan appuya un peu trop sur la 1ere farpas et le toro s’en ressentit en cours de la faena, malgré les cites ajustés d’Embroque ou de Titan, le madrilène s’embrouillant ensuite avec le descabello. Il réalisa devant son second, le plus pastueño de l’encierro, une faena d’oreille à Madrid. Toréant classiquement pour amener son adversaire à se livrer, sur Capote d’abord, et surtout avec Ojeda, une véritable muleta torera, clouant une superbe paire à deux mains sur Capricio avant les roses et un rejon un peu décalé avec Oleo… Une mort un peu longue, deux descabellos et un public de vacanciers en majorité, ont fait que de pétition, point il n’y eu..Le 3eme aussi fut un peu trop châtié et avec en plus une lidia plutôt chaotique du bouillant Oscar Borjas, il finit en tablas avant de se casser malencontreusement une patte, ce qui mit un terme prématuré a son combat… Il attendit le dernier à la porte des chiqueros, un Gallon qui se blessa à une main mais qui fut, pour les rejoneadors, le meilleur de la course… Avec Whisky et ses cabrades, Londoño ou Giralda, le cavalier de Burgos, trop en mouvement, alterna le bon et le plus approximatif, brillant sur des poses al violin mais au final, s’égarant avec le rejon de mort…


Plaisance du Gers

 

 Novillada non piquée des fêtes 2019 avec trois erales du Camino de Santiago (2eme, 3ème et 4ème) et trois de L’Astarac bien présentés et donnant du jeu,  pour

-Christian Parejo (bleu et or) : salut, un avis et une oreille

-Miguel Polope (blanc et or) : un avis et silence, un avis et vuelta

-Solalito (vert et or) : une oreille, deux avis et silence

Vuelta au cinquième « San Salvador »

Le matin tienta de l’eleveur Jean-Louis Darré (deux vaches du Camino de Santiago et une de l’Astarac) par Marc Serrano et Thomas Cerqueira , piquero Laurent Langlois


Tarascon : 5eme Feria de la Jouvenço

 

Fabien et les Durand

 

Sortie en triomphe, le premier, pour le plus jeune de la terna qui coupa les deux oreilles du dernier eral d’un excellent lot de R. Durand dont le second, N°48, fut primé d’une vuelta posthume… Les trois autres novilleros restant un peu trop marginaux et de plus tuant à l’a peu prêt…

Cette novillada non piquée avec mise à mort organisée par l’École Taurine du Pays d’Arles en partenariat avec l’ACCM et la Ville de Tarascon, n’avait pas attiré suffisamment de monde sur les gradins ombragés et bercés par le chant des cigales. Quatre jolis et excellents erales de Roland et Rafi Durand, meilleur le dernier pour le torero, avec de la noblesse et de la bonne caste, ce qui a pimenté en bien cette matinale

-Santiago Espín, de la Escuela Taurina de Navas del Rey (bleu nuit et or) Vuelta après avis

-Tristan de l’Ecole Taurine du Pays d’Arles (fushia et or) Vuelta

-Borja Escudero de l’Ecole Taurine du Pays d’Arles (blanc et or gris) Vuelta après avis

-Fabien Castellani de l’Ecole Taurine du Pays d’Arles (blanc et or gris) Deux oreilles

Pst : R Del Testa. R. Durand aurait du saluer à la fin, mais pour un problème de timing avec les novillos de la tarde, il venait juste de quitter les arènes. A retenir deux superbes paires de banderilles de T. Ubeda

 

Deux premiers tercios embrouillés pour S. Espin qui se retrouva un peu en début de faena devant un noble jabonero qui le fit se désunir en passant par la gauche et qui tua sans s’engager.

Meilleur début de lidia pour Tristan mais lui aussi après une entame de trasteo prometteuse, ne put maintenir ses bonnes prédispositions face à un adversaire, mansito con casta qu’il tua en hésitant..

B. Escudero a la planta torera, c’est sûr et tous ses gestes le transmettent mais pas toujours au moment de la colocation avec son adversaire, excellent celui là aussi. L’alicantino dessinera quelques séquences très allurées, surtout à gauche, mais l’épée lui fit perdre tout espoir de récompenses.

Bien qu’en phase d’apprentissage, F. Castellani, sut d’entrée mettre son eral dans son capote et le conduire avec douceur, confirmant avec la muleta ou il profita au mieux des qualités de son opposant, à droite d’abord, par un petit bouquet de naturelles splendides ensuite avant de tuer, cerise sur le gâteau, d’une superbe épée… Deux oreilles et sortie à hombros..